mardi 16 janvier 2018

AP-HP : Création de la première plateforme d’évaluation et d’analyse des objets connectés en santé à l’hôpital Bichat - Claude-Bernard



AP-HP : Création de la première plateforme d’évaluation et d’analyse des objets connectés en santé à l’hôpital Bichat - Claude-Bernard

L’AP-HP, en partenariat avec la Fondation de l’AP-HP pour la recherche et avec le soutien du laboratoire MSD France et de La Fondation du Souffle crée à l’hôpital Bichat - Claude-Bernard, la première plateforme d’évaluation et d’analyse des objets connectés en santé, le Digital Medical Hub (DMH). En janvier 2018, le DMH lancera sa première étude auprès de patients transplantés pulmonaires – EOLE-VAL avec DOCAPOST (filiale du Groupe La Poste).
Le Digital Medical Hub (DMH) réunit un consortium de scientifiques des secteurs privé, institutionnel et public (Inria, IUT Paris Diderot, DUSIR – département universitaire de soins infirmiers de l'UFR Médecine de Paris Diderot, UFR Études psychanalytiques de l'université Paris Diderot). Ils réalisent ensemble un projet d’intérêt public, celui d’améliorer la qualité des soins par les objets connectés et leurs applications mobiles de santé dont l’usage et la pertinence seront évalués et validés scientifiquement.
Située au sein du département de Physiologie-Explorations Fonctionnelles de l'hôpital Bichat - Claude-Bernard, AP-HP, sous le pilotage du Pr Marie-Pia d’Ortho, responsable du service, PU-PH Paris Diderot, cette plateforme a l’ambition de se positionner comme un centre de référence pour le développement et la validation clinique de ces objets. Elle s’adresse aux promoteurs académiques et industriels. Le développement et la validation des appareils connectés de santé sont structurés par une approche multidisciplinaire comportant l’évaluation des usages et représentations ainsi qu’un volet pédagogique.




Les professionnels de santé constatent au quotidien l’intérêt que portent les patients aux applications et objets connectés en santé (8,4 milliards d’objets connectés dans le monde en 2017 - Etude Gartner ; en 2015, la valeur du marché des objets connectés était de 46 milliards de dollars, elle est projetée à 410 milliards de dollars en 2022 - Etude Grand View Research). La santé connectée, dans son sens le plus large (télémédecine, objets connectés, applications de télé suivi et d’e-coaching…), apporte des solutions potentiellement utiles voire indispensables pour la prise en charge médicale optimale de demain.

Un certain nombre de publications scientifiques font état de solutions prometteuses au bénéfice du patient : pouvoir faire le point sur sa santé, bénéficier de conseils pratiques et personnalisés.
« Les objets connectés sont de plus en plus utilisés dans le domaine du bien-être, l’exemple le plus connu étant la montre qui mesure le nombre de pas et les déplacements d’une personne. Le Digital Medical Hub est né de cette idée que les objets connectés étaient encore très limités dans le domaine de la santé. A l’heure où des travaux sérieux sont menés sur l’usage des objets connectés en santé et dont on attend les premiers résultats concrets, cette plateforme d’évaluation des objets connectés au sein de l’hôpital Bichat va faciliter et fiabiliser le déploiement des services de santé connectée en évaluant leur potentiel médical, leur fiabilité, leur acceptabilité sociale et leur viabilité économique » explique le Pr Marie-Pia d’Ortho.
La santé connectée prend alors tout son sens pour répondre à ces enjeux auxquels les outils de e-santé peuvent répondre, à condition qu’ils soient de qualité.

En cela, le DMH porte son action de recherche et d’enseignement sur les thématiques suivantes :
- Evaluation et validation clinique des objets connectés en santé et leurs applications mobiles
- Stratégie d’intégration des nouvelles technologies dans le parcours des soins
- Valorisation et transfert des nouvelles technologies en santé
- Enseignement et formations (en santé numérique) des générations actuelles et futures
Le DMH lance sa première étude : EOLE-VAL
En janvier 2018, le DMH lancera la première étude - EOLE-VAL qui évaluera sur deux ans la qualité des objets connectés de santé pour le suivi des patients transplantés pulmonaires à l’hôpital Bichat, AP-HP ainsi que leur impact sur la pratique des soins et sur la relation professionnels/patients. Cette étude portée par le Pr Gabriel Thabut, pneumologue a obtenu une bourse de recherche de la Fondation du Souffle, ainsi qu'une bourse de recherche Inria. Elle s’appuie sur un partenariat privilégié avec DOCAPOST, filiale du Groupe La Poste qui via son Espace Numérique de Santé intègre les solutions du leader des applications mobiles de santé : le Groupe Santé Tactio.
25 patients transplantés pulmonaires seront équipés d’une valise médicale comprenant trois objets connectés :
- Le thermomètre patch Tucky de la société e-TakesCare, lauréate French IoT 2016.
- Le spiromètre SmartOne de la société MIR.
- L’oxymètre sous la forme d’une montre connectée de la société Oxitone, première montre d'oxymétrie de pouls au monde.
Cette valise médicale sera associée à une application mobile permettant le suivi régulier et à distance des patients ainsi que l’anticipation de l’évolution de leur traitement.
Cette application permet :
- D’organiser, via Bluetooth et réseau mobile, le circuit de collecte en temps réel des données mesurées par les capteurs connectés.
- De faire passer au patient, à intervalle régulier, des questionnaires numériques permettant de recueillir des informations sur son état de santé (fatigue, toux…).
- De mesurer l’observance du patient.
La bourse de thèse Inria est dédiée à l’analyse des données recueillies par capteurs dans un but pronostique. L’objectif est de proposer une méthode de prédiction précoce et en temps réel -« online »- des événements redoutés (comme l’infection ou le rejet dans le cas de la transplantation).




D’ores et déjà, l’important potentiel porté par l’étude clinique EOLE-VAL conduit le DMH et DOCAPOST à envisager l’extension du projet au télésuivi des patients transplantés cardiaques.

Le DMH étudie actuellement d’autres projets visant à évaluer différents outils : des applications mobiles et/ou dispositifs pour le sommeil, le suivi de la femme enceinte, le télésuivi de patients sous respirateur pour n’en citer que quelques exemples. Ces collaborations prennent différentes formes : mise à disposition de temps expert dans les étapes initiales de développement, mise en place d’études de type métrologiques de validation des mesures, études de recherche cliniques et médico-économiques, évaluation des usages, des pratiques et représentations.

L’AP-HP poursuit son investissement dans la construction de la dimension e-sante et numérique des hôpitaux de demain dont l’un des projets emblématiques est celui du Campus Hospitalo-Universitaire Grand Paris Nord regroupant les hôpitaux Bichat (Paris, 18è) et Beaujon (Clichy, 92) AP-HP qui verra le jour à Saint-Ouen et pour lequel un appel à manifestation d’intérêt –AMI- sur l’hôpital numérique du futur a permis de recueillir 400 projets innovants.




mardi 9 janvier 2018

Digital ou numérique, la fin d’une polémique ?


Digital ou numérique, la fin d’une polémique ?
Le GCS UniHA vient de renommer sa filière NTIC en filière Santé digitale et numérique. Cette initiative est de nature à réconcilier les tenants du parler vrai et ceux du parler bien.
Du bon usage des mots
Le débat semble sans fin. Pour certains « digital » s’impose par sa modernité, et l’hégémonie de l’anglais dans les technologies semble valider cet usage. Pour mémoire, « digital » qui en anglais signifie « numérique » a envahi notre langue, alors que le terme « digital » existe déjà en français et signifie « relatif aux doigts ». C’est ce qu’on appelle un glissement sémantique. Or les glissements sémantiques sont à l’origine de nombreux problèmes, y compris en informatique où ils causent des erreurs de programmation. En dehors de l’informatique, le glissement sémantique, quand il n’est pas le fait d’une simple erreur, peut également être un moyen rhétorique utilisé à des fins manipulatoires. C’est pourquoi, par principe, j’ai toujours été opposé à l’emploi d’un terme pour un autre et donc de « digital » pour « numérique ». Il ne s’agit pas de se battre contre l’introduction de mots anglo-saxons dans notre langue. Ce combat est perdu d’avance. Simplement, quand un mot existe déjà avec un sens différent, et que l’équivalent français du mot anglais existe lui aussi, je ne vois pas l’intérêt de le remplacer. Et puis je trouve que le snobisme du « franglais » qui sévit encore chez les professionnels de la technologie est dépassé, désuet, voire même ringard.
Santé digitale et numérique
Voilà où j’en étais concernant le « digital » quand j’ai appris que nos collègues d’UniHA ont renommé la filière NTIC « Santé digitale et numérique ». De prime abord, la formule paraît redondante, mais en accolant les deux termes, nos homologues d’UniHA ont fait à mon avis un choix judicieux. En effet, la présence de ces deux mots ensemble montre clairement qu’ils ont dans notre contexte des significations distinctes. En laissant au terme numérique son caractère technique, on le laisse faire écho aux technologies bien connues des ingénieurs. Derrière numérique, l’informaticien que je suis voit défiler des pages de 0 et de 1, des codes ASCII et des valeurs hexadécimales.
Que penser alors de la santé digitale ?
Un processus ne se numérise pas
À la base de la transformation numérique que nous vivons au quotidien se trouve un merveilleux théorème mathématique de la théorie de l’information. Inventé par Claude Shannon, ingénieur et mathématicien. Il énonce que tout signal (acoustique, lumineux, électrique…) peut se représenter sous forme de nombres et, à partir de là, avec des 0 et des 1. On peut donc numériser une image médicale, un électrocardiogramme, l’activité électrique d’un neurone, bref tout type de signal. C’est ainsi qu’il est possible de stocker et de transmettre ces éléments en utilisant des ordinateurs et des réseaux informatiques.
En revanche, le théorème ne s’applique pas à une activité humaine, à un processus ou à une organisation et encore moins à la santé en général. Adosser un processus ou une organisation à des technologies numériques ne consiste pas à les numériser. C’est en transformer les usages à base de logiciels et d’équipements numériques divers. En ce sens, le digital s’appuie sur le numérique. Le digital concerne l’usage des technologies dans sa dimension humaine et organisationnelle.
Et l’hôpital numérique alors ?
Du coup, faut-il dire hôpital numérique ou hôpital digital ? 
Si on applique la logique précédente, disons que la transformation digitale de l’hôpital est l’affaire des professionnels métiers, des maîtrises d’ouvrage, des directions fonctionnelles et que la transformation numérique est celle des ingénieurs. Le terme retenu par UniHA est donc bien approprié. Nous œuvrons tous pour la santé digitale et numérique.
Thierry Dumoulin  
(Responsable du département Infrastructures numériques et services de proximité au CHU de Nantes).


samedi 6 janvier 2018

Assemblée Générale des Hôpitaux en Lutte à Paris le 23 Janvier


Assemblée Générale des Hôpitaux en Lutte à Paris le 23 Janvier 

En 2018, tous ensemble on se relève…


Tous ensemble on sauve notre Hôpital Public...

Rien que ça !


Fermetures de service, fermeture d’hôpitaux, restructurations massives, baisse des effectifs… depuis quelques années aucun établissement de santé n’aura été épargné par les mesures d’ « Hôstérité » dictées par les gouvernements en place.
Des personnels, dans de nombreux établissements, se sont engagés dans la lutte, certain(e)s depuis plusieurs années, d’autres plus récemment. Ils ou elles ont ensemble un point en commun, celui de se battre contre des mesures financières historiques imposées par l’état via les ARS.
Rennes, Lorient, Toulouse, Lyon, AP-HM, AP-HP, Bordeaux… ne les laissons pas se battre seuls, faisons en sorte qu’ils ou elles puissent unir leurs forces, organisons ensemble la riposte !
L’abandon de notre système de santé par l’état induit un contexte où l’épuisement et la perte de sens au travail vont jusqu’à pousser certain(e)s soignant(e)s au suicide !
Nous le voyons tous les jours dans notre quotidien, l’hôpital se disloque malgré les efforts des personnels à maintenir un semblant de service public à la population dans un désert de moyens humains, matériels et techniques.
Des gens souffrent, meurent dans nos bras alors que nous savons que nous aurions pu faire autrement. 150.000 morts de plus sur la population globale depuis 2015 et personne ne veut le voir, personne ne semble nous entendre.
Dégradation des conditions de travail dont rappels à domicile incessants pour les uns, difficultés d’accès aux soins du fait de la désertification et de l’augmentation du reste à charge pour les autres : l’injustice nous touche tous, usager()s et professionnel(le)s et nous impose de la dénoncer collectivement.
Aujourd’hui, l’heure n’est plus seulement à la contestation Hôpital par Hôpital, les professionnel(le)s d’un côté et les citoyens et citoyennes de l’autre. Il est temps de donner une réponse collective nationale à un problème collectif et national. 
Il y a urgence à ce que les personnels des hôpitaux et leurs usagers se rencontrent et organisent ensemble la résistance.
Dans cette perspective, La Fédération SUD Santé Sociaux invite celles et ceux qui se sentent concerné(e)s par le problème à une assemblée générale des Hôpitaux en Lutte à Paris le 23 janvier 2018.




AG des Hôpitaux en Lutte 


le 23 Janvier 2018 (de 9 heures à 17 heures)
à la Bourse du Travail  ( Salle Ambroise CROIZAT )
3 Rue du Château d’Eau, 75010 Paris
(Métro République)



samedi 30 décembre 2017

Migrants: Elu, un médecin humanitaire et soutien de Macron lui rend sa Légion d'honneur


Migrants: Elu, un médecin humanitaire et soutien de Macron lui rend sa Légion d'honneur
Il n'est plus d'accord. Médecin humanitaire et élu au conseil municipal à Metz, Raphaël Pitti a annoncé vendredi avoir renoncé au titre d’officier de la Légion d’honneur décerné en juillet par Emmanuel Macron pour protester contre le désengagement de l’Etat vis-à-vis des demandeurs d’asile.
Elu en charge des urgences sanitaires et sociales à la mairie de Metz, il a publié vendredi dernier dans Libération une lettre intitulée « Pour un bon Noël, monsieur le président », expliquant pourquoi il renonçait à son titre. Il a envoyé cette lettre à Emmanuel Macron et doit rencontrer deux de ses conseillers le 3 janvier, a-t-il indiqué.
« Depuis longtemps, l’Etat est défaillant »
« Depuis longtemps, l’Etat est défaillant » dans la prise en charge des demandeurs d’asile et « la coercition envers les migrants » s’est accentuée, a-t-il constaté. « Il n’y a pas de volonté (politique), les personnes (demandant l’asile) ne sont pas les bienvenues », a-t-il déploré.
Spécialiste de la médecine de guerre, il a été promu officier de la Légion d’honneur le 14 juillet par la première promotion du quinquennat d’Emmanuel Macron, à qui il avait apporté son soutien dès septembre 2016.
Emmanuel Macron « avait un discours très humaniste, tout ça allait dans le bon sens et voilà que tout a changé mi-décembre », a regretté Raphaël Pitti. Une circulaire, dans le cadre du projet de loi sur l’immigration et l’asile, prévoit notamment le recensement des migrants dans les centres d’hébergement d’urgence.

L'organisation « d’assises nationales de l’émigration et de l’intégration »
« D’entendre le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, dire qu’un Érythréen ou un Syrien peut demander l’asile, mais pas un Sénégalais… ce n’est pas à lui de décider qui a le droit de demander l’asile », s’insurge Raphaël Pitti.
L’élu regrette que « le gouvernement ne (prenne) pas la mesure de la politique migratoire » et prône l’organisation « d’assises nationales de l’émigration et de l’intégration ». « Le mouvement migratoire s’est amorcé et va s’amplifier, il faut en faire une cause nationale », a-t-il souhaité.
Médecin de guerre
Raphaël Pitti avait dénoncé les « conditions, indignes de la France » dans lesquelles vivaient entre 800 et 1.000 adultes et enfants principalement originaires d’Albanie, du Kosovo, d’Afghanistan ou d’Afrique, dans le camp de Blida à Metz, démantelé le 15 novembre. « J’ai été en Belgique et en Allemagne, j’ai vu les conditions d’accueil et j’ai honte de mon pays », a protesté l’ancien médecin de guerre.
Ancien chef du service de réanimation dans une clinique à Nancy, il a pratiqué la médecine de guerre tout au long de sa carrière, de la Yougoslavie au Liban. Depuis 2012, il forme des personnels soignants en Syrie où il multiplie les séjours.


vendredi 22 décembre 2017

Les retraités soutiennent les personnels des EHPAD en grève !


Les retraités soutiennent les personnels des EHPAD en grève ! 
Nous, retraités, sommes inquiets et scandalisés par la situation des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). 
Alors que les dotations de fonctionnement sont en baisse, la suppression des emplois aidés va encore réduire les effectifs et augmenter les difficultés des agents en place et le stress des personnes âgées résidentes : moins de temps pour les repas, moins de temps pour la toilette, moins d’animations, etc. 
Alors que la loi mettant en place le « plan de solidarité grand âge » promettait un ratio de 1 agent par résident, la moyenne est de 0,6 pour 1, voire 0,3 dans certains cas. 
Alors que tout le monde, y compris à travers la « mission-flash » de Mme IBORRA pour l’Assemblée Nationale reconnait les besoins criants du secteur des EHPAD, le gouvernement met en place la « convergence des tarifs dépendance et soins », ce qui signifie en clair déshabiller Pierre pour habiller Paul, prendre un peu aux établissements soi-disant bien dotés pour donner peu aux établissements en déshérence. 
Et rien sur la nécessité d’avoir plus d’EHPAD publics ! 
NON à la réforme tarifaire ! 
Ce sont nos anciens qui sont ainsi maltraités ! 
Les personnels ne sont en aucun cas responsables ! 
Et alors que les équipements collectifs (écoles, collèges, lycées, terrains de sport, …) sont à la charge de la collectivité, pourquoi en matière d’hébergement, les personnes âgées doivent-elles supporter les coûts, y compris ceux de l’amortissement des prêts consentis aux gestionnaires ? 
Nous ne pouvons pas admettre que dans un pays qui se prétend la 5 ème puissance mondiale, on consacre moins de 5 euros au repas d’une personne âgée ! 
Nous ne pouvons pas admettre que nos anciens ne puissent avoir une douche chaque jour et des repas à heure régulière ! Qu’on donne aux EHPAD les moyens de fonctionner ! 
Devant cette indignité, les personnels des EHPAD, à l’appel de toutes les organisations syndicales de salariés et d’une association de directeurs, appellent à la grève : 
Le 30 janvier 2018 
Les 9 organisations nationales de retraités soussignées soutiennent le mouvement des salariés des EHPAD, appellent les pouvoirs publics à les rencontrer et participeront aux rassemblements et manifestations organisés au cours de cette journée. 

UCR-CGT, UCR-FO, UNAR-CFTC, UNIR CFE-CGC, FSU, UNIRS-Solidaires, FGR-FP, Ensemble & Solidaires - UNRPA, LSR.

(Communiqué du 21 décembre 2017 )

mercredi 20 décembre 2017

“Un document sans précédent : Réalité des victimes d’accidents vaccinaux”


“Un document sans précédent : Réalité des victimes d’accidents vaccinaux”
Les Collectifs Vaccins-Liberté et Ensemble pour une Vaccination Libre ont envoyé une lettre ouverte au Conseil constitutionnel et au Parlement français sur la “Réalité des victimes d’accidents vaccinaux” : un document de 20 pages (disponible ici www.revahb.fr    et  www.epvl.eu/dossier-conseil-constitutionnel/ )
Les victimes d’accidents vaccinaux dérangent. Les autorités ne veulent pas les reconnaître ni même les voir.
Ces personnes sont  souvent faibles, isolées et démunies. La pharmacovigilance – système de suivi des effets des médicaments ou des vaccins – est structurellement défaillante. Les considérables conflits d’intérêt dans le secteur de la santé freinent l’émergence des faits défavorables à la politique officielle et aux profits financiers. 
Aucun registre spécifique n’est disponible en France contrairement à d’autres pays comme les Etats-Unis.
La lettre précise qu’il ne s’agit pas d’un débat pour ou contre les vaccins. Il s’agit de renoncer à une obligation vaccinale étendue et systématisée, et de privilégier plutôt une médecine scientifique, indépendante et bienveillante, attentive au présent à la spécificité de chaque personne.
Le document liste des victimes réelles de divers vaccins. Il fournit notamment la liste de 294 victimes du vaccin contre l’hépatite B et il indique : “ Il aurait fallu 8 pages supplémentaires pour noter les autres victimes recensées (…)”.
Le document livre 13 griefs d’anti-constitutionnalité relatifs à l’article 49 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 qui rend 11 vaccins obligatoires. La critique porte sur le fond mais aussi sur le processus législatif, forcé par le Gouvernement.
Les rapports parlementaires passent sous silence la notion-même de victimes. Les Parlementaires ont été sous-informés et ont donc voté sans savoir : c’est un viol de la démocratie à l’image de l’acte d’autorité sur les corps que représentera l’obligation de 11 vaccins, dont celui contre l’hépatite B, pour 800 000 nouveau-nés par an, selon un calendrier vaccinal systématique et aveugle.
Ces Collectifs en appellent aux Sages du Conseil constitutionnel pour censurer cet article de loi.
Contacts : collectif.vaccins-liberte@laposte.net et   contact@epvl.eu

Communiqué de presse du 20 décembre 2017 des collectifs Vaccins-Liberté et EPVL 

vendredi 8 décembre 2017

Lettre ouverte à la ministre de la Santé


Lettre ouverte à la ministre de la Santé

Madame la ministre,
L’Ordre National Infirmier n’a jamais été une demande motivée de la profession.
Aujourd’hui Le service de recouvrement IJCOF, au service de l’ordre national infirmier, intensifie et inonde de relances intimidantes les professionnel(le)s qui ne demandent qu’à assurer leurs missions auprès de la population. 
Serait-ce pour combler le déficit d’un ordre infirmier qui, depuis plus de 11 ans, ne répond pas aux aspirations de la profession ?
Pour rappel, cette instance privée, avec des missions de service public, a été élue par moins de 14% des infirmier(e)s en France, du public, du privé et du libéral !!! C’est dire si cette structure est contestée par la profession.
A ce jour, seulement 225.000 / 600.000 infirmier(e)s sont inscrites à l’ordre infirmier. Et de quelle manière ? Pour la plupart sous la contrainte de directions des soins et encadrements éloignés de l’exercice professionnel des infirmier(e)s.
Cette instance n’est pas une demande des professionnels. Ils réclament la reconnaissance de leur qualification, avec un salaire à la hauteur de leurs missions et de leurs responsabilités, une évolution de leur formation initiale, de meilleures conditions de travail pour une meilleure qualité des soins.
La profession continue à refuser de s’inscrire parce qu’elle ne veut pas d’une instance disciplinaire supplémentaire et qu’elle refuse de payer pour travailler.
D’ailleurs, de nombreux députés voire ministres (Mesdames BACHELOT et TOURAINE) ne s’y sont pas trompés en proposant des projets de loi dans la continuité de celui du député Yves BUR en 2010, celui de Madame Touraine, avant qu’elle ne soit ministre de la santé, en mai 2011, et du député Jean-Marie LE GUEN en novembre 2012. Ils souhaitaient rendre facultatif l’adhésion à un ordre professionnel paramédical. Sans oublier la mission de la députée Madame Le HOUEROU qui a déposé un amendement en ce sens pendant la discussion de la loi de modernisation de notre système de santé.
Il n’est pas admissible et juridiquement contestable de faire porter le financement d’une mission de service public sur les seul(e)s professionnel(le)s. 
La seule obligation que vous devez exiger de ces professionnel(le)s, c’est qu’elles et ils aient le Diplôme d’Etat infirmier et que celui-ci soit enregistré au fichier ADELI, auprès de vos services.
Nous revendiquons le libre choix d’adhérer, conformément aux principes démocratiques et aux droits constitutionnels. 
Nous demandons que seul l’Etat contrôle l’accès à notre profession et sa régulation. 
Nous revendiquons l’abrogation de l’Ordre et la réattribution des personnels et des missions dans les services du Ministère de la santé.
L’Intersyndicale CFDT, CFTC, CGT, FO, SNICS-FSU, SUD santé sociaux, UNSA santé sociaux, majoritaire dans les établissements de santé et dans les établissements de l’Education nationale, souhaite vous entretenir rapidement sur ce sujet qui conduit la profession au sentiment d’incompréhension devant cette situation qui dure depuis 11 ans.
Veuillez recevoir, Madame la Ministre, nos salutations respectueuses.
L’Intersyndicale
CFDT Santé Sociaux, CFTC Santé Sociaux, CGT Santé Action Sociale, FO Santé, Snics-FSU, SUD Santé Sociaux, UNSA Santé Sociaux.

vendredi 1 décembre 2017

Des unités hospitalières seront créées dès 2018 afin de lutter contre les violences faites aux femmes


« La France ne doit plus être un de ces pays où les femmes ont peur », a déclaré le Président de la République Emmanuel Macron le 25 novembre, journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes, où il a fait observer une minute de silence en hommage aux 123 femmes tuées en 2016 par leur partenaire ou ex-partenaire.
Faisant état du sentiment d'« horreur et de honte » qui s'est emparé de lui devant le déferlement des témoignages de femmes harcelées, le Président a décrété l'égalité entre femmes et hommes « grande cause du quinquennat », et a fixé trois priorités : le renforcement de l'arsenal répressif, un meilleur accompagnement des victimes et le développement de l'éducation et du combat culturel en faveur de l'égalité. 
Une dizaine de structures pilotes pour la prise en charge
En 2016, 225000 femmes ont été victimes de violences physiques ou sexuelles de la part de leur conjoint; moins d'une sur cinq a déposé plainte. 
Pour accompagner les victimes, des unités spécialisées dans la prise en charge globale psychotraumatique seront créées dans les centres hospitaliers dès 2018; une dizaine de structures pilotes sont prévues dans les mois qui viennent, en métropole. 
Les soins psychotraumatiques liées aux violences subies pourront être pris en charge par la sécurité sociale. Les unités médico-judiciaire des hôpitaux pourront garder les preuves des violences, même si la victime ne souhaite pas porter plainte. 
Emmanuel Macron a promis de « traquer partout ceux qui pratiquent l'excision, cette barbarie », et a appelé à porter « une attention toute particulière pour les femmes migrantes qui fuient leur pays, car elles cherchent aussi à fuir l'excision pour elles-mêmes et leurs petites filles ». 
Délai de prescription, âge du consentement…
Le projet de loi contre « les violences sexuelles et sexistes » qui sera présenté en 2018 par Marlène Schiappa, secrétaire d'État à l'égalité entre les femmes et les hommes, et Nicole Belloubet, ministre de la Justice et garde des Sceaux, devrait comporter plusieurs mesures destinées à renforcer l'arsenal répressif.
Le délai de prescription des crimes sexuels sur les mineurs sera étendu à 30 ans, à compter la majorité de la victime, au lieu de 20 ans actuellement. La victime pourrait donc porter plainte jusqu'à l'âge de 48 ans, comme le préconisait la mission conduite par Flavie Flament et Jacques Calmettes - après une première loi doublant les délais pour les majeurs, jusqu'à 20 ans pour les crimes.  
Le projet devrait aussi fixer un âge minimal du consentement, en dessous duquel le viol est automatiquement constitué de fait. Emmanuel Macron a plaidé pour l'établir à 15 ans - celui de la majorité sexuelle - « par conviction intime » et « par souci de cohérence et de protection des mineurs ». Le Haut conseil pour l'égalité entre les hommes et les femmes proposait 13 ans, eu égard aux législations espagnoles (12 ans), britanniques (13 ans), Belges (14 ans) ou Danemark (15 ans). La garde des Sceaux Nicole Belloubet qui s'était aussi prononcée pour un seuil à 13 ans, a indiqué qu'il y aurait un débat au Parlement. 
La loi devrait créer un délit d'outrage sexiste punissant le harcèlement de rue, « verbalisable immédiatement pour un montant dissuasif ». « Une mesure qui porte une dimension symbolique puissante, et un aspect tout à fait réaliste », a commenté Nicole Belloubet.
Les victimes de violence, harcèlement ou discrimination pourront effectuer un signalement en ligne dès le début de l'année, et parler en direct avec des policiers ou gendarmes formés, quels que soient l'heure et le jour. Elles pourront aussi porter plainte dans les lieux de prise en charge, comme les hôpitaux. 
Des associations inquiètes des moyens 
Le CSA pourra intervenir sur les contenus numériques (internet, jeux vidéos, et plus seulement sur la télévision et la radio) pour lutter contre la pornographie accessible aux enfants, ou contre des contenus incitant à la violence contre les femmes. Des modifications législatives et une application pour les victimes sont attendues dès 2018 pour lutter contre le cyberharcellement ...
Les associations réclamaient un plan d'urgence. Si elles saluent l'engagement du président, elles regrettent l'insuffisance du budget interministériel de 420 millions d'euros, qui s'appuie sur l'existant, sans que des fonds supplémentaires ne soient débloqués. « Sans financement, tout plan de communication, de formation, de sensibilisation, de prise en charge des victimes sera vain » met en garde Osez le Féminisme, tandis que la militante Caroline De Haas appelle à prendre exemple sur l'Espagne et son plan d'un milliard sur cinq ans. 

Extrait d'un article de Coline Garré 
Lequotidiendumedecin.fr

jeudi 9 novembre 2017

Greffe de peau : un exploit de la thérapie génique



Greffe de peau : un exploit de la thérapie génique

Grâce à la thérapie génique, un enfant âgé de 7 ans atteint d’une épidermolyse bulleuse a bénéficié d’une greffe de peau quasiment intégrale. Une première dans le monde. Deux ans après cette intervention réalisée en Allemagne, le petit patient est en bonne santé.
Des chercheurs* ont utilisé les ressorts de la thérapie génique auprès d’un enfant, Hassan, souffrant de dommages cutanés importants. Agé de 7 ans, le petit, réfugié syrien, était atteint d’une épidermolyse bulleuse, maladie congénitale de la peau. Accueilli en juin 2015 en soins intensifs pédiatriques en Allemagne**, Hassan avait perdu 60% de sa peau. « Et le petit Hassan ne pesait que 17 kilos lorsqu’il a été pris en charge, un paramètre engageant son pronostic vital », précisent les Drs Tobias Hirsch, Tobias Rothoeft et Norbert Teig.
80% de son épiderme retrouvé
Après échec des traitements, les médecins ont donc prélevé et modifié génétiquement les cellules de la peau du petit avant de procéder à la greffe « au niveau des jambes, du dos, des flancs, partiellement sur la zone de l’estomac, mais aussi le cou et le visage ». Au total, « le petit a retrouvé 80% de son épiderme grâce à la thérapie génique ». Une première dans le monde. « Aujourd’hui Hassan est en bonne santé, son tissu épidermique a une résistance normale et il est pleinement intégré dans sa famille et son cercle social ».
Cette prouesse pourra renforcer « l’arsenal thérapeutique dans la prise en charge de l’épidermolyse bulleuse mais aussi d’autres maladies ou traumatismes provoquant de graves dommages de la peau ».
A noter : Maladie rare, l’épidermolyse bulleuse touche 1 enfant sur 53 000 naissances dans le monde. Elle est considérée comme incurable. En fonction de son degré de sévérité, elle peut aussi fragiliser les organes internes et fragiliser des fonctions vitales.

*Université de Bochum (Allemagne) et du Centre de médecine régénérative de l’Université de Modène (Italie)
**Katolisches Klinikum Bochum

Source : NATURE du 8 novembre 2017


mercredi 1 novembre 2017

Grande manifestation le 16 novembre


Grande manifestation  le 16 novembre  

Converger, additionner nos forces, faire mouvement, faire grève 
Les organisations syndicales CGT, FO et Solidaires avec les organisations étudiantes lycéennes UNEF, UNL et FIDL ont décidé d’appeler à une grande journée de mani- festations et de grève le 16 novembre. 
Bien sûr, ceux et celles qui s’opposent depuis des mois aux ordonnances après s’être opposé-es à la loi El Khomri auraient préféré un front plus large et plus déterminé, mais nous savons que nos mobilisations prennent de l’ampleur et s’ancrent dans les entreprises et les services. 
Les attaques du gouvernement sont globales (budget de l’État et de la sécu, CSG, APL, sélection à l’université…) et les ordonnances (avec la remise en cause de ce qui re- lève de la loi au profit d’une négociation locale beaucoup plus aléatoire) touchera tous les secteurs y compris le public, et toutes les entreprises. 
De même le gouvernement applique la politique des riches, de « la tête de cordée » comme si ceux et celles qui travaillent avaient vocation à être en permanence à la traîne ou dans le caniveau… 
Alors dès aujourd’hui nous préparons le 16 novembre dans tous les secteurs, les services, les administrations et les en- treprises. Dans certains secteurs, des mobilisations auront lieu dans cette période de façon spécifique, tout ceci doit participer du même mouvement. De plus, des réunions de travailleurs et de travailleuses, des assemblées générales sont prévues pour discuter d’ancrer la grève, de la reconduire. C’est un début mais c’est beaucoup. 
Retrait des ordonnances 

La bataille des ordonnances n’est pas terminée, nous exi- geons la non-ratification de l’assemblée, nous refusons les décrets, nous travaillons à les bloquer dans les branches, dans les entreprises et les services. 
Le combat est difficile mais les mécontentements s’ accu- mulent et nos forces aussi ! 


Notre mouvement doit être clair, uni, fort et déterminé 

Nous n’acceptons ni ne négocions aucune régression au nom de la compétitivité. 
Nous voulons pour ceux et celles qui travaillent, qui s’y préparent ou qui ont travaillé, plus de salaire, de revenu, de meilleures conditions de travail, de formation, d’éduca- tion, de logement, des services publics pour toutes et tous. 
Ce sont les combats que nous engageons partout et que nous entendons faire converger le 16 novembre. 

- Nous appelons à réunir des intersyndicales les plus larges possibles dans les localités, les secteurs, les entreprises, à faire des réunions de personnel, des assemblées géné- rales pour préparer le 16 et pour engager la suite y compris quand c’est possible par des mouvements de reconduction de la grève. 

- Nous appelons toutes les organisations syndicales à se joindre à l’appel au 16 au plan national, local ou sectoriel. 

- Nous organisons avec toutes les forces disponibles un front large contre la politique des riches. 

(Communiqué de l'Union syndicale SOLIDAIRES)