vendredi 6 avril 2018

SOUTIEN au Docteur Karine DJEMIL le mercredi 11 avril 2018 à Paris devant la chambre disciplinaire nationale de l’ordre des médecins !



SOUTIEN au Docteur Karine DJEMIL  le mercredi 11 avril 2018 à Paris devant la chambre disciplinaire nationale de l’ordre des médecins !
Il est reproché au Dr Karine DJEMIL, médecin du travail, d’avoir remis à deux personnes salariées une copie d’études de poste participant de leur dossier médical et d’avoir alerté sur des faits de harcèlement sexuel les concernant.
Le conseil départemental de l’ordre des médecins de Seine St Denis, qui s’est joint à une des plaintes d’employeurs, a rapporté sans les vérifier les reproches formulés, a prétendu que l’étude du poste d’un salarié n’appartient pas au dossier médical, a cité dans la plainte des éléments couverts par le secret médical.
L’instance disciplinaire ordinale régionale a commis les mêmes atteintes au droit et a prononcé une très lourde peine : six mois d’interdiction d’exercer !
Le Dr Karine DJEMIL devait être entendue en appel par la chambre disciplinaire nationale de l’ordre des médecins le 17 janvier dernier. La présidente de l’instance a décidé d’ajourner sur le champ l’examen du dossier au prétexte (selon le greffier) que la salle ne comportait que huit sièges pour la publicité des débats. Cette hâte à ajourner est particulièrement révélatrice de l’embarras de l’institution, l’exiguïté de la salle n’était bien entendu qu’un prétexte.
Le Dr Karine DJEMIL va donc repasser devant cette chambre disciplinaire nationale mercredi 11 avril à Paris à  9h15.
 A cette occasion,                                                                                     
Nous dénonçons la collusion de cette instance ordinale avec l’intérêt des employeurs. Elle devient habituelle ces dernières années (400 procès par an en moyenne). Elle est une atteinte manifeste à la santé des salariés et à la qualité des pratiques médicales. 
Nous nous joignons au questionnement public de l’ordre des médecins : quelle valeur accorde t’il à la parole des femmes, qu’elles soient médecins ou patientes ?                                                                                                                                 
Nous exigeons la levée de toute sanction à l’encontre du Dr DJEMIL .                                 
Nous exigeons, pour tous les ordres professionnels,  la suppression de ces juridictions d’exception que constituent les instances disciplinaires ordinales qui montrent, une fois de plus, de profonds dysfonctionnements.      
*Un rassemblement de soutien se tiendra ce même 11 avril  à partir de 8 heures, 15 rue de Chazelles, à l’angle de la Rue Léon Jost (métro Courcelles)             
   MIOP  11 Passage de la Main d'Or, 75011 Paris – Pour contact : 0686767069  -  mmiop2016@gmail.com

Le Président au CHU de Rouen...


Dialogue difficile entre Emmanuel Macron et des salariées du CHU de Rouen (Seine-Maritime), jeudi 5 avril. Le président de la République était en visite dans un service hospitalier spécialisé dans la détection précoce des enfants autistes, à la veille de la présentation du quatrième plan autisme. Il a alors échangé quelques mots avec des soignantes opposées à sa politique de santé. "La dette, c'est nous qui la payons", lui a notamment lancé une membre du personnel.
"Les budgets [de santé] sont en augmentation", a fait valoir Emmanuel Macron, tout en défendant sa volonté de faire baisser le déficit public : "Nous vivons à crédit, ça fait des décennies que ça dure." Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, intervient alors : "L'activité dans les hôpitaux en France a baissé de 2% alors qu'on augmente les budgets." Le budget de son ministère, en effet, est en hausse de 11% en 2018, notamment en raison de la hausse de la prime d'activité. Mais le gouvernement compte réaliser 4,2 milliards d'euros d'économies cette année, notamment en développant l'ambulatoire – ce que fait d'ailleurs remarquer une membre du personnel – et le recours aux médicaments génériques.
"Un manque de personnel"
"Ce n'est pas vrai, il y a des patients qu'on ne peut pas prendre en charge", proteste une membre du personnel, mécontente du budget attribué aux hôpitaux. "Ce serait faux de dire qu'on peut dépenser l'argent comme ça, sans regarder. Ma responsabilité, c'est aussi de dire qu'il faut le dépenser intelligemment et efficacement, reprend Emmanuel Macron. Oui pour investir dans la santé, mais oui pour le faire bien." Une autre salariée réclame davantage de postes en faisant valoir "un manque de personnel". Le président lui répond qu'il y a "des catégories de postes où il faut le faire, il y a des réorganisations à faire…"
Cet échange traduit les inquiétudes d'une partie des personnels de santé. Entre 150 et 200 manifestants étaient rassemblés à l'extérieur du CHU avec des drapeaux de la CGT, de SUD ou de la CFDT, en criant : "Résistance" ou "Macron dégonflé, on t'attend". Quelques étudiants étaient parmi eux, alors que les forces de l'ordre les empêchaient d'approcher du bâtiment de pédiatrie dans lequel se trouvait le président.

Source : France Info (Tous droits réservés)


Ce que "La Vie Hospitalière" pense en ce qui concerne le fait que  "Nous vivons à crédit, ça fait des décennies que ça dure" comme le dit si justement Monsieur Macron, en effet et la raison est simple depuis que la Banque de France a été écartée et que sont préférés des financiers aux intérêts bien éloignés de l'intérêt général. 

Nous payons des intérêts de plus en plus colossaux, nous engraissons la grande finance pour le plus grand malheur de l'économie de notre pays ! C'est là une vérité qui dure effectivement depuis des années !
Ce Président se veut réduire et réduire encore et encore un peu plus les déficits?... Qu'il s'attaque alors aux véritables causes qui font que notre pays approche de plus en plus de la faillite ! 
De cette faillite qui semble programmée pour imposer encore un peu plus de profits à "certaines castes"...
 Casser les services publics, casser les régimes de retraites, casser le droit du travail etc etc ce sont des actions de casseurs, de fossoyeurs, de profiteurs,  tout simplement qui ruinent notre pays et ceci insidieusement depuis effectivement bien des années... comment devons-nous qualifier ceci ?
Ambroise Croizat si il était encore de ce monde aurait fait des réformes certes mais ces dernières auraient profité au peuple souverain et non à des financiers qui tirent profits de toutes situations, il y a quelque chose qui sent très mauvais en ce moment...
L'hôpital va mal, on réduit les personnels, on ferme des services, on supprime des lits, on vend des biens publics (patrimoine commun des français et des françaises pourtant)...
Le privé s'installe petit à petit, et, comme c'est étrange ce qui n'est pas rentable pour le public l'est pour  le privé ?...Il est vrai que les conditions différent...la qualité des soins aussi, quant au prix à payer c'est l'extrème, c'est même plus la peine  pour les plus démunis de penser à se faire soigner... Les profits sur le dos des malades c'est ce qu'il ne passe pas pour une grande majorité des français et des françaises !
Honte à vous Monsieur le Président qui ne représentez pas les intérêts de la France mais bien ceux de la haute finance, c'est une évidence, il faudra bien à un moment donné remettre de l'ordre dans tout ceci,  dans l'intérêt général qui doit primer sur des intérêts privés de plus en plus nauséabonds.

P.G.

vendredi 30 mars 2018

Déclaration des organisations syndicales CFE-CGC, CFTC, CGT, CGT-FO, FA, FSU et Solidaires



Déclaration des organisations syndicales CFE-CGC,  CFTC, CGT, CGT-FO, FA, FSU et Solidaires

Messieurs les Ministres,
C'est au nom des 7 organisations qui ont appelées à la journée de grève et de manifestations du 22 mars que cette déclaration est prononcée.
Nous souhaitons devant vous et à l'occasion de cette première rencontre après la mobilisation vous interpeller solennellement sur la situation actuelle.
D'abord, pour souligner la réussite de la journée du 22 mars, dont nous nous félicitons, et que vos tentatives de minoration ne peuvent masquer.
Ensuite, pour vous dire à nouveau – et avec plus de force et de conviction que jamais – qu'il y a urgence et nécessité à ce que vous ouvriez de véritables négociations.
Car, il faut être clair : que ce soit sur l'augmentation du pouvoir d'achat, les créations d'emplois statutaires, la titularisation des précaires, l'égalité professionnelle, l'amélioration des carrières, sur le devenir des missions publiques, la façon dont vous cherchez à avancer relève beaucoup plus du passage en force que de la concertation.
Quant au fond, nous persistons à estimer que vos orientations sont tout à fait néfastes pour la Fonction publique, ses missions d'intérêt général, les conditions de vie et de travail des agents.
Il est donc indispensable que vous preniez en compte ce que vous disent nos organisations syndicales dont la représentativité largement majoritaire et la légitimité ne sauraient davantage être ignorées.
Nous notons que vous nous avez adressé mardi soir une version retouchée du document intitulé "refonder le contrat social avec les agents publics". Nous mettons cette initiative au seul crédit de la mobilisation unitaire.
Ceci posé, Messieurs les Ministres, les modifications à la marge apportées au dit document ne le rendent pas plus acceptable que dans sa version antérieure.
Il ne faut pas se le cacher : la situation, que vous contribuez principalement à créer, est lourde d'enjeux.
Chacune et chacun est aujourd'hui placé(e) devant des responsabilités importantes.
En toute conscience, nos organisations syndicales continueront à assumer pleinement les leurs.
(Communiqué du 29 mars 2018)

Note de "La Vie Hospitalière" : concernant :"... l'augmentation du pouvoir d'achat..." il convient de demander l'augmentation des salaires et des pensions, à ne pas confondre avec l'augmentation du pouvoir d'achat (nous y reviendrons).
NB : Texte surligné par nos soins.

Le syndrome d'épuisement professionnel d'une aide-soignante du CHU de Lille est reconnu imputable au service




Le tribunal administratif de Lille (Nord) a estimé qu'il existe un lien "unique, direct et certain de la décompensation [d'une aide-soignante] survenue sur le trajet entre son domicile et son lieu de travail [le CHU de Lille] le 15 février 2012 et diagnostiquée le même jour comme constitutive d'un syndrome d'épuisement professionnel". Dans cette décision, rendue ce 15 mars et dont Hospimedia a eu copie, le tribunal enjoint donc le directeur général du CHU de reconnaître l'imputabilité au service du syndrome d'épuisement professionnel dont elle a été victime en 2012. Cela dans un délai de deux mois après la notification du jugement.

































































Après le décès d'un enfant hospitalisé dans son service de rattachement et après qu'un des médecins "a déchargé sur elle sa saturation psychologique", l'aide-soignante, en charge de la coordination et de l'animation d'activités sociales pour les enfants du service pédiatrique, "a décompensé". Sur le trajet de son travail, le 15 février 2012, elle s'est sentie incapable de remplir ses missions et s'est rendue chez un médecin du travail d'un CH voisin. Ce dernier lui a prescrit un arrêt de travail pour maladie qualifiée de "burn out avec réaction dépressive et anxieuse". Le même jour, un psychiatre du CHU de Lille a relevé des symptômes corroborant ce diagnostic. Un expert psychiatre, missionné à des fins d'expertise après la déclaration de cet accident de service, a conclu en juillet 2013 "à une décompensation anxio-dépressive réactionnelle à l'exercice de ses fonctions". Il a souligné que l'arrêt de travail consécutif est justifié et, en l'absence de tout état antérieur, qu'il existe un lien "unique, direct et certain avec l'accident de service". Un certificat médical établi par un praticien hospitalier en octobre 2013 conclut dans le même sens, précisant que la décompensation de l'aide-soignante "est clairement lié au contexte professionnel", rappelle le tribunal.














































































































Celui-ci indique en outre que le CHU de Lille, sans remettre en cause la pathologie de l'aide-soignante, a fait valoir qu'elle "se serait mise elle-même en situation de risque malgré des mises en gardes répétées de son encadrement et de dépôt des consignes de services qu'elle aurait dû respecter". Or il n'établit la réalité de ces mises en garde et consignes par aucun élément. Dans sa décision, le tribunal rappelle que conformément à la loi sur la fonction publique hospitalière "le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service" si la maladie provient d'un accident survenu dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions. Il a droit également au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident. Doit être regardé comme un accident de service "tout accident dont est victime un agent public sur le parcours habituel entre son lieu de résidence et son lieu de travail".














































(Article de Géraldine Tribault)
Source : Hospimedia  
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L'Information des décideurs du sanitaire et du médico-social.