vendredi 27 mars 2009

A20090309

Archivé sur site

jeudi 26 mars 2009

Opposition au projet de loi HPST

Les médecins, chirurgiens, pharmaciens, biologistes, odontologistes de l’Assistance Publique- Hôpitaux de Paris réunis le 25 mars 2009 en Assemblée Générale à la demande de leurs syndicats et intersyndicat :

1) Renouvellent leur opposition au pouvoir absolu donné par la loi HPST aux directeurs, pouvoir qui pourrait entraîner l’hôpital public dans une dérive comptable en contradiction avec sa mission de soins.

2) Affirment leur opposition à la suppression des emplois médicaux et paramédicaux dans les hôpitaux pour des raisons purement comptables, non justifiée par des objectifs médicaux ou par une activité insuffisante. Cette réduction massive et programmée des personnels médicaux et paramédicaux ne peut qu’altérer la qualité des soins et réduire l’accès aux soins.

3) Exigent que le service hospitalier regroupant les équipes médicales et paramédicales dirigé par un chef de service et un cadre de santé reste la structure de base de l’organisation des hôpitaux publics.

4) Demandent que le périmètre des services, le projet médical ainsi que la nomination des responsables médicaux, à tous les niveaux de l’hôpital, soient décidés par la Commission Médicale d’Etablissement et son président avec avis conforme du directeur.

5) Appellent l’ensemble des médecins, chirurgiens, biologistes, pharmaciens et odontologistes des hôpitaux à cesser toute collaboration avec l’administration et à se recentrer exclusivement sur leurs activités médicales.

6) Appellent l’ensemble des soignants à se réunir dans les services et dans les hôpitaux pour discuter de la loi et envisager une manifestation unitaire de défense de l’hôpital public , et mandatent les représentants désignés par l’Assemblée Générale  pour rencontrer l’ensemble des soignants et les associations de patients en vue de décider de manifestations communes.

7) Appellent l’ensemble des collègues des hôpitaux de la région parisienne et de province qui partagent leurs inquiétudes à rejoindre ce mouvement.

8) Se déclarent solidaires des internes et des  chefs de clinique-assistants  inquiets de leur formation et de leur avenir professionnel.

9) Décideront d’autres formes d’actions en fonction des réponses du gouvernement, qui a la possibilité de faire amender la loi au Sénat.

vendredi 20 mars 2009

Sans les services, qui sera au service des malades à l'hôpital?

COMMUNIQUE DE PRESSE DES MEDECINS, CHIRURGIENS, BIOLOGISTES ET PHARMACIENS DE l’AP-HP



Réunis en assemblée générale le 13 mars 2009, des médecins, chirurgiens, biologistes et pharmaciens de l’AP-HP s’alarment de plusieurs dispositions de la loi HPST défendue actuellement par la ministre de la Santé devant le parlement.

De par la toute puissance, sans contre-pouvoir, donnée au directeur,  cette loi pourrait entraîner l’hôpital public dans une dérive comptable difficilement compatible avec sa mission de soins.

L‘hôpital doit se structurer en fonction de cette mission.

Pour la qualité des soins, pour la sécurité des malades :

- il faut que  la place du service hospitalier comme structure de base de l’organisation des hôpitaux publics soit réaffirmée dans la loi ;

- il faut que le champ de responsabilité des chefs de service et des cadres infirmiers et médico-technique englobe l’organisation interne des services et la mise en œuvre des soins ;

- il faut que le regroupement des services en départements ou pôles puisse s’effectuer selon une logique de soins.

Nous demandons que toutes les décisions concernant les soins et leur organisation soient prises avec l’avis conforme du corps médical à travers ses représentants, en particulier le président de la Commission médicale d’établissement, et non par le seul directeur.

Nous nous engagerons dans toutes les actions que nous jugerons utiles pour que ces principes soient inscrits dans la loi HPST.

lundi 16 mars 2009

A20090316

mercredi 4 mars 2009

Le Professeur Jean cabane s'adresse à la ministre de la Santé

Lettre du Pr Jean Cabane à Roselyne Bachelot


FACULTE DE MEDECINE PIERRE & MARIE CURIE

Enseignement de spécialité de médecine interne

Professeur Jean Cabane

jean.cabane@sat.ap-hop-paris.fr


Lettre ouverte à Madame

Roselyne BACHELOT

Ministre de la Santé

Madame le ministre,

L’hôpital, est-il besoin de la rappeler, c’est d’abord les malades et ceux qui s’en occupent et son bon fonctionnement repose sur les services hospitaliers depuis des siècles. Quelle qu’en soit la taille, les services apportent aux médecins et aux soignants une motivation dans une unité de lieu et une thématique médicale adaptées au soin optimal des malades qui y sont soignés. C’est dire l’importance des cadres qui les animent et en particulier des chefs de services.

Pédagogiquement, les services accueillent aussi des étudiants en cours ou en fin de formation et les responsables comme moi sont très attentifs à la qualité essentielle du compagnonnage dont les externes et internes bénéficient de la part des chefs de services et de leurs collaborateurs.

En tant que coordinateur interrégional de la commission d’enseignement de la spécialité de médecine interne, je ne peux donc concevoir la formation pratique des internes sans chefs de service et les membres de la commission que j’anime visitent régulièrement lesdits services pour en vérifier la qualité pédagogique. En tant que chef de service moi-même, je peux vérifier au quotidien que les personnels sont au diapason du service et que l’absence du chef de service est démotivante et nuisible au bon fonctionnement, donc au soin des malades et à la formation des jeunes médecins. Le recrutement des collaborateurs et en particulier des internes, l’animation des soignants, la sécurité des malades, les relations avec les administrations et l’environnement santé, et j’en passe, ne sont faits que par le chef de service.

Il est donc tout à fait choquant que le renouvellement des chefs de service soit bloqué par la non-publication de la liste d’aptitude depuis le début de l’année. Cette façon de laisser les structures dans un vide insupportable relève au minimum de l’incurie et au maximum d’un nihilisme abominable, puisqu’elle porte atteinte à la tête des cellules vitales de l’hôpital public. Comme si vous vouliez faire fonctionner un animal sans cerveau, des cellules sans noyau, une bactérie sans ADN. Aucune structure autre que le service hospitalier dirigé par un chef de service n’a démontré son efficience pour faire fonctionner le système, tant au plan des soins qu’au plan pédagogique.

Je préfère croire qu’il s’agit d’un oubli plutôt que d’un acte délibéré de démantèlement des services hospitaliers. Quoi qu’il en soit, Madame, je vous adjure de faire cesser d’urgence cette situation de fait tout à fait délétère pour la formation des jeunes médecins, la motivation des équipes, l’hôpital et la santé publique.

Croyez, Madame le ministre, à mes sentiments dévoués

Professeur Jean CABANE



(Communiqué MDHP du 3 mars 2009)

lundi 2 mars 2009

A20090302