jeudi 27 mai 2010

Un million de manifestants contre la réforme des retraites!

Environ un million de personnes (selon les syndicats) ont manifesté à travers la France contre le relèvement de l’âge de la retraite.

Cette mobilisation a redonné un certain souffle aux syndicats qui espèrent pouvoir monter en puissance si le gouvernement ne recule pas.

Les transports n'ont pas été beaucoup perturbés. Compte tenu des préavis de grève dans le secteur aérien, les compagnies aériennes ont dû réduire leur trafic dans la matinée de 30% à l’aéroport d’Orly et 10% à celui de Roissy. A la SNCF, ce sont surtout les trains régionaux qui ont été perturbés.

jeudi 20 mai 2010

Sean Penn dénonce la fermeture d'hôpitaux en Haïti!

L'acteur américain Sean Penn, qui s'est consacré à aider Haïti depuis le séisme du 12 janvier 2010, a plaidé hier devant le Congrès américain pour que soient réouverts les hôpitaux haïtiens qui ont été fermés, faute de moyens, malgré les besoins de plus en plus importants au niveau sanitaire.

"Les hôpitaux qui existent à Haïti doivent être remis en état de fonctionner avec du personnel, des médicaments, un service administratif", a insisté Sean Penn qui, avec son organisation J/P Haitian Relief Organization, aide depuis plus de quatre mois un des plus importants camps de réfugiés de Port-au-Prince.

"Dans cette cité en ruine, cinq hôpitaux opérationnels ont été fermés (...) en raison d'un manque de financement", a affirmé Sean Penn au cours d'une audition sur l'efficacité de l'aide internationale devant la commission des Affaires étrangères du Sénat.

Il a été rejoint dans son plaidoyer par le coordinateur de l'agence américaine d'aide au développement (USAID) en Haïti, Christopher Milligan, qui a affirmé que les Etats-Unis devaient "aider à reconstruire le secteur public de santé en Haïti".

Sean Penn a averti que les premiers cas de diphtérie s'étaient déclarés dans le camp du golf de Pétionville, qui abrite plus de 50 000 personnes, à un moment où la saison des pluies va battre son plein.

L'acteur a insisté sur le manque de vaccinations. "La vérité est que la plupart des Haïtiens ne sont pas immunisés et il n'y a pratiquement pas de suivi des vaccinations et des rappels", a encore dit Sean Penn.

L'acteur, qui a passé plusieurs semaines en Haïti, et, compte y retourner à la fin du mois, a averti qu'il fallait s'attendre à de possibles "manifestations violentes" et pressé le gouvernement haïtien ainsi que l'administration américaine de montrer "une totale transparence dans la distribution de l'aide".

A la conférence des donateurs consécutive au séisme, une centaine de pays ont promis près de 15 milliards de dollars à Haïti , et, les U.S.A. vont voter une part de leur aide (3,5 milliards de dollars).

Le comédien a demandé des traducteurs pour les patrouilles de surveillance de l'ONU dans les camps, de l'éclairage et la mise à disposition plus rapide de terrains non-inondables.

Le bilan du séïsme, est évalué approximativement entre 250 000 et 300 000 morts...
Il pourrait atteindre 500 000 morts estiment certains experts".
Au cours de l'audition, plusieurs sénateurs et experts ont exprimé leur préoccupation sur la nécessité que des comptes soient rendus sur l'aide accordée. "Qui tient les rênes ? Qui est le shérif" en Haïti, dont l'administration était largement "inefficace avant le tremblement de terre", a demandé le sénateur Bob Corker.

John Kerry, qui préside la commission des Affaires étrangères, s'est inquiété de "l'absence de structure de pouvoir" dans la mise en place de l'aide. Il a aussi plaidé pour que les élections générales de novembre soient maintenues. "Pour s'assurer que la démocratie ne sombre pas avec le tremblement de terre, Haiti peut et doit tenir ses élections comme prévu", a déclaré l'ancien candidat à l'élection présidentielle.



1) Site:

http://www.jphro.org/multimedia/33-sean-penn-testifies-to-congress

Autre site humanitaire:

http://www.projects-abroad.fr/?gclid=CIaUioW-4KECFVgA4wodEVsCJw

Nouvelle grève générale , 15 jours après, en Grèce!

Les syndicats grecs font aujourd'hui jeudi 20 mai 2010 une nouvelle journée de grève générale contre les mesures d'austérité adoptée par le gouvernement, les manifestations sont sous haute surveillance policière, rappelant que lors de la précédente grève le 5 mai dernier, 3 employés d'une banque (dont une femme enceinte) avaient trouvé la mort dans l'incendie de leur bureau provoqué par un cocktail Molotov (1).

Les syndicats ont appelé à cette nouvelle action contre la réduction des pensions de retraites et les baisses de salaire ainsi que la hausse des impôts.




Estimant, à juste titre, que ce sont les Grecs les moins favorisés qui vont souffrir le plus de ces mesures d'austérité qui visent à réduire le déficit public du pays et rassurer les autres pays membres de l'Union Européenne, ainsi que le Fonds monétaire international (FMI) qui ont accordé à Athènes un prêt de 110 milliards d'euros, non sans intérêts, bien évidemment...

Une situation à suivre de près car la déstabilisation de la Grèce n'est pas arrivée soudainement...maintenant nous sommes devant "le fait accompli" qui implique une direction politique amènant bien des réflexions d'autant que des pays comme le Portugal, l'Espagne...sont eux aussi sur une corde raide...les services publics sont les premiers touchés et ceci nous interpellent car c'est le moyen idéal pour puiser encore dans les poches des contribuables.

Certains spéculateurs se frottent les mains...l'intérêt général dans tout ceci est bien loin...

Mais ce qui se passe en Grèce n'est pas anodin, ceci peut servir la cause de tous ceux qui ont des intérêts dans la casse des services publics.

(à suivre...)





1) Notons en passant qu'à la suite de ce fait (que nous ne pouvons que regretter) qui visait symboliquement les banques, les employés ont déposé plainte contre leur société estimant qu'il y avait aucun respect des règles de sécurité élémentaires (manque d'extincteurs, locaux sans sortie de secours, pas de formation de lutte contre l'incendie...).

mercredi 19 mai 2010

Retraites et Pensions ... à quand plus de justice?

Une action exemplaire des IADE

Le 18 mai le trafic a été perturbé, à la gare Montparnasse, pour au moins une quarantaine de TGV.

Les infirmiers anesthésistes (1) dénoncent la non-reconnaissance de leur spécialité par le protocole Bachelot.

Le blocage des voies de la Gare Montparnasse, à Paris, a pris fin vers 17h, mardi 18 mai. Plusieurs centaines d’infirmiers anesthésistes bloquaient la circulation des TGV depuis plusieurs heures, afin d’interpeller l’opinion sur leurs revendications. Les voies ferrées ont été dégagées à la suite d’une intervention des gendarmes mobiles, qui ont évacué un à un les derniers manifestants.

Plusieurs heures de retard.

Selon la SNCF, qui a coupé le courant sur les voies, cette manifestation entraîne le blocage complet de la circulation des trains au départ et à l’arrivée de Montparnasse, pénalisant des milliers de voyageurs.

"Une quarantaine de TGV en provenance et à destination de Paris comptent d’ores et déjà trois heures de retard", a indiqué la SNCF, dans un communiqué précisant qu’elle avait dû supprimer des TGV au départ de Paris-Montparnasse.

Le reste de la manifestation s’apprêtait à se rendre devant le ministère de la Santé.

Selon les syndicats, le ministère a proposé aux manifestants deux réunions en juin pour "reformaliser les revendications". De son côté, le ministère a précisé qu’une délégation avait été reçue dans l’après-midi par la Direction générale de l’organisation des soins et qu’un calendrier de réunions avait été fixé avec plusieurs prévues dès le mois de juin.

Plus de deux tiers de grévistes

Réunis à l’appel du Syndicat national des infirmiers anesthésistes, et, soutenu par d'autres organisations syndicales CGT, SUD Santé (2)... les IADE étaient 2.500 à 3.000, selon les organisations syndicales (1.200 selon la police) au départ de la manifestation.

Sur toute la France, il y avait 80 à 100% de grévistes, selon les syndicats (64,7 % selon le ministère).

Cette grève a entraîné la fermeture d’une partie des blocs opératoires pour la journée. Programmée depuis 3 semaines, les hôpitaux ont eu le temps de s’organiser et seuls certains actes prévus et non urgents ont été repoussés, les urgences ayant bien sûr étaient assurées, a-t-on indiqué au ministère de la Santé.

Rappelant que les infirmiers anesthésistes ont commencé depuis plusieurs semaines leur mouvement de protestation.

Ils dénoncent la non-reconnaissance de leur spécialité par le protocole Bachelot et la possibilité pour des infirmiers n’ayant pas suivi leurs deux années de formation de pratiquer des actes d’anesthésie.





1)Les 7.500 infirmiers anesthésistes en France, qui assistent notamment les médecins anesthésistes dans les blocs opératoires, suivent cinq années d’études : trois ans de formation initiale pour le diplôme d’Etat puis après deux années d’exercice du métier, deux nouvelles années de formation.

2)Voir nos précédents articles notamment les interventions auprès des parlementaires.

Lettres des infirmières

Les infirmières IADE

mardi 4 mai 2010

Un centre hospitalier modèle ouvrira en Seine-et-Marne, en 2012

En mai 2010 le Centre hospitalier est déjà bien avancé.


Le nouvel Hôpital de Lagny-Marne-la-Vallée

respectera l'environnement.

L'écologie n'est pas qu'un phénomène de mode, et, c'est rassurant de constater qu'il n'y a pas que des opportunistes dans ce monde où "tout" souvent se résume à "peu" : peu de choses, peu de résultats réels dans l'intérêt général...


L'hôpital de Lagny-Marne-la-Vallée sera un exemple, car il sera chauffé par des installations utilisant les énergies renouvelables.

Ceci méritait que l'on se penche un peu plus sur ce que sera en 2012 ce Centre hospitalier, qui fait partie d'un Groupement de Coopération Sanitaire (GCS) comprenant les hôpitaux de Coulommiers et Meaux, sous une direction centrale.
Ce nouvel hôpital construit sur 1,7 ha, dans un secteur en plein développement, sur la commune de Jossigny,  présentera une surface de 75.000 m².Les nouveaux locaux, de l'hôpital de Lagny, seront plus modernes et plus vastes.Le nombre des lits passera de 351 lits à 585  (1).





Des installations thermiques recourant aux énergies renouvelables, permettront à cet établissement d'être chauffé assez économiquement, et, avec un respect appréciable de l'environnement.
Une pompe à chaleur géothermale fonctionnant avec l'eau d'une nappe phréatique située à 140 m de profondeur, permettre de produire annuellement plus de 4.000.000 de kWh en chaleur et plus de 600.000 kWh en froid.

Et cela, tout en évitant une émission, par année, de près de 800 t de CO² !

L'hôpital de Lagny Marne-la-vallée aura une surface de 690 m² de panneaux solaires, pour produire 34.500 l d'eau chaude sanitaire par an, ceci permettra d'éviter tout autant l'émission annuelle de près de 74 t de CO².
A noter que le bâtiment sera doté d'une gestion technique centralisée, regroupant toute la partie consacrée à l'électricité et l'autre à la partie thermique/fluides.

Conçu pour être raisonnable dans sa consommation d'énergie, le bâtiment sera parfaitement isolé et particulièrement lumineux. Son architecture ( hauteur ne dépassant pas deux étages) donnera peu de prise au vent.


Une réalisation qui devrait s'imposer face à la concurrence de plus en plus farouche de groupes privés...

Les hôpitaux de Coulommiers et de Meaux auront un travail, non seulement complémentaire, mais de front, à réaliser, afin de démontrer que l'hôpital public, en Seine-et-Marne tout particulièrement,  possède les moyens de sortir de certaines épreuves dans un monde où l'argent paradoxalement, fait plus de mal que de bien...


1) Sauf erreur dans les documents que nous avions consultés à la Mairie de Jossigny.