vendredi 27 août 2010

La Dingue: selon certains "comparaison n'est pas raison"...

Les ministres français de la Santé et de l'Outre-mer sont ce vendredi 27 août en Martinique, puis demain en Guadeloupe, pour revenir à Paris le soir même...c'est dingue comme les voyages font avancer les choses...du moins espérons le car depuis plus de 6 mois que l'épidémie est apparue, les moyens de l'état semble très moyens...

Rappelant que dans ces départements l'épidémie de dengue (1)  - appelée aussi Dingue -  a fait 18 morts depuis février (2) on note fort heureusement un fléchissement du nombre des décès.

Le président du Conseil régional de Guadeloupe espère une mobilisation "plus efficace" des moyens de l'Etat, il a notamment estimé que:

"...Pour le moment, on a l'impression que la surveillance épidémiologique ce n'est pas ça, que les recommandations de protection des personnes fragiles ce n'est pas encore ça"... "... Nous aimerions voir plus de personnes mobilisées"..."Contre le Chikungunya à La Réunion, on a mobilisé 3 663 personnes, dont 302 militaires".



Les services du Premier ministre soulignent pour leur part que "des financements complémentaires" ont déjà été attribués localement "dans le but d'intensifier les campagnes de sensibilisation et de prévention".

Des personnels militaires (69 personnes) ont été mobilisés pour "renforcer les opérations de démoustication et de destruction des gîtes larvaires", notamment dans les écoles, avant la rentrée scolaire de septembre.

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel a été saisi pour permettre la diffusion de messages télévisés de prévention.

(A suivre...de très près)


1) Maladie virale transmise par les piqûres d'un moustique de l'espèce Aedes aegypti, pour laquelle il n'existe ni vaccin, ni traitement spécifique .Le virus est toutefois sensible aux désinfectants d'usage courant, à l'éthanol à 70 %, au glutaraldéhyde à 2 %, à l'hypochlorite de sodium à 1 % ...


2) La Dengue a provoqué depuis février :

13 décès en Martinique (DEN1 et DEN4) des quatre sérotypes.
  5 en Guadeloupe, où un seul (DEN1) a été observé.
 

Troubles musculo-squelettiques (TMS) liés au travail ...

Le point au congrès PREMUS 2010 à Angers du 29 août au 2 septembre

Saint Maurice, le 27 août 2010

L’Institut de veille sanitaire (InVS) et le LEEST (Laboratoire d’ergonomie et d’épidémiologie en santé au travail) de l'Université d'Angers organisent la 7 e édition de la conférence internationale pour la prévention des troubles musculo-squelettiques (TMS) : PREMUS 2010, à Angers, du 29 août au 2 septembre 2010.

Le congrès PREMUS, organisé tous les 3 ans sous l’égide du comité scientifique “Musculoskeletal disorders” de la Commission internationale de la santé au travail (ICOH-CIST), rassemble les meilleurs spécialistes mondiaux des TMS (biomécaniciens, physiologistes, épidémiologistes, médecins du travail, ergonomes, préventeurs, cliniciens, psychologues, sociologues, économistes de la santé, spécialistes de gestion, etc.) ainsi que des médecins et praticiens confrontés à leur prévention. Il constitue le principal congrès scientifique international consacré au problème majeur de santé publique que sont les TMS des membres et du rachis liés au travail. Après Zurich en 2004 et Boston en 2007, il se tient cette année en France pour la première fois.

Cet événement regroupera pendant cinq jours près de 600 participants du monde entier, professionnels de la recherche, de la surveillance et de la prévention. Ils pourront partager leurs expériences, faire le point sur les connaissances scientifiques les plus récentes concernant les mécanismes physiologiques en jeu dans la survenue des TMS et les mécanismes qui pèsent dans l'évolution vers la chronicité, ou encore les rôles conjoints des facteurs de risque individuels et des facteurs de risque professionnels.

Les travaux présentés permettront de cerner les secteurs d'activité et les professions les plus à risque, les populations de travailleurs les plus vulnérables, de repérer les inégalités vis-à-vis du risque et de ses conséquences. Toutes ces connaissances devraient concourir à une meilleure prévention des TMS et favoriser l’élaboration de stratégies et politiques de prévention adaptées.

Les différents aspects de la prévention des TMS seront abordés : de la prévention la plus précoce à la question, majeure, du retour au travail et du maintien en emploi. En effet, la problématique de la prévention de l'incapacité à travailler et du maintien en emploi des travailleurs vieillissants touchés par les TMS est aujourd’hui une préoccupation de première priorité. La prévention des TMS représente un enjeu de développement durable, tant les aspects sanitaires, sociaux et économiques sont étroitement liés. Ce congrès devrait contribuer largement à la visibilité du phénomène des TMS dans le débat social.

InVS

Communiqué de presse 27/8/2010

mardi 24 août 2010

Grève illimitée à compter de septembre de la pénibilité du travail de nuit.

le Syndicat National des Praticiens Anesthésistes-Réanimateurs Élargi (SNPHAR-E) a déposé un préavis de grève nationale illimitée de la pénibilité (permanence des soins : travail de nuit, gardes et astreintes) à partir du 1er septembre à 18 heures. Soins urgents et non urgents sont concernés.

Cette organisation syndicale veut faire pression une semaine avant la discussion parlementaire sur la réforme des retraites pour que soient prises en compte les propositions spécifiques sur la pénibilité du travail de nuit, tout particulièrement en milieu hospitalier.


Ci-dessous son communiqué de presse du 23 août:

Le SNPHAR-e dépose un préavis de grève illimitée de la pénibilité, à compter du 1er septembre 2010. Depuis la signature du relevé de conclusions de mai 2008 qui devait mettre en place une reconnaissance du travail de nuit pour les médecins de la permanence des soins, nous rencontrons le plus grand mépris des pouvoirs publics.

L’engagement signé de mise en route des négociations est resté lettre morte.

A l’occasion de la réforme des retraites, et du débat sur la pénibilité, nous sollicitons urgemment un débat public et législatif sur la problématique du travail de nuit des soignants qui accueillent et prennent en charge, la nuit, les patients sur l’ensemble des hôpitaux publics du territoire. Parmi eux, les médecins hospitaliers que nous représentons paient un lourd tribut.

Ce travail de nuit fait partie de nos missions de service public ; nous sommes fiers de l’assurer sous forme de garde sur place ou d’astreinte à domicile. Tous les médecins de la permanence des soins effectuent 4 à 5 ans de leur carrière en travail de nuit. Une abondante littérature scientifique et des rapports successifs de l’Assemblée nationale ou du Conseil Economique et Social prouvent que cette
forte contrainte au travail dégrade l’espérance de vie en bonne santé et la qualité de vie, d’autant que s’y additionnent d’autres pénibilités reconnues : horaires alternants, grandes amplitude de travail, contraintes organisationnelles. (1)


Cette pénibilité est niée par le projet de loi sur les retraites, et le terme même de pénibilité résonne

comme une insulte ou un non-sens aux oreilles de nos interlocuteurs ministériels. Pourtant, c’est une

réalité concrète et sa négation est probablement en partie responsable de la désaffection des

jeunes médecins pour l’exercice hospitalier.

L’actuel projet de réforme des retraites envisage de nous faire continuer à ce rythme jusqu’à 67 ans

pour une pension à taux plein, avec une démographie qui nous obligera à continuer les gardes jusqu’au

bout ! Ce n’est pas sérieux ! Qui acceptera une péridurale réalisée, à 3 heures du matin, par un médecin

de 66 ans, usé par le travail ? Nous voulons une réforme juste.

« Travailler la nuit nuit gravement à la santé » : nous devons être entendus. Des mesures

compensatoires du travail de nuit doivent, à partir d’un certain nombre de nuits

effectuées, être incluses dans la réforme des retraites. Par le lancement d’une grève de

la pénibilité avec assignation pour chaque garde et astreinte, nous signifions aux

pouvoirs publics, aux élus, et à nos patients que nous voulons être entendus.

Nous appelons également l’ensemble des médecins hospitaliers à une grève totale des soins

urgents et non urgents, le mardi 7 septembre 2010. Nous manifesterons, aux cotés de ceux qui

refusent l’indifférence, l’arbitraire et l’injustice.



Docteur Nicole Smolski

Présidente

Docteur Bertrand Mas

Vice-Président

Docteur Yves Rébufat

Secrétaire Général

Syndicat National

des Praticiens Hospitaliers

Anesthésistes Réanimateurs Elargi

Membre adhérent et fondateur de l’Intersyndicat National des Praticiens Hospitaliers, INPH

Membre adhérent de la Fédération Européenne des Médecins Salariés, FEMS

1) http://www.snphar.com/data/upload/files/SNPHARe_TravNuit.pdf

mardi 17 août 2010

Une bactérie qui fait de la résistance...

Un homme rentré du Pakistan est mort en Belgique, la bactérie NDM-1 (Identifiée en 2009), apparaît résistante "à tous les antibiotiques selon les dernières nouvelles".

Cette bactérie a fait plusieurs victimes  en Inde, ces souches d’entérobactéries se sont éparpillées. Elles sont maintenant  en Belgique, au Canada, en Suède, aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne,et, récemment en Australie,  chez des personnes ayant été opérées dans des cliniques se trouvant en Asie (sic).


En France: un cas a été identifié en avril 2010 (1). "Il concerne un patient de retour après une hospitalisation en Inde (...)  Il est simplement porteur et ne présente pas d’infection liée à la bactérie. Il reste hospitalisé pour une toute autre pathologie ", a indiqué la Direction Générale de la Santé (DGS).
L’état de santé du malade, dont l’identité n’a pas été communiquée, n’inspire pas d’inquiétude.


 La bactérie a contaminé un second homme, au Monténégro, qui a pu,  être guéri dans un hôpital belge, ont indiqué, vendredi 13 août, des responsables médicaux.
 
1) En France, nous nous étonnons du silence relatif à cette bactérie, en effet un patient a été reconnu porteur de cet entérocoque en avril 2010...et nous commençons seulement trois mois après à être informés, notre interrogation est légitime.

Urgences hospitalières : Absence totale de dialogue social

Les Agences Régionales de Santé (ARS) commencent leur travail et proposent des restructurations hospitalières qui affectent lourdement le système des urgences de notre pays, tant au niveau des services d'accueil que des SAMU-SMUR.

La seule logique à l'oeuvre est celle des économies à tout prix, au mépris de la sécurité de la population et de l'égalité des chances sur l'ensemble du territoire. Alors qu'un consensus semblait établi autour du fait qu'après les restructurations de ces dernières années, un seuil plancher avait été atteint au niveau du nombre de services d'urgences et de SAMU-SMUR sur le territoire. Or, il en est rien et de nouvelles fermetures sont prévues avec une grande première, la suppression de sites de régulation et d'équipes de SMUR. Comme pour d'autres services publics, nous allons vers une désertification du territoire dont les conséquences sanitaires pour les populations concernées risquent d'être catastrophiques.


Ce qui est particulièrement scandaleux est la manière de procéder. Les directeurs des ARS, nouveaux préfets sanitaires régionaux, décident seuls sans aucune concertation. Ici aussi, la règle qui prévaut est celle du fait du prince
L'AMUF, organisation syndicale représentative des médecins urgentistes, a été exclue de toutes les structures dites de concertation et ses demandes d'audience auprès des directeurs d'ARS sont restées sans réponse. La stratégie du choix des interlocuteurs, si possible les plus dociles possible, et d'exclusion de ceux qui dérangent prévalant au ministère de la santé, est visiblement déclinée dans les régions de manière systématique.

Un fonctionnement normal de notre République nécessite un minimum de respect du dialogue social. Un exemple est particulièrement éloquent des pratiques du gouvernement actuel : alors que l'AMUF depuis sa création a pu régulièrement rencontrer les différents ministres de la santé quelle que soit leur couleur politique, Roselyne Bachelot n'a jamais daigné répondre à ses demandes d'audience. Alors que cette ministre a de grandes chances de quitter bientôt son poste, nous ne pourrons malheureusement faire le constat qu'en 2 ans et demi nous ne l'aurons jamais rencontrée !

Cette situation est intolérable pour les urgentistes. Face à l'étranglement financier des hôpitaux, nos conditions de travail se dégradent et dans de nombreux endroits nous ne sommes plus en condition de prendre en charge les patients dans des conditions normales. A cela s'ajoute l'absence de négociation sur la pénibilité liée au travail de nuit qui nous touche particulièrement. Cette question n'est pas spécifiqueaux urgentistes et aux médecins, c'est la raison pour laquelle nous travaillons avec l'ensemble des forces syndicales pour que le gouvernement accepte d'ouvrir réellement ce dossier.

Par ailleurs, pour toutes ces raisons, l'AMUF appelle les médecins urgentistes à participer massivement à la journée d'action intersyndicale sur les retraites du 7 septembre 2010.


Patrick PELLOUX

Président de l’Association des Médecins Urgentistes de France.


(Communiqué de presse de l'AMUF)

jeudi 5 août 2010

Un rapport du Sénat

Ce rapport diffusé aujourd'hui

mercredi 4 août 2010

Sous médicalisation en Basse Normandie

En Basse-Normandie on fait de gros efforts pour construire une faculté de médecine, c'est prévu avec le contrat de plan signé avec l'État.

Le Maire de la ville de Caen ( président du CHU) s'est exprimé publiquement à ce sujet:


"On comprend mal comment on peut en tirer les conclusions comme celles-ci, c'est à dire augmenter aussi peu le nombre d'internes, il faut absolument revoir ces chiffres dans les régions qui souffrent déjà d'un sous encadrement médical, parceque c'est une inégalité face à la santé que l'on est entrain de perpétrer ou d'aggraver."