samedi 27 novembre 2010

Cinq organisations syndicales de biologistes dénoncent l'introduction à l'Assemblée nationale d'un article supprimé au Sénat

La biologie médicale dans les CHU en question

Dans un communiqué commun cinq organisations syndicales de biologistes (1)  dénoncent l'introduction, dans la proposition de loi relative, notamment, aux conditions de recrutement et d'emploi du personnel enseignant et universitaire, d'un article supprimé le 17 novembre dernier par les sénateurs en séance publique.
Cet article, rappellent les organisations syndicales : avait pour but de permettre à des personnes non qualifiées en biologie médicale d'en pratiquer l'exercice hospitalier en CHU...précisant que le Sénat l'avait refusé pour des questions de sécurité sanitaire.

L'introduction de cet article vise uniquement, selon ces organisations, à réinstituer des modes de recrutement hospitalo-universitaire qui prévalaient avant la réforme de la biologie médicale du 13 janvier 2010. Alors que  la titularisation de chercheurs, médecins d'autres spécialités ou scientifiques de haut niveau en recherche fondamentale est "contraire à l'intérêt des malades", puisqu'ils peuvent ne pas avoir la compétence requise pour exercer les actes médicaux. Il y a dans l'introduction de l'article qui avait été, le 17 novembre, retiré par les sénateurs, une sorte d'amalgame qui est fait entre acte médical et activité de recherche.

Si des mesures d'adaptation transitoire "respectant la qualité de soins" peuvent être envisagées, ajoutent les organisations, elles ne peuvent en aucun cas être examinées "dans l'urgence et dans le cadre d'un cavalier législatif".
Elles souhaitent donc l'ouverture d'une concertation sur le sujet, dans le but d'envisager une ouverture possible de la spécialité respectant à la fois les garanties dues aux patients et le financement par l'assurance maladie.



1) Syndicat national des médecins biologistes des centres hospitaliers universitaires (SNMB-CHU).
Fédération nationale des syndicats de praticiens biologistes hospitaliers et hospitalo-universitaires (FNSPBHU).
Syndicat des jeunes biologistes médicaux (SJBM).
Fédération nationale des syndicats d'internes en pharmacie (FNSIP).
Fédération nationale des syndicats des pharmaciens et biologistes assistants des hôpitaux (FNSPBAH)

lundi 22 novembre 2010

L'AMUF souhaite la reprise d'un dialogue constructif avec le nouveau ministre de la Santé

L'Association des médecins urgentistes de France (AMUF), présidée par Patrick Pelloux, souhaite retrouver "un dialogue constructif" avec Xavier Bertrand au ministère de la Santé, après "l'absence de dialogue" avec Roselyne Bachelot-Narquin.


L'AMUF, en pointe pour la prise en compte des problèmes touchant les services d'urgence, notamment lors de la canicule de 2003 "entend faire avancer les dossiers cruciaux que sont les urgences, les SAMU, SMUR et la gestion des situations de catastrophes".

Ainsi dans le communiqué diffusé ce lundi 22 novembre, l'AMUF estime que "le dialogue constructif qui avait existé lors de la précédente mandature de Xavier Bertrand et les avancées qui en avaient découlé doivent à nouveau être de mise".
L'AMUF précise "qu'elle a des propositions constructives à soumettre, qu'elle n'a jamais pu faire entendre car blacklistée des interlocuteurs du ministère de la Santé."
Elle dit espérer "que des relations normales pourront être nouées avec Xavier Bertrand et Nora Berra secrétaire d'Etat à la Santé , dans l'intérêt de la sécurité sanitaire de nos concitoyens".

"L'absence de dialogue qui a caractérisé le mandat de la précédente ministre ne peut être que délétère à l'organisation des soins sur notre territoire" a notamment déclaré le susdit communiqué.

Note de "La Vie Hospitalière" : Nous souhaitons vivement qu'un dialogue réel se réalise avec Xavier Bertrand, particulièrement en ce qui concerne les urgences dont certains services pourraient être fermés la nuit, ceci apparaît être un acte comptable strict bien loin des nécessités de maintenir opérationnels tous les services dans l'intérêt général de tous.

vendredi 19 novembre 2010

Nous avons un nouveau ministre de la Santé

Xavier Bertrand fait son retour dans le gouvernement Fillon III.
Le député maire de Saint-Quentin (Aisne) dans ce nouveau gouvernement possède un portefeuille très large : ministre du travail, de l'emploi et de la santé. Il quitte ainsi sa fonction de secrétaire général de l'UMP, où il devrait être remplacé théoriquement par Jean-François Copé, ce dernier Député-Maire de la Ville de Meaux (en Seine-et-Marne), et dont l' hôpital se trouve brusquement gravement déficitaire...

La question est posée que feront Xavier Bertrand et François Copé pour redonner à l'hôpital de Meaux des moyens à la hauteur de ses besoins?


A suivre de très près...

Une Tente à l’Hôpital Charmant de Toulouse est dressée depuis plus d'un mois!

Appel de l’Hôpital Charmant (1)  
ou comment se réapproprier le droit de penser et de résister ensemble!

A Charmant, donc l’Hôpital Marchant, beaucoup d’anciens craignaient de quitter le métier sur une terre de désolation clinique, dans un univers de grisaille inerte. Et pourtant …

Allez savoir pourquoi ce lundi 18 octobre 2010 (2), nous, soignants, nous sommes rebiffés alors que nous étions traités depuis bien longtemps comme les ouvriers spécialisés d’une usine à « produits de soins » des Temps modernes. Stock de robots blancs multitâches, bardés de clefs et de bips, baladés ici et là en fonction des unités à réapprovisionner, un oeil rivé sur les caméras, l’autre sur les écrans d’ordinateur. Du côté patients, même gestion : un stock d’entrants et de sortants, à estampiller du code barre DSM (3) en vue de la T2A et à réguler en fonction de l’offre et de la demande.

Ce 18 octobre, nous avons fait un arrêt sur image, un bilan humain de cette gestion à flux tendu des stocks de la sacro-sainte économie d’échelle : épuisement, perte de sens, pénibilité, clivage organisé, glissements de tâches, précarisation, culpabilisation, ambiance délétère de concurrence entre rayons/pôles, arrogance et mépris des instances dirigeantes, plus on monte à la fameuse échelle.

Les discussions vont bon train : « comme si tout l’arsenal sécu, bips et compagnie ça soignait ! Le pire c’est qu’on s’est tous laissé prendre. Mêmes les toubibs, ils prescrivent dès l’entrée d’un patient une Mise en Chambre d’Isolement (MCI) si besoin, puisqu’ils savent qu’on est pas nombreux et qu’en plus on est que des nanas en service !
On ne peut pas leur en vouloir mais c’est tout de même le monde à l’envers ! » ... « Cette semaine, lundi j’étais en matin, mardi en après-midi, mercredi en journée eet jeudi vendredi en nuit ! Suis sur les rotules. T’es dispo pour les patients avec un planning comme ça !»... « Cette semaine on nous a dit qu’on utilisait trop de couvertures pour les patients. Ben oui, les nuits sont froides et ils en ont tous deux par personne ! » Waouh, quel gâchis ! Ce n’était pas de ça dont avaient rêvé les plus jeunes. C’était contre ça que les plus vieux s’étaient battus.

Le contexte général des luttes contre la réforme des retraites et le mépris opposé par le Président de la République aux millions de personnes dans la rue nous ont certainement aidé, la situation à Marchant n’étant qu’un reflet local d’un ras le bol général.

Quoi qu’il en soit, soutenus par l’ensemble des syndicats de l’hôpital, nous avons dit STOP !

Nous avons décidé de nous arrêter là, à la porte de l’hôpital et d’y planter une tente qui serait à la fois le symbole de notre résistance et une alternative à une action de grève classique, difficilement compatible avec la continuité des soins.

Dès les premiers jours, le défilé sous la tente laissait bien penser que quelque chose était en train de germer sur ce campement. Très rapidement les langues se sont déliées et si le feu aux poudres avait démarré chez les soignants, les techniques et les administratifs pouvaient décliner les mêmes revendications. Puis ceux du dehors s’en sont mêlés et ont déroulées à leur tour les mêmes difficultés.

Une seule solution pour tous : REFUSER et RESISTER. Qu’ils quittent ou prennent leur service, qu’ils soient en repos, en grève ou pas, des cuistots et des familles, des comptables et des ouvriers, des zinzinsoignants et des étudiants, des ambulancières et des lingères, des patients et des « usagers », des docteurs et des secrétaires se relaient 24h/24. Bref, c’est devenu en quatre semaines un joyeux barnum sur lequel veille tranquillement l’Equipe de sécurité depuis sa loge.

Les passants, des associations, des collègues inter-pro, des étudiants, des familles, des patients, des élus apportent à la tente palettes et victuailles à toute heure du jour et du soir. Autour du brasero, un p’tit tour, un casse-croûte, un canon et puis s’en vont. Ça discute dur, politique et soin, politique de soin. Des violoneux modernes apportent leur écot musical aux soirées. Le dedans et le dehors se rencontrent, les générations, les corporations, les cultures aussi.

Le Cahier de Doléances, ouvert à tous, de l’hôpital ou d’ailleurs se remplit. Certains laissent un message, d’autres, juste leur nom. Extraits :

Parole de patients :

« Quand un patient est attaché dans la chambre d’isolement … l’effet, croyez-moi se trouve renversé, voire destructeur pour le sujet ». La discussion continue après la rédaction de son témoignage :
« Vous avez raison de vous battre pour être plus nombreux pour pouvoir prendre le temps de vous asseoir avec nous … »

Paroles de soignants :

« L’’hiver arrive et la température des chambres chute vertigineusement dans notre service. Cet été par contre, l’alarme incendie d’une chambre s’est déclenchée en raison de la chaleur combinée aux vapeurs d’urine !... » (relevés de température dans les chambres d’un service voisin, sur une semaine l’été passé aux moment les plus chauds de la journée : 36°).

« Un matin où je suis allée renforcer dans le service de gériatrie, j’ai passé la relève à une équipe d’après-midi composée d’une étudiante infirmière 3ème année et d’un interne en médecine en stage pour un mois ! (en lieu et place de 2 infirmières) ».

Jusqu’ici le Directeur a joué la montre (vacances, mauvais temps). Il a essayé le bluff et la force. Au bout de 3 semaines, aucune avancée significative, si ce n’est que le Directeur a demandé notre évacuation par les forces de l’ordre et que la Préfecture a refusée. Nous n’avons toujours pas de RV à l’ARS :                 « Qu’est-ce que vous voulez, en Novembre il y a des ponts » !.

Aucune instance dirigeante n’a voulu prendre l’affaire de la Tente de Marchant au sérieux, disant à qui voulait l’entendre que cette action reposait sur une tête d’épingle de jusqueboutistes.

De notre côté aussi nous avons joué la montre, le temps que tous les collègues rentrent de vacances.

Dès leur retour, nous avons organisé en 2 jours une consultation pour savoir si l’ensemble des personnels soutenait toujours l’action. Si nous avions la conviction que tous étaient convaincus, les résultats du scrutin (votes à bulletin secret à la tente, de 6h à 22h le 4 novembre) ont dépassé nos espérances : Sur 1200 personnels de l’hôpital, 429 votants et 91% POUR !

Une majorité écrasante s’est donc exprimée pour la poursuite du mouvement et assoit désormais notre légitimité. Nous espérions que cette semaine les choses sérieuses commencent mais toutes négociations sont reportées après le pont du 11 novembre. D’ici là, nous avons besoin de vous tous.

Pour le moment, nous faisons figure de dernier village gaulois alors que : Les revendications à l’Hôpital Marchant sont les mêmes que partout dans la santé et particulièrement en psychiatrie, où l’humain fait encore plus cruellement défaut. Les exigences que nous avons sont liées à une éthique de soin, au respect de l’humain et des conditions de travail que tout professionnel est en droit d’exiger.

En cela, ces revendications concernent les professionnels certes mais aussi l’ensemble de la société civile. Nous avons besoin de tous pour avancer.

Appel à tous les hôpitaux psychiatriques
et l’ensemble de la communauté psy

ENTREZ EN RESISTANCE !

Appel aux usagers, aux familles et à tous les élus

Soutenez publiquement l’Hôpital Marchant !

Manifestez sur le campement !

Écrivez au Directeur de l’Hôpital Marchant (4)

Au Directeur de l’ARS (5)

Et sur le blog

http://marchantlatente.canalblog.com

1) C’est ainsi que nos anciens appellent le Centre Hospitalier Gérard Marchant de Toulouse


2) Le vendredi 16 octobre 2010, les personnels du CH G. Marchant, soutenus par les syndicats CFDT, CGT, FO et Sud, en unité d’action, ont décidé de se mettre en grève reconductible à partir du lundi 18 et de planter une Tente à l’entrée de l’hôpital, symbole de leur résistance et alternative à une grève difficilement compatible avec le service public hospitalier.


3) Classification des maladies par code.


4)  Centre Hospitalier Gérard Marchant, Directeur, 134 route d’Espagne, 31057 Toulouse cedex


5)  M. Chastel, Directeur de l’Agence Régionale de Santé, 10 chemin du Raisin, 31050 Toulouse cedex 9

Lien :


http://storage.canalblog.com/50/81/797644/58848155.pdf

jeudi 18 novembre 2010

Rejet par le Sénat des maisons de naissance

Rappelons que l'Assemblée nationale, avait voté pour l' expérimentation de maisons de naissance qu'elle avait pourtant supprimée en commission mais après l'avoir mieux encadrée en adossant cesdites "maisons" aux maternités.


Selon un document en annexe du PLFSS 2011, les économies réalisées pendant l'expérimentation s'élèveraient à 350.000 euros par an sur 5 maisons de naissance...pour environ 12.000 naissances par an, il est évalué une économie de 7 millions d'euros (1).

Présentement la Commission des Affaires sociales du Sénat a supprimé l’article du PLFSS 2011 sur les maisons de naissance, qui sera de fait réexaminé lors de sa discussion en Commission Mixte Paritaire (comprenant des députés et sénateurs).


Certains sénateurs (de droite comme de gauche) se sont interrogés, ainsi Annie Demontès (PS) a dénoncé les fermetures de petites maternités:

"Vous avez décidé de fermer des maternités de proximité sous prétexte qu'elles ne permettaient pas d'assurer la sécurité, et, aujourd'hui vous nous proposez des maisons de naissances".
André Lardeux (UMP) quant à lui était interrogateur:

"Pourquoi ne pas proposer aux responsables de maternité de proposer de nouveaux services aux femmes qui désirent un accouchement moins médicalisé?".

Ceci écrit, nous souhaitons toutefois que ce ne soit pas une manoeuvre déguisée visant à mettre encore un peu plus à mal les petites maternités.
Un souhait: que ces "maisons de naissance" soient effectivement rattachées aux maternités des centres hospitaliers publics, c'est une sécurité pour toutes les mamans, car hélas, il peut toujours y avoir un problème de dernière minute lors de l'accouchement ou après, malgré tout le "suivi préalable" qui aurait été fait.
Ensuite il faudra se positionner sur la responsabilité que le gouvernement aura prise, car en matière de résultats au niveau des accouchements (cliniques privées et maternités publiques confondus) nous sommes loin d'être les meilleurs.

Nous connaissons les risques en tant qu'hospitaliers et surtout qu'il faut disposer de tous les moyens pour pouvoir faire face à un problème qui survient alors que sa probabilité était faible.



1) Il est envisagé environ 1,5% des naissances dans ces 60 maisons de naissance, ce qui représenterait un minimum d'économie de 4,2 millions d'euros par an (sic)...il est terrible de mettre en avant les "économies réalisables"...sans autre commentaire.

mercredi 17 novembre 2010

Le décret sur le licenciement des fonctionnaires est paru au J.O.

Le décret permettant de licencier les fonctionnaires d'Etat qui refuseraient 3 offres d'emploi en remplacement d'un poste perdu dans le cadre d'une restructuration est entré en vigueur.


L'ancien ministre de la Fonction publique Eric Woerth a  estimé "ce décret  profondément normal". Le Journal Officiel a publié mardi le décret portant sur la réorientation professionnelle  des fonctionnaires d'Etat et permettant de licencier ceux qui refuseraient trois offres d'emploi en remplacement d'un poste perdu dans le cadre d'une restructuration.
Ainsi il sera fait trois propositions au fonctionnaire, si à la dernière il refuse il sera jetté à la rue sans aucune indemnité. Selon toujours le même Eric Woerth : "si la personne refuse, c'est qu'au fond, elle n'a plus envie de travailler dans l'administration...  il n'y a pas de raison que l'administration continue à ce moment là à payer",


Les attaques contre les fonctionnaires sont de plus en plus évidentes et très loin de rassurer la plus grande majorité des fonctionnaires qui se sentent de plus en plus malmenés par des politiciens de plus en plus éloignés du respect des fonctionnaires et de leurs statuts.

C'est du n'importe quoi! Mais ce décret démontre combien les représentants politiques actuels ont engagés tous les moyens pour briser les fonctionnaires qui constituent pourtant la trame de notre société.

Cette attaque supplémentaire est indigne d'hommes politiques dont le premier de leurs devoirs est de préserver la République de  certains  prédateurs...

Monsieur Eric Woerth votre démission serait la bienvenue.

mercredi 10 novembre 2010

Promulgation de la loi sur les retraites!

Hier la loi sur les retraites a été signé par le Président de la République, c'est à dire au lendemain même de la décision du Conseil constitutionnel qui validait cette susdite loi...
Elle a été publiée ce jour au Journal Officiel (JO n° 261), le texte intégral est consultable sur le site du "Syndicat Autonome Santé" (185 pages).


A suivre...de très près...

mardi 9 novembre 2010

Le Conseil constitutionnel ne s'est pas opposé à la réforme des retraites...

Le Conseil constitutionnel a validé ce jour la réforme des retraites votée par le Parlement, autorisant ainsi la promulgation de la loi, qui devrait se faire le 15 novembre et être publiée très rapidement au Journal officiel.

Les Sages ont censuré quelques amendements relatifs à la réforme de la médecine du travail.

"Le Conseil constitutionnel a jugé conformes à la Constitution les articles contestés par les parlementaires socialistes" selon un communiqué des Sages. Cette décision concerne notamment les bornes d’âge, décalées de deux années ( 60 à 62 ans et 65 à 67 ans).
Ceci écrit, les membres du Conseil constititionnel ont "jugé que le report de 65 à 67 ans de la limite d’âge ouvrant droit à une pension sans décote n’est pas contraire au principe d’égalité entre les femmes et les hommes".

A noter l'invalidation de 13 articles relatifs à la réforme de la médecine du travail, à savoir les articles 63 à 75 du texte.
Le Conseil constitutionnel a estimé que ces dispositions ajoutées au cours du débat parlementaire par voie d’amendement "n’avaient pas de lien avec le projet de loi initial" constituant de fait des "cavaliers législatifs".

Les Sages ont déclaré ces articles "contraires à la Constitution", selon toujours le susdit communiqué.
Ainsi si le gouvernement veut amener cette réforme de la médecine du travail, il devra prévoir un nouveau projet de loi.

Le Conseil constitutionnel a aussi dans son communiqué : "jugé que la décision du président de l’Assemblée nationale d’interrompre les explications de vote n’a pas porté atteinte aux exigences de clarté et de sincérité du débat parlementaire".
En deuxième lieu, il a relevé que le législateur "n’a méconnu ni le principe d’égalité ni l’exigence constitutionnelle relative à une politique de solidarité nationale en faveur des travailleurs retraités".

Réforme des retraites: Le temps des trahisons!

Quel constat devons-nous faire? nous hospitaliers qui voyons bien qu'après la loi HPST  de Madame Roselyne Narquin-Bachelot qui va vers une mutualisation des moyens privés et publics, donnant la part belle à des groupes privés, cassant des services, réduisant les personnels  en restructurant, permettant de tirer le plus de profits possibles.

Oui quel constat devons-tirer devant toutes ces orientations gouvernementales qui entraînent une dérive de notre société.

Nous voyons progressivement que ce gouvernement et ses collaborateurs ont des orientations dramatiques pour beaucoup de citoyens et citoyennes, dramatique le mot est juste car en reculant l'âge de la retraite on ne prend pas en compte la pénibilité des emplois dits actifs dans la fonction publique hospitalière notamment et ceci est purement inacceptable, dramatique tout autant pour tous ceux qui recherchent des emplois là on lèse encore un peu plus les jeunes mais aussi les moins jeunes dont ceux qui sont dans la tranche des 55 à 64 ans et qui sont 39 % à ne pas avoir de travail.

Le droit au travail pour tous, c'est une évidence : est de plus en plus bafoué, les chômeurs seront bien évidemment plus nombreux et coûteront bien plus chers à la société, plus de charges encore et encore et encore, mais aussi plus de profits pour ceux qui exploitent la misère humaine sous toutes ses formes.

En ayant une vision plus large nous pouvons estimer que ces hommes politiques,  ces individus qui opèrent souvent loin de nos frontières,  si nous ne les arrêtons pas un jour ils mèneront notre pays à la ruine, comme ils l'ont fait pour la Grèce et d'autres pays à venir...

Nous voyons dans la réalité de chaque jour comment la Grèce s'enfonce progressivement... la société dans cette direction a rien de sociale, les travailleurs sont de plus en plus exploités et derrière tout ceci des groupes financiers qui s'apparentent de plus en plus aux mafieux, tirent les ficelles, sans aucune conscience.

Oui ces politiques, ces individus  ont aucune conscience, ils ne pensent qu'à leurs intérêts et c'est bien là la pire des choses à une époque où nous devons être solidaires et aller de l'avant pour un monde meilleur, alors que nous avons toutes les possibilités pour vivre mieux (on dit que la médecine a fait des bonds prodigieux, que l'on peut vivre plus longtemps?...mais ceux qui sont dans la pauvreté ont-ils les moyens de se soigner?...peuvent-ils espérer vivre plus longtemps?...)..

Ce monde meilleur c'est celui que nous voulons pour nous, nos enfants et petits enfants et non un monde lié étroitement au monde de la finance (nous voyons qu'ils sont sans aucun scrupule, nous faisant payer leur crise, leurs erreurs).

Ce monde là !  ces gens là ! ?...
Nous n'en voulons plus!

Il est temps d'en réaliser toutes les conséquences pour l'avenir.

En ce qui concerne les manifestations contre la réforme des retraites nous sommes très loin d’un échec, une grande majorité a répondu selon ses moyens, et le gouvernement n'est plus représentatif des intérêts des français et des françaises car nous avons eu la preuve qu'il servait encore les intérêts de sociétés privés et que dans le long terme c'est purement la casse des retraites par répartition qui est envisagée (on peut se reporter à un certain travail des députés européens dans ce sens, nous aurons l'occasion d'y revenir lors d'un article car nous sommes tous concernés par ces manipulations politiques).

Quant aux centrales syndicales, particulièrement leurs représentants, nous nous étonnons du manque de stratégie déployée pour contrer le gouvernement, nous nous étonnons aussi des divisions qui fragilisent la force syndicale et désoriente les manifestants qui suivent ces "représentants syndicaux" ... certes nous ne pouvons pas nous les citoyens et citoyennes (qui ont manifesté, qui ont fait grève, qui ont distribué des tracts etc) en rester là...

Maintenant plus rien ne sera comme avant et ce sont les organisations syndicales qui se seront mises en avant qui devront supporter les suites à venir, tout autant, on se rappelle en 2003 comment le sieur Chérèque avait trahi les travailleurs, on se rappellera tout autant les manoeuvres engagées par certains pour déstabiliser les forces revendicatives de notre pays..

Les organisations syndicales indépendantes ont maintenant un rôle plus important car plus le temps passe et plus nous constatons que certaines organisations syndicales jouent un rôle qui nous apparaît bien conciliant avec les hommes politiques.

Ceux qui sont descendus dans la rue, qui se sont mis en grève, qui ont milité selon leurs moyens, ont tous conscience qu'un grand pas a été fait contre ce gouvernement qui dans l'histoire de la France apparaît de plus en plus  terne.

Honte à ces gens qui auront le moment venu des comptes à régler sur toutes les malversations commises (ventes de biens publics, orientations politiques permettant à des groupes de tirer des profits sur des fonds publics, manipulations de toutes sortes:  notons en passant la dernière relative à la dérive de notre protection sociale vers des groupes privés comme Médéric- Malakoff- CDC et CNP ...mais au fait vous êtes vous réellement posé cette question : "A qui profite ces manipulations" (1)?
Il est temps de s'intéresser au patrimoine de tous ces hommes politiques, à leurs revenus exorbitants à leurs relations souvent très discutables avec des groupes financiers étrangers ...

Nous les citoyens et citoyennes nous nous sommes mobilisés comme jamais face   à la réforme des retraites, et nous continuerons la lutte car il est évident que nous ne pouvons pas accepter que notre pays, notre système social, nos acquis soient constamment rognés par des individus qui ne représentent déjà plus par leurs actions les intérêts du peuple qui pourtant les avait élus, le président de la République avait dit " Je ne vous trahirai pas!"....la suite nous a démontré bien le contraire.


1) L'un des frères du président aurait des intérêts selon des rumeurs qui apparaissent fondées, il reste maintenant à poursuivre les investigations beaucoup plus loin, ceci nous fait penser à la mascarade gouvernementale relative à la pandémie et aux commandes de vaccins de la grippe A, en effet l'un des frères du "président de la république" à des intérêts dans l'industrie pharmaceutique...que de rumeurs aussi autour de l'entourage de tous ces gens qui on le sait aujourd'hui : "Ne nous trahirons pas!"...Au fait devons-nous leur faire confiance pour l'avenir de notre pays, pour le devenir de nos institutions, de notre service public qui se réduit de plus en plus avec toutes les conséquences induites et quelquefois irréversibles.


(A suivre)

Ci-dessous pour simple information le communiqué national de confédérations syndicales interprofessionnelles, en date du 8 novembre:
(Notons l'absence d' autres organisations syndicales dont certaines ont été purement écartées écartées des discussions, depuis le départ - comme la FGAF par exemple - comme quoi il y a un  malaise qui perdure gravement ...).



Déclaration commune des organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA

"Après plusieurs semaines de mobilisation et malgré les moyens déployés par le gouvernement pour tenter d’accréditer l’idée que « la page retraite » est tournée, ce sont 1,2 million de salariés qui ont manifesté le 6 novembre dans 243 villes contre cette réforme des retraites injuste et inefficace.

Si chacun a conscience que la loi sur les retraites est susceptible d’être promulguée dans les prochains jours, l’heure n’est pas à la résignation. Les organisations syndicales continueront d’agir pour la réduction des inégalités, une véritable reconnaissance de la pénibilité et d’autres alternatives pour le financement du système de retraites par répartition. Elles réaffirment leur attachement au maintien de l’âge légal de départ en retraite à 60 ans et de l’âge du taux plein à 65 ans.

Elles constatent que la situation économique et sociale reste très dégradée et toujours préoccupante pour les salariés, les retraités, les chômeurs et les jeunes qui subissent toujours durement les conséquences d’une crise qui dure.

Les organisations syndicales considèrent que la mobilisation d’un niveau exceptionnel depuis plusieurs mois a mis en lumière l’insatisfaction criante des salariés et leurs revendications en matière d’emploi, de salaires, de conditions de travail, d’inégalité entre les femmes et les hommes, de fiscalité et de partage des richesses. Elles décident d’approfondir leurs analyses et propositions sur ces questions afin d’interpeller le gouvernement et le patronat.

Les organisations syndicales décident de poursuivre la mobilisation dans l’unité en faisant du 23 novembre une journée nationale interprofessionnelle de mobilisation par des actions multiformes. Ces actions doivent répondre aux préoccupations des salariés et permettre la participation du plus grand nombre. Elles demandent aux organisations territoriales et professionnelles d’en préciser les modalités (rassemblements, manifestations, meetings, arrêts de travail…).

Des initiatives dans les territoires et les entreprises sont déjà prévues. Les organisations syndicales veilleront à assurer leurs réussites.

Les organisations syndicales s’engagent dès à présent à participer activement à la journée d’action Européenne du 15 décembre pour s’opposer aux plans d’austérité qui se multiplient en Europe.

Les organisations se reverront le 29 novembre 2010."

dimanche 7 novembre 2010

Après la pluie...

L’heure n’est pas à la résignation !



Appel de la rencontre nationale de Tours du 6 novembre

Le 6 novembre à Tours se sont réuni-e-s les délégué-e-s mandaté-e-s ou observateurs/trices de 25 Assemblées Générales (AG) interprofessionnelles, AG de lutte, intersyndicales ouvertes à des non-syndiqué-e-s, collectifs, coordinations intersecteurs, etc..., de Laval, Le Havre, Angers, Béziers, Saint Etienne, Roanne, Chambéry, Nantes, Angoulême, Cognac, Bayonne, Chinon, Nîmes, Tours, Saint Denis, Rouen, Champigny, Paris-Est, Paris-Centre, Paris Ve/XIIIe, Paris XXe, Vannes, Lille, Grenoble et Nancy (sont excusées les villes de Aubenas, Agen, Brest, Rennes, Montpellier et Sarlat).

Les travailleur/se-s du public et du privé, les chômeur/se-s, les retraité-e-s, les lycéen-ne-s et les étudiant-e-s se sont mobilisé-e-s massivement par la grève, la manifestation et les actions de blocage pour le retrait de la réforme des retraites, avec le soutien de la majorité de la population. Pourtant, le pouvoir n’a répondu que par le mépris, la désinformation, la répression, l’atteinte au droit de grève, et il décide de passer en force.

La lutte contre la réforme des retraites arrive à un moment charnière. Alors que le gouvernement et la plupart des médias nous annoncent depuis des semaines la fin de la mobilisation, des actions de blocage et de solidarité sont menées dans tout le pays et les manifestations sont encore massives. Cette loi doit être abrogée. Nous refusons l’enterrement du mouvement après le vote de la loi.

La stratégie de l’intersyndicale a été un échec pour les travailleur/se-s.
Mais l’heure n’est pas à la résignation : nous sommes résolu-e-s à continuer le combat. Dans de nombreuses localités, celles et ceux qui luttent, syndiqué-e-s de diverses organisations et non-syndiqué-e-s, se sont retrouvé-e-s dans des Assemblés générales et des collectifs pour réfléchir et agir ensemble : informer, soutenir les secteurs en lutte, étendre la grève reconductible, organiser des actions de blocage. Nous voulons que cette dynamique de l’auto-organisation et de l’action commune se pérennise, s’amplifie et se coordonne.


Ce mouvement s’inscrit dans une perspective plus large pour donner un coup d’arrêt à la politique du gouvernement et du patronat, qui préparent de nouvelles attaques, notamment sur l’assurance maladie. Nous restons convaincu-e-s que le seul moyen de gagner contre le gouvernement est le blocage de l’économie et la grève générale.

Nous appelons à faire front contre la répression qui frappe de plus en plus brutalement celles et ceux qui participent au mouvement social.



Nous avons tenu cette réunion nationale pour commencer à discuter entre nous, à nous coordonner et à mener des actions communes.



Nous appelons celles et ceux qui luttent à se réunir en Assemblées générales s’il n’y en a pas encore dans leur localité.



Nous appelons toutes les AG interprofessionnelles, AG de luttes, intersyndicales étendues aux non-syndiqué-e-s, etc., à participer à la prochaine rencontre nationale à Nantes le samedi 27 novembre 2010, en envoyant des délégué-e-s mandaté-e-s.


Nous invitons les organisations syndicales à envoyer des observateur/trice-s à cette rencontre.

Nous appelons aux actions suivantes, venant renforcer les actions de toute nature qui se déroulent quotidiennement :

-Une action symbolique le 11 novembre à 11h pour l’abrogation du projet de loi et en hommage aux morts au travail avant la retraite ;

-une journée d’action de blocage économique le 15 novembre, pour laquelle nous appelons au soutien international ;

-une action symbolique consistant à brûler le texte de loi le jour de sa promulgation.


 ensemblepourleretrait@gmail.com