vendredi 27 mai 2011

Pour la défense de son Hôpital, Ambert se mobilise !

 Les collectifs de défense et de développement des services publics de Thiers-Ambert et de Marsac-en-Livradois, des syndicalistes, des associatifs appellent à une manifestation  demain 28, au départ de la place Georges-Courtial (à 10 heures).

Afin de faire entendre leurs préoccupations quant au devenir du centre hospitalier d'Ambert (Puy-de-Dôme).
Ils demandent notamment le maintien du bloc opératoire qui est menacé de fermeture.

mardi 24 mai 2011

Proposition de loi Fourcade votée par les députés

Ce jour,  les députés ont, en première lecture, voté en faveur de la proposition de loi Fourcade qui modifie la loi HPST (303 députés ont voté pour et 196 députés ont voté contre ce texte qui apparaît de toute évidence  loin de faire l'unanimité...).

Pour rappel: le Sénat,  il y a deux mois, avait adopté par 172 voix  la proposition de loi dite Fourcade (156 sénateurs avaient voté contre).
Le texte  modifie ainsi certaines dispositions de la loi du 21 juillet 2009 portant réforme de l'Hôpital et relative aux Patients, à la Santé et aux Territoires.

Nous constatons que dans sa  version initiale, la proposition de loi  Fourcade comportait 16 mesures susceptibles de modifier la loi HPST, dont 6 relatives à l'organisation des soins de premier recours, 3 aux structures relevant du secteur médico-social...et que lors de la première séance ( le 17 février), le Sénat avait déjà adopté les dispositions prévoyant la création d'une nouvelle structure: la société interprofessionnelle de soins ambulatoires, destinée à faciliter l'exercice groupé et pluridisciplinaire des professions de santé ainsi qu'une nouvelle définition des maisons de santé.

Le  9 mars, les sénateurs avaient déjà supprimé les pénalités financières (1) applicables aux généralistes des zones surdotées refusant de contribuer à l'offre de soins dans les zones les moins favorisées.  Toutefois les sénateurs avaient  maintenu l'obligation, pour les médecins, de déclarer à l'avance au conseil départemental de l'ordre leurs absences programmées (l'adoption de cet amendement s'est concrétisé par 167 voix pour et 158 voix contre).
Signalons que le texte est revenu sur les dispositions adoptées dans la loi HPST imposant aux praticiens de fournir à leurs patients une information détaillée sur le prix d'achat des prothèses et appareillages, toutefois concernant les prothèses dentaires, les chirurgiens dentistes devront signaler à leurs clients les lieux de fabrication des couronnes, bridges etc...

La proposition de loi Fourcade retourne au Sénat, en deuxième lecture, pour ensuite et en finalité être  renvoyée aux députés pour un vote définitif...






1) Qui pouvaient aller jusqu'à 3.000 euros par an.

vendredi 20 mai 2011

La Révision Générale des Politiques Publiques nuit gravement à notre santé !

L'intervention de Monsieur Daniel Paul, député de Seine-Maritime, rapporteur sur le bilan de la RGPP, au cours de la séance du 18 mai 2011, a le mérite d'être claire, c'est un bilan, un triste bilan de la destruction progressive de nos services publics. Une politique contraire à toute logique sociale qui favorise des groupes privés tentaculaires qui participent à la destruction programmée de notre système social, de notre système de santé... qui s'approprient des biens immobiliers avec la complicité de certains  élus (les exemples ne manquent pas) (1),
Nous publions deux interventions publiques de députés, qui donnent un état de la RGPP. Nous regrettons toutefois certaines conséquences graves sur la vie des français et des françaises ne soient pas abordées, en effet la santé des travailleurs, des fonctionnaires des trois fonctions publiques est durement éprouvée.

Intervention de Monsieur Daniel à l'Assemblée Nationale:

"...Au bout de 4 ans de majorité de droite, il est utile d’examiner votre bilan, comme, par exemple, celui qui touche aux services publics:

- Moins 178 Tribunaux d’Instance,

-  Moins 55 Tribunaux de Commerce,

-  Moins 62 Conseils des Prud’hommes,

-   Moins 2 Tribunaux de Grande Instance,

-   Moins 60 établissements pénitentiaires,

-   Moins 180 blocs opératoires,

-    Moins 10.000 postes dans les hôpitaux en 2009, dont près de 5.000 personnels soignants,

-   Moins 4.000 policiers,

-   Moins 40 centres territoriaux de Météo France,

-    Moins 542 emplois dans la sécurité sanitaire de l’alimentation,

-    Moins 65.000 postes d’enseignants entre 2007 et 2011,

-    Moins 10 laboratoires de qualification biologique (sur 14) touchant les dons de sang,

-    4.000 emplois menacés au CNRS…

Cet inventaire, non exhaustif, est certes, moins poétique que celui de Prévert. Mais, c’est votre bilan, celui de la Révision Générale des Politiques Publiques, que d’aucuns nomment Restriction Générale des Politiques Publiques.

Et tout cela au nom de la « modernisation » et de la « réforme » dans notre pays.

Oui, notre pays a besoin de réformes.

La France compte 2 millions de travailleurs pauvres. 1 salarié sur 4 gagne moins de 750 euros par mois. 8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, dont près d’un million de retraités. La précarité énergétique touche 3,4 millions de personnes. Alors, oui, il y a besoin de réformes pour plus d’égalité et de justice sociale dans notre pays.

Mais la RGPP ne remet pas en cause, au contraire, cette situation inacceptable ! Et je dis bien, au contraire, car en éloignant les services publics, elle pénalise surtout ceux qui ont le plus besoin d’eux.

Monsieur le Ministre du Budget affirme qu’il est temps de « tourner le dos à la culture de la dépense ».
Tout d’abord, soyons clairs : nous souscrivons pleinement au principe selon lequel chaque euro doit être utilisé efficacement, en ayant toujours en tête l’intérêt général. Mais, il y a des dépenses utiles, celles qui préparent l’avenir, celles qui confortent le lien social et il y a des dépenses inutiles, celles qui nourrissent les bas de laine des nantis et creusent les inégalités.

Chaque choix est porteur d’une vision différente de la société et du rôle de l’Etat.
La volonté de la droite et du MEDEF de mettre en cause le secteur public n’est pas nouvelle. A l’instar de Mme THATCHER et de M. REAGAN, des idéologues libéraux français ont aussi préconisé cette démarche. Vous l’avez mise en œuvre dès votre arrivée, avec l’objectif de supprimer 400 000 emplois dans le secteur public, de 2007 à 2013. Les prétextes officiels ? La politique libérale européenne et la réduction du déficit public. Pourtant, la Cour des Comptes vient d’indiquer que le déficit budgétaire actuel, est dû, pour 1/3 à la crise économique et financière et pour 2/3 aux cadeaux fiscaux et aux niches qui nourrissent les plus riches.

Mais en réalité,  pour des raisons idéologiques, la droite la plus libérale et le MEDEF n’ont jamais accepté que le secteur public puisse afficher son efficacité et même  sa supériorité face au privé. L’histoire sociale et économique depuis la Libération est éloquente à ce sujet !

 Concrètement, votre politique a un double effet :
-   elle réduit les services publics, avec des effets  dévastateurs en matière de qualité de services à la population, d’égalité d’accès des citoyens, de conditions de travail et de statut des agents.
-   elle privatise des missions ce qui répond, par exemple, aux demandes des cliniques à but lucratif qui veulent faire main basse sur les missions stratégiques qui relevaient des hôpitaux.
On ne supprime pas des postes de policiers et de gendarmes sans toucher à la sécurité ; on ne réduit pas les postes dans les CAF sans impact pour les usagers ; on ne ferme pas des bureaux de poste ou des services hospitaliers sans risques, comme le montrent plusieurs exemples récents.
 Ainsi, Monsieur  Chatel, ministre de l’Education Nationale, a reconnu que 150.000 jeunes quittent, en échec, le système scolaire. Or, si vous prônez les vertus de l’accompagnement scolaire personnalisé et des stages de rattrapage pour soutenir les élèves les plus en difficulté,  c’est pour les mettre à la charge des parents et/ou des collectivités, tout en maintenant la suppression de 16.000 postes en septembre et en suggérant le recours au « Pôle Emploi » pour trouver des enseignants.
 Alors, oui, il faut dresser le bilan de cette politique, de ce qu’elle coûte à nos concitoyens, à notre pays. Il faut entendre tous ceux qui refusent et dénoncent la mise en cause des principes fondateurs de notre pacte républicain. Et il faut que la Gauche redonne tout son sens à un secteur public rénové et élargi, afin qu’en France, comme en Europe, la perspective ne soit pas la loi du marché, la concurrence libre et non faussée, les privatisations de ce qui rapporte, synonymes d’appauvrissement et d’inégalités accrues entre les habitants et les territoires."

"La Vie Hospitalière" a relevé aussi la participation de Monsieur Jean-Claude Sandrier, député du Cher, qui dénonce les conséquences de la RGPP (le débat sur le bilan de la RGPP a été transmis en direct sur LCP, le 18 mai), il n'y a pas un aspect de cette politique qui puisse être favorable à l'épanouissement de la France, toutes les orientations vont vers un seul et même chemin : celui de l'appropriation des richesses publiques à des cartels qui rivalisent d'innovations et de moyens pour accumuler des capitaux, les atteintes aux services publics ont commencé depuis les Etats Unis d'Amérique. ... ne l'oublions pas, nous dénoncions les dangers de l'AGCS (2).... aujourd'hui il faudrait :"ne rien entendre et ne rien voir... pour rien dire"...mais ce que supportent les citoyens et citoyennes dépassent tous les discours, les maux sont profonds des personnes se suicident à cause des conditions de "management" (France Télécom, La Poste, (3) et  bien d'autres entreprises ... tout en ajoutant que la Fonction Publique Hospitalière a aussi ses tristes exemples).

Intervention de Monsieur Jean-Claude Sandrier  à l'Assemblée Nationale:

"Monsieur le président, monsieur le ministre, chers collègues, je ne reviendrai pas sur l’exposé des conséquences désastreuses de la politique de Révision Générale des Politiques Publiques conduite au pas de charge depuis 2007. Mon collègue Daniel Paul en a dressé en introduction un tableau édifiant.
Je voudrais revenir plus spécifiquement sur les enjeux et les incidences économiques et budgétaires de cette RGPP. Ce programme est en effet emblématique de la politique que le Gouvernement conduit, de ses échecs et de ses visées purement idéologiques. Emblématique aussi de votre volonté de soumettre la politique aux forces du marché et d’accélérer en conséquence le démantèlement de notre modèle social.
D’ailleurs il faudra bien un jour que le Gouvernement prenne le temps de nous expliquer quelles sont ces forces occultes, quasiment divines, que vous appelez les « marchés », plus particulièrement les « marchés financiers » et qui, par une sorte de pouvoir surnaturel, échapperaient à la loi des hommes et à la démocratie, c’est-à-dire à la volonté des peuples.
Pour ma part, j’hésite entre l’intervention de cette fameuse « main invisible » chère à Adam Smith et la main de la sœur de cet empereur malgache qui, voyant ses pouvoirs lui échapper, en accusait très injustement sa sœur.
Mais d’abord, soulignons que l’un des traits marquants de ce programme de réformes est son caractère autoritaire. Il faut bien constater, avec les rapporteurs du groupe de travail sur l’évaluation de la RGPP, que « cette méthode n’a pas constitué, depuis son lancement, un modèle en matière d’information des parlementaires sur l’action conduite par le Gouvernement ».
La RGPP n’est pas un outil de progrès ; c’est une machine de guerre pour dégager de l’argent public et le transférer à la sphère privée.
Le baromètre Acteurs publics/Ifop d'avril dernier est éclairant : 78 % des cadres de la fonction publique estiment que la qualité du service rendu aux usagers s'est dégradée du fait des réformes en cours et 80 % jugent que l'environnement et les conditions de travail se sont détériorés depuis 2007.
Vous nous dites que l'État est en faillite mais, si la situation de nos finances publiques est à ce point alarmante, c'est parce que vous avez accordé, selon le rapport de notre rapporteur général du budget Gilles Carrez, 100 milliards d'euros de cadeaux fiscaux. Pour quel bilan économique et financier ?
Non seulement vous avez doublé la dette publique en dix ans mais vos largesses incessantes en faveur des plus riches ont plus contribué à créer les bulles spéculatives qu'à alimenter la croissance économique et développer l'emploi. Et,  ne me dites pas que c'est la faute de la crise car il faudrait alors expliquer qui en est responsable, ce qui est fort bien résumé dans le rapport de la commission Stiglitz créée par l'ONU, intitulé « Pour une vraie réforme du système monétaire et financier international ». Je cite : « La crise n'est pas un simple accident comme on n’en voit qu'une fois par siècle, quelque chose qui est seulement « arrivé » à l'économie, qu'on ne pouvait pas prévoir et encore moins éviter. Nous sommes convaincus qu 'elle est due, au contraire, à l'action humaine : elle a été le résultat de fautes du secteur privé et de politiques mal orientées et vouées à l'échec des pouvoirs publics ».
Vous êtes par conséquent à 100 % responsables du déficit budgétaire, dû pour deux tiers à des cadeaux fiscaux que vous avez faits et pour un tiers à la crise dont vous êtes les coresponsables !
Cet échec est aussi celui de la stratégie de Lisbonne. Le pacte de stabilité monétaire n'a eu pour effet, en dix ans, que de brider les investissements et les salaires, de maintenir un chômage de masse, d’accroître les inégalités, de freiner la croissance, d’ouvrir la voie à une régression sociale sans précédent et de laisser les États face à l'appétit de financiers privés.
Alors que les banques et les actionnaires ont accumulé des profits considérables, il n'est rien proposé d'autre aujourd'hui, sous la pression des marchés financiers, que d'imposer toujours plus d'austérité aux peuples européens, de baisser les salaires et les pensions, d'imposer un nouveau recul de l'âge de la retraite, de déréglementer toujours davantage le marché du travail et enfin de démanteler un peu plus l'État par la voie de la fameuse Révision Générale des Politiques Publiques.
Votre seule stratégie est celle de la fuite en avant. Vous trompez nos concitoyens pour présenter comme indispensable une baisse des dépenses publiques alors qu'il ne s'agit pour vous que de ne pas remettre en cause les cadeaux fiscaux que vous avez octroyés sans compter aux plus grosses entreprises et aux privilégiés. Et vous vous préparez à le faire de nouveau en allégeant l'impôt sur la fortune, ce qui va coûter 1 milliard d'euros. Une mesure qui n'intéresse que deux Français sur mille !
Mesure que vous allez financer par le gel des salaires des fonctionnaires, qui rapportera 900 millions d'euros. La taxation des grosses successions de 5% supplémentaires n’est qu’un gadget qui ne va pas faire trembler les plus riches.
Vous maquillez en politique vertueuse de gestion des comptes publics une croisade idéologique contre l'État et les services publics. L'objectif prioritaire de votre politique de révision générale, ou plutôt de régression générale, des politiques publiques n'est pas d'améliorer le fonctionnement de nos administrations, sinon à la marge, mais d'accompagner la réalisation de vos objectifs de réduction des effectifs : 150.000 postes entre 2007 et 2012, soit 7 % de la fonction publique d'État.
Ce n'est dans votre esprit qu'une première étape. Les conséquences en sont pourtant dès à présent désastreuses dans les secteurs de l'éducation, de la justice, de la sécurité publique, de la formation professionnelle et de l'emploi pour ne rien dire des hôpitaux, sommés aujourd'hui de se soumettre à l'unique critère de la rentabilité et qui connaissent eux aussi leur lot de fermetures de services et de suppressions de postes – 1.000 par an à l'Assistance publique de Paris, leurs investissements étant divisés par trois ou quatre.Nos concitoyens paient chaque jour les conséquences de vos visées idéologiques, qui consistent à entretenir un double mythe : celui d'un État tentaculaire et inefficace, celui d’un libéralisme qui libérerait l'initiative privée et l'investissement alors qu'il ne sert depuis trente ans que la seule logique de la rente et de l'accumulation des profits en faveur d'une poignée de privilégiés.
Faut-il illustrer cette réalité par quelques chiffres ? C'est un jeu d’enfant tant les études abondent pour le prouver.
L’OCDE nous apprend qu’en 18 ans, si les salaires ont augmenté en France de 81 %, les dividendes ont quant à eux progressé de 355 % !
Par ailleurs, selon la commission des prélèvements obligatoires près de la Cour des Comptes, un pour cent des Français les plus riches ne payent pas un impôt au taux de 40 % comme ils le devraient mais seulement de 18 %. Quant au millième le plus riche, il ne supporterait qu’un taux de 15 %.
Je vous invite à lire un récent document de l'OCDE qui démontre le creusement des inégalités et combien l’efficacité économique peut en être affectée.
Pour appuyer ma démonstration, je vous citerai l’économiste américain Jeffrey Sachs, président de l’université Columbia de New York : « Il faut expressément considérer les impôts comme le prix à payer pour développer la « civilisation ». Aux États-Unis, on préfère […]comprimer les budgets de l’éducation, de la santé, des sciences et technologies ou du développement durable, […] c’est un mauvais choix. En revanche, couper dans les budgets militaires, augmenter les impôts des sociétés et des riches, éliminer les paradis fiscaux, c’est la voie pour construire une société juste et productive. »
Cessez donc d'instruire le procès des enseignants, des infirmières, de tous les services publics : instruisez plutôt celui de ceux qui s'enrichissent du travail des autres.
La conséquence de votre politique est que l'État « fait moins » et vous voulez désormais entraîner les collectivités locales, qui réalisent plus des deux tiers de l'investissement public, dans la même spirale de l'impuissance en réduisant leurs ressources, faisant ainsi le lit de la récession économique.
Les Français ne sont pas dupes et, dans leur grande majorité, jugent très sévèrement votre politique à l'égard des services publics. Le sondage TNS Sofres réalisé en avril dernier est sans appel : 71 % de nos concitoyens considèrent que le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux est « une mauvaise chose ».
La priorité n'est pas aujourd'hui d'appauvrir toujours davantage l'État dans son rôle de créateur d'égalité entre les Français mais de promouvoir une autre répartition des richesses, favorable aux salaires et à l'investissement, par un véritable printemps fiscal, organisant le retour à un impôt progressif et juste, par la taxation du capital et la remise en cause des cadeaux fiscaux.
Nous militons enfin depuis des années pour que soit mis en œuvre un pôle financier public dont le rôle serait, entre autres, d'octroyer aux PME-PMI des prêts à taux bonifiés dès lors qu'elles s'engagent à privilégier l'emploi, les salaires et l'investissement.
L'urgence est de sortir de la spirale infernale du moins-disant social et fiscal, de la course à une compétitivité qui devient absurde car elle se fait au service des appétits des marchés financiers et non de l'intérêt général.
Il est grand temps de mettre fin à cette politique de Régression Générale des Politiques Publiques.".


A cet effet "La Vie Hospitalière" dénonce vivement le "management "  qui s'inscrit dans le cadre de la RGPP, ainsi, le 4 mai  au Ministère du Travail (Tour Mirabeau) un  inspecteur du Travail, a mis fin à ses jours, il était le secrétaire national d'un syndicat d' inspecteurs du travail (SNU TEFE).
Luc Beal Rainaldy a laissé un message à sa famille dans lequel il dénonçait "...des relations sociales de plus en plus dures...".
Nos premières pensées vont à sa femme et à ses enfants.
La RGPP tue. Les responsables ne devront pas rester impunis!

1) Il faudra bien que soient restitué ces biens qui appartiennent au patrimoine de notre pays, il faudra bien que des enquêtes déterminent les degrés de responsabilité des élus qui participent à la dilapidation de notre patrimoine commun à tous et imposent un régime plus ou moins mafiosi, ou le profit se réalise à n'importe quel prix. Il est temps de demander  des comptes et de poursuivre tous ceux qui de près et de loin participent au pillage de notre pays.

2) L'AGCS ou GATS (en anglais).

3) Concernant "La Poste" cette entreprise publique qui depuis cette année est une société anonyme..."La Vie Hospitaliere" rappelle que le Syndicat professionnel des médecins de la Poste avait dressé un bilan alarmant concernant les taux d'absentéisme, l'épuisement physique et tout autant psychique, une très forte augmentation des accidents au travail, des suicides !... C'est un constat   inquiétant qui touche les 300.000 postiers de France.
Selon le syndicat de médecins: "...il faut engager des actions concrètes pour enrayer ce qui pourrait vite devenir un processus morbide connus aujourd'hui par d'autres entreprises comme France Télécom "...pour "La Poste" : "il a été créé dès septembre 2009 un dispositif d'évaluation scientifique du stress professionnel (DESSP)..." Le syndicat SUD-PTT a dénoncé le fait qu'aucun salarié pouvait être représenté au conseil scientifique du DESSP, ce qui ne permettait pas de juger de la situation effective sur le terrain.

mercredi 18 mai 2011

Manifestation le 31 mai 2011 contre le gel des salaires!

Les organisations syndicales ont lancée une journée d'action pour le 31 mai contre le gel des salaires,  la Fédération Générale Autonome des Fonctionnaires (FGAF) se joint à cette action et appelle ses adhérents et sympathisants à se joindre au mouvement afin de  protester contre le gel des traitements des fonctionnaires jusqu’en 2012.

L' appel a été relayé par toutes les organisations syndicales de fonctionnaires (1)

Le rendez-vous pour la capitale est fixé à 11 heures 30  à Bercy (Place du bataillon du Pacifique - métro Bercy) pour  aller en direction de la Place de la Bastille.

Et, ensuite ?...la question est posée, car il n'est plus possible de continuer à manifester dans les rues sans suite...le gouvernement se moque bien des fonctionnaires !

Quant aux organisations syndicales il est temps pour elles d'envisager des actions sur du long terme et non sur le seul temps réservé lors d'un parcours autorisé de telle heure à telle heure...
Le temps est à l'action, à la défense de nos droits souillés de plus en plus, nous ne pouvons que rappeler qu'il faut aller plus loin mener des actions durables, et, pourquoi ne pas camper devant les ministères ? Il est temps de réagir autrement, face à des nantis qui ont tous les moyens de nous manipuler, qui nous trompent et coûtent chers à la société (pensions à vie exorbitantes avec des cumuls liés aux différents postes, avantages et primes tout autant inacceptables, mais ce n'est pas tout il y a bien des manipulations qui visent à favoriser des intérêts purement privés !
Il faut des actions qui aillent plus loin que de simples manifestations temporelles, les infirmières avaient montré l'exemple devant le Ministère de la Santé (il y a 20 ans déjà)!... cette tente qui est restée face aux pouvoirs successifs (de gauche et de droite (2)) est un exemple de la lutte à long terme qui ne saurait s'oublier.
rappelant que nous avions des collègues infirmières qui ont participé à cette action ( Coordination Nationale Infirmière...).
Ceci écrit, des manifestations et appels à la grève sont prévues dans bon nombre de grandes villes.
Souhaitons que le gouvernement revienne sur sa décision du gel du point d'indice en 2012, car autrement c'est à un conflit dur qui pourrait s'engager car trop c'est trop, si Monsieur Georges Tron a estimé "...que le pouvoir d'achat a progressé de 3,9 % en 2009..." , et, reconnu qu'il n'était que"... de 2 % en 2010..." soit quand même presque 50 % de baisse de ce pouvoir d'achat! Il a jugé que "...toutes les mesures qui sont hors point d'indice comptent beaucoup plus que le point d'indice".
Le point d'indice est bien gelé pour 2012 à notre connaissance, et, c'est bien là que le bât blesse.









1) CFDT, CFTC, CGC, CGT, CGT-FO, FSU, Solidaires, UNSA...

2) Les ministres de la Santé sont passés (Messieurs Jean-Louis Bianco et Bruno Durieux sous Madame Edith Cresson, Monsieur Bernard Kouchner sous Monsieur Bérégovoy, madame Simone Veil et Monsieur Philippe Douste-Blazy  sous Monsieur Balladur) la tente est restée...
Bernard Lavilliers avait même donné un concert pour soutenir cette " poignée de résistantes".Il y a eu bien des personnalités qui ont apporté leur soutien, dont l'abbé Pierre.

 

Radiothérapie publique menacée au Nord Seine-et-Marne : "Ne laissons pas faire !"

Le "Syndicat Autonome Santé" du Centre hospitalier de Coulommiers  (Seine-et-Marne) a posé plusieurs questions dans le cadre du Comité technique d'établissement (CTE) afin que le Centre hospitalier de Coulommiers se positionne par rapport à la menace qui pèse sur le service de radiothérapie du Centre hospitalier de Lagny (qui est un service public à part entière rappelons-le), l'organisation syndicale a marqué aussi son inquiétude concernant la perte éventuelle des activités liées à l'oncologie "pouvant être de nature à générer plus de problèmes budgétaires, dans l'avenir"...


L'une des questions a porté sur le financement des trois bunkers de radiothérapie qui seraient installés à Jossigny. En effet le Centre de Radiothérapie et d' Oncologie de Saint-Faron (1) à Mareuil-Lès-Meaux (CROSF) a précisé qu'il allait faire l'acquisition d'un deuxième bunker et que ces deux appareils iraient à Jossigny ...?...

Le "Syndicat Autonome Santé" du Centre hospitalier a dénoncé le fait que ledit CROSF  était très mal placé dans l'enquête de la revue "Le Point" : "Radiothérapie l'enquête qui dérange" en effet il  est sur les listes :
1) des 36 centres sous-équipés;
2) des 48 centres de radiothérapie saturés;
3) des 75 centres en sous-effectif...

Par contre le service de radiothérapie  de Lagny apparaît assez exemplaire (même si il ne dépasse pas le seuil des 600 traitements/an (2) prétexté par Monsieur Claude Evin, Directeur de l'ARS)...

Il apparaît important de maintenir ce service public de radiothérapie, même si dans le nouvel Hôpital de Jossigny il faudra trouver un fonctionnement judicieux (protocole d'accord public-privé) dans le seul intérêt des patients, le service public doit garder la tête haute face aux intérêts mercantiles.

Le Centre hospitalier de Coulommiers.
( Photo "La Vie Hospitalière" )

La Commission médicale d'établissement du Centre hospitalier de Coulommiers a lors de sa séance du 9 mai votée une "motion de soutien au maintien d'une radiothérapie publique de qualité dans le territoire Nord Seine-et-Marne" dans laquelle on peut y lire :

"La communauté médicale du Centre hospitalier de Coulommiers a, en deux décennies, tissé des liens étroits avec le service d'oncologie du Centre hospitalier de Lagny/Marne-la-Vallée, et plus particulièrement avec son service de radiothérapie.

Cette collaboration a permis, au fil des ans, de garantir pour les patients du bassin d'attraction de Coulommiers (80 à 100 000 habitant), une prise en charge complète dans le domaine de la cancérologie, au plus près du domicile des patients (et de leurs familles), dans le strict respect des critères de qualité et de sécurité de l'I.N.C.A.(...) Aussi, l'ensemble du corps médical du Centre hospitalier de Coulommiers exprime, par ses instances représentatives, son soutien au maintien d'une radiothérapie publique de qualité dans le territoire du Nord Seine-et-Marne."

Le "Syndicat Autonome Santé" qui rappelons-le était intervenu auprès de Monsieur Claude Évin, en son temps, estime que des fonds publics ne sauraient plus encore favoriser des intérêts privés, et, qu'il faut redonner au service public toutes ses possibilités d'attractivité.


1) Qui est un service de radiothérapie libéral ...
2) Si  une circulaire officielle de la Direction des Hôpitaux a indiqué qu' ... "Au delà de 450 à 500 traitements par an et par appareil, un centre est considéré comme saturé" ...que l'on nous explique pourquoi un critère de 600 traitements/an est depuis le seuil minimal acceptable ?

vendredi 13 mai 2011

Exposition "Les premiers soins pendant la première guerre mondiale"

L'inauguration de l'exposition  "Les premiers soins pendant la première guerre mondiale" s'est faite ce jour. Elle est ouverte au public depuis le 8 mai,  l'entrée est gratuite, elle se terminera le 31 juillet.

  C'est une exposition thématique au Musée de la Mémoire de Belleau 1914-1918, qui mérite un détour si vous passez dans la région de château-Thierry (1).

Une infirmière de la Croix Rouge Française et un médecin des Armées.
(Photo "La Vie Hospitalière")




Horaires :

Lundi : de 14 heures à 17 heures 30.
Vendredi et samedi : de 10 heures à 12 heures 30 et de 14 heures  à 17 heures 30.
Dimanche : de 14 heures à 18 heures.

Jours fériés : de 14 heures 30 à 18 heures.



1) Nous vous conseillons aussi la visite du  Musée de l'Hôtel-Dieu à Château-Thierry ( contacter toutefois l'Office de tourisme préalablement).
Site officiel du musée de l'Hôtel-Dieu

samedi 7 mai 2011

Psychiatrie et atteintes aux droits de l'Homme: Manifestation devant le Sénat le 10 mai


Le 10 mai prochain sera discuté au Sénat le projet de loi "relatif aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet d’une prise en charge psychiatrique et aux modalités de prise en charge".

Après une mobilisation importante lors de son passage à l’Assemblée Nationale, insatisfaits et indignés par ses principes fondateurs, nous confirmerons notre véto citoyen pour imposer son retrait.

Refusant unanimement ce projet de loi sécuritaire portant atteinte aux droits des citoyens et aux garants démocratiques d’un Etat de Droit, nous appelons à un moratoire sur toute loi de psychiatrie et sur tout plan gouvernemental de santé mentale :

- afin d’instaurer une délibération publique et démocratique puisque question sanitaire, question sociale et question des libertés se rejoignent ici ;

- afin de prendre le temps d’élaborer une loi cadre pour une psychiatrie d’accueil et d’hospitalité.

Nous appelons à un rassemblement national devant le Sénat le mardi 10 mai 2011 de 16h à 19h (1), square Poulenc, ainsi qu’aux initiatives locales dans les régions.

Engagée depuis maintenant plus de deux ans, cette mobilisation sera une étape de plus dans notre mouvement rassemblant professionnels de la psychiatrie, patients, familles et proches, élus et citoyens.






1) A partir de 16 heures. un point presse est organisé, et,  de 17 à 19 heures se tiendra un forum citoyen avec  invitation des sénateurs et de personnalités à des prises de parole et à débat.

Venez nombreux.

Pour plus d'informations:

Ligue des Droits de l'Homme
Syndicat de la Magistrature
Syndicat de la Médecine Générale
Collectif Psychiatrie 


Organisations participantes (liste non exhaustive) : Coordination nationale des hôpitaux de proximité et des maternités, SNPES/PJJ/FSU, Sud santé sociaux, Syndicat de la Magistrature, Syndicat de la Médecine Générale, Union Syndicale de la Psychiatrie etc... 

vendredi 6 mai 2011

Pétition pour la défense de l'Hôpital Public: plus d'un million de signataires

En février nous rappelons que déjà la pétition lancée par le Mouvement de défense de l'hôpital public avait atteint plus d'un million de signataires.

" Ce succès témoigne de l’inquiétude des soignants, des malades, de leurs proches et de l’ensemble de nos concitoyens au sujet de l’avenir de l’hôpital public français, considéré comme un des meilleurs au monde. Ils voient sous leurs yeux se dégrader de jour en jour l’accès aux soins et la qualité des soins."
 Prs André Grimaldi, Jean-Charles Deybach, Bernard Granger
(Mouvement de défense de l’hôpital public)



Ci-dessous le texte de la pétition (pour rappel):



NE LAISSEZ PAS FAIRE !

L’HÔPITAL PUBLIC EST VOTRE HÔPITAL
DÉFENDEZ-LE AVEC NOUS !

- Défendez-le parce qu’il assure des soins de qualité pour tous quels que soient les moyens de chacun.

- Défendez-le parce que c’est là que se font les grandes recherches d’aujourd’hui qui permettront les progrès de demain.

- Défendez-le parce que c’est lui qui assure 80% des urgences, c’est lui qui a fait face hier à l’épidémie de SIDA et à la canicule et qui pourra faire face à une pandémie grippale.

- Défendez-le parce que c’est lui qui prend en charge les cas les plus graves ou les plus complexes à tous les âges de la vie.

- Défendez-le parce que les autres pays nous l’envient.

La loi HPST dite loi Bachelot a supprimé l’appellation de « Service Public Hospitalier ». Elle ne parle plus que d’ « Etablissement de Santé ». Elle cherche à transformer l’hôpital public en entreprise.
Pour être rentable l’hôpital devra sélectionner les pathologies et les patients, et diminuer le nombre de personnels : moins d’infirmières, moins d’aides soignantes, moins de médecins, moins de secrétaires, moins d’assistantes sociales.
Il est prévu de supprimer 20 000 emplois dans l’ensemble des hôpitaux.

NE LAISSEZ PAS FAIRE
POUR DÉFENDRE VOTRE HÔPITAL PUBLIC ASSURANT
L’ACCÈS ÉGAL POUR TOUS À DES SOINS DE QUALITÉ,
SIGNEZ LA PÉTITION NATIONALE QUI SERA ADRESSÉE
AU PARLEMENT ET AU GOUVERNEMENT:

« Je défends l’Hôpital Public, lieu de formation des professions médicales et paramédicales, de l’innovation et des progrès thérapeutiques, qui offre à tous, sans discrimination, des soins de qualité.

Je m’oppose à son démantèlement qu’annoncent d’une part un nouveau mode de direction qui aura pour souci principal la rentabilité, d’autre part des suppressions d’emplois non justifiées qui altèreront la qualité des soins. 
L’Hôpital Public doit avoir un financement lui permettant de remplir ses missions.»
 

jeudi 5 mai 2011

Sarkozy n’abdique pas dans « sa réforme de l’hôpital » à Fontainebleau

La cité impériale de Fontainebleau a vu ce jour la visite du Président de la République, qui accompagné de Nora Berra, secrétaire d’État à la Santé, et de bien d’autres, s’est déplacé à la polyclinique de la Forêt pour ensuite présider une « table ronde » dans le gymnase de Fontainebleau…sur le thème « Services hospitaliers de proximité », nous nous étonnons de la visite d’une clinique privée (appartenant au Groupe Salvia Santé), la situation apparaît relativement ubuesque.

La "Clinique de la Forêt"
(Photo "La  Vie Hospitalière")


Monsieur Sarkozy s’est réjouit du « climat relativement apaisé » existant actuellement entre le gouvernement et les professionnels de santé…c’est probablement une allusion au fait que les députés devraient voter sous quinzaine une proposition de loi (UMP) qui revient sur la loi « HPST » en supprimant notamment l’amende dont les médecins libéraux pouvaient être infligés en cas de refus de s’installer dans des zones défavorisées…

Monsieur le Président semble satisfait, mais ô combien sa vue est courte, car le monde hospitalier souffre des mesures engagées par sa politique qui vise tout particulièrement la casse de tous les services publics (les exemples ne manquent pas, et, il faudrait être sot que de les oublier, ou de ne pas en considérer les fâcheuses retombées sociales et économiques)….

Les milliers d’emplois supprimés au niveau national 
sont là bien une réalité !...

Un rassemblement constitué d'élus de l'opposition, de syndicats, de personnels, d'usagers... s'est constitué devant l'Hôpital public de Fontainebleau, des tracts ont été disrtribués et une pétition a circulé.
 Le représentant du "Syndicat Autonome de Fontainebleau"
(1), Monsieur Dominique Lecerf,  a donné un avis qui se passe d'autres commentaires : "...Nicolas Sarkozy visite la polyclinique et non l'hôpital, c'est un signe fort!"....


Quant au futur groupe hospitalier du Bréau, qui pourrait s’ouvrir en 2015, et, dont Monsieur Valletoux (2)  Maire de Fontainebleau fait les éloges, il faut considérer que la part la plus belle est réservée au privé, en effet les activités les plus lucratives sont récupérées directement et indirectement…par un flou organisationnel, la marchandisation de la santé est en marche.


Que de belles paroles, mais que de tromperies aussi…










1) La "Coordination Santé" est en accord avec le "Syndicat Autonome Santé de l'hôpital de Fontainebleau", ils font un travail commun dans l'intérêt des personnels et loin des intérêts politiques de certains, c'est à souligner, tant les manipulateurs, les opportunistes savent se mettre en avant dans toutes les manifestations, sans pour autant faire avancer les choses...
2) Conseiller Régional UMP, Président de la FHF d’Ile-de-France…

mardi 3 mai 2011

Réunion-débat à Paris : " Où va la psychiatrie ? "

Organisée par le Collectif des droits sociaux de Paris 14 ème, et, animé par Claude Louzoun et Jean-Pierre Martin de l'Union syndicale de la psychiatrie - "Mais c'est un homme" (1) -  avec  Odile Barral (magistrate).

  • 80 000 lits fermés en 20 ans dans les hôpitaux psychiatriques : la psychiatrie publique est en déshérence.
    Pour camoufler la dégradation de ce secteur des services publics, le gouvernement y étend son discours sécuritaire. 
  • Le soin sans consentement
    Un projet de loi prétend faire du «soin sans consentement» le modèle du traitement psychiatrique : En posant ce principe d'un soin sous contrainte imposable tant à l'hôpital qu'au domicile du patient, il s'agit d'une atteinte aux libertés individuelles.
  • Flichiatrie ou psychiatrie ? l'amalgame entre «folie» et «dangerosité» :
    Ce projet prévoit le fichage national de toutes les personnes bénéficiant de soins spécialisés.
  • Le retour de l'aliéné :
    Les patients, fichés et contraints, se verraient enfermés dans une véritable trappe psychiatrique : considérés à vie comme des malades mentaux dangereux. Cette régression manifeste la politique de la peur menée par le pouvoir pour promouvoir la société de surveillance qu'il met en place.
Le Conseil Constitutionnel refuse d'instaurer à l'hôpital
le "soin sans consentement"
... c'est un petit pas en avant...
Ce projet de loi, déja examiné par l'Assemblée nationale va passer devant le Sénat, le 10 et le 11 Mai. 

Ce projet de loi est un leurre démagogique à l'égard des familles, des voisins, de l'ordre public.  
Voté, il aurait des conséquences lourdes pour les libertés individuelles, les droits collectifs et le soin psychique.

Cette réunion-débat se tiendra le 11 mai à 19 heures30
Salle du Moulin-des-Lapins
12 rue Moulin-des-Lapins
(Métro Pernety)
Une pétition est en ligne