samedi 30 juillet 2011

La Santé en noir...


Il y a un mois,  jour pour jour,  que des personnels du Centre hospitalier de Meaux défilaient dans les rues, transportant un cercueil qui représentait de manière symbolique "l'Hôpital de Meaux...avant janvier 2011"...Ce cercueil a été déposé sur les marches de l'Hôtel de Ville c'est là aussi tout autant symbolique.

Quand l''on regarde le paysage meldois on s'aperçoit qu'en ce moment bien des établissements privés se construisent, dont des maisons de retraites, de soins de suite (etc) en fait les orientations gouvernementales s'imposent petit à petit  sans faire trop de remous, les pions sont posés sur l'échiquier et les blancs ceux qui représentent le service public hospitalier n'ont pas la meilleure place si nous prenons en compte une certaine startégie qui s'affirme au fur et à mesure que le temps passe.
Il est clair  que les agents hospitaliers devront être très attentifs, car il y a beaucoup de manipulations de la part de ceux qui détiennent le pouvoir, et, qui vont même jusqu'à trahir le  peuple...


Pourtant...cette ville a pour premier magistrat : Monsieur Jean-François Copé (Président du conseil de surveillance de l'Hôpital, et Président notamment d'un parti politique...populaire et majoritaire au gouvernement)...
Mais tout semble laisser penser qu'il sait privilégier les intérêts privés plus que les intérêts publics...nous rappelons qu'il y a moins d'un an ( le 10 septembre 2010) ce dernier  en qualité de président de la Communauté de Communes du Pays de Meaux a participé aux "20 ans de la Clinique Saint Faron"...


Comme c'est étrange?... l''ouverture du Centre hospitalier de Marne-la Vallée, sur la commune de Jossigny, (2)  en juin 2012 pourrait avoir certaines conséquences sur des services publics comme celui de la radiothérapie du Centre hospitalier de  Lagny/Marne. Le "Syndicat Autonome Santé" est intervenu auprès de la délégation de l'ARS de Seine-et-Marne afin d'avoir plus d'éléments à ce sujet.

Vue du Centre Hospitalier de Lagny-Marne-La-Vallée 
(Photo "La Vie Hospitalière")

Rappelons que Monsieur Claude Evin (ancien ministre de la Santé)  directeur de l'ARS Ile-de-france souhaitait, fin 2010, sa privatisation en favorisant le service de radiothérapie de la Clinique de Saint-Faron, quand l'on connaît les mauvais classements de ce service privé (voir en particulier l'enquête réalisée par "Le Point") on est en droit de se poser bien des questions...

Nous devons être très attentifs sur les orientations qui se dessinent notamment en Ile-de-france dans le cadre du Plan Stratégique Régional de Santé d'Ile-de-france (3) qui est soumis à une certaine concertation (mais dont il n'est pas possible d'avoir à ce jour certaines informations, malgré différentes demandes de notre part auprès des personnes responsables et engagées, et, ceci depuis plus de quatre mois !).
C'est une sorte de manipulation qui sous le couvert d'une  concertation apparente semble se réaliser dans un espace dont les participants ne semblent pas faire beaucoup d'ombre...

La lutte des hospitaliers est aujourd'hui, plus qu'hier  de tous les instants.


1) Monsieur Jean-François Copé a été ministre du Budget...il n'est pas sans connaître l'impact des emprunts toxiques ... les conséquences (pourtant déguisées)pour les services publics de l'AGS, il n'est pas sans connaître les retombées progressives du  GATT devenu, avec la signature de l'accord de Marrakech en 1994, l' Organisation Mondiale du Commerce (OMC)... Aujourd'hui c'est l'économie qui est mis en avant tout le reste semble devenu secondaire.

2)  Ce Centre hospitalier est en fait le nouvel hôpital de Lagny/Marne (pour rappel).

3) Quant au Plan Régional de Santé, quelle place réelle est donnée aux  organisations syndicales qui représentent pourtant les personnels de la Santé publique ?

jeudi 28 juillet 2011

L'IGAS est pour un CHU unique sur l' Île-de-Nantes

L'Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) a sans réserve (1) validé le regroupement  des activités de court séjour adultes du CHU de Nantes qui sont actuellement à l'Hôtel-Dieu et au Centre hospitalier Nord-Laënnec. Ce regroupement est prévu pour 2020, à noter que l'IGAS  souhaite une relocalisation de l'Institut de cancérologie de l'Ouest (proche du Centre hospitalier Nord-Laënnec) sur le site de l' Île-de-Nantes.


La Chambre de Commerce et d'Industrie a donné son avis à ce sujet : 

" ...le CHU doit rester au centre-ville, sur l' Île-de-Nantes, à l'emplacement de l'actuel Marché d'intérêt national (Min). Il y a déjà des cliniques en périphérie et un hôpital au Nord. Le CHU représente aussi une activité économique qui ne doit pas être loin de la ville. .."

 La validation faite par l'IGAS reste bien évidemment tributaire d' un accord ministériel, ce dernier devrait intervenir avec l'annonce de la 2 ème tranche du "Plan hôpital 2012", avant la fin de cette année.



1) Le rapport de l'IGAS avait été demandé par Monsieur Xavier Bertrand afin qu'il puisse tirer ses conclusions sur la fiabilité du projet.

lundi 25 juillet 2011

Visite de Xavier Bertrand en Martinique et en Guadeloupe

Le ministre de la Santé est  passé en Martinique et en Guadeloupe les 20, 21 et 22  juillet 2011, pour se rendre ensuite en Guyane...

En Martinique Monsieur Xavier Bertrand a notamment inauguré la Cité  Hospitalière de Mangot-Vulcin (1).
Le Collectif de défense de l’Hôpital Public (2) a appelé la population à manifester à Fort-de-France,  pour que le gouvernement débloque les moyens nécessaires au bon fonctionnement des Hôpitaux publics martiniquais.
Ainsi le 20 Juillet des  hospitaliers ont manifesté, soutenus par les usagers des services publics hospitaliers,  afin d'exprimer leur refus de la politique de Santé du gouvernement  qui dresse certaines barrières budgétaires destinées à entraîner toujours plus de difficultés pour les  Hôpitaux publics dont les déficits deviennent ensuite les prétextes pour des fermetures de services, des  réductions de personnels...
Dans l'après midi à la Préfecture une délégation du Collectif était reçue par un conseiller du ministre, en présence d'un délégué de l'ARS. Publiquement la délégation déclarera notamment:



"...Cet entretien n’a pas duré longtemps, une demi heure maximum, parce qu’on s’est aperçu que ce Conseiller n’avait strictement rien à nous dire.

Il ne savait même pas que le coefficient géographique même au taux actuel de 25% n’était pas appliqué aux actes de consultations externes, ce que nous avions déjà dit l’an dernier au Ministre et à ses conseillers.

Et sur ce point on n’avait pas de réponse, de même qu’on n’en avait pas sur la mise en application du coefficient à hauteur de 30,4%. L’ARS ayant terminé l’étude en Mars 2011, a transmis son résultat au ministère. Ce dernier, en octobre 2010, s’était engagé à l’appliquer dès 2011."

La délégation du Collectif estimant que le conseiller avait "strictement rien à dire" s'est levée et est partie.


Il est temps de se poser des questions sur toutes les orientations engagées par le gouvernement,  l'intérêt général,semble être passé au second plan...


Le Collectif de Défense de l’Hôpital Public a lancé un nouvel appel pour le  vendredi 29 juillet à la Maison des Syndicats (à Fort-de-France).
Le Collectif interviendra pendant le tour des yoles... sur les ondes par la voix d’un médecin :

"Travailleurs de la Santé, collègues, l’action entamée pour protéger nos emplois, nos salaires, avoir des conditions de travail et de vie acceptable, garantir des soins corrects à la population et défendre le service public hospitalier, doit se poursuivre.


La prise en compte de tout cela par ceux qui nous gouvernent ne sera effective que lorsque nous serons des milliers d’hospitaliers et de travailleurs de la Santé à nous mobiliser.


Dans ce contexte de crise financière encore plus, le gouvernement nous entendra quand nous nous ferons craindre. Car les deniers publics, le gouvernement les utilise pour les interventions militaires, pour les banquiers, les capitalistes et autres spéculateurs mais pas pour les services publics.


Ce combat nous concerne au premier chef, car c’est le lieu où nous gagnons de quoi vivre !


Ce combat concerne la population laborieuse. C’est pourquoi, vous êtes bien placé pour expliquer, convaincre autour de vous, dans votre famille et votre quartier de l’importance que revêt l’implication de chacun dans ce combat pour la défense des emplois et la pérennisation de l’Hôpital Public."

Le dossier du CHU et une réunion du Service Public de l'Emploi Régional (SPER) étaient prévues par Marie-Luce Penchard (chargée de l'Outre-mer) et Xavier Bertrand feront le point sur les dossiers prioritaires de la Guadeloupe.

Après une réunion avec les représentants du Service Public de l'Emploi Régional à Jarry, c'est une réunion à l'Agence Régionale de Santé (ARS) qui s'est suivie sur le thème de l'obésité...

Extrait du communiqué du principal syndicat de la Guadeloupe:

"...Nous le savons, dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) l’État envisage de limiter l’accès aux soins des malades par la fermeture de services, la délocalisation et la privatisation de certaines activités publiques et le regroupement d’établissements publics et privés dans le cadre de CHT (Centre Hospitalier de Territoire) et de GCS (Groupement de Coopération Sanitaire).


Il entend ainsi réduire les dépenses de l’Assurance Maladie, comme si nous, soignants et malades, serions responsables du déficit des établissements.


Déjà, la fermeture de l’Hôpital de Grand-Bourg à Marie-Galante, des services de Médecine de Beauperthuy et de Maurice Selbonne, de l’Institut Pasteur est programmée pour manque de rentabilité.


Ensuite, face aux déficits importants du CHU, du Centre Hospitalier de Basse-Terre, face aux difficultés du Centre Gérontologique du Raizet et de l’Hôpital Local de Capesterre Belle-Eau et de Beauperthuy à poursuivre leur reconstruction ; il envisage d’imposer un redimensionnement à minima des projets de construction et de remise aux normes, une nouvelle répartition des activités de santé et la fusion des services administratifs, techniques et logistiques.


Dans un premier temps, ce sont des congés qui ne seront pas remplacés et des centaines de nos collègues contractuels qui seront licenciés.


Ce sont également des milliers de malades, bien évidemment les précaires, personnes âgées, handicapés, jeunes et chômeurs qui ne pourront accéder aux soins nécessités par leur état, puisqu’ils ne pourront pas payer ‘’le service’’ aux soins faute de couverture sociale suffisante.


Quand nous, soignants, observons dans quelles conditions aujourd’hui nous accueillons, hébergeons et soignons les malades, ces mesures d’austérité envisagées sont scandaleuses et inadmissibles.


Nous ne pouvons accepter que l’État qui a fait du soin hospitalier le socle de sa politique de Santé, au détriment de la prévention et de l’éducation sanitaire et au bénéfice de l’industrie chimio-thérapeutique, nous rendent responsables des maladies qui nous invalident et qui tuent comme le diabète, l’hypertension artérielle, l’insuffisance cardiaque, l’obésité, le cancer de la prostate et le sida.


Nous dénonçons le plan régional de santé tropicalisé concocté par l’ARS ainsi que ses déclinaisons en matière d’équipement, de structures hospitalières et extra-hospitalières, et ses priorités sanitaires.


Nous exigeons l’ouverture de négociations pour l’élaboration d’un plan de santé public authentique et conforme à l’état de santé réel de notre Peuple...."


"La Vie Hospitalière" appelle au soutien 
du Service Public Hospitalier 
en Martinique et en Guadeloupe.

1) Les principaux services de l’hôpital du Lamentin ont été déplacés à la Cité hospitalière de Mangot Vulcin, depuis le mois de mai.

 Le 18 mai 2011 le syndicat UGTM Santé a dénoncé les conditions de déploiement 
des personnels du Centre hospitalier du Lamentin.


2) Syndicats de la Santé, Syndicat martiniquais de praticiens hospitaliers,  avec le soutien des usagers et des personnalités  politiques de la Martinique.

mardi 19 juillet 2011

L'Hôpital de Longjumeau a reçu la visite de Xavier Bertrand

Monsieur Xavier Bertrand a rencontré Madame Nathalie Kosciusko-Morizet (1)  Maire de Longjumeau à l’hôpital de Longjumeau , hier,


La visite de l'Hôpital de Longjumeau (dans l'Essonne)  a été suivie d'une "Table ronde" avec  des professionnels de la Santé.

Un projet de construction de 16.000 m²  a été présenté à l’ARS d' Ile-de-france ( dans le cadre du plan Hôpital 2012) .


Xavier Bertrand a dit :..."je savais que votre projet était bon...je repars en sachant qu’il a maintenant encore plus d’atouts...".
Le ministre n'a pas oublié de rappeler  que la coopération avec les Centres hospitaliers d' Orsay ( de l'AP-HP) et de Juvisy/Orge doit se concrétiser dans l'espace d'un  projet médical commun.

Les orientations sont les mêmes elles demandent toujours un peu plus de coopération entre les établisssements en favorisant un peu plus d' intérêts privés la plupart du temps.

Nous  voyons que dans ces coopérations l'indépendance des Centres hospitaliers est de plus en plus relative, laissant penser (sans vouloir être de mauvaise foi, nous avons des yeux pour voir ...) que  "les meilleures cartes sont volontairement distribuées afin de faire gagner des partenaires"...le meilleur jeu est rarement détenu par le service public hospitalier...qu'en pensent certains syndicats professionnels ? 
La question est posée, car ils semblent bien timides ils représentent pourtant non seulement leurs membres mais aussi les intérêts des personnels des établissements concernés.







1) Ministre de l’Écologie...

vendredi 8 juillet 2011

Il faut sauver la cardiologie du Centre hospitalier de Mantes

Des réunions publiques se succèdent afin de sensibiliser l'opinion suite à la fermeture de la cardiologie interventionnelle  du Centre hospitalier François-Quesnay à Mantes-La-Jolie (Yvelines).
Fermé en octobre 2010 ce secteur doit être réouvert ! C'est là l'exemple du glissement pour ne pas écrire de la dérive de la Santé, ceci démontre que les patients sont en arrière plan bien souvent...
Pour les citoyens sont croissantes et le fait de fermer certains services  de proximité en prétextant notamment des crières de rentabilité. apparaît de plus en plus contestable.

En 2010 déjà le Comité "Coeur Hôpital Mantes" avait fait des actions afin de sensibiliser l'opinion publique.

La réouverture de ce service de cardiologie interventionnelle apparaît indispensable, l'ARS d'Ile-de-france doit respecter la législation en vigueur permettant ainsi au Centre hospitalier de Mantes de faire ses preuves durant au moins une durée de 18 mois !

Le Comité avait  en son temps déclaré..." que l'unité qui fonctionnait 24h sur 24 et 7 jours sur 7 (depuis le 10 janvier 2010) affichait des résultats probants:

Sur les premiers mois de l'année 2010, 270 examens ont été réalisés, soit +29% par rapport à la situation antérieure, dont 160 coronographies (+14%) et 110 dilatations dont 35 en urgence (+304%)".

"Depuis la fermeture de cette unité qui accueillait également des patients de la région de l'Eure, de l'Eure-et-Loir et du Val d'Oise", le Comité Coeur Hôpital Mantes: "les malades sont orientés vers les cliniques d'Evecquemont distantes de 27 km de Mantes. La durée du transport est de 30 à 45 minutes".

Encore une fois cette décision de l'ARS d'Ile-de-france ne favorise pas le service de proximité, elle déplace des moyens au profit d'intérêts privés et ne prend pas en considération le temps des trajets pour les patients et leurs coûts en finalité.

Dernièrement un contact a été pris avec le président du Sénat (Monsieur Gérard Larcher), son secrétariat "pensait que le problème était réglé par la convention avec la clinique privée d'Evequemont" ...(?)...

Il est temps de "jouer cartes sur table" ...

Une pétition est disponible sur le blog "Coeur Hôpital Mantes"


Citons en passant que la détermination des citoyens et citoyennes (élus, professionnels de la Santé, patients...) pour le maintien de leurs services de proximité  peut faire basculer les orientations dictées ( ne le cachons pas) par la marchandisation de la Santé...
Ainsi la cardiologie interventionnelle a été maintenue à l’Hôpital Robert-Ballanger d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint Denis) en mars 2011, alors que le 14 décembre 2010 la même Agence Régionale de Santé (ARS) avait émis un avis défavorable à l’activité de cardiologie interventionnelle pour ce Centre hospitalier.

mercredi 6 juillet 2011

Conditions de travail : le seuil de l'intolérable! L'AMUF intervient auprès de Xavier Bertrand

L’AMUF vient d’apprendre avec effroi le suicide d'un interne des urgences de Rouen, ce matin, après sa garde. Ce jeune praticien était apprécié de toute son équipe. L'incompréhension est totale pour les équipes et les médecins encadrant notre jeune confrère qui était reconnu par tous.

Depuis le suicide du jeune praticien à Montpellier, l'automne dernier, nous pensions qu'une réflexion de fond serait engagée sur les conditions de travail de plus en plus difficiles des médecins hospitaliers, et de la pénibilité, mais aussi le dépistage et la prévention des risques suicidaires, mais rien n'a été fait et ce n’est sûrement pas un énième rapport qui changera quelque chose.

La situation est grave face à la multiplication de situations difficiles et de drames, en particulier pour les praticiens assurant la permanence des soins : épuisement professionnel, dépressions avec passages à l'acte, accidents de trajet liés notamment à la fatigue... ceci touchant aussi les personnels infirmiers, aides soignants… c’est l’ensemble des personnels des hôpitaux qui souffre.

Nous demandons de toute urgence un rendez vous avec Monsieur Xavier Bertrand, ministre du travail et de la santé, pour travailler et trouver des solutions pour éviter, autant qu'on le puisse, les suicides parmi les personnels hospitaliers. Nous demandons par ailleurs que toute l'aide soit apportée aux familles de nos
collègues décédés.

Patrick Pelloux,

Président de l'AMUF




"La Vie Hospitalière" dénonce vivement les conditions de travail dans les services hospitaliers, les personnels sont traités sans aucun respect de leurs missions, il ne se passe pas un jour sans que ces personnels soient les premières victimes des conditions drastiques imposées par un gouvernement qui avant toute considération humaine (ce qui est un comble en milieu hospitalier) poursuit une logique purement comptable.

Un interne du service des urgences de Rouen vient de mettre fin à ses jours, et, les mots nous manquent. Nous hospitaliers nous devons arrêter ceux qui mênent notre système de soins à la catastrophe, nous avons affaire à de tristes personnages, ces gens là ne pourront pas longtemps continuer leurs méfaits, les mots ne sont pas assez forts, car nous voyons petit à petit combien nous sommes tous manipulés au nom d'intérêts particuliers, de plus en plus contraires à l'intérêt général !

Il faut que cessent les orientations dictées par la marchandisation du secteur de santé, il faut que cessent tous ces abus dictés par le profit !

Il est grand temps.

lundi 4 juillet 2011

L'Hôpital public n'est pas à vendre ! ...Défendons le avec force !

En 2007  une pétition était diffusée afin de défendre l'Hôpital Abel-Leblanc de Coulommiers (Seine-et-Marne) dont le titre à lui seul se passait de commentaires : "L'Hôpital Public n'est pas à vendre !"...
Il était aussi dénoncé déjà que des lits publics allaient être fermés pour  des intérêts privés (plus ou moins déguisées)!

Ainsi le "Syndicat Autonome Santé du Centre Hospitalier de Coulommiers" dénonçait vivement cette situation:  

"...Aujourd'hui on vous parle de déficit (ceci semble plus être une stratégie gouvernementale pour accentuer les restructurations) mais le pire des maux ce sont ces chiffres pour seul leitmotiv.

Si l'Hôpital public n'est pas à vendre, la santé non plus, et, il y a fort à dire aujourd'hui sur les actions engagées..."


L'Hôpital Abel-Leblanc appartient au patrimoine
de la ville de Coulommiers.
(Photo "La Vie Hospitalière)

Ce texte, presque 4 ans après, est plus que jamais d'actualité, on ne compte plus les services en difficultés, les restrictions budgétaires, les réductions d'effectifs...

Tout semble aller mal...?...mais en réfléchissant bien, pas pour tout le monde !...

Et quand on ne tente pas de vendre des biens immeubles  à des groupes privés on modifie les lieux,  l'exemple de l'Hôtel Dieu de Paris est très significatif sur les stratégies déployées petit à petit.
L'association "L'hôpital pour tous" s'est créée afin de défendre cet Hôtel Dieu qui fait partie du patrimoine hospitalier, et que nous devons plus que jamais défendre.



Nous en profitons pour rappeler la pétition lancée par des Professeurs de l'AP-HP dans le cadre du Mouvement de Défense de l'Hôpital Public (MDHP) qu'ils ont créés pour défendre l'Hôpital Public !

Ce jour plus de 1.100.000 personnes ont signé la pétition lancée par le MDHP.
Ci-dessous le texte de l'Appel, nous vous convions à soutenir l'action du MDHP en signant leur pétition.




NE LAISSEZ PAS FAIRE !

L’HÔPITAL PUBLIC EST VOTRE HÔPITAL DÉFENDEZ-LE AVEC NOUS !

- Défendez-le parce qu’il assure des soins de qualité pour tous quels que soient les moyens de chacun.

- Défendez-le parce que c’est là que se font les grandes recherches d’aujourd’hui qui permettront les progrès de demain.

- Défendez-le parce que c’est lui qui assure 80% des urgences, c’est lui qui a fait face hier à l’épidémie de SIDA et à la canicule et qui pourra faire face à une pandémie grippale.

- Défendez-le parce que c’est lui qui prend en charge les cas les plus graves ou les plus complexes à tous les âges de la vie.

- Défendez-le parce que les autres pays nous l’envient.

La loi HPST dite loi Bachelot a supprimé l’appellation de « Service Public Hospitalier ». Elle ne parle plus que d’ « établissement de santé ». Elle cherche à transformer l’hôpital public en entreprise.
Pour être rentable l’hôpital devra sélectionner les pathologies et les patients, et diminuer le nombre de personnels : moins d’infirmières, moins d’aides soignantes, moins de médecins, moins de secrétaires, moins d’assistantes sociales.
Il est prévu de supprimer 20 000 emplois dans l’ensemble des hôpitaux.

Ne laissez pas faire, pour défendre votre Hôpital Public assurant l'accès égal pour tous à des soins de qualité. 

Signez la pétition nationale qui sera adressée au Parlement et au gouvernement :

« Je défends l’Hôpital Public, lieu de formation des professions médicales et paramédicales, de l’innovation et des progrès thérapeutiques, qui offre à tous, sans discrimination, des soins de qualité.

Je m’oppose à son démantèlement qu’annoncent d’une part un nouveau mode de direction qui aura pour souci principal la rentabilité, d’autre part des suppressions d’emplois non justifiées qui altèreront la qualité des soins. 

L'Hôpital Public doit avoir un financement lui permettant de remplir ses missions.»

samedi 2 juillet 2011

Les retraites et pensions aux petits oignons !

Depuis hier de nouvelles conditions sont entrées en vigueur pour avoir droit à avoir une retraite (ou une pension pour les fonctionnaires) à taux plein... c'est là une initiative, des "actuels gouvernants de notre pays (1)", qui vise à casser encore un peu plus notre système social avec en ligne de mire l'espoir que bon nombre de citoyens et citoyennes accepteront avec un certain fatalisme une dégradation de leurs moyens financiers...mais derrière tout ceci se profile aussi une tentative plus ou moins déguisée d'orientation vers les "fonds de pensions"...On a vu ce que valent les capitalisations, elles ne profitent qu'à une catégorie d'individus...

Dans la Fonction publique, le fait d'avoir supprimé la retraite anticipée des parents de trois enfants par exemple n'est pas sans conséquence et ceci particulièrement dans les domaines de la santé, mais aussi des services sociaux, et, de l'éducation dont les postes sont pour une grande majorité occupés par des femmes.

Les fonctionnaires ont été particulièrement affectés par la réforme du minimum garanti de pension, entrée en vigueur dès le 1er janvier et l’aggravation de la perte du pouvoir d’achat de leurs salaires du fait de l’augmentation de la retenue pour pension .

Pour rappel le traitement mensuel brut des fonctionnaires fait l’objet des retenues suivantes :

La retenue pour pension est de 8,12 % pour les seuls actifs depuis le 1er janvier 2011 ( CNRACL ou Caisse des pensions civiles et militaires) .

Mais n'oublions pas aussi :

le traitement mensuel net majoré de l’indemnité de résidence, du supplément familial de traitement et des primes fait l’objet depuis le 1er novembre 1982 d’une contribution de solidarité au taux de 1 %. Toutefois...: depuis le 1er janvier 1998, sont exonérés les agents dont la rémunération mensuelle nette est inférieure au traitement mensuel brut afférent à l’indice brut 296.

La fameuse "contribution sociale généralisée" (CSG), instituée par Michel Rocard, qui est prélevée depuis le 1er janvier 1997 au taux de 7,5% sur le montant du traitement brut , de l’indemnité de résidence et du supplément familial de traitement, ainsi que des primes (après déduction d’un abattement pour frais professionnels de 3 %).

La "contribution au remboursement de la dette" (CRDS) qui est prélevée depuis le 1er février 1996 au taux de 0,5 % sur le montant du traitement brut, de l’indemnité de résidence et du supplément familial de traitement, ainsi que des primes, (après déduction d’un abattement pour frais professionnels de 3%).

Et, cerise sur le gâteau : Le régime de retraite additionnelle appliqué aux primes des fonctionnaires, il donne lieu à une retenue depuis le 1er janvier 2005 au taux de 5%, sur les éléments de rémunération de toute nature perçus et non cotisés au titre de la couverture vieillesse (indemnité de résidence, supplément familial de traitement etc) ceci dans la limite de 20 % du traitement indiciaire brut annuel.

Il nous faut nous interroger sur toutes ces mesures qui pour des motivations (qui deviennent plus ou moins dans le temps des prétextes ) portent de graves atteintes au pouvoir d'achat de tous !

Alors que certains tirent (ou plus exactement soutirent) des avantages qui deviennent de plus en plus indécents.

Les hospitaliers voient de leur côté comment leur environnement de travail change, combien la charge de travail est de plus en plus importante et ne peuvent que s'indigner sur le peu de cas qui leur est fait...la pénibilité du travail est à faire reconnaître.

Nous avons aujourd'hui le devoir de défendre nos droits qui sont de plus en plus spoliés, d'autant que la route est plus longue à parcourir au fur et à mesure que le temps passe et plus pénible aussi.




1) Qui apparaissent de plus en plus éloignés de l'intérêt général, en effet les orientations engagées visent plus à déséquilibrer notre système social, en le fragilisant, qu'à le sauvegarder... et ceci afin de tirer de substanciels profits...des milliards d'euros sont en jeu...mais si nous continuons ainsi même tout l'or du monde ne vaudra plus grand chose...