mercredi 31 août 2011

Conférences de territoires: Voir clair et plus loin !

Le "Syndicat Autonome Santé" (SSRC-SAS) estime que certains  Plans Régionaux de Santé apparaissent quelque peu douteux compte tenu que les avis des conférences de territoires n'ont pas fait l'objet d'une diffusion permettant au public d'être informé comme il se doit et dans le respect des dispositions de la loi "Hôpital, Patient, Santé, Territoire" .

Nous nous permettons de faire un rappel en effet un décret pris le 31 mars 2010, précise  le mode de fonctionnement des Conférences de territoire (ainsi que sa composition) et les dispositions législatives relatives aux articles L.1434-16 et L.1434-17 du Code de la santé publique (CSP) qui concernent  les Conférences de territoire ont été rendus applicables le 1er juillet 2010.  Il est ainsi prévu que :
 "... le directeur général de l'agence régionale de santé constitue une conférence de territoire, composée de représentants des différentes catégories d'acteurs du système de santé du territoire concerné, dont les usagers du système de santé.
La conférence de territoire contribue à mettre en cohérence les projets territoriaux sanitaires avec le projet régional de santé et les programmes nationaux de santé publique.
La conférence de territoire peut faire toute proposition au directeur général de l'agence régionale de santé sur l'élaboration, la mise en œuvre, l'évaluation et la révision du projet régional de santé. "

Quelque lignes sur le fonctionnement de la Conférence de territoire
Lors de sa première réunion, la Conférence de territoire élit, en son sein, un président et un vice-président, un règlement intérieur (RI) est prévu obligatoirement. Bien que théoriquement la Conférence de territoire se réunit (au minimum) deux fois par an, sur convocation de son président. Elle peut également se réunir à la demande de la moitié de ses membres ou à celle du directeur général de l'ARS. Le président - qui a voix prépondérante en cas de partage des voix - fixe l'ordre du jour de la conférence, sans toutefois pouvoir refuser d'inscrire les questions sur lesquelles, selon la loi,  la Conférence de territoire est chargée  de donner un avis ou celles résultant de demandes émises par la moitié (au moins) de ses membres ou par le directeur général de l'ARS.

L'ARS doit donner à la Conférence de territoire tous les documents nécessaires pour l'accomplissement de ses missions ainsi que de l'informer des suites réservées à ses avis et propositions, dans les trois mois suivant ces derniers.
De façon plus large, il est vrai que l'ARS assure le secrétariat de la Conférence de territoire, selon des modalités définies par son directeur général, ces dernières devant être inscrites dans le RI de la Conférence de territoire.

 La démocratie sanitaire et sociale à ses droits mais aussi... ses limites

Sauf décision contraire du président de la Conférence de territoire, les réunions  ne sont pas publiques... (?)...

Toutefois : ses avis et ses propositions sont rendus publics et les avis minoritaires doivent être annexées aux avis et aux propositions de la Conférence de territoire.
 
Le décret (article D.1434-12 du CSP) prévoit toutefois que "la consultation de la conférence de territoire est réputée effectuée en l'absence d'avis exprès ou de proposition émis par elle dans un délai de deux mois à compter de sa saisine, accompagnée des documents nécessaires, par le directeur général de l'agence régionale de santé".
Le décret du 31 mars prévoit également l'existence d'un bureau de la conférence comprenant, outre le président et le vice-président, au plus huit autres membres (dont obligatoirement deux représentants des usagers) élus au sein de la conférence. Le bureau est notamment chargé de préparer les avis et les propositions, ainsi que de préparer les réunions plénières.

Pourtant Monsieur Claude Evin (directeur de l'ARS d'Ile-de-france et ancien ministre de la Santé) a précisé l'importance de la démocratie dans le cadre de l'élaboration du Plan régional de Santé (  notamment en ce qui concerne les Conférences de territoire ) et ceci lors de la première réunion de la Conférence du territoire de Paris qui  s'est passée le 26 janvier 2011 , ci-dessous un extrait de son discours:

"...La démocratie sanitaire est la confrontation des points de vue de toutes les parties prenantes,  professionnels, usagers.

SI une direction de la démocratie sanitaire a été créée au sein de l’ARS, il est souhaitable que la  démocratie sanitaire imprègne l’ensemble du fonctionnement de l’ARS. En effet, la démocratie sanitaire s’exerce continuellement, et au plus près des réalités locales.
La Conférence de territoire  est sollicitée pour rendre un certain nombre d’avis sur les travaux menés par l’ARS, mais il est également nécessaire que la conférence prenne des initiatives quand elle sera installée. La  délégation territoriale de Paris sera à la disposition de celle-ci pour soutenir ses initiatives.

L’autonomie et la liberté d’organisation sont reconnues à la Conférence. Il s’agit là d’une condition  essentielle au bon fonctionnement de la démocratie sanitaire.

Les Conférences de territoires ont un rôle important à jouer, puisqu’elles participent à l’élaboration du  projet régional de santé (PRS) "...

Effectivement nous reconnaissons nous aussi que les Conférences de territoire ont un rôle important à jouer non seulement dans le cadre de la démocratie telle que nous l'entendons. Dite "démocratie " non telle qu'elle se concrétise dans la réalité alors qu'une loi pourtant contestée (1)  autorise une certaine démocratie sanitaire et sociale, et que d'autres font en sorte que rien ne fonctionne vraiment correctement, sont-ce des intérêts personnels, de groupes ou encore par pure démagogie que les informations de certaines Conférences de territoires sont très limitées pour ne pas écrire inexistantes on ne le sait pas encore, mais nous aurons toutes les informations légitimes que nous sommes en droit d'avoir, même si il faut aller plus loin.


Le Blog de la Conférence du territoire de Paris est un exemple à suivre pour ceux qui se chargent d'animer une Conférence de territoire, il prouve que la démocratie sanitaire existe au moins à Paris (sic)...


(à suivre)




1) La loi HPST a été modifiée le 10 août 2011 (modifications apportées par le Conseil constitutionnel)

Informez-nous de vos expériences à ce sujet

mardi 30 août 2011

vendredi 26 août 2011

"Premières Journées" du Syndicat RESILIENCE à Vierzon les 22 et 23 septembre 2011


Le Syndicat RESILIENCE (Syndicat infirmier contre l'Ordre infirmier) estime que depuis 4 ans  que la loi a créé l'ONI ..."la situation de celui ci est catastrophique d'un point de vue moral,  financier et en terme d'image pour l'ensemble de la profession infirmière"...

Il est vrai que nous ne saisissons pas la nécessité d'un ordre infirmier , pour l'ensemble de la profession mais au niveau du gouvernement une chose est certaine: Il n'y a pas plus pire sourd que celui qui ne veut point ouïr ! 

Ceci écrit le Syndicat RESILIENCE tiendra les 22 et 23 septembre 2011 ses "Premières Journées" à Vierzon (l'entrée est gratuite pour les adhérents à RESILIENCE et pour les étudiants paramédicaux).
Les inscriptions seront closes le 15 septembre.


Vue de l'Hôpital de Vierzon
(Photo "La Vie Hospitalière")

La baisse de la cotisation ordinale n'a pas fait que les adhésions ont été significatives pour cet ordre ...
Le Syndicat  RESILIENCE continue sa lutte contre l'Ordre infirmier plus que jamais, avec pour les actions en justice Maître Gilles Devers, avocat au barreau de Lyon (qui est un ancien infirmier) .
Ce Syndicat affirme :..."comme jamais auparavant, un ordre n'a été aussi lié au  pouvoir en place et aux milieux financiers"...

Quoiqu'il en soit l'ONI (qui était à la limite de la cessation de paiement en juillet) semble continuer, malgré une situation qui au niveau financier ne laisse pas présager un avenir radieux, d'autant qu'en trois semaines se sont succédés une présidente et deux présidents...


Le "Syndicat Autonome Santé" (SAS)  s'est lui aussi engagé dans la lutte contre l'ONI appelant dès le début les infirmiers et infirmières à ne pas répondre  et à refuser toute adhésion.
Des députés, que nous avions sollicité,   sont intervenus certes à l'Assemblée Nationale mais nous sommes toujours devant une réalité  l'Ordre National Infirmier perdure malgré le refus de 450.000 professionnels !

Ce n'est pas rien, et, démontre qu'il  y a un grand malaise.

(à suivre)


Site du Syndicat RESILIENCE

vendredi 19 août 2011

950 Km en bicyclette pour défendre sa maternité







Lien du Blog

SAMU Social : les conséquences des restrictions budgétaires !

Il n'y a pas que les services publics  hospitaliers qui se retrouvent face à des situations qui ne devraient pas exister dans une société de progrès digne de ce nom...en effet le SAMU Social de Paris est lui aussi    de plus en plus en difficulté,  comment pourrait-il en être autrement ? Ce n'est pas en réduisant son budget de 25 % que des solutions humaines seront trouvées à la misère (qui s'accentue de jour en jour)...

Ainsi le 30 juin, le SAMU Social a dû fermer son seul centre d'hébergement d'urgence parisien pouvant accueillir des femmes (38 places d'hébergement) ..."nous n'avons plus d'autre solution que de nous tourner vers les hôpitaux, qui sont débordés..." c'est ce que déclarait dernièrement une des salariés ( Ils continuent à se battre pour exercer leur mission dans des conditions moins restrictives...
Rappelons qu'ils ont manifesté le 2 août) de son côté  le secrétariat d’Etat au Logement garde bonne conscience estimant que dans toute la France ..." il existe 115.000 places d’hébergement d’urgence"...  et que  "si 4.500 doivent disparaître d’ici la fin 2011, 4.500 nouvelles seront dans le même temps créées dans des logements"... (à suivre)...


NON ... ce n'est pas un  nouveau virus !
C'est une photo du 14 juillet 2011 à Paris
(Photo "La Vie Hospitalière")

La Mairie de Paris, quant à elle, estime ne pas avoir à se substituer à l'Etat, cette  position devrait être moins radicale, si nous  voulons garder un peu d'humour, toutefois déplacé, nous pourrions nous demander en fait de quoi se plaignent tous ces sans abri: ils peuvent l'été profiter de la plage (coût: 2,2 millions d'euros),   profiter des lueurs des belles bleues, blanches et rouges d'une nuitt dont le coût est  de 500.000 euros, et on en passe sans pour autant oublier les subventions données aux clubs sportifs dont le célèbre  PSG (1)...).

Ceci écrit, non sans rancoeur, nous rappelons la démission de Monsieur Xavier Emmanuelli, (2) il y a un mois, de la présidence du SAMU Social de Paris (qu'il avait fondé en 1993), ce qui démontre l'ampleur des problèmes rencontrés et dont les solutions apparaissent très aléatoires, il est évident par exemple qu'une nuit à l'hôtel coûte moins chère qu'une journée dans un hôpital...

Si les moyens alloués ne permettent plus un fonctionnement correct du SAMU Social il faudra bien que des solutions  soient trouvées, au moins, avant le début de l'hiver.



1) Le PSG dont le régime fiscal dérogatoire fait (comme bien d'autres clubs...) qu'il est subventionné par l'Etat et par la ville de Paris
2) Cet ancien secrétaire d’Etat, a motivé sa démission pour la raison que la situation budgétaire du SAMU Social «n’est plus gérable»...

mercredi 17 août 2011

Urgences, maternités et dérive budgétaire...

Après l'Association des Médecins Urgentistes de France (AMUF) qui en juillet s'inquiétait d'un afflux des demandes d'hébergement d'urgence à l'hôpital, et demandait au gouvernement de renforcer la présence d'assistantes sociales dans les services d'urgences et les maternités,  c'est au tour du Syndicat National des Pédiatres Hospitaliers (SNPEH) de dénoncer par un communiqué la situation  qui s'aggrave en France pour les personnes en situation de précarité : "Ce n'est évidemment pas la mission des urgences hospitalières que de prendre en charge des personnes dont l'état de santé n'est pas la préoccupation première..." et de rappeler qu'il faut des mesures urgentes pour faire face  à "cet inacceptable dysfonctionnement..."

La Fédération Hospitalière de France (FHF) estime pour sa part qu'il est  nécessaire de financer enfin de manière pérenne et avec un souci d'équité  les Missions d'Intérêt Général et d'Aide à la Contractualisation (MIGAC) par une "très forte augmentation de leur enveloppe dans le cadre du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) 2012"...

Il est vrai que les situations sociales difficiles  ne sont pas rentables, comprenez : "ne sont pas privatisables"...il y a toutefois urgence  à ce que le gouvernement prenne des mesures budgétaires aidant les services publics hospitaliers qui ont des difficultés croissantes et qui ne vont pas en s'améliorant compte tenu des "orientations sociales" prises pour ne pas écrire autre chose...




samedi 6 août 2011

L'Hôpital d'Anemasse sera opérationnel en février

Le nouveau Centre Hospitalier  Alpes-Léman (CHAL) doit dès le mois de février 2012 ouvrir ses portes. Son  chantier qui a débuté en  février 2009 sur la commune de  Contamine-Sur-Arve (lieu-dit Findrol) est terminé, la remise officielle des clés a eu lieu le 21 juillet 2011 par la société EIFFAGE, à la Direction du CHAL.
Après les divers contrôles, l'installation d'équipements... les déplacements de services s'effectueront dès le mois d'octobre.
A terme ce nouvel hôpital de  445 lits, sera dans la possibilité de proposer un éventail plus large de spécialités médicales et chirurgicales, en partenariat avec le secteur privé...les places exactes des intérêts privés dans ce nouvel établissement nous ne les connaissons pas encore...mais nous savons qu'une clinique du Groupe La Générale de Santé se réalise dans la région d’Annemasse...

Quoiqu'il en soit, les spécialités médicales nécessitant des soins  spécifiques  (réanimation, néonatalogie...) seront à la hauteur des exigences actuelles, quant aux équipements technologiques lourds et de pointe (IRM, médecine nucléaire, incluant radiothérapie et irathérapie (1))  ils répondront aux besoins d'un bassin de vie de 200.000 personnes, le Centre Hospitalier  (établissement public) d'Anemasse dispose déjà d'une bonne réputation.

Un  centre de dialyse sera lui aussi prévu, ce qui évitera des transferts vers d'autres établissements pour les habitants de la région, c'est moins de fatigue pour le patiient et aussi moins de frais de transport dans la finalité..


1) L'Association pour la Protection contre les Rayonnements Ionisants (APRI) nous a précisé que l'irathérapie (qui est un traitement interne) n'est pas sans risque d'irradiation pour les personnels hospitaliers.
L'utilisation de  radioisotopes comme (par exemple)  l'Yttrium 90 doit impérativement entraîner une surveillance spécifique des personnels, en effet les risques de contaminations radioactive sont biens réels.
L''utilisation d'un dosimètre opérationnel permet d'avoir une appréciation mesurable ainsi  les personnels du laboratoire chaud peuvent avoir une exposition irradiante lors de la récupération des déchets estimée à 240 μSv, alors que les personnels infirmiers qui  mettent et retirent les perfusions des  patients sont susceptibles d'avoir une exposition de 1.300 μSv (équivalent de dose à la peau). 
Des mesures significatives ont été prises afin de réduire l'exposition des personnels, mais il convient de s'assurer que des contrôles soient effectués régulièrement (les dosimètres qui permettent de connaître les doses reçues sur 1, voire 3 mois n'étant  que des indicateurs passifs).


 Voir le site du Centre hospitalier public

Conférences de territoires : transparence et opacité...


Il faut le reconnaître le législateur en instituant les Conférences de territoires  a cherché à ce que les décisions prises par les Agences Régionales de Santé (ARS) prennent en considération  les besoins réels des populations qui sont souvent sans voix...(hors période des élections surtout...) .

Nous regrettons que les réunions de ces "Conférences de territoire" se réalisent entre une cinquantaine de personnes qui quelquefois...ont des intérêts convergents ce qui n'apparaît pas très acceptables pour le bon déroulement de ces Conférences de territoire compte tenu d'une certaine emprise qui prend même une couleur politique ce qui devient fortement  regrettable, car il ne suffit pas de laisser penser, voire d'écrire - ce qui est pire - que les décisions sont prises avec une "certaine concertation" (dans une sorte de consensus apparent et purement relatif) encore faut-il que les avis de ces conférences soient rendus publics, pour au moins permettre d'analyser la situation, avoir une opinion et intervenir si nécessaire...dans la pratique c'est loin d'être pour certains départements une réalité.

En l'état il existe des  dysfonctionnements pour certaines Conférences de territoires dont les avis ne sont pas publiés...?...et ceci malgré des demandes répétées aucune information est envoyée dans la finalité, le temps passe et les Plans Régionaux de Santé sont même votés sans que tous les paramètres soient pris en compte (la démocratie il est vrai aujourd'hui se confond avec l'oligarchie).

L'Association pour la Protection contre les Rayonnements Ionisants (APRI) dénonce  vivement cette situation en effet dans le cadre de son investigation sur les services de radiothérapie notamment elle estime qu'une certaine rétention d'information existe dans quelque départements!
Ainsi L'APRI est intervenue plusieurs fois afin d'avoir des documents relatifs aux avis de la Conférence de territoire de Seine-et-Marne, la présidente (1) n'a jamais envoyé directement ces avis, motivant cette situation derrière le fait que la délégation de l'ARS 77 se chargeait du secrétariat...le secrétariat est une chose la communication en est une autre...

Quoiqu'il en soit ce que l'APRI dénonce est très clair: certains Plans Régionaux de Santé perdent de leur crédibilité compte tenu que les avis des Conférences de territoires n'ont pas fait l'objet d'une diffusion permettant au public d'être informé comme il se doit et dans le respect des dispositions de la loi "Hôpital, Patient, Santé, Territoire".

En conséquence "La Vie Hospitalière" est en droit de penser que certains Plans Régionaux de Santé ont été finalisés dans une certaine irrégularité ... Nous rappelons que dès septembre  ce sont les Schémas Régionaux d'Organisation Sanitaire (SROS) qui seront mis sur tables pour être étudiés...quelles informations seront susceptibles de parvenir aux usagers, aux syndicats, aux associations  (qui devront en faire la demande probablement)...  dans le cadre de cette démocratie sanitaire et sociale ? La question est posée...toutefois si les mauvaises habitudes prises se perpétuent dans certains départements  nous devrons nous interroger sur les raisons de ces dysfonctionnements qui ne peuvent que ternir cette "démocratie qui s'exerce dans un espace fermé" mais dont les décisions prises sont imposées "avec un fond de concertation apparente" à l'ensemble des citoyens et citoyennes tous usagers potentiels pourtant et tous concernés !

 L'APRI rappelle qu'elle était intervenue auprès de Monsieur Claude Evin afin de s'indigner sur un projet qui allaient entraîner la fermeture de services de radiothérapie publics, sa réponse ne confirmait que les craintes d'une tentative de main mise de groupes privés sur des services publics, dont le service de radiothérapie du Centre hospitalier de Lagny/Marne  (2) qui selon le directeur de l'ARS d'Ile-de-france n'était pas rentable...(nous préférons arrêter là nos commentaires à ce sujet, tant des aspects liés à la sécurité des patients sont occultés au nom du profit )...

L'APRI a déjà dénoncé le fait que bien des services privés de radiothérapie fonctionnent dans des conditions qui ne respectent pas à la fois les patients et les personnels (qui travaillent à flux tendu), les accidents de radiothérapie ne sont pas à négliger, et, il a été constaté que ces services fonctionnaient parfois tard dans la journée...il est vrai qu'il faut aujourd'hui travailler plus pour gagner plus... afin pour certains de pouvoir vivre, voire survivre...

Pour tenter de conclure: Il y a encore beaucoup de travail à faire...car si des  rétentions d'informations sont faites il y a des raisons qu'il nous appartient de chercher, et,  là  ..."Que la lumière soit ".



1) La présidente de la Conférence de territoire est Madame Lydie Autreux, elle même conseillère générale du canton de Chelles et vice-présidente du Conseil Général de Seine-et-Marne.

2) Ce Centre Hospitalier est le Maître d'oeuvre du futur Centre hospitalier de Lagny-Marne-La-Vallée, à Jossigny.

vendredi 5 août 2011

Le Centre hospitalier régional d'Orléans toujours en plein agrandissement

Il faut prendre en considération que le chantier a été retardé,  ce sont toutefois quelque 350 ouvriers qui travaillent sur ce chantier pour le moment. De manière relative  l''appel au recrutement a  été frileux,  les entreprises ayant pour la plupart leurs ouvriers (et préfèrent recruter probablement selon certains critères )...


Vue partielle du chantier  du CHRO
(Photo "La Vie Hospitalière")

Des élus locaux ce sont demandés pourquoi la ville d’Orléans n’a-t-elle pas demandé des clauses d’insertion par l’emploi :..."alors même que les besoins en mains d’œuvre sont très importants ?"...(2)
Selon la Préfecture : ..."plusieurs bâtiments sont en construction"... (1) il est reconnu qu'il n'y a pas de clause d'insertion contractuelle (CIP)  et  donc pas d'obligation contractuelle en ce sens pour les entrepreneurs...


"La Vie Hospitalière" rappelle  que depuis  2010 un  conseiller général du Loiret  demande que ce chantier profite aux jeunes de la région qui n'ont pas de travail , il est vrai que  le taux de chômage a dépassé largement les 30 %  ce qui ne semble pas pour autant inquiéter les autorités locales.
C'était pourtant là l' occasion  à saisir , dans un premier temps, pour  faire bénéficier d'un contrat d'insertion professionnelle  les jeunes privés d'un emploi.

Vue du CHRO
(Photo "La Vie Hospitalière")


Une information a bien été faite par le CHRO concernant des propositions  de  recrutements, mais l' impact au niveau de l'emploi local ne semble pas avoir été très significatif pour autant...
Avant la fin de cette année  deux nouvelles grues seront installées  sur le chantier qui s'agrandissant verra ses besoins inévitablement augmenter, on peut estimer que ce chantier pourrait atteindre 1000 personnes...



Vue du CHRO
(Photo "La Vie Hospitalière")


Nous espérons que cette fois les pouvoirs locaux feront en sorte que la région profite de cette situation afin que les jeunes puissent avoir là l'occasion d'avoir accès à un droit fondamental: celui de travailler afin de pouvoir vivre tout simplement ...

(à suivre)

1) Dont la construction de la maternité et celle des parkings souterrains qui se poursuit .
2) D'autant que le maire est le président  du "Conseil de surveillance du CHRO"...

jeudi 4 août 2011

L’épuisement professionnel : un état qui s'empire dans le monde de la Santé!

L'épuisement professionnel des personnels est reconnu très sérieusement depuis des années, malgré de nombreuses études et des colloques, comme par exemple celui qui avait été organisé par le "Groupe Pasteur Mutualité", le 4 décembre  2008, sur la vulnérabilité et la souffrance du soignant, Ces études, ces colloques ont mis en exergue ces répercutions grandissantes sur la santé même de ceux qui professionnellement ont à charge,  le bien être et la santé des autres.

D'un autre côté "la bonne volonté ne manque pas" et il est prévu de mettre en place des "consultations de prévention de l'épuisement des professionnels de la santé",  si la prévention est une chose,  le vécu quotidien des personnels de Santé en est une autre.

Reconnaître cet épuisement  peut donner bonne conscience,   y remédier nécessite globalement la remise en cause de la politique de casse des services publics (ne nous voilons pas la face) surtout quand l'on voit les méthodes de gestion des personnels qui optimisent ces derniers sans prendre en considération qu'un agent est un humain au service des autres et que ces méthodes venues d'ailleurs ne font qu'accentuer le mal être des soignants.

La gestion des personnels de santé tient-elle compte d'un raisonnement impliquant  certains paramètres sans lesquels l'équation s'avère fausse?
Trois axes de réflexion sont à prendre en considération:
a) l'épuisement (qui aura un coût dans la finalité pour ceux qui aiment les chiffres...);
b) l'existence d'un stress émotionnel et physique chronique;
c) l'atteinte des professionnels de relation d'aide (1).

Le "candidat à l'épuisement" est identifié plutôt comme une personne dévouée et engagée, et abuser des qualités humaines entraîne concrètement, un syndrome qui se caractérise par des troubles somatiques, psychiques et comportementaux.

Le constat est évident: l'origine du mal provient sans conteste des insuffisances chroniques d'effectifs dans les services, générées par la politique de réduction budgétaire massive imposée aux établissements publics de santé par nos gouvernants.
 
Cette politique est devenue d'autant plus insupportable qu'elle est aggravée par les politiques locales du non-remplacement des absences de courte durée mais aussi, depuis ces dernières années, du non-remplacement des congés de maternité et de longue maladie sous prétexte que les agents concernés conservent leur traitement (c'est aberrant)...


Ces problèmes engendrent des adaptations de planning à répétition qui, à leur tour, désorganisent la vie familiale, provoquant un stress supplémentaire.

Le Ministère du Travail et de la Santé a bien mis en place la Consultation d'orientation des conditions de travail qui a présenté deux rapports: le premier sur la prévention du stress, l'autre sur le suivi des risques
psychosociaux, ce sont de bonnes initiatives mais qu'apporteront-elles dans la réalité de chaque jour ?

Il y a toutefois bien des situations indignes et ceci prouve que ceux qui nous gouvernent ne sont plus capables de raisonner autrement qu'avec des nombres et ont comme seules réponses que les impératifs de la rigueur budgétaire (2) sans se soucier des réels besoins, des moyens nécessaires pour assurer les missions hospitalières
Mais,  force est de constater que les chiffres présentés montrent depuis 2008 une hausse importante, aussi bien de la fréquence que de la gravité des accidents du travail dans toutes les catégories, viennent se rajouter à cette dégradation des conditions de travail, des actes de violence, eux aussi en nette hausse, vécus par les soignants.

Nous pouvons aussi nous poser deux autres questions:
Quelle est la place du travail dans notre vie?
Faisons-nous notre tâche quotidienne consciencieusement par devoir et avec abnégation ou recherchons-nous une forme de reconnaissance de la part d'autrui?

Nous rappelons que  le Ministère propose  aux établissements de santé la signature d'un protocole "Santé-Sécurité-Justice". Ce protocole permet aux établissements de Santé de bénéficier des conseils d'un référent de santé, ainsi que d'un  professionnel de la sécurité (Agent de police, Gendarme)...
Les moyens qui peuvent être déployés s'apparentent à des diagnostics de sûreté des lieux de travail (3), des procédures d'alerte spécifiques, l'extension aux Ordres de professionnels de santé de se substituer à la victime pour déclencher une action publique, la circulation de l'information entre les acteurs, une meilleure information des professionnels, l'insécurité est partout, elle est accompagnée de mesures sécuritaires qui ne permettent pas vraiment de solutionner la gravité du vécu des soignants qui pourraient se voir maintenant filmés et pourquoi pas continuer dans un délire sécuritaire et mettre une puce RFID à chaque humain (le marché de la video-protection est porteur tout comme d'autres...)....Mais rien concernant l'allégement des tâches des professionnels de santé, nous vivons vraiment dans un monde complètement déphasé où toutes les conditions réunies ne vont que dans un seul sens : l'optimisation du travail qui commence toutefois à se heurter à bien des difficultés qui ne sont là et en réalité que la face cachée de l'iceberg...mais le mal ronge, lentement mais surement si nous n'y prenons garde, et,  ce ne seront pas les mesures engagées qui feront que des solutions humanitaires seront trouvées, allons-nous vers la déshumanisation des hôpitaux, la question est sérieusement posée ?


1) Un patient attend d'un professionnel de la Santé un mieux-être ou la perspective d'un mieux-être physique, moral, matériel ou social.
2) Les meilleurs rôles sont attribués à ceux qui de l'autre côté n'ont que faire du mal être des soignants, il faut rentabiliser toutes choses, les profits vont toujours dans la même direction...
3) Avec  à la clef de nouveaux marchés profitant à des sociétés privées, et dont les coûts  seront encore là le moyen de créer encore un peu plus de déficits,  la perversité du système n'a pas de limites, il faut toujours créer de nouveaux besoins... de nouvelles contraintes s'imposent aussi, car la video-protection n'est pas une réponse au problème de la sécurité (c'est un marché supplémentaire sans plus), il n'y a pas de secret, nous revenons toujours au même problème : l'insécurité diminue avec des effectifs en nombre, ce n'est pas une caméra qui empêchera un individu malveillant de porter atteinte à une personne, c'est bien évidemment un autre sujet qui pourra faire l'objet d'un prochain article sur la vision sécuritaire dans les espaces hospitaliers.



Attaquons nous aux causes des problèmes et non à leurs effets 
et alors nous aurons là de véritables solutions !





Voir aussi

Défendons l'Hôpital de Die !

 Le collectif pour la défense de la maternité et la chirurgie de l'Hôpital de Die, diffuse un tract (dont le texte est aussi en anglais et en néerlandais) dans lequel il est demandé auprès de l'ARS des autorisations de fonctionnement sur cinq années avec les moyens adéquats.



... "Le Directeur de l’Agence Régionale de Santé a rendu sa décision, le 19 juillet 2011 :
Maintien de la maternité et de la chirurgie jusqu’en décembre 2012.
Si l’on considère que leur fermeture devait intervenir au 31 juillet 2011, c’est une avancée à mettre au compte des luttes de la population (manifestation du 2 avril, barrage routier du 15 juillet et les nombreuses actions passées), des 5.500 signataires de la pétition et de l’argumentation que nous avons largement développée dans la presse et les tracts.
Cela dit, rien n’est réglé sur le fond et l’incertitude continuera pour les femmes enceintes, celles et ceux qui ont besoin (ou potentiellement besoin) du service de chirurgie et, tout particulièrement, pour le personnel qui doit pouvoir travailler dans la sérénité et se projeter dans l’avenir, sans épée de Damoclès sur la tête.
D’autre part, il faut un financement spécifique qui prenne en compte la nécessité d’avoir à Die, comme ailleurs, un service public de santé qui réponde aux besoins de la population, des vacanciers et de tous ceux qui peuvent en avoir potentiellement l’utilité : travailleurs, accidentés, randonneurs, sportifs, personnes âgées fragilisées, etc.
L’exception géographique liée au temps de parcours et à l’égalité devant les soins, pour toutes et tous et sur tout le territoire, doivent prendre le pas sur la rentabilité financière."









Le blog du Collectif

mardi 2 août 2011

L'après Mediator®...

Allons-nous vers un renforcement réel de la sécurité sanitaire 
du médicament et des produits de santé?


Hier, lors du conseil des ministres, le ministre de la Santé (accompagné de la secrétaire d'Etat chargée de la santé )  a  fait la présentation du projet de loi "sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé".

Il y aura un "après Mediator® ..." avait déjà dit Xavier Bertrand qui a estimé que ..." le système de sécurité sanitaire doit concilier la sécurité des patients et l' accès au progrès thérapeutique"...
L'accès au progrès thérapeutique ne doit pas mettre effectivement en jeu la vie des patients plus qu'elle pourrait l'être (1)...

Ainsi dans le cadre de ce projet de loi il est envisagé de transformer l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) en Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM).
L'obligation d'une déclaration publique d'intérêts des membres de commissions auprès des ministres, des agences et des organismes publics  l'exigence de transparence (2) sera aussi applicable aux conventions conclues entre les entreprises et les professionnels de santé, les associations de professionnels, les étudiants en médecine, les établissements de santé, les associations de patients, les organes de presse spécialisée ou encore les sociétés de conseil.

Notons que la publicité auprès des professionnels de santé "sera désormais soumise à un contrôle a priori de l'ANSM", ce qui obligera les visiteurs médicaux à rencontrer les professionnels de Santé dans un cadre collectif.
Cette mesure à caractère  expérimental devra faire l'objet d'un rapport présenté, par le gouvernement, avant le 1er janvier 2013 au Parlement.

Le projet de loi prévoit aussi pour le 1er janvier 2015 l'obligation de la certification des logiciels d'aide à la prescription et à la dispensation.

La Fédération Hospitalière de France (FHF) demande à être associée à l'accord cadre national dans un communiqué officiel:  "La Fédération Hospitalière de France a pris connaissance des dispositions envisagées par le projet de loi de « modernisation du système des produits de santé » relatives à l’organisation de la visite médicale à l’hôpital.
 Elle partage le souci d’assurer la plus grande transparence, mais souligne également la nécessité de favoriser le développement d’une information publique indépendante sur les produits de santé.
La Fédération hospitalière de France demande à être associée très rapidement à l’accord cadre national qui doit organiser jusqu’au premier janvier 2013 une période expérimentale d’évaluation des nouvelles conditions d’information et de démarchage, afin de faciliter la négociation de ces modalités entre les établissements et les industriels.Quant à  la Mutualité Française (MF) qui fédère la majorité des mutuelles santé en France le projet de  loi relatif à la modernisation du système des produits de santé  « n’apporte qu’une réponse partielle aux réformes attendues » il ne s’attaque pas « aux causes profondes des dysfonctionnements observés dans l’affaire du Médiator® ».

Le parlement examinera le projet de loi dès le mois de septembre.

Plus d'informations sur le site du gouvernement


1) Des rumeurs font état ici et là que d'autres médicaments sont susceptibles d'entraîner la mort des patients, ainsi le Lovenox® (enoxaparine sodique) aurait fait 80 morts en Chine...?...(à suivre)...

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