samedi 22 octobre 2011

Une belle initiative du Conseil Régional d'Ile-de-france

Le Conseil Régional d'Île-de-france, réuni en commission permanente,  a voté, le 20 octobre, une subvention d'1 million d'euros pour la rénovation et l'extension des urgences de l'Hôpital du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne).

Ce chantier de rénovation vise le regroupement des activités des services de l'hôpital du Kremlin-Bicêtre afin d'améliorer la sécurité des patients et de réorganiser l'ensemble des locaux en redonnant
aux urgences leur fonction première : l'accueil et l'orientation des patients.

L'humanisation des locaux , le redéploiement des surfaces,  la création de réseaux, de chambres sécurisées pour la psychiatrie avec un circuit pour les détenus sont compris dans le projet dans ce projet de rénovation.



(Article  en cours  pouvant être soumis à des rectifications éventuelles)

mercredi 19 octobre 2011

Le Plan Stratégique Régional de Santé d'Ile-de-france est publié

Après plusieurs mois de concertation le Plan Stratégique Régional de Santé de l’ARS Ile-de-france est publié ce jour.


Il s'impose pour 5 années à venir, et, s’inscrit, dans une démarche inédite qui permet aux citoyens et citoyennes de la région Ile-de-france : ..." une vision globale et transversale de la santé au niveau régional." c'est ainsi qu'il a été présenté par Monsieur Claude Evin.

Nous nous interrogeons sur l'application de la "démocratie sanitaire" dans certains départements, compte tenu que le PSRS est publié ce jour, avec la particularité d'une irrégularité impliquant certaines délégations, de l'Agence Régionale de Santé, qui chargées du secrétariat des Conférences de territoire ne répondent pas aux demandes formulées par des tiers (personnes physiques et morales) concernant la production des avis des Conférences de territoire, ce qui est fortement regrettable.

"La Vie Hospitalière" tient à dénoncer cet état de fait.

















samedi 15 octobre 2011

Centre Hospitalier Sud-Francilien : le gouffre financier sans fond!

La coexistence des services publics hospitaliers et des établissements privés à but non lucratif semble s'être banalisée depuis quelque années, certains arrivent même à créer la confusion dans les esprits : on parle "d' établissement de santé publique", on voit même les nouvelles cliniques s'appeler  Hôpital privé (1)...c'est le temps du n'importe quoi à partir du moment où la logique est de "soigner son portefeuille" sur le dos des malades, des handicapés, des personnes âgées...
Bref, la situation est à son paroxisme, on prend tout autant les usagers pour des imbéciles...on les laisse dans le flou absolu en ce qui concerne les informations qu'ils sont en droit d'avoir sur les coûts réels des hospitalisations, sur les prises en charges effectives par la Sécurité sociale...les dépassements d'honoraires ne sont pas toujours justifiés...

Quant aux financements de ces hôpitaux privés qui enrichissent que les actionnaires de sociétés à but lucratif  telles que la "Générale de santé" (premier groupe européen d'hospitalisation privée) et qui s'installe un peu partout (2) ou encore "Vitalia", ou "21 Centrale Partners" (3)...ces nouveaux établissements concurrencent  de manière plus ou moins  déloyale le secteur public hospitalier (qui doit supporter des charges qui ont rien à avoir avec le secteur privé lucratif et..."non lucratif"...

Aujourd'hui le summun est atteint dans l'intégration des capitaux privés dans  le fonctionnement d'établissements publics de santé  l'exemple vient du "Centre Hospitalier Sud-Francilien " (4) qui regroupe 27 établissements.

C'est (sic) le plus grand chantier hospitalier de France, l'ennui c'est que le constructeur  en est le propriétaire, il louera ainsi le complexe réalisé au Centre Hospitalier Sud-Francilien (CHSF) pour  une somme de plusieurs millions d'euros et ceci pendant trente ans !

Comme il y a de très nombreuses malfaçons le CHSF, qui devait ouvrir en janvier 2011, tarde de plus en plus, toutefois,  en janvier 2012  si les vices  ont été rectifiés, le CHSF pourrait être opérationnel...une année sera passée ce qui donne une idée de l'importance des imperfections.

Déjà des établissements du regroupement réalisé sous le sigle CHSF sont vendus...ainsi l'Hôpital Louise Michel d'Evry-Courcouronnes, dont les personnels devront quitter dans les mois à venir leur établissement, coûte que coûte... 

L'Hôpital Louise Michel
(Photo "La Vie Hospitaliere")


 Vue du hall d'entrée
(Photo "La Vie Hospitaliere")

 Les personnels demandent à être entendus par Monsieur Claude Evin (Directeur de l'ARS Ile-de-france), estimant que ce n'est pas à l'établissement de porter la dette de 1,8 milliard d'euros et que ce n'est pas aux personnels de payer les loyers, ni aux usagers de payer les actionnaires!

Les syndicats estiment à juste titre que :

"La population Essonnienne est en droit d'attendre le développement d'un service public moderne et seul le service public hospitalier est le garant de l'accès aux soins pour tous sur tout le territoire."

 Une association s'est constituée pour défendre les intérêts des personnels et des usagers, son siège  se  trouve à Viry-Chatillon. Elle dénonce notamment le baïl et exige le retour au financement public, un blog a été réalisé, on peut y lire que la Société EIFFAGE (le constructeur) demande 100 millions d'euros à l'établissement, et que le loyer annuel  passe de 30 millions à 41 millions d'euros (soit un surcoût pour le contribuable de 330 millions d'euros sur 30 ans). Et, cerise sur le gâteau : la société EIFFAGE demande au CHSF de payer 38 millions d'euros pour l'année 2011 !
Mais enfin les vices cachés ce ne sont pas ni l'établissement, ni les personnels, ni les usagers qui doivent en faire les frais, le CHSF devrait se retourner contre la société EIFFAGE car non seulement cette société est responsable des travaux qui doivent être dans les normes, mais encore tous les frais doivent être à sa charge, de plus c'est le CHSF qui pourrait demander des dommages et non la société EIFFAGE.

Si ce n'est pas là un scandale financier comment devons-nous l'appeler?

Ceci écrit "La Vie Hospitalière" rappelle l'article publié en avril qui faisait état d'une panne du système des quatre groupes électrogènes, qui avaient pris le relais suite à une coupure du réseau EDF pour une mise en conformité. Imaginons que cette panne intervient alors que le CHSF est en activité, c'est effectivement fortement préoccupant.
Et, c'est la raison qui fait qu'avant toute réception des locaux une visite du CHSCT  doit  être préalable à tout déménagement et ouverture de service sur le nouveau site, avec bien évidemment  toutes les réserves qui s'imposent compte tenu des nombreuses imperfections.


(A suivre)







1) Le mot "hôpital" lui n'existe pas dans le texte de la loi  HPST... que dans le titre,  l'hôpital est  remplacé  par établissement de santé...les "territoires"  remplacent les "bassins de vie", les "Conseils d'administration" deviennent des "Conseils de surveillance"...que de changements...

2) Directeur général : Pascal Roché (depuis le 30 juin 2011), Actions détenues (directement et indirectement) à près de 80 % par "Santé Développement Europe"  le Docteur Antonio Ligresti est le président du Conseil de surveillance.
La "Générale de Santé" ce sont 110 établissements de santé, avec 23.800 salariés dont 500 membres des professions médicales...
C'est cette même "Générale de Santé" qui a dernièrement annoncé une nouvelle stratégie et un projet de réorganisation qui se traduira par :... des suppressions de postes administratifs...tout est bon pour optimiser. Le seul but recherché,   étant dans la finalité le profit,  et, bien évidemment, toujours plus de profits...Mais jusqu'à quand?...la question est posée.

3) Société de gestion de fonds  (holding d'investissement datant de 1909)...possède des bureaux à Milan, Trévise...

4) Voir aussi notre article du 21 septembre : "Centre hospitalier Sud-Francilien...Rien ne va plus!"
 5) ...à ne pas confondre pourtant  avec un établissement de santé publique  qui lui peut être à 100 % privé.
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lundi 10 octobre 2011

Réorganisation de la Chirurgie de nuit en Ile-de-france

L'Agence Régionale de Santé d'Ile-de-france a présenté ce jour le nouveau dispositif qui devrait être mis en place à compter du 1er janvier 2012 en ce qui concerne la chirurgie la nuit (1).
 Rappelons qu'il y a un an la publication dans la presse d'un document  de travail qui prévoyait un seul bloc ouvert par département avait déchenché une certaine colère.


Selon Monsieur Claude Evin, Directeur de l'ARS d' Ile-de-france ce dispositif  "ne remet en cause ni les services d'urgences ni la continuité des soins"...

La présentation par l'Agence Régionale de Santé d'Ile-de-france du point d'étape sur la réorganisation de la prise en charge chirurgicale des patients, la nuit, permet d'entrevoir ce que seront effectivement les urgences chirurgicales dès 2012 :

"L'aboutissement d’un important travail avec les professionnels de santé
Dans le cadre des travaux relatifs à la Permanence des soins en Etablissements de Santé (PDSES), et à l'issue d’une année de travail au niveau régional et départemental avec tous les professionnels concernés (organisations professionnelles et syndicales, fédérations hospitalières), l'ARS Île-de-France propose un nouveau dispositif régional pour améliorer et sécuriser la prise en charge chirurgicale la nuit en Île-de-France.

Vers une prise en charge mieux organisée et plus sécurisée pour les patients

Rien ne change pour l’accueil des patients : tous les services d’urgences de tous les établissements de santé de la région restent disponibles.Simplement, si une prise en charge chirurgicale en urgence s’avère nécessaire, ils seront orientés dans un réseau organisé, lisible par tous les professionnels de santé, et conçu autour d’un nombre limité de sites disposant d’équipes médico-chirurgicales complètes et disponibles.

Les SAMU, les services d’urgences et les transporteurs sanitaires sauront ainsi où orienter le plus rapidement possible les patients qui nécessitent une prise en charge chirurgicale urgente notamment en nuit profonde, c'est-à-dire, à partir de 22h30.

Dès la mise en place de ce dispositif, au 1er janvier 2012, l’ARS veillera à l’accessibilité et la bonne répartition sur l’ensemble du territoire régional des établissements qui seront chargés d’assurer cette  permanence des soins.

Le principe du « zéro refus »

Les établissements qui seront chargés d’assurer cette permanence des soins chirurgicale la nuit seront organisés et disposeront des moyens et des équipes nécessaires pour assurer une prise en charge chirurgicale d’urgence toute la nuit. Ils s’engagent à assurer une admission sans délai à tout patient qui requiert une prise en charge chirurgicale urgente.
Un coordinateur médico-chirurgical sera identifié dans chaque site, il sera responsable de la bonne organisation du dispositif et assurera l’interface avec tous les interlocuteurs extérieurs.
Ceci permettra d’éviter aux professionnels des SAMU les fastidieuses et multiples recherches de places pour un même patient et les allers-retours entre services et établissements.
Un registre informatisé permettra de suivre la mise en place de cette organisation et d’analyser  quotidiennement les éventuels dysfonctionnements de prise en charge et prendre les mesures correctrices nécessaires pour les nuits suivantes.

Un dispositif soumis à concertation et mis en œuvre dès le début de l’année 2012.
Ce dispositif s’appliquera au 1er janvier 2012. Les établissements qui assureront la permanence des soins chirurgicaux la nuit seront retenus par l’ARS à l’issue d’une procédure de sélection spécifique et partagée. Ces établissements seront tenus de s’engager à respecter les dispositions prévues  dans le cahier des charges élaboré à cet effet (joint au dossier de presse).
Il sera rigoureusement évalué afin de préparer le schéma cible Permanence des soins en  établissements de santé (PDSES)  qui sera arrêté dans le cadre du Schéma régional d’organisation sanitaire, du Projet régional de santé, d’ici la fin de l’année 2012.
Ce dispositif sera présenté aux instances de démocratie sanitaire régionales et territoriales (Conférence régionale de la santé et de l’autonomie, conférences de territoires). Il sera également présenté aux professionnels, à commencer par la conférence régionale des urgentistes d’Île-de-france le 20 octobre prochain.

Les engagements clés du cahier des charges pour les établissements assurant la permanence des soins chirurgicale la nuit en Île-de-france

- Mettre en place une gouvernance interne et territoriale de la PDSES
- Mettre en place coordonnateur PDSES pour l’établissement
- Dimensionner ses ressources de manière à pouvoir assurer la mission PDSES
- S’engager au « zéro refus »
- Favoriser le retour des patients vers les établissements de leur choix
- S’engager à participer au suivi et à l’évaluation du dispositif
- Garantir l’accessibilité financière aux soins "



Le communiqué de presse des Fédérations hospitalières (FEHAP Ile-de-france, FHF Ile-de-france, FHP Ile-de-france, URIOPSS Ile-de-france) est nuancé... :

"En juillet 2010, les fédérations FEHAP/FHF/FHP/URIOPSS représentant les hôpitaux et cliniques franciliens avaient vivement condamné un projet de l’ARS Ile de france visant à transformer radicalement la permanence des soins. Si ce projet avait vu le jour, tous les blocs chirurgicaux auraient été fermés la nuit, à l’exception d’un seul site par département.
Les fédérations hospitalières ont pris acte de la volonté de l’ARS d’adapter le dispositif de la permanence des soins en établissements de santé en Ile de France et ont choisi de s’associer à la réflexion. Elles ont donc participé à un dispositif de concertation incluant des professionnels des services d’accueil des urgences et des SAMU pendant plus d’un an.
Cette concertation va permettre d’aboutir à un schéma cible dont les fédérations hospitalières acceptent le principe : il s’agit d’organiser dans chaque département de la région Ile de France un maillage d’établissements structurés en réseau au bénéfice des patients.A ce jour, seules les spécialités de chirurgie orthopédique et viscérale sont concernées.
A compter du 1er janvier 2012, la permanence des soins la nuit pour ces deux spécialités sera organisée en deux tranches horaires. Les établissements ayant un service d’urgences autorisé continueront d’accueillir et d’opérer les patients jusqu’à 22h30. A partir de 22h30 et jusqu’à 8h30, les nouveaux patients devant être opérés en urgence seront transférés vers les quelques établissements qui auront été désignés selon un cahier des charges très strict par un comité de sélection associant l’ensemble des fédérations.
Si les fédérations hospitalières signataires de ce communiqué se reconnaissent dans la méthodologie poursuivie et dans le cahier des charges proposés par l’ARS, elles seront extrêmement vigilantes sur le respect de certains principes:
1. Sur le processus de sélection des établissements retenus pour assurer les interventions chirurgicales
au-delà de 22h30 :
D’une part, cette sélection devra être effectuée en fonction des besoins de santé des populations des territoires de santé (de 400 000 à 600.000 habitants). Le nombre de blocs opératoires ouverts de 22h30 jusqu’au matin devra répondre aux besoins de la population, particulièrement dans les départements les plus défavorisés. Aucun refus de prise en charge ne devra être constaté.
D’autre part, la sélection, appuyée sur les réponses apportées par les établissements au cahier des charges, devra intervenir dans un cadre transparent et concerté. La démarche devra être pluraliste et équilibrée.

2. Sur le financement :
Les fédérations signataires font part de leur plus grande inquiétude quant à l’adéquation du financement alloué à cette réorganisation. En outre, la transparence sur les financements octroyés par la DGOS à l’ARS pour la rémunération de cette permanence des soins fera l’objet d’une grande attention de la part des fédérations. D’autre part, les Etablissements devront être justement rétribués des efforts de réorganisation interne nécessaires pour assurer une permanence centralisée de la permanence des soins. Il est attendu de ce point de vue un effort tout particulier du Ministère de la Santé pour la région Ile de  france, sous la forme d’une enveloppe MIG (Mission d’Intérêt Général) justifié par le caractère précurseur de la région dans la réorganisation de la permanence des soins.
Cette enveloppe devra permettre de financer les efforts des établissements qui accueillent les urgences toute la journée, qui continueront à recevoir et à pratiquer les interventions chirurgicales jusqu’à 22h30, et bien évidemment les établissements choisis pour pratiquer les interventions chirurgicales audelà de 22H30. De plus, il est indispensable qu’une évaluation du dispositif à la fin de l’année 2012 soit mise en oeuvre.
Les délégations régionales des Fédérations Hospitalières ont donné un accord de principe général sur un dispositif d’ensemble et saluent l’effort de concertation mené depuis plus d’un an... Toute remise en cause d’un seul des segments d’un dispositif aujourd’hui équilibré remettrait en cause cet accord de principe."




 1) Sont concernées: les chirurgies orthopédiques, traumatologiques, viscérales et digestives.



(A suivre)




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vendredi 7 octobre 2011

Maintien pour les agents du demi-traitement en l'attente d'une décision médicale

Publié ce jour au Journal Officiel  le  décret (1) relatif à l'extension du bénéfice du maintien du demi-traitement à l'expiration des droits statutaires à congé de maladie, de longue maladie ou de longue durée des agents de la fonction publique de l' Etat, de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière met fin à une situation dans laquelle les agents qui étaient dans l'attente d'une décision soit des comités médicaux, soit des commissions de réforme se retrouvaient sans traitement.

 Dans la pratique à l’expiration des droits statutaires à congé pour raison de santé, l' agent  qui était en congé de maladie, de longue maladie, de longue durée, se retrouvait sans  demi-traitement en l'attente d'une décision médicale, il n'y avait uniquement que l' agent  en situation d’attente d’une décision de mise à la retraite  suite à une  invalidité qui conservait son traitement...
La situation des autres agents se régularisait seulement qu'après la décision des comités médicaux ou des commissions de réforme, ce qui était de nature à entraîner des difficultés financières durant une certaine période, toujours difficile de surcroît.
 
Par ce décret tous les agents bénéficient maintenant du maintien du demi-traitement dans l'attente d'une décision du comité médical et/ou de la Commission de réforme (statuant sur la reprise de service, ses conditions éventuelles de reclassement ou sur la mise en disponibilité).

1) Décret n° 2011-1245 du 5 octobre 2011 relatif au maintien du demi-traitement à l'expiration des droits statutaires à congé de maladie, de longue maladie ou de longue durée des agents de la fonction publique de l' Etat, de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière.

jeudi 6 octobre 2011

A Lyon trois manifestantes ont été blessées (dont deux grièvement)...

Lyon: une manifestation qui se tenait à l'occasion d' un congrès de la FEHAP  s'est très mal passée,  les CRS ont utilisés des gaz lacrymogènes, et, à la suite d' un mouvement de foule, trois personnes sont tombées dans une fosse de plus de trois mètres de profondeur, à cause d'une grille qui aurait cédé...


(Photo Sylvie Montaron)

Le pronostic vital d'une des trois femmes (dont deux  sont grièvement blessées)  est engagé, elle a été dirigée sur la neurologie à l'hôpital de Lyon.

Nous dénonçons vivement cette situation,  qui n'a pas empêchés les organisateurs de la FEHAP de poursuivre leur  congrès et ceci dans les meilleures conditions possibles...

La Préfecture a donné le communiqué suivant : "...les blessures occasionnées aux personnes ne sont pas directement liées à une charge des forces de l'ordre"...déclarant aussi que les manifestants " ...à de multiples reprises ont tenté de pénétrer dans le bâtiment. Ils en ont été empêchés par les forces de l'ordre présentes sur les lieux. Lesquelles, pour se dégager face à une pression forte et agressive, ont dû faire usage de gaz lacrymogènes. Suite à cette action, 3 personnes qui avaient été incommodées par les gaz se sont rendues vers un point d'eau pour se laver les yeux. A leur retour, elles sont passées sur une grille d'aération très éloignée du lieu de la manifestation, laquelle a cédé à leur passage et a entraîné leur chute dans une fosse de 3 mètres de profondeur."
Rappelons que cette manifestation fait suite à la dénonciation de la CC 51 par la FEHAP, les manifestants voulaient rentrer dans la salle des Congrès, n'est-ce pas là leur droit ? Dès lors que les conditions de travail des personnels sont remis en cause, le fait de manifester rentre dans un droit, celui du droit de grève!

Nous nous interrogeons sur les raisons réelles qui ont fait que les personnels ont été gazés...
Nous en profitons pour rappeler que les Confédérations, Unions syndicales et Fédérations CFDT, CGT, FSU, "Solidaires" (SUD etc), et, UNSA (syndicats autonomes) appellent à manifester unitairement  le mardi 11 octobre contre le plan d'austérité du gouvernement.
Près de 200 manifestations sont prévues dans toute la France, dont bien évidemment dans la ville de Lyon, et,  là les syndicats stéphanois ne seront pas sans dénoncer cet accident extrèmement regrettable, dont nous ne connaissons pas encore les circonstances exactes (nous aimerions connaître le témoignage au moins d'une des personnes accidentées),
Les moyens répressifs employés semblent avoir été démesurés, le communiqué de la Préfecture minimise cette affaire d'autant que le lieu de l'accident n'apparaît pas être plus éloigné  de 5 mètres de la manifestation, soit une largeur de rue à quelque chose près pour avoir une idée. Certes c'est un accident, mais il aurait pû être évité avec un peu plus de souplesse, pourquoi la FEHAP n'a t'elle pas accepté de recevoir au moins une délégation des manifestants ?

Il y aura bien des responsables dans cette affaire quant à déterminer leur degré de culpabilité, c'est encore autre chose...

Merci à tous ceux qui pourront nous faire parvenir leur témoignage
Nous souhaitons un rétablissement le meilleur possible à ces trois femmes,  notre pensée va tout particulièrement à celle qui est la plus gravement blessée.








(en l'attente d'information de Lyon)
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Le "Train Alzheimer" est arrivé à Lille

Le "Train Alzheimer" est aujourd'hui arrivé en gare de Lille Flandre pour sa quinzième et dernière étape.

 Vue du "Train Alzheimer"
(Photo "La Vie Hospitalière")
 
Parti de Paris le 22 septembre, dans la soirée, il s'est arrêté dans plusieurs villes pour informer un maximum de personnes sur la maladie d'Alzheimer, ce train exposition a eu un franc succès, il faut reconnaître que tout a été très bien organisé.


Vue de l'exposition (comparaison d'après IRM).
(Photo "La Vie Hospitalière")

Ce 6 octobre est aussi la "Journée Nationale des Aidants", de ces personnes qui doivent être valorisées par l'aide irremplaçable qu'ils donnent à tous ceux qui momentanément ou malheureusement durablement sont confrontés à la maladie, à l'invalidité au handicap ou à la dépendance. Nous avons eu l'occasion de discuter notamment avec des personnes qui se dévouent pour un proche atteint de la maladie d'Alzheimer, et, ils méritent très largement d'être reconnus et aidés, c'est souvent très dur psychologiquement parlant, leur travail est très important car sans eux bien des personnes fragilisées ne pourraient pas continuer à vivre chez eux.

Ceci écrit la ville de Lille apparaît être un pôle d'excellence en matière de recherche avec notamment son Institut Pasteur., il est important de ne pas l'oublier...tout comme il ne faut pas oublier non plus  la place de l'Hôpital public...faisant le constat que les hospitaliers ont été quelque peu oubliés dans cette exposition, c'est dommage d'autant que l'initiative part d'une bonne idée, ensuite il apparaît que bien des intérêts commerciaux viennent ternir l'esprit de cette exposition itinérante.
Souhaitons que le prochain "Train Alzheimer" soit un peu plus représentatif de ceux qui entourent les personnes atteintes de cette maladie.


(A Suivre...)


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mardi 4 octobre 2011

La convergence des tarifs avec les cliniques privées doit être arrêtée !

La Fédération Hospitalière de France (FHF) demande l'arrêt immédiat  de la convergence des tarifs entre les hôpitaux publics et les cliniques privées !

En effet une nouvelle amputation de 442 millions d'euros est prévue dans le  projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) alors...qu'aucun effort particulier est supporté par les cliniques privées...

La FHF  dénonce vivement le fait que : "cette rupture d’égalité est totalement incompréhensible, alors que la Fédération a démontré à de nombreuses reprises les raisons qui imposaient de maintenir des tarifs différenciés entre hôpitaux et cliniques privées.

La Fédération Hospitalière de France ne peut accepter cette discrimination choquante, et cette volonté de sanctuariser à tout prix les bénéfices que les cliniques réalisent en sélectionnant les pathologies les plus rentables.
Elle espère que le Parlement saura amender ce projet en mettant un terme à cette politique de convergence inique, et en assurant une juste répartition des efforts entre les différents secteurs."

"La Vie Hospitalière" rappelle que la FHF a déjà bien des années : ..."jugée dangereuse une comparaison entre le secteur public et le secteur privé alors que les organisations, les contraintes, les activités et les bénéficiaires des deux secteurs sont différents. "

(A suivre)

Les députés ont voté le projet de loi sur le renforcement de la sécurité sanitaire des médicaments

Le projet de loi reste dans les grandes lignes conforme au texte qui avait été  présenté au conseil des ministres.
Trois mesures sont à retenir :
le texte rendrait obligatoires les déclarations de conflits d’intérêts dans le monde de la santé. Les salariés des laboratoires, par exemple, ne pourraient plus siéger dans les organismes d’évaluation des médicaments (article 1).
Il s'oriente vers un meilleur encadrement de la  visite médicale, en n’autorisant que des visites collectives dans les hôpitaux.
Cette mesure serait menée à titre expérimental pendant 2 ans avant d’être éventuellement étendue à la médecine de ville (article 19).
Il prévoit la création de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM) en remplacement de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSPS).
L’ANSM aura un pouvoir de contrôle (avant et après AMM) et de sanctions (articles 6 et 7)...à noter que  son budget proviendra de la Sécurité Sociale....

lundi 3 octobre 2011

RESILIENCE en appelle aux parlementaires

Hugues Dechilly, le secrétaire général de RESILIENCE (  le syndicat infirmier contre l’ordre) adresse un message aux parlementaires:



"Mesdames et messieurs les Sénateurs et les Députés,


la rentrée parlementaire est déjà bien animée avec le renouvellement du Sénat, très récent. Cette dernière rentrée de l'actuelle mandature est aussi pleine de promesses.

Le sujet qui nous occupe aujourd'hui est - lui - toujours d'actualité, plus que jamais.

Vous connaissez le lamentable feuilleton ordinal infirmier qui anime notre profession. C'est aujourd'hui une nouvelle saison qui commence et le premier épisode de cette navrante histoire de série C a (re)commencé le premier octobre avec l'installation effective de la BRED/BPCE aux commandes de l'oni. Ainsi c'est donc un banquier (ancien secrétaire général de l'Elysée) qui dirige l'ordre infirmier par marionnettes interposées.
La BRED a imposé et bien évidemment obtenu un plan de restructuration de la dette ordinale infirmière en échange de la continuité de son soutien plus qu'abusif à cette instance professionnelle moribonde qui est de nouveau ré endettée à plus de 9 millions d'euros, après être redescendue à 7,5 millions en juillet dernier. Les banquiers n'ayant pas d'états d'âmes, vous imaginez bien la tournure que vont prendre les mesures coercitives à l'encontre des infirmières résistantes à l'ordre infirmier.

La conséquence directe pour les infirmières qui oeuvrent au quotidien au chevet des patients est une importante campagne de pressions diverses et variées à l'encontre des libérales notamment via les ARS et les CPAM pour les obliger à s'inscrire et à cotiser simultanément, ce qui est interdit par les textes. Certaines d'entre elles commencent d'ailleurs à quitter la profession pour ne pas subir et céder au diktat ordinal. Par ailleurs, le président libéral Tisserand, de la FNI, a dén oncé publiquement le fonctionnement toujours plus opaque de l'oni - rebaptisée obred - en démissionnant lui aussi de son mandat de conseiller national la semaine passée. N'hésitant lui aussi pas à remettre en cause la sincérité des procédures administratives ayant conduit l'actuelle présidence à la tête de l'ordre.

Nous aurons l'occasion dans les prochaines semaines de revenir en détail sur ce dossier qui - croyez le bien - concerne toujours plus de 520 000 électeurs, dossier qui devient de plus en plus brûlant à traiter et que beaucoup "se refilent" maintenant comme le dossier qui gêne leurs intérêts qui sont touts, sauf infirmiers.

Bonne rentrée et à très bientôt, avec nos respectueuses salutations."





 Le site  de RESILIENCE

samedi 1 octobre 2011

Radiothérapie en Ile-de-france : Projets de coopération dans trois départements

L'Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) a rendu public dernièrement un rapport réalisé en juillet, dans lequel il est précisé divers points relatifs à l'organisation de la radiothérapie en Ile-de-france.L'ARS a publié un document dans lequel on peut voir combien certains secteurs sont très mal pourvus, malgré cette situation il n'y a pas de redéploiement en rapport avec la poussée démographique mais bien plus un recentrage dicté principalement par souci de rentabilité...

Ainsi le département de Seine-et-Marne qui représente en superficie près de la moitié de l'Ile-de-france (49 %)  risque de voir se déplacer le service de radiothérapie privé de Mareuil-lès-Meaux vers le Centre hospitalier de Lagny-Marne-la-Vallée (à Jossigny)   dès que le service de radiothérapie publique de l'Hôpital de Lagny/Marne intégrera son nouvel hôpital...le protocole d'accord (signé le 14 septembre) devrait engager un GCS qui n'est pas dans sa finalité une surprise pour nous compte tenu que déjà à l'ARS ce GCS était envisagé dès novembre 2010...nous étions intervenus, en février,  auprès de Monsieur Claude Evin (actuel Directeur de l'ARS Ile-de-france) qui nous avait répondu clairement sur ses intentions concernant le Centre d'Oncologie et de Radiothérapie de Mareuil-Lès-Meaux et le service de radiothérapie du Centre hospitalier de Lagny/Marne, estimant :..."Il ne s'agit donc pas de "brader" le service public, mais bien au contraire de le garantir grâce au maintien d'une offre de soins accessible et de qualité au sein du Centre hospitalier de Jossigny"...

Le CROSF de Mareuil-Lès-Meaux
(Photo "La Vie Hospitalière")


Le second projet de l'ARS d'Ile-de-france prévoit la réouverture du centre de radiothérapie du Centre hospitalier de Poissy-Saint-Germain en 2012, ce qui "permettra de renforcer l'offre du département des Yvelines" .

Quant au troisième projet il intéresse le département de l'Essonne où une " réflexion est menée" (selon les termes employés) entre le Centre de radiothérapie de Ris-Orangis et le Centre hospitalier du Sud Francilien afin d'aboutir à un protocole d'accord (2) et vraisemblablement ensuite à un GCS.



1) Qui ouvrira en 2012...

2) Qui doit payer des millions d'euros par mois à une société privée...on parle déjà avant même son ouverture de scandale financier, nous aborderons ce sujet dans les jours à venir.