samedi 28 janvier 2012

Soutenons les défenseurs de l'Hôpital de Carhaix

N'allez surtout pas penser que la justice ne fait pas son travail (malgré les atteintes portées aussi contre la magistrature)...ainsi 2 personnes étaient jugées ce jour  pour avoir commises des dégradations en juin 2008 à la Sous-Préfecture de Châteaulin, jusqu'ici rien d'anormal tout comme "les pollueurs doivent être les payeurs" (1) demeurons concis et ne rentrons pas dans un débat qui aurait un fond politique, nous nous efforçons toujours de ne pas renter dans une quelconque réflexion dont le fond pourrait être teinté aux couleurs politiques, notre rôle étant d'informer sur tout ce qui touche l'Hôpital public et sa défense contre...bien des mafieux...
Ainsi il est normal que nous nous interrogeons sur les peines requises en Appel pour deux personnes qui sont poursuivies pour des dégradations (2), quand il est demandé une peine de 6 mois de prison avec sursis et 5.000 euros d'amende pour l'un, et, 4 mois de prison pour l'autre...les faits reprochés doivent être d'une extrème gravité.
Qu'en est-il vraiment?

Carhaix. 300 personnes en soutien à deux défenseurs de l'hôpita

Plus de 300 personnes se sont rassemblées cet après-midi, place de la mairie à Carhaix, pour soutenir deux défenseurs de l’hôpital poursuivis pour leur participation supposée à des dégradations commises en juin 2008 à la sous-préfecture de Châteaulin.
Des peines de six mois avec sursis et 5.000 € d’amende pour l’un, de quatre mois de prison ferme pour l’autre ont été requises en appel.
Dans les rangs des manifestants, c’était l’incompréhension et la colère. "Les peines requises sont totalement disproportionnées par rapport aux faits reprochés. Les manifestations étaient parfois spectaculaires, jamais violentes", a souligné le maire Christian Troadec.
Après les prises de parole, le cortège a défilé dans les rues de la ville, faisant halte devant l'hôpital, avant de se rendre à la gendarmerie où il s'est disloqué.



1) Ou tout aussi  "les responsables de la crise mondiale doivent en subir les conséquences...et payer le prix fort compte tenu des préjudices comparables à une guerre pour certains pays..." et ce n'est pas rentrer dans un débat politique que de dénoncer les actions de certains groupes financiers, c'est là le devoir de chaque citoyen face aux coupables de dégradations calculées pour aller jusqu'à faire tomber la souveraineté des pays et tirer profit de toutes choses.
2)

Défendons l'Hôpital du Blanc

"Début novembre 2011, le député-maire de la ville, Jean-Paul Chanteguet, en qualité de président du conseil de surveillance de l'hôpital, rencontrait le directeur de l'Agence régionale de santé, Jacques Laisné, qui lui a fait part de son intention de réduire l'activité des services de chirurgie et de maternité, suite à de mauvais résultats comptables.

La réaction du député-maire et de ses concitoyens blancois, abasourdis par cette funeste nouvelle, ne s'est pas fait attendre : une réunion publique d'information a été organisée le 19 novembre, suivie par une manifestation dans la ville, historique, suivie par plus de 5.000 personnes. L'hôpital du Blanc est en effet inscrit dans une liste depuis 2010, établie par Roselyne Bachelot, alors ministre de la santé du premier gouvernement Sarkozy, faute de n'avoir pas atteint les 1.500 séjours requis à l'année. La fermeture progressive de l'hôpital du Blanc porterait un coup fatal à une région déjà économiquement sinistrée : cet établissement public emploie en effet 450 salariés, et se positionne comme le deuxième employeur de la ville. Il placerait par ailleurs la population blancoise et son bassin (près de 30.000 habitants) dans une situation sanitaire difficile, la ville étant distante d'environ une heure de route des autres services publics de santé, que ce soit celui de Chatellerault, de Châteauroux ou de Poitiers."(source Wikipedia)


Voilà où nous en sommes aujourd'hui c'est grave de décider de la vie ou de la mort d'un hôpital (même si ce dernier  est en déficit) au motif qu'il n'a pas atteint un seuil de séjours dans l'année...?...

 Selon les informations en notre possession :"cet établissement a augmenté son activité grâce à de nombreux investissements (nouveau scanner, création d'une zone d'hospitalisation de très courte durée, antenne smur, rénovation du bloc opératoire, des services de maternité et chirurgie...) et à la mise en place de plusieurs collaborations inter-hospitalières."

C'est un bon hôpital et nous devons le soutenir et soutenir tous ceux qui veulent le sauvegarder.



L'annonce de l'affectation prochaine, par l'État, d'une somme de 2,6 millions d'euros au centre hospitalier du Blanc ne signifie pas qu'il s'agit d'une réponse à nos questions, concernant le devenir de la maternité et la chirurgie, a souligné, mardi soir, Jean-Paul Chanteguet. C'est pourquoi nous devons montrer que nous sommes extrêmement déterminés.


Après les mobilisations du mois de décembre, notamment les deux manifestations, au Blanc et à Châteauroux, et le « pot de solidarité » du 30 décembre, le mois de janvier sera plutôt consacré à des réunions techniques. Car, outre la non-fermeture des services, l'objectif des responsables blancois est également de faire des propositions concrètes en matière d'activités interhospitalières, afin de réduire le déficit, « même si l'on sait qu'il y aura toujours un déficit structurel ».

La réunion du 30 janvier sera donc primordiale en la matière car « il n'est pas question de nous faire accepter les propositions de l'Agence régionale de la santé ». Cette réunion rassemblera des représentants de l'ARS, des départements de l'Indre et de la Vienne, et des hôpitaux de Poitiers, Châteauroux et Le Blanc

L'ARS a, par ailleurs, mis en ligne le Schéma régional de santé dont la consultation se terminera le 11 février, sur lequel les communes sont appelées à délibérer.


Une nouvelle manifestation a été décidée pour le 11 février « dans le même esprit que celle du 2 décembre ».


Le Centre Hospitalier du Blanc en Chiffres (source Platine):

Capacité MCO : 65 lits et places en médecine, chirurgie et obstétrique
Activités MCO en 2010 : -Hospitalisation complète : 3 201 séjours
-Hospitalisation de jour : 1 376 séjours.
Urgences, nombre moyen de passages par jour : 26 ( en augmentation de 9%)
En 2011, le nombre d'entrées augmente de 4%

Qualité des soins

Score agrégé de lutte contre les infections nosocomiales, classe A avec un score de 93/100, l'établissement est 30ème national en matière de lutte contre les infections nosocomiales (Score Platine)
Personnels : 410 dont 24 médecins (7 chirurgiens)
Plateau technique : 1 scanner, échographes, mammographe, radiologie conventionnelle, bloc opératoire équipé de 4 salles d'opération, 1 salle dédiée aux examens endoscopiques, 1 salle de réveil
Budget : 21 millions d'euros




jeudi 26 janvier 2012

Appel de la communauté hospitalière publique en réaction à la conférence de presse de la FHP

La Fédération de l'hospitalisation privée FHP MCO a organisé, ce jeudi 26 janvier, une conférence de presse dont le seul sujet a été la casse du service public hospitalier !

La simple lecture de l'objet de la conférence de presse figurant sur l'invitation(1) montre, s'il était encore nécessaire de s'en convaincre, la vision mercantile des dirigeants de la FHP et leur volonté de faire main basse sur les fonds de l'assurance-maladie au mépris de l'intérêt général et des besoins de santé des français. Ceci a l'avantage de clarifier les préoccupations de la FHP : sauver les actionnaires des cliniques sur le dos de l'hôpital !

Une telle vision est absurde car la santé n'est pas un marché. Elle est surtout une insulte au Service Public Hospitalier, aux missions qu'il assure chaque jour et à l'engagement de ses personnels. Elle méprise enfin l'attachement que portent les français à l'hôpital public, qu'ils plébiscitent, sondage après sondage.
Face aux enjeux auxquels la France est confrontée, qui commandent responsabilité et sens de l'intérêt général, la communauté hospitalière publique dénonce les caricatures grotesques des représentants de cliniques. Elle tient surtout à rappeler que l'urgence n'est pas de sauvegarder les profits des cliniques mais bien de garantir à la population une offre de soins accessible, moderne, juste et solidaire. Pour cela, il convient de mettre en place, autour du patient, un Service Public de santé, réunissant l'ensemble des acteurs de soins, de prévention et de suivi, autour des mêmes valeurs de service public et garantissant la pérennité ainsi que la permanence de l'offre.
C'est cette vision et cet engagement que les pouvoirs publics doivent plus que jamais incarner et que les Agences Régionales de Santé doivent garantir au quotidien.
Face aux attaques indécentes et provocantes de la FHP, la communauté hospitalière publique demande aux candidats à la présidence de la République d'apporter leur soutien au service public de santé et de se prononcer sur son avenir.
  • Association des médecins urgentistes de France (AMUF)
  • Association des directeurs d'établissement en santé mentale (ADESM)
  • Association des directeurs d'hôpital (ADH)
  • Association française des directeurs de soins (AFDS)
  • Avenir hospitalier
  • CFE-CGC Santé Social
  • CFTC Santé Sociaux
  • Confédération des praticiens des hôpitaux (CPH)
  • Coordination médicale hospitalière (CMH)
  • Conférence des directeurs généraux de CHU
  • Conférence des directeurs de centre hospitalier
  • Conférence des doyens des facultés de médecine
  • Conférence des présidents de commission médicale d'établissement de centre hospitalier
  • Conférence des présidents de commission médicale d'établissement de centre hospitalier spécialisé
  • Conférence des présidents de commission médicale d'établissement de CHU
  • Fédération hospitalière de France (FHF)
  • FO Cadres
  • Intersyndicat National des Praticiens Hospitaliers (INPH)
  • Mouvement de défense de l'hôpital public (MDHP)
  • SAMU de France
  • Syndicat des manageurs publics de santé (SMPS)
  • Syndicat national des médecins, chirurgiens, spécialistes et biologistes des hôpitaux publics (SNAM HP)
  • Syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes-réanimateurs (SNPHAR)
  • UNSA Santé et Sociaux
  1) " Déficits, endettement, gaspillages, gabegie... Hôpital : état d'urgence ? »
Incapables de se réformer durablement, les hôpitaux publics s'enfoncent année après année dans l'endettement et les déficits au frais de la collectivité, gaspillant des milliards d'euros qui pourraient être utilisés à mieux soigner les Français. Pour mettre fin à cette gestion calamiteuse qui pénalise les autres acteurs de santé et menace le financement pérenne de l'assurance maladie, la FHP-MCO avance ses propositions pour sortir des déficits et préparer l'avenir."
(Communiqué de la Fédération Hospitalière de France)



Le 19 janvier nous avions invoqué que la plainte, à Bruxelles, de la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP MCO) avait été rejetée.

Manifestation pour la sauvegarde de l'Hôpital de Pertuis

Le 28 janvier à 11 heures une manifestation est organisée par le Comité de défense de l'Hôpital de Pertuis.
Pour cet hôpital de proximité sa fusion avec le Centre hospitalier d'Aix-en-Provence apparaît critique pour son avenir.

Le Plan Régional et le Schéma Régional prévoient la fermeture de 280 lits à Aix...la situation actuelle laisse penser que ces réductions de lits pourront se faire sur l'Hôpital de Pertuis qui a certaines difficultés financières.





Site de l'Hôpital de Pertuis

mercredi 25 janvier 2012

La CRSA lance ses travaux sur les schémas d'organisation de l'offre de santé francilienne

Dans le cadre de l’élaboration de son Projet régional de santé (PRS), l’ARS Ile-de-France a finalisé l’ensemble des volets de ses différents schémas d’organisation de l’offre de santé en région, excepté le volet « établissements de santé » du schéma régional d’organisation des soins (en cours d’élaboration en 2012).

Comme pour le plan stratégique (PSRS), la concertation sur les schémas distinguera :

    * une première phase de concertation informelle, désormais lancée, et
    * une seconde phase de concertation officielle qui devrait se solder par une adoption globale du PRS à la fin de l’année 2012.

La Conférence Régionale de Santé et de l’Autonomie (CRSA) s’est réunie en séance plénière  hier pour examiner les premiers documents soumis à la concertation informelle :

    * le schéma régional d’organisation médico-sociale,
    * le volet « ambulatoire » et le volet « biologie médicale » du schéma régional d’organisation des soins,
    * le cahier des charges régional relatif à la permanence des soins en établissements de santé, et
    * le schéma régional de prévention.

Cette première discussion plénière a montré le vif intérêt des membres de la CRSA, avec un fort taux de participation et de nombreuses questions. Ces premiers échanges ouvrent une séquence de travail interne à la CRSA qui se soldera par la rédaction collégiale d’un avis d’étape fin mars.

Ces mêmes documents sont actuellement soumis, dans le cadre toujours de la concertation informelle, à l’ensemble des conférences de territoire franciliennes : ils donnent lieu à des échanges nombreux et à un

important travail de l’ensemble des acteurs de la démocratie sanitaire en région.

lundi 23 janvier 2012

Quatre hospitaliers, du CHU de Lille, se sont suicidés

Un agent des services hospitaliers  et une aide-soignante de l'hôpital Roger-Salengro se sont donné la mort les 8 et 16 janvier 2012,
Une troisième  aide-soignante  s'est suicidée le lendeman, elle avait eu ce jour-là son entretien d'évaluation qui ne se serait pas très bien passé..un autre aide-soignant travaillant à l'hôpital gériatrique des Bateliers s'est lui aussi donné la mort, le dimanche en fin d'après-midi...
Ces quatres suicides ont été faits à leurs domiciles ...sur quelque jours seulement et c'est bien ce qui est le plus préoccupant.


Une enquête administrative a été engagée  et Monsieur Xavier Bertrand, ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé a diligenté une mission de l'Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS)...

L'enquête administrative devra être présentée   lors d'une réunion du Comité d'Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) le vendredi 27 janvier.

Beaucoup d'interrogations demeurent, et les enquêtes qui sont effectuées par la police pourront peut être amener plus d'explications.

"La Vie Hospitalière" adresse ses sincères condoléances aux proches des victimes.

Le Centre Hospitalier Sud Francilien ouvre ce jour après 8 mois de retard

Le Centre Hospitalier Sud Francilien (CHSF) commence à recevoir aujourd'hui les personnels soignants et les patients après bon nombre de péripéties.

Le déménagement des services des 27 sites devrait être terminé dans deux mois... le CHSF sera alors globalement opérationnel.

Cet établissement qui apparaît être le plus grand chantier de France, a été financé dans le cadre d'un partenariat public-privé (PPP) ce dernier fait l'objet de certaines contestations, en effet le propriétaire du CHSF est une société privée, qui a demandé un réajustement des loyers payés, alors que le CHSF s'est vu dans l'impossibilité d'ouvrir durant 8 mois suite à environ 8.000 défauts liés à la réalisation proprement dite  de la structure, à sa sécurité etc (1).


Les personnels ont été vu à la baisse avant même son ouverture afin de réduire les coûts...nous voyons bien là l'un des aspects négatifs de ces structures qui ont été financées par des groupes privés et qui ont aujourd'hui comme seul objectif : faire de l'argent, toujours plus d'argent et quelque soit le contexte au mépris même de certaines valeurs...




Rappel (pour information) de la motion du 9 septembre 2011 de la communauté médicale du CH Sud Francilien


"Nous regrettons le départ du Directeur Général Alain Verret alors qu’il avait réussi à exécuter le plan de retour à l’équilibre budgétaire qui lui avait été demandé, au prix de nombreux efforts de toute la communauté hospitalière. 
Nous constatons qu’une grande partie du déficit financier de l’établissement est directement liée au contrat qui lie l’hôpital à la société Eiffage à travers la signature du bail emphytéotique en 2006 qui a instauré un partenariat public/privé de financement de la construction, de la maintenance et de l’exploitation du nouvel hôpital.

Nous trouvons inacceptable de faire peser sur l’activité hospitalière des choix financiers que nous n’avons pas pu refuser.

Dans ce contexte, nous sommes inquiets des nouvelles contraintes financières imposées à notre établissement.

Nous considérons que l’EPRD 2011 imposé par l’ARS entraine inéluctablement la dégradation de l’activité médicale du CHSF.

En conséquence,

1) Nous récusons l’EPRD 2011 tel qu’il a été signé.

2) Nous demandons l’arrêt du versement du loyer à la société Heveil/Eiffage tant que l’établissement n’est pas livré avec les normes permettant son ouverture fonctionnelle.

 Dans le cas contraire, nous considérons que nous ne sommes plus en mesure d’assurer des soins de qualité pour notre territoire de santé.

La communauté médicale du CHSF se trouve donc en état de mobilisation et décide lacréation de l’association « SAUVONS NOTRE HÔPITAL » ouverte à tous les personnels du   CHSF ainsi qu’aux usagers. Cette association a pour objectif de défendre les intérêts des usagers et du personnel du Centre Hospitalier Sud Francilien, et de garantir le déménagement dans le nouvel hôpital en toute sécurité et dans les délais les plus brefs possible."



Pour "La Vie Hospitalière" les fameux partenariats publics privés (PPP) ressemblent de plus en plus à des manipulations grossières de financiers comme nous le voyons de plus en plus, et c'est  préoccupant pour l'avenir même de notre système de santé, et bien évidemment des services publics en général!
Tout comme pour l'évaluation d'un traitement le facteur risque devient beaucoup plus important que la pathologie elle même, il convient donc de mettre un terme à ces "méthodes "qui compte tenu de leurs conséquencess  néfastes sont loin d'être justifiées.

Il est temps de se pencher sur toutes ces opérations financières qui deviennent de plus en plus douteuses, et pourquoi pas poursuivre les responsables car il y a beaucoup à écrire sur ces orientations de "partenariat  public-privé"...

1) Nous rappelons lors des essais, la panne des groupes électrogènes de secours en avril 2011...

samedi 21 janvier 2012

Défendons la Maternité de la Seyne-sur-Mer !

Pour la défense de l'Hôpital public 
Non à la fermeture de la Seyne

Une manifestation s'est faite ce jour devant  le Centre hospitalier George Sand à la Seyne-sur-Mer (Var) afin de protester contre le transfert des 20 lits  de la maternité vers l'Hôpital Sainte-Musse à Toulon...
L'ARS de Provence-Alpes-Côte d'Azur a décidé la mise à mort de la maternité de la Seyne-sur-Mer, il est temps que ces actions, dictées par une politique aveuglée par le  souci de plus en plus contestable de rentabilité de l'Hôpital public, cessent.

Le Maire de la Seyne-sur-Mer a vivement dénoncé l'atteinte qui était portée à la maternité de sa ville, il est vrai que nous commençons à nous demander à quoi servent nos impôts si le service public est de plus en plus mis à mal, et ceci progressivement et bien souvent pour des prétextes invoqués qui ne sauraient être acceptables pour la majorité des usagers.

On ne peut plus continuer dans cette voie de rentabilisation aveugle, un service public n'est pas une entreprise privée il faut arrêter dans les meilleurs délais possibles toutes ces mesures qui deviennent de plus en plus préoccupantes et graves pour les citoyens et citoyennes, au nom de la rentabilité on n'hésite plus à transférer une maternité (1) à des dizaines de kilomètres sans se préoccuper des usagers, des familles c'est de plus en plus intolérable, et puis plus de 50 minutes sont nécessaires pour joindre la Seyne-sur-Mer à Toulon, c'est vraiment se moquer des usagers et faire prendre des risques inutiles dans certains cas.

Nous rappelons que le  Maire de la Seyne-sur-Mer n'avait pas hésité à parcourir 950 kilomètres, en vélo,  afin de défendre sa maternité...une belle action !

De plus en plus les restructurations des établissements de santé portent de réels préjudices au service public hospitalier, souvent sous des prétextes qui en fait cachent une certaine dérive...

1) Qui fait près de 1.400 accouchements par an .

jeudi 19 janvier 2012

Le 18 janvier Paimpol défendait son Centre hospitalier !

Devant le hall d'accueil du Centre hospitalier Max-Querrien, à Paimpol (1) (Côtes- d'Armor)  350 personnes se sont mobilisées, hier,  pour démontrer leur attachement au service hospitalier de proximité.

Le projet médical présenté  en mars 2011 se poursuit, il est prévu des diminutions conséquentes quant aux moyens et au nombre de personnel, ainsi 25 suppressions d'emplois sont prévues ( dont 12 postes d'aides-soignant(e)s et la mise en place d'une politique de non remplacement des départs à la retraite)...

Ces suppressions de postes sont graves car c'est l'offre de soins qui est mise à mal, jusqu'où la politique menée actuellement entraînera les hôpitaux publics?

La question est posée, tout comme celle des militants syndicaux de Paimpol qui s'interrogent : "Un Hôpital doit il être rentable?"...

Après la fermeture de sa maternité (malgré une lutte contre en 2003), puis la fermeture de son bloc opératoire l'année dernière,  l'Hôpital de Paimpol est mis à mal.

Aujourd'hui le Centre hospitalier Max-Querrien accuse un déficit de 4 millions d'euros, ce qui est très préoccupant...
Le Directeur de l'Agence Régionale de Santé a promis de renouveler l'aide qui avait déjà été apportée l'an dernier  (1,3 million d'euros), ceci n'est pas toutefois sans contre partie, et ce sont toujours des réductions qui font qu'il est impossible de penser à toute expansion de cet hôpital public...présentement ce sont 25 hospitaliers qui seront rayés des effectifs, et demain?...

Les difficultés que rencontre cet hôpital rejoignent les difficultés croissantes des hôpitaux publics et tous les problèmes financiers ne sont pas liées au hasard, ils sont la résultante des orientations politiques engagées depuis...1994... nous y reviendrons (le moment venu), car il faudra bien rechercher, compte tenu des impacts à tous les niveaux, les grands responsables de ce que nous pouvons appeler un chaos financier globalisé...qui  s'accentue de jour en jour, et les directions prises...ne font qu'accentuer  la gravité de la situation.

La question est de savoir à qui profite ces orientations qui ne sont pas propres à l'intérêt général mais bien rattachées à des intérêts plus ou moins contestables, la réponse est urgente, voire vitale pour toutes nos valeurs.


1) Paimpol est une commune née de la fusion le 26 novembre 1960 des communes de Paimpol, Plounez et Kérity.

            

La plainte de la Fédération Hospitalière Privée a été rejetée par La Cour européenne

Une fédération ( la FHP) qui représente des établissements privés de santé avait déposée plainte auprès de Bruxelles estimant que les établissements privés étaient désavantagés par rapport aux établissements publics (sic)...

La Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) a été déboutée d’une plainte pour "distorsion de concurrence" au motif que la quasi-totalité des crédits gouvernementaux, appelés MIGAC (1) sont attribués aux hôpitaux publics.
Ces MIGAC assurent une partie du financement des hôpitaux (20 % actuellement).
Les Hôpitaux publics prennent en charge bien des pathologies (pas assez "rentables" pour le secteur privé) il serait temps effectivement qu'il y ait plus d'équité.

Des interventions ont été faites directement auprès de la FHP afin de marquer, lorsque nous avions appris cette action en justice, notre indignation, demandant que les cliniques et hôpitaux privés soient notamment un peu plus transparents, il n'y a pas eu ni de publication à ce sujet ni de réponse...

1) Missions d’Intérêt Général et à l’Aide à la Contractualisation.

mercredi 18 janvier 2012

Urgences chirurgicales en Seine-et-Marne, du Nord au Sud tout n'est pas si simple...

Le Sénateur Michel Billout est intervenu lors de la séance du Sénat d'hier, sur le thème :

"Avenir du secteur public de chirurgie dans le sud de la Seine-et-Marne", nous reproduisons l'intégralité du débat pour son intérêt pour les luttes que nous menons en ce moment.

"Mme la présidente. La parole est à M. Michel Billout, auteur de la question n° 1490, adressée à Mme la secrétaire d'État auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de la santé.

M. Michel Billout. Madame la secrétaire d’État, je souhaite attirer votre attention sur les incohérences des décisions prises par l’Agence régionale de santé d’Île-de-France concernant le secteur de la chirurgie, notamment dans le sud de la Seine-et-Marne.

À Melun, siège de la préfecture, le bloc chirurgical est fermé la nuit et le week-end depuis plus de trois ans, sur décision de l’Agence régionale de l’hospitalisation. Cette situation contraint le service des urgences à renvoyer les patients vers d’autres établissements ou, pour les cas extrêmes, à traiter les malades au bloc chirurgical de la maternité.

Malgré ces entraves, la chirurgie viscérale de l’hôpital de Melun a, au cours de la même période, augmenté son activité de 15 %, réalisant plus de 2 500 actes opératoires par an.

Ces efforts sont bien mal récompensés puisque, dans le projet de grand hôpital public-privé de Melun qui doit voir le jour en 2015, la chirurgie sera totalement confiée au secteur privé.

À l’hôpital de Fontainebleau, à 25 kilomètres de là, plusieurs chirurgiens ont renforcé l’équipe en 2007 et 2008, après l’arrêt de l’activité chirurgicale à l’hôpital de Nemours. Mais l’accès aux blocs opératoires est difficile par manque de salles d’opération, les moyens en surface et en personnel soignant n’ayant pas été augmentés.

Et, aujourd’hui, l’ARS demande aux chirurgiens de l’hôpital de Fontainebleau de participer aux gardes à Melun, afin d’y permettre la réouverture du bloc chirurgical la nuit. Mais il va de soi que, si les chirurgiens de Fontainebleau se rendent à Melun pour exercer la nuit, ils ne pourront pas assurer le service normal à l’hôpital de Fontainebleau le lendemain matin, réduisant d’autant l’activité de cet établissement.

Enfin, ce type d’organisation n’est pas sécurisé. Le patient opéré dans la nuit à Melun ne sera pas suivi par le même chirurgien, ce qui pose un problème de sécurité pour les patients et de responsabilité pour les praticiens.

Parallèlement, l’hôpital de Fontainebleau est fragilisé par la décision imposée par l’ARS de fermer quinze lits de chirurgie en décembre dernier. Cette fermeture a été « justifiée » par un taux d’occupation prétendument insuffisant, alors même que ces lits servaient de tampon pour le service des urgences et que l’activité chirurgicale a augmenté en 2011. Cela a obligé les équipes à transférer les patients concernés vers d’autres centres et a eu pour effet de supprimer des recettes perçues au titre du séjour, par le biais de la tarification à l’activité.

En résumé, il faut rouvrir la permanence chirurgicale de nuit et de weekend à l’hôpital de Melun, sans que cela se fasse au détriment du fonctionnement de l’hôpital de Fontainebleau, voire de celui de Montereau.

Cette désorganisation de l’activité chirurgicale du secteur public, orchestrée par l’ARS, ne doit-elle pas être rapprochée du projet de disparition totale de ce secteur au seul bénéfice du secteur privé à but lucratif, avec l’ouverture des hôpitaux publics-privés de Melun et Fontainebleau ?

Alors que, selon la Fédération hospitalière de France, les dépassements d’honoraires pour la chirurgie dans le secteur privé à but lucratif ont crû de 6 % chaque année depuis onze ans, soit une augmentation globale de près de 70 %, je souhaiterais connaître les mesures que compte prendre le Gouvernement pour redonner une cohérence à l’activité du secteur public de chirurgie dans le sud de la Seine-et-Marne et garantir l’accès de tous les habitants à une chirurgie de qualité, au tarif du secteur 1 et sans dépassements d’honoraires.

C’est une nécessité absolue à l’heure où nos concitoyens reculent de plus en plus le moment de se faire soigner, au risque de voir s’aggraver leur pathologie, faute d’une prise en charge suffisante par l’assurance maladie.

D’autres solutions que celles qui sont préconisées par l’ARS mériteraient d’être envisagées : je pense à la proposition émanant de la grande majorité des médecins hospitaliers de Fontainebleau d’élaborer un projet médical sur la base d’une offre publique de soins avec les quatre hôpitaux du sud de la Seine-et-Marne. Alors que le département, dont la population augmente de façon constante, est déjà déficitaire en équipements de soins, ce secteur est aujourd’hui largement sous-doté.

Le contre-projet de regroupement des quatre hôpitaux publics en partenariat public de type « communauté hospitalière de territoire », où chaque établissement pourrait garder son identité juridique, sera d’ailleurs proposé à l’ARS le 24 janvier prochain, lors de la venue du délégué départemental de l’agence à Fontainebleau. Madame la secrétaire d’État, soutiendrez-vous cette proposition ?

Mme la présidente. La parole est à Mme la secrétaire d'État.

Mme Nora Berra, secrétaire d'État auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de la santé. Monsieur Billout, le secteur sud de la Seine-et-Marne abrite plus de 550 000 habitants, soit 5 % de la population francilienne sur près de 30 % de la superficie de la région.

Sur ce vaste territoire, l’offre de soins chirurgicale est répartie entre cinq centres hospitaliers publics – ceux de Fontainebleau, Melun, Montereau, Nemours et Provins – et cinq cliniques privées – Saint-Jean et les Fontaines, à Melun, l’Ermitage, à Dammarie-les-Lys, polyclinique de la Forêt, à Fontainebleau, et Saint-Brice, à Provins.

Dans le cadre de la mise en œuvre du schéma régional d’organisation des soins, le SROS, les travaux relatifs à la permanence des soins en établissement de santé ont conduit, au bout de dix-huit mois d’études menées en concertation avec les acteurs concernés, au choix de la candidature commune de Melun-Fontainebleau, avec l’intégration possible des médecins du territoire, qu’ils soient issus du public ou du privé.

Un unique dossier de candidature a été déposé pour le sud de la Seine-et-Marne. Ce sont les centres hospitaliers de Melun et de Fontainebleau eux-mêmes qui, guidés par des impératifs de démographie médicale, ont proposé cette organisation au sein d’un groupement de coopération sanitaire en accord avec les communautés médicales.

Les effectifs actuels de personnels médicaux et paramédicaux ne permettaient pas aux établissements de répondre individuellement dans des conditions satisfaisantes au cahier des charges élaboré en concertation avec les acteurs de terrain.

Actuellement, des praticiens extérieurs à chaque établissement interviennent d’ores et déjà la nuit, sans que la sécurité du patient soit remise en cause.

Parallèlement, l’ARS a demandé aux praticiens des cliniques de Melun de participer au dispositif, de manière que la charge de la permanence des soins en établissement de santé soit plus équitablement partagée entre praticiens du public et praticiens du privé.

Le cahier des charges sur lequel les établissements retenus se sont engagés définit des exigences de qualité de la prise en charge des patients, notamment en favorisant le retour des patients vers l’établissement de leur choix, en garantissant l’accessibilité financière et en dimensionnant les ressources de façon à pouvoir assurer la mission de permanence des soins dans les établissements de santé.

Ce dispositif concerne l’organisation des interventions de nuit en chirurgie orthopédique et viscérale pour les patients qui ne sont pas déjà hospitalisés. Il ne s’agit pas de l’organisation des services de médecine d’urgence, lesquels restent ouverts vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sont disponibles pour accueillir les patients franciliens. De même, ce dispositif ne remet pas en question la continuité des soins en établissement : un patient hospitalisé pourra toujours, en cas de nécessité, bénéficier d’une intervention sur le site où il est pris en charge.

Au cours de l’année 2012, un dispositif d’évaluation permanente de cette organisation sera mis en place afin de permettre les ajustements nécessaires. Une adoption définitive du dispositif est prévue à la fin de 2012, à l’occasion de la publication du SROS.

Mme la présidente. La parole est à M. Michel Billout.

M. Michel Billout. Madame la secrétaire d'État, vous n’avez fait que défendre la position de l’ARS, ce qui ne m’étonne guère.

Je conteste vos affirmations : les informations que j’ai en ma possession montrent que le dispositif n’a pas été décidé en accord avec les communautés médicales des centres hospitaliers de Fontainebleau ou de Melun. D’ailleurs, à Fontainebleau, les médecins ont vivement dénoncé une telle organisation.

Vous n’avez pas répondu sur le fond de ma question. Ces nouvelles dispositions, qui ont été, à mon sens, prises de façon très peu concertée, contrairement à ce que vous prétendez, ont pour unique objectif la déstructuration du secteur public de chirurgie.

Vous m’aviez apporté le même type de réponse lorsque je vous avais interrogée, voilà un an, sur l’avenir de la radiothérapie publique en Seine-et-Marne. Depuis, toutes les dispositions qui ont été prises vont dans le même sens : la disparition du service public de radiothérapie. En ce qui concerne la chirurgie, l’évolution sera la même !

Madame la secrétaire d'État, j’ai exposé la situation du sud de la Seine-et-Marne, mais, depuis le dépôt de ma question, l’ARS – qui n’est pas à court de bonnes idées ! – a décidé d’organiser la permanence chirurgicale de nuit dans le nord du département tantôt à Meaux, tantôt à Lagny, ce qui n’a pas manqué de produire de graves effets sur l’organisation du service de chirurgie et du service des urgences. Le service des urgences de l’hôpital de Lagny est d’ailleurs en grève depuis le 15 décembre pour protester contre cette décision.

Je regrette profondément que la communauté médicale ait été si peu consultée, alors que ces dispositions ne peuvent que nuire à l’organisation du service public de santé."


Michel Billout  Sénateur de Seine-et-Marne

 

Les hospitaliers de Saint Maurice en grève illimitée

Les personnels des Hôpitaux de Saint Maurice (1) se sont réunis le 10 janvier (près de 250 personnes étaient présentes) fortement mécontent d'une décision de la direction qui veut instituer partiellement une prime au mérite qui prendrait en compte notamment les absences pour...maladie...ce sont  2000 hospitaliers qui sont concernés par cette décision de la direction.

Au cours de cette assemblée des personnels,  un préavis de grève a été décidé, engageant une grève illimitée à compter du 17 janvier.


(à suivre)

1) Fusion de l'Hôpital National de Saint Maurice avec l'Hôpital d'Esquirol, en 2010.

samedi 14 janvier 2012

Le jour de carence est applicable depuis le début du mois de janvier

La mise en place du jour de carence pour les agents de la fonction publique a été institué par l’article 105 de la loi 2011-1977 du 28 décembre 2011 de finances pour 2012.



Cet article indique que le jour de carence non rémunéré en cas de congé maladie s’applique à compter du 1er janvier 2012 sauf dans les cas de :
- congé de longue maladie
- congé de longue durée
- maladie provoquée par des causes exceptionnelles prévues à l’article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite
- accident survenu dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions et maladie professionnelle



Ce jour de carence s’applique pour les agents titulaires, stagiaires, les agents contractuels de droit public de plus de 4 mois d’ancienneté et les personnels médicaux.



Conformément à l’article R323-1 du Code de la Sécurité Sociale, les agents contractuels de droit public, ne disposant pas de 4 mois d’ancienneté, sont soumis au régime général et ont 3 jours de carence.

vendredi 13 janvier 2012

Michel Billout a été reçu par le ministère de la Santé

Hier, une délégation composée de représentants de collectifs de  Santé et conduite par le Sénateur Michel Billout a été reçue au ministère de la santé pour aborder la question de l'avenir de la radiothérapie en Seine-et-Marnet, et notamment la disparition envisagée de la radiothérapie publique sur l'hôpital de Jossigny.

Lors de cette  entrevue, l'ensemble des membres de la délégation a souhaité apporter son soutien sans réserve au mouvement de grève des urgentistes de l'hôpital de Lagny engagés depuis un mois déjà contre la réorganisation que l'Agence Régionale de Santé et la direction entendent leur imposer, et qui implique une réduction de moitié des durées de garde, en les passant de 24 à 12 heures. "Il faut que le ministère intervienne et débloque la situation" ont demandé les membres de la délégation. 

(A suivre)


dimanche 8 janvier 2012

Le CHR de Metz-Thionville sera opérationnel à Mercy dans quelque mois

Les répartitions des filières de soins des hôpitaux de Metz  seront abordées lors de la conférence publique qui se tiendra le 11 janvier, avec les Hôpitaux privés de la région de Metz et le Centre Hospitalier Régional de Metz-Thionville.

Ce CHR est l’établissement hospitalier le plus grand du département de la Moselle.Depuis la fin 2009, la direction générale du CHR de Metz-Thionville a pris en charge les hôpitaux publics de l’Est Mosellan, à la demande de l’Agence Régionale de Santé de Lorraine.

Des services spécifiques composent ce CHR : Neuro-Vasculaire, Chirurgie digestive et urologie, Chirurgie plastique ( tête-cou) et orthopédie., Néphrologie, Hémato-Oncologie, Médecine nucléaire ( 5 bunkers de radiothérapie).

Mais aussi : 16 lits de réanimation, 28 postes de dialyse...  15 lits pour les grands brûlés,  9 chambres disposent  de murs soufflants, ces chambres peuvent faire l'office de salles d’opération le CHR est rappelons un  référent interrégional pour la prise en charge des grands brûlés.


Le CHR sera opérationnel dès le premier semestre de cette année selon le calendrier prévisionnel, il verra alors le déménagement de l'Hôpital de Metz-Bonsecours.

Cet Hôpital avait été élevé au rang de Centre Hospitalier Régional en 1977 par  Madame Simone Veil,  ministre de la santé (constitué par  la fusion du Centre hospitalier de Metz avec le Centre hospitalier de Thionville).

Plus d'informations sur le Centre Hospitalier Régional de Metz-Thionville

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vendredi 6 janvier 2012

L'ONI se tire une belle balle dans le pied...

L'ONI semble avoir de plus en plus de problèmes financiers, et bien des infirmier(e)s refusent de payer pour travailler ce qui n'arrange pas bien évidemment les caisses de l'Ordre.
Malgré des menaces faites aux récalcitrants, l'argent ne coule pas à flot, et l'ONI commence à prendre de plus en plus l'eau de toutes parts...

Les menaces (qui apparaissent toutefois sans effet réel...) ne sont pas du goût de tout le monde et bien des infirmier(e)s font la demande de désinscription à l'Ordre... Ce qui n'est pas pour arranger la situation.

(à suivre)


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lundi 2 janvier 2012

Perception du système de santé francilien : 4 personnes sur 10 ont déjà renoncés à des soins...

Selon un sondage Harris Interactive (1), commandé par l’ARS de l'Ile-de-france à l’occasion du premier forum santé citoyen organisé en région, le système de santé est un atout pour l’Ile-de-france : 80% des sondés sont satisfaits de la qualité des soins, 78% le sont de leur généraliste.

Au-delà de la qualité des soins, c’est la qualité de l’écoute et de l’accueil dont ils bénéficient que les franciliens saluent : ils sont 64% à juger positivement l’attention accordée par les professionnels de santé aux demandes des patients.
Pour autant, il faut souligner que près d’un tiers des franciliens se déclare insatisfait en ce qui concerne les hôpitaux (2), et qu’un francilien sur 2 considère que l’offre médico-sociale des établissements spécialisés pour personnes âgées ou personnes handicapées est insatisfaisante dans la région.



La richesse de l’offre de soins francilienne demeure clairement reconnue par les usagers, puisque la quasi-totalité des personnes interrogées estime bénéficier d’une grande proximité géographique avec les professionnels de santé (99% pour les pharmaciens, 97% pour les médecins généralistes et 86% pour les hôpitaux). En revanche, 70% des franciliens considèrent que les délais d’attente pour l’obtention d’un rendez-vous ne sont pas satisfaisants.

4 franciliens sur 10 ont déclaré avoir déjà renoncé à des soins...

Surtout, l’enquête confirme que l’accès aux soins n’est pas le même partout et témoigne de l’importance de cet enjeu dont l’ARS fait l’un de ses axes stratégiques. Le caractère injuste des inégalités sociales de santé frappe les franciliens, qui sont 52% à considérer que l’égalité d’accès aux soins n’est pas satisfaisante dans notre région. De fait, quatre franciliens sur dix disent avoir déjà renoncé à des soins, pour eux ou pour leurs proches, soit parce qu’ils n’ont pas les moyens financiers (59%), soit en raison de délais d’attente trop longs (30%).

En Ile-de-france, plus d’un ménage sur dix (14%) vit sous le seuil de pauvreté, l’enquête souligne que ce sont bien évidemment les personnes économiquement et socialement défavorisées qui ont davantage tendance à renoncer à se soigner.
Les franciliens de la grande couronne sont plus critiques sur l’égalité d’accès aux soins et les délais de rendez-vous.

Enfin, l’enquête confirme que la volonté d’informer les franciliens sur leurs droits en tants que patients est à bon droit une priorité du Plan Stratégique de l’ARS, puisque seul 1 francilien sur 5 a déjà entendu parler des droits des patients et usagers du système de santé et sait ce dont il s’agit, une courte majorité de répondants considérant qu’ils sont bien respectés dans la région Ile-de-france.


1)  Réalisé via l' Internet du 18 au 28 novembre,  auprès de 1.002 personnes représentatives de la population d’Ile-de-France, âgées de 18 ans et plus.

2) Les hôpitaux en général c'est à dire aussi bien les établissements privés que les établissements publics (note "La Vie Hospitalière").


Pour consulter le rapport "Les franciliens et le système de santé en Île-de-france"

Les urgentistes de l'Hôpital de Lagny demandent plus de personnels !



Les urgentistes du Centre hospitalier de Lagny demandent   l’embauche de personnels supplémentaires.

La  réorganisation drastique des urgences chirurgicales de nuit  décidée il faut le rappeler sans concertation réelle avec les personnels  est vivement dénoncée.

Il est nécessaire de recruter des agents pour le SMUR  (1) tout comme il est impératif de trouver de nouveaux médecins oxyologues.

Les urgentistes sont en grève depuis le 19 décembre estimant travailler dans des conditions qu'ils ne peuvent plus accepter, trop, c'est trop !

Rappelons que la réorganisation des urgences chirurgicales de nuit en Ile-de-france  est appliquée depuis hier (2),  dans ce contexte le "Syndicat Autonome Santé"  intervient de nouveau auprès de Monsieur Xavier Bertrand souhaitant vivement que les urgences de nuit en Seine-et-Marne fassent l'objet d'une étude plus approfondie prenant en considération  que le recentrage actuel est disproportionné car il ne prend pas en considération de toute évidence la nécessité de couvrir l'ensemble du département. 




1) A titre indicatif le SMUR du Centre hospitalier de Lagny effectue 450 interventions par an.
2) Se reporter au texte publié le 3 décembre par "La Vie Hospitalière" : 
"Urgences chirurgicales de nuit en Ile-de-france? L'ARS ampute..."

dimanche 1 janvier 2012

Le Centre hospitalier Sud Francilien ouvrira cette année

Article transféré pour modifications









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