mardi 17 avril 2012

Semaine européenne de la vaccination du 21 au 27 avril 2012


 Pour la 6 ème année consécutive en France, la Semaine européenne de la vaccination mobilise les 26 régions françaises et une centaine de pays dans le monde du 21 au 27 avril 2012.

Cette semaine de promotion de la vaccination, initiée par l’Organisation Mondiale pour la Santé (1) (OMS), coordonnée en France par le ministère chargé de la Santé et l’Inpes.
Au niveau de la région, les Agences régionales de santé coordonnent les actions mises en œuvre les partenaires de cet événement.


De nombreuses actions de communication, d’information seront organisées en direction du grand public et des professionnels de santé : expositions, conférences, activités et supports pédagogiques, séances de vérification des carnets de vaccination, et de vaccination...
Elles auront toutes un objectif commun : aider les Français à mieux comprendre les bénéfices individuels et collectifs de la vaccination pour se protéger contre les maladies infectieuses correspondantes.

De nombreux acteurs sont mobilisés pour cette semaine : professionnels en charge de vaccination médecins, infirmières, sages-femmes, personnels de centres de vaccination, de PMI, pharmaciens, personnels de l’éducation nationale, de l’assurance maladie, …
Cette édition 2012 a pour priorité la vaccination chez les adolescents et les jeunes adultes : cette population a une couverture vaccinale moins élevée que les nourrissons et les enfants.

Pour en savoir plus sur la Semaine européenne de la vaccination  ( et connaître les actions mises en place dans les régions). 



La Semaine européenne de la Vaccination est loin de faire l'unanimité...

Destinée à ancrer au marteau piqueur le caractère faussement incontournable de la vaccination dans la tête des gens, cette septième édition qui se tiendra du 21 au 27 avril prochain, à l'Initiative de l'OMS, aura pour thème prioritaire la vaccination des adolescents et des jeunes adultes (comme s'ils n'avaient pas déjà été suffisamment vaccinés, tout au long de leur enfance!)

Ainsi, en dépit du logo angélique et simpliste "Prévention, Protection, Vaccination", trop nombreux sont ceux qui souffrent des effets secondaires irréversibles des vaccins et nous ne parlons même pas des décès, y compris des décès d'enfants.
C'est notamment ce qu'ont vécu les parents Le Dantec avec le décès de leur petite Nova ou encore Raphaël & Béatrice Sirjacobs, avec le décès de leur petite Stacy, une semaine seulement après ses trois premiers vaccins effectués à l'ONE...

On comprend dès lors assez logiquement que ces parents soient désireux de faire connaître les informations trop peu connues qui leur ont tant manqué et qu'ils regrettent ainsi tellement de ne pas avoir eues à temps. C'est pourquoi, ils organiseront une marche citoyenne pour la liberté vaccinale et l'information, le samedi 21 avril prochain à Bruxelles à partir de 17 heures 30, et vous y convient, venez nombreux.


Source :  Initiative Citoyenne

Pour plus d'informations


Le site dédié 






1) "La Vie Hospitalière" rappelle que l'OMS s'est illustrée dans sa déclaration de pandémie grippale (virus H1N1), nous rappelons aussi que cette même organisation passe sous silence bien des problèmes sanitaires ou minimisent ces derniers, prenons pour exemple l'impact des rayonnements ionisants sur la santé des populations (Tchernobyl (un réacteur endommagé gravement), Fukushima Daiichi (4 réacteurs endommagés gravement) etc etc


En ce qui concerne les vaccinations il y a bien des aspects de ces dernières qui font que nous nous devons d'adopter un certain principe de précaution.
Il est important de connaître en ce qui concerne les vaccins quels qu'ils soient :
a) Leur composition.
b) Les documents officiels permettant de connaître les essais et les résultats effectifs.
c) Les effets secondaires pouvant survenir.
d) Les coûts dudit vaccin (sécurité sociale etc) avec état du prix de revient et du prix de vente notamment.
e) Où est fabriqué le vaccin?
f) Par qui ?

La liste est non exhaustive...


Pour en savoir plus sur les risques de certains vaccins dont celui relatif à l'hépatite B 

jeudi 12 avril 2012

Abandon du jour de carence dans la Fonction Publique !

Nous demandons l’abandon du jour de carence dans la Fonction Publique!
Exigeons ensemble l'abandon du jour de carence imposé aux fonctionnaires et agents publics!


Le gouvernement, au nom de la réduction de la «dette publique», impose à l’ensemble des fonctionnaires et agents publics civils et militaires le non-paiement du premier jour de congé ordinaire de maladie. 
Cela se traduit par la baisse de leur traitement !

L’article 105 de la loi de finances du 28 décembre 2011 a instauré un jour de carence dans la fonction publique:hormis les congés de longue maladie (ALD), de longue durée (CLD) ou les accidents du travail (AT), tous les fonctionnaires se voient systématiquement supprimer un jour de salaire dès le premier jour de leur arrêt de travail et cela à chaque arrêt maladie.

Alors qu’on estime à environ deux tiers le nombre de travailleurs du secteur privé exonérés de ce dispositif par le biais d’accords ou de conventions (dans lesquels, fort légitimement, les patrons cotisent significativement), une telle mesure est un réel recul pour tous.

Tous les salariés, tous les fonctionnaires, subissent directement les conséquences des plans d’austérité qui s’attaquent aux retraites, à la sécurité sociale et au pouvoir d’achat :

Le gel des salaires pour 2011 et 2012 synonyme de dégradation sans précédent des rémunérations.
La hausse des cotisations retraites synonyme d’amputation aggravée du pouvoir d’achat.

LES SOUSSIGNÉS EXIGENT L’ABROGATION DU JOUR DE CARENCE.

Les signataires




(Cette pétition sera donnée au ministre de la Fonction Publique)




Il faut que ces "opportunistes politiques" arrêtent de s'attaquer aux fonctionnaires et agents publics qui ont un traitement et non un salaire !

Ils sont payés au mois et normalement ce jour de carence n'est pas très correct, mais que demander à ces gens là qui cumulent les mandats (bien souvent), qui ne risquent pas d'avoir de problèmes de fin de mois, qui bénéficient d'avantages injustifiés  qui sont tout autant une charge pour la France !
Et; ce sont ces gens là qui veulent nous serrer la ceinture...

Oui, il y a un peu trop d'abus, et de marionnettes, et si il y a des mesures à prendre elles doivent être dirigées contre les grands responsables des dérives actuelles qui servent des intérêts strictement privés ou majoritairement privés, pourtant ce sont les deniers de l'Etat qui sont utilisés, et ce sont les citoyens et citoyennes qui payent toujours et encore, et, encore !

Les travailleurs ont à supporter tous ces gens là, ces individus qui pour la plupart ne représentent absolument pas les intérêts du peuple et encore moins ceux des fonctionnaires et agents publics!
 "Les fonctionnaires sont des nantis" comme disait Raymond Barre...et lui qu'est-il ?...

On voit comment sont considérés les fonctionnaires, et agents publics on voit comment dans bien des services hospitaliers les conditions de travail sont inadmissibles, et, faire payer encore une fois les agents fragilisés, malades est une honte !

Qu'ils viennent travailler au moins un jour dans l'année et alors ils pourront parler en connaissance de cause et se rendre compte que la Fonction Publique Hospitalière n'est pas de tout repos, que nous devons faire preuve de beaucoup de compassion,  donner beaucoup de soi sans rien attendre en retour.Auant aux salaires ils sont de plus en plus ponctionnés au fur et à mesure que le temps passe (CSG; journée de solidarité etc etc)...

Alors quand les conditions de travail deviennent de plus en plus difficiles, quand des personnels sont épuisés, malades, il faut avoir l'honnêteté d'en rechercher les raisons, s'attaquer aux vrais problèmes et non pas sanctionner ceux qui en définitive sont les victimes d'orientations qui mettent en avant le profit, toujours le profit !

Et puis c'est une disposition ridicule qui incitera des arrêts plus longs pour ceux qui n'en peuvent plus ou qui ont besoin d'arrêter leur travail pour des problèmes pathologiques ou autres.
Les femmes sont les plus touchées, les plus fragilisées dans ce contexte  que nous dénonçons à l'approche des élections présidentielles il serait temps que les politiques deviennent un peu moins égoistes un peu moins opportunistes et surtout un peu plus humains!
Quant à avoir les pieds sur terre il est vrai que ce n'est pas évident pour certains qui ressemblent plus à des marionnettes ...à la solde de groupes financiers...


Souhaitons que lors des prochaines élections nous puissions mettre dehors tous ces profiteurs, et surtout que nous changions le cours des choses, car nous allons droit dans le mur!

Et, puis encore une fois, que tous ces "tristes opportunistes" (pour la plupart) viennent  une journée soulager la tâche des hospitaliers en retroussant leurs manches, ils pourront peut être nous aider ne serait-ce qu'à soulever des personnes hospitalisées, si ils en sont capables, et, puis ensuite ils pourront parler en connaissance de cause et prendre des décisions qui ne soient pas perçues comme dérisoires et génératrices de complications.

Les guignols sont normalement réservés au théâtre lyonnais...

"La Vie Hospitalière"

mercredi 11 avril 2012

La tuberculose en Ile-de-france en nette augmentation

 Les données de l'année 2010 confirment la nécessité d’agir en Ile-de-france rapidement pour enrayer la montée de la tuberculose.

La journée mondiale de la tuberculose a célébré cette année le 130e anniversaire de la découverte par Robert Koch du bacille de la tuberculose.

A cette occasion, l’Institut de veille sanitaire (InVS) a publié les données nationales de surveillance de la tuberculose, issues de la déclaration obligatoire. 5 187 cas de tuberculose ont été déclarés en 2010 contre 5 276 cas en 2009, soit une diminution de 1,7 % du nombre de cas qui correspond à une tendance observée depuis plusieurs décennies, à l’exception du début des années 1990 et en 2007-2008.
Des inégalités sociales et territoriales

Malgré les efforts de lutte antituberculeuse, de fortes inégalités sociales et territoriales subsistent face à l’infection. Avec 8,1 nouveaux cas de tuberculose pour 100 000 habitants en 2010, la France est considérée comme un pays à faible incidence de tuberculose. Pour autant, des taux élevés sont retrouvés dans certains groupes de population.

Particulièrement concernée par cette réalité, l’ARS Ile-de-france est déterminée à pas relâcher les efforts de lutte antituberculeuse. En effet, et comme les années précédentes, le taux d’incidence des cas déclarés est le plus élevé en Île-de-france (16,3 cas pour 100 000 habitants), suivie par la Guyane (15,9/100 000). Le nombre de cas déclarés est également élevé chez les personnes sans domicile fixe et les personnes nées dans des pays à forte incidence de tuberculose, notamment en Afrique subsaharienne. Affichée au rang des priorités du plan stratégique régional de santé, la politique francilienne de lutte contre la tuberculose a permis d’apporter une réponse réactive au foyer épidémique apparu à Clichy-sous-Bois (93) en octobre 2011.

L’effort en Ile-de-france doit tout particulièrement porter sur la promotion du respect des recommandations vaccinales.
A ce jour, les dernières données disponibles montrent des couvertures vaccinales insuffisantes chez les enfants franciliens, pour lesquels la vaccination BCG est fortement recommandée.


Source: ARS Ile-de-france

lundi 9 avril 2012

La casse de l’hopital de Privas ( Ardéche) continue !


Une jeune maman a envoyé une lettre à différents élus, à l’hôpital de Valence, l’hôpital de Privas et’à l’Agence Régionale de Santé.  


Notre système de santé va mal. L’hôpital public est en danger.   Mon histoire renforce encore un peu plus l’importance de la nécessité de maintenir la maternité de Privas.   Je vous demande de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour vous opposer aux fermetures en cours, prévues, envisagées, pour réclamer des fonds auprès des pouvoirs publics afin de rouvrir des lits supprimés et en créer de nouveaux, si nécessaires , pour répondre aux besoins des populations. Je vous remercie de me rendre compte de toutes les démarches que vous aurez entreprises en ce sens. Une usagère très très déçue mais attachée au service de l’hôpital public.     

 Objet : réclamation   

 Madame, Monsieur,  

Je vous adresse aujourd’hui ce courrier pour vous faire part de mon indignation devant un service public de santé dégradé de jour en jour ! En effet, mon mécontentement concerne l’hôpital de Valence. Entendons nous bien sur le terme hôpital. Je parle ici d’un ensemble, pas du personnel mais de l’organisation hospitalière. J’ai accouché le 29 Décembre dernier (29/12/2011) dans des conditions chaotiques dans cet hôpital. (Je suis suivie par le service gynécologie de Valence depuis plus de 10 ans et avait bien prévu d’y accoucher)  Je m’explique : je suis arrivée le 28/12 vers 23h pour accoucher.  La sage-femme m’a vite fait comprendre que le service été saturé. Je suis rentrée en salle d’accouchement vers 3h pour accoucher à 5h30.  Je me suis retrouvée seule (avec mon mari (aucune blouse de protection lui a été remise) pendant tout le travail car il y avait d’autres accouchements et que le personnel était trop peu nombreux.  La sage-femme est arrivée pour sortir mon bébé tout en ayant un œil sur les autres monitorings des femmes accouchants elles aussi dans les autres salles. (Par un système informatisé présent à mes côtés).Bien que très compétente et humaine, elle m’a rapidement laissée avec mon bébé pour s’occuper d’autres femmes. Mon fils est resté contre moi nu afin de faire du « peau à peau »à ma demande. Mais très vite ce « peau à peau » à duré d’interminable heure. Seule dans cette salle d’accouchement, faute de personnel je me suis résignée à enrouler mon fils dans mon écharpe. Une sage-femme est venue me dire à 9h30 qu’il n’y avait pas de lit pour moi, qu’ils cherchaient une place. Je lui demande à cet instant de sortir de la salle d’accouchement où j’attends depuis 4heures dans une position désagréable (table d’accouchement) et demande un lit et une couverture pour mon fils que je tiens dans les bras depuis 4 heures. Peu de temps après, vers 10h je suis transférée dans une salle de travail (où une femme est déjà, en phasse de réveil après une césarienne) le va et vient du personnel est incessant, je réclame une couverture pour moi et à nouveau un lit pour mon fils. Le personnel m’explique que le service est plein, qu’ils n’ont plus de lit pour mon bébé !!!! et qu’ils me cherchent une chambre et iront voir s’ils trouvent une couverture (frigorifiée par la climatisation, je me couvre avec ma veste). Mon fils aura un lit à 14h30 soit 9h après avoir accouché ! Ma fille (mon aîné) souhaite me voir ainsi que voir son petit frère. Le personnel refuse car je suis à l’étage des accouchements et non à la maternité. Devant mon insistance, car convaincue que cet instant est important pour moi et pour elle, on accepte que ma fille voit mon fils dans le hall de la maternité ! Cette « rencontre » intime tant importante à mes yeux restera un de mes pires souvenirs : Mon fils entre 2 courants d’airs (tel un hall de gare) ; ma fille (ainsi que les passants) me voyant couverte uniquement par une chemise de l’hôpital, épuisée sur une chaise à roulettes… expliquant à ma fille de 4 ans que je n’ai pas de chambre pour la recevoir. A bout physiquement et nerveusement je craque et demande un transfert express à la maternité de Privas pour pouvoir être prise en charge dignement. Je demande un traitement anti-douleur car j’ai de violentes contractions, l’on me répond que je n’y ai pas droit. ( ??!) ; ainsi que du Lovenox+bas de contentions car je suis sujette au phlébite et que c’était prévu initialement (comme pour mon premier accouchement) ma demande ne peut aboutir car ils ne retrouvent pas cette « partie » de mon dossier expliquant mes problèmes circulatoires. Je suis enfin transférée avec mon fils ce même jour à 17h à la maternité de Privas. Heureuse de trouver un vrai lit pour mon fils et moi ainsi que des couvertures, dans une vraie chambre. Soulagée par la douleur, et prise en charge avec de l’Eparine, j’aspire à un peu de repos et afin pouvoir « rencontrer » mon bébé. Trois jours après mon accouchement je me plains toujours de violents maux de ventre, le personnel de Privas me fait faire des examens complémentaires (Prélèvement, analyses urines + sang) pour m’annoncer que j’ai contracté une importante infection lors de l’accouchement (echérichia coli + stréptoquoque B) qui m’a contrainte à prendre un antibiotique (Amoxiciline) qui a été résistant puis un autre (Furadantine) pendant 1 mois !
Par chance mon fils n’a pas été contaminé ! Par chance l’infection est partie, j’ai pu continuer à allaiter mon fils. Je suis scandalisée de voir qu’en France, en 2012, dans un hôpital Public, (financé avec nos impôts) l’on puisse accoucher dans de pareilles conditions ! Vous ne me rendrez pas les premiers instants magiques que je n’ai pas eus avec mon fils (dû uniquement à un chaos hospitalier et non pour des raisons médicales). Vous ne me rendrez pas les premières semaines perdues (d’épuisement physique qui s’en sont suivis dû à la douleur et aux traitements antibiotiques) de mon congé maternité pour materner et créer du liens avec mon fils. Je ne mets pas en cause le personnel hospitalier (qui est contraint de travailler dans des conditions inacceptables !) je mets en cause la fermeture des maternités environnantes Valence qui contraint les femmes à accoucher à Valence, je mets en cause le nombre trop faible de lit à la maternité pour le nombre d’accouchements, le manque d’effectifs évident.
 Je reconnais l’utilité, la compétence et la nécessité de la maternité de Privas en Ardèche qui est menacée d’année en année de fermeture.
Nous ne pouvons pas accepter d’être pris en charges dans des hôpitaux publics dans de telles conditions ! Doit-on aller dans des cliniques privées pour être soigné dignement ? N’est-ce pas la santé à deux vitesses ? (Une pour les personnes aisées financièrement et l’autre pour les plus modestes ?) Nous devons réagir ! Ne pas accepter l’inacceptable ! La santé est l’essence même de la vie ! Une société malade est une société qui va mal !
Non à la suppression des lits !
Non à la suppression de personnel !
Non à la fermeture des maternité !
Nous ne pouvons pas penser le service public hospitalier comme un service rentable où le rendant et l’esprit comptable prévaut sur la santé et la dignité humaine ! J’espère par ce courrier vous avoir interpellé et qu’ainsi vous ferrez tout ce qui est en votre pouvoir pour sauver notre service de santé. 

mercredi 4 avril 2012

Hôpital de Morlaix : 1000 signatures pour défendre la crèche




L’intersyndicale (CFDT, Sud, CGT) du centre hospitalier a remis à la direction une pétition pour défendre la crèche hospitalière qui doit disparaître, à la fin de l’année, au profit d’une crèche interentreprises.

« Nous sommes attachés à notre crèche hospitalière », clame Stéphane Postollec, délégué CFDT, à l’unisson avec ses collègues de Sud Santé et de la CGT. L’intersyndicale s’oppose au projet d’externalisation de la crèche souhaité par la direction du centre hospitalier. « On nous parle d’une crèche interentreprises pilotée par Don Bosco mais ce n’est que du conditionnel. Aucune entreprise n’a manifesté son intérêt pour le projet », grince Francis Landouar, délégué Sud Santé, alors que la crèche hospitalière doit fermer ses portes à la fin de l’année. Hier, les représentants ont présenté une pétition à Olivier Bellec, directeur des ressources humaines de l’hôpital, fort du soutien de 1.034 signataires.

« On n’aura plus aucune maîtrise »

Les syndicalistes craignent que l’externalisation de la crèche hospitalière entraîne une détérioration du service. « On n’aura plus aucune maîtrise. Que va-t-il se passer si un jour cette crèche ferme ? », s’alarme Stéphane Postollec.
« On entre dans une phase de conflit »

L’intersyndicale s’inquiète également pour l’avenir des dix agents et des trois contractuels de la crèche hospitalière. Richard Bréban, directeur du centre hospitalier, a pourtant promis de les reclasser au sein de l’hôpital ou de les transférer dans la future crèche interentreprises. « La direction ne nous apporte aucune réponse. Cette remise de pétition n’est qu’une première étape. On entre dans une phase de conflit », prévient François Landouar (Sud Santé) qui, à l’image de ses collègues, a décidé de boycotter la réunion sur le projet social de l’établissement.

Kévin Cabioch  ( Source : Le Télégramme )

lundi 2 avril 2012

dimanche 1 avril 2012

L'Hôpital de Kilkis est occupé par ses personnels !

Ci-dessous la lettre d’un médecin de l’hôpital de Kilkis (Grèce), occupé par ses travailleurs :

« Pourquoi nous occupons notre hôpital ? »

Lettre de Leta Zotaki, présidente du syndicat des médecins ENIK de l’hôpital de Kilkis

Bonjour à tous.

Merci beaucoup pour votre intérêt et votre soutien.

L’occupation de l’hôpital de Kilkis par ses travailleurs a commencé le mardi 20 février, à 8h30. Cette occupation ne nous concerne pas seulement nous, médecins et personnel de l’hôpital de Kilkis.
Il ne s’agit pas non plus seulement du Système National de Santé Grec (ESY) qui s’effondre, en effet.  

Nous sommes en lutte parce que maintenant ce sont les droits humains qui se trouvent réellement menacés.

Et cette menace ne plane pas seulement sur une nation, sur une poignée de pays, ou quelques groupes sociaux spécifiques, mais elle vise toutes les classes populaires et moyennes en Europe, aux États-Unis, en Asie, en Afrique, dans le monde entier.
La Grèce d’aujourd’hui, c’est l’image de demain du Portugal, de l’Espagne, de l’Italie et du reste du monde.


Les travailleurs de l’Hôpital de Kilkis et de la plupart des centres de santé grecs ne sont plus payés dans les temps et certains d’entre eux voient leurs salaires réduits à pratiquement zéro. Un de mes collègues et camarade a été transféré à la clinique de cardiologie en état de choc, après s’être aperçu qu’au lieu de recevoir sa paye mensuelle de 800 euros (oui, c’est ça son salaire mensuel), il y avait une note précisant non seulement qu’il ne percevrait aucun salaire ce mois-ci, mais qu’il serait astreint à un remboursement de 170 euros. D’autres travailleurs ont été payés seulement 9€ (neuf euros) ce dernier mois. Ceux d’entre nous qui continuent à recevoir un revenu quelconque vont les soutenir dans la mesure de nos possibilités.

C’est une guerre contre le peuple, contre toute la communauté. Ceux qui disent que la dette publique de la Grèce est la dette du peuple grec, mentent. Ce n’est pas la dette du peuple. Elle a été créée de toutes pièces par les gouvernements, en collaboration avec les banquiers, afin d’asservir les peuples. Les prêts à la Grèce ne sont pas utilisés pour les salaires, les retraites ou la santé publique. C’est tout le contraire : les salaires, les retraites et la sécurité sociale sont utilisés pour payer les banquiers. Ils mentent. Contrairement à ce qu’ils déclarent, ils ne veulent pas d’une société libérée de la dette.

Ils créent eux-mêmes la dette (avec l’aide de gouvernements et de politiciens corrompus) pour leur propre bénéfice. Ils ont fourni à la Grèce un banquier comme premier ministre pour s’assurer que le “job” sera exécuté correctement. Notre Premier ministre, Lucas Papademos, n’a pas été élu. Il a été nommé par la BCE et par les banquiers, avec l’aide de politiciens européens et grecs corrompus. C’est cela leur interprétation du terme de “démocratie” !

Les dettes sont créées par les banques qui fabriquent de l’argent à partir de rien et en retirent des intérêts uniquement parce que nos gouvernements leur ont donné le droit de le faire. Ils continuent à dire que ces dettes, c’est toi et moi et nos enfants et nos petits-enfants, que nous devons les payer avec nos biens personnels et nationaux, avec nos vies. Nous ne leur devons rien. Au contraire, ils doivent au peuple la plus grande partie des fortunes qu’ils ont accumulées grâce à la corruption politique.

Si nous n’ouvrons pas grand les yeux sur cette vérité, nous allons tous devenir des esclaves, travaillant pour 200 euros par mois, ou moins. Et ça c’est pour ceux d’entre nous qui pourront trouver un travail ! Sans soins médicaux, sans retraite, sans maison et affamés, comme c’est le cas aujourd’hui pour mes concitoyens en Grèce. Des milliers d’entre eux vivent dehors avec la faim au ventre.

Nous n’avons aucune intention de peindre notre réalité avec des couleurs sombres, mais c’est la vérité.

 Cette situation n’est pas due à un incident financier ou monétaire, ou à une erreur. C’est le début de la phase hideuse d’un long processus qui suit un plan soigneusement élaboré, un processus qui a commencé il y a plusieurs décennies.

Nous devons combattre ensemble ce projet néo-libéral. C’est ce que, à Kilkis et dans de nombreuses villes dans le monde entier, nous faisons maintenant.

Pour le moment, nous n’envisageons pas l’ouverture d’un compte pour recevoir des dons. Nous pourrions cependant avoir besoin d’y recourir dans quelques mois ou même semaines, si la situation s’aggrave. Ce dont nous avons surtout besoin aujourd’hui, c’est d’un soutien moral et de la publicité.
Les luttes locales du monde entier doivent se propager et obtenir un soutien massif si nous voulons gagner la guerre contre ce système corrompu.
Si vous pouvez penser à d’autres moyens éventuels pour diffuser nos informations et idées, ce serait génial.

Encore une fois, nous ne pouvons vous remercier suffisamment pour vos pensées et vos paroles bienveillantes.


Leta Zotaki, directrice du département de radiologie, hôpital de Kilkis, membre de l’assemblée générale des travailleurs, présidente du Syndicat des Médecins Hospitaliers de Kilkis (ENIK).


"La Vie Hospitalière" vous invite à soutenir cette action.

Vous pouvez la contacter par courriel : enosi.kilkis@yahoo.gr