samedi 26 mai 2012

Défendons le Centre hospitalier du Belvédère

Le Centre hospitalier du Belvédère  est un centre hospitalier public, situé à Mont Saint Aignan (Haute Normandie)  l’obstétrique est son activité principale. Il comporte également une pouponnière, un service de chirurgie gynécologique et une unité de néonatalogie de type kangourou.

Le Belvédère assure un accueil 24h/24 des urgences gynécologiques, c'est à dire 3.000 consultations par an, ce qui n'est pas rien.
Ces consultations,  ne sont pas payées au tarif « urgence » à l’hôpital. Ceci représente près de la moitié du déficit actuel de l'établissement.

Une association  s'est constituée afin de défendre cet hôpital. Sa première Assemblée générale  a été l'occasion pour les adhérents d'élire leur conseil d'administration, et leur bureau.
Les grandes lignes des actions à poursuivre pour conserver  une naissance à visage humain au Centre hospitalier du Belvédère ont été dressées noir sur blanc.

Blog de l'association de soutien
...le personnel du Centre Hospitalier du Belvédère vit des semaines difficiles...  extrait du Blog de  Sébastien Bailly  "Le Grand Rouen" (28 novembre 2011)

Présentation de l'Hôpital du Belvédère

mardi 22 mai 2012

Marisol Touraine a inauguré "Hôpital Expo 2012 "


Ce 22 mai 2012 Madame Marisol Touraine a inauguré au Palais des expositions de la Porte de Versailles « Hôpital Expo 2012 » elle s’est adressée tout particulièrement au Président de la Fédération Hospitalière de France (FHF), au délégué général du Québec, aux membres du conseil d’administration, au délégué général de la FHF , on notera que la ministre reconnaît que pour les français : « …La santé fait partie de leur principale préoccupation. Ils ont conscience de l’extraordinaire qualité de notre système et ils en sont fiers. »…les français ont aussi conscience que ce sont biens des personnages politiques qui ont contribué au malaise actuel et à la dégradation de l’identité hospitalière au nom du profit, et pour des intérêts encore inavoués…

Dans ce discours on constate la politique insidieusement menée contre l’hôpital, qui se voit depuis que les orientations de l’OMC  visent d’autres profits notamment dans le cadre tout autant inavoué de la mise en concurrence (déloyale pour les services hospitaliers, qui est un service public par excellence et qui doit être considéré comme tel par les représentants politiques)…« C’est dans le temps et la durée que se construisent les politiques ambitieuses qui permettront de transformer notre système de santé. Inscrire la solution des problèmes du temps présent dans la construction d’un système de santé juste et performant, voilà le chemin que je vous propose d’emprunter ».

Il est évident qu’il n’y a pas de pire sourd que celui qui ne veut point ouïr, et des trois singes celui qui voit, peut parler mais de quoi…si le chemin à emprunter est le même que celui dicté par la loi HPST alors le service hospitalier public prend une impasse qui le mènera droit vers un précipice, les pollueurs de notre système de santé devront alors payer le prix fort.

Nous devrions rappeler toutes les manœuvres engagées qui visent de manière insidieuse à détruire progressivement le service hospitalier public, du moins pour toutes les activités pouvant être rentable.

Les fameux Partenariat Public Privé (PPP) doivent être supprimés car ils contrubuen à aggraver la dette, ces contrats  favorisent qu’un certain milieu…ils apparaissent de plus en plus comme suspectés d’être des manœuvres qui en définitive seront des gouffres financiers pour l’État ! 
L’État en transférant ses compétences doit payer l’intégralité des coûts des opérations…et des surcoûts…l’argent des citoyens et citoyennes part dans d’autres poches et  l’intérêt général est loin d'être le leitmotiv, et l’on vous dit qu’il faut chaque jour vous serrer, un peu plus,  la ceinture pour la cause…

Un exemple ? Il est simple et récent (pour ne parler que de lui…) ainsi le Centre hospitalier sud francilien (CHSF) d’Évry (dont le Président est Manuel Valls ) s’est vu réclamé par la société EIFFAGE un surcoût .LÉtat a versé 115 millions d’euros supplémentaires par rapport au devis d’origine…et ce n’est pas fini…
C’est un scandale pour ne pas écrire autre chose et ces PPP sont là des moyens pour certains de piller tout ce qui peut l’être au nom du fric, l’humanisme est bien loin dans ces opérations financières…ainsi le CHSF devait initialement verser un loyer de 29 millions d’euros (ce qui était déjà considérable) il en versera 40 millions … On vous parle d’accentuation de la dette mais l’on voit bien que certains se moquent du monde exploitent toutes les situations possibles et entraînent les services publics et le pays dans un avenir incertain…
L’heure des comptes devra pourtant bien se réaliser un jour…

Quand Madame Marisol Touraine dit que son second engagement  « …porte sur la réaffirmation du rôle central du service public hospitalier pour nos concitoyens, et plus largement pour l’équilibre de notre modèle économique et social »…on veut bien la croire mais il y a du chemin à faire car une chose est certaine la politique menée jusqu’alors a entraînées des dérives dont les conséquences seront très graves.

Notons aussi que se soigner est devenu un luxe pour beaucoup de citoyens et citoyennes et ceci est assez significatif sur la dégradation sociale de notre pays, le changement doit être impérativement radical…mais cette fois dans le bon sens, et en prenant un seul chemin : celui de l’intérêt général.




Ci-dessous l’intégralité du discours :

« Monsieur le Président, je veux vous remercier de votre invitation à ce salon, dont je sais qu’il est un évènement important pour le monde de la santé en France et au-delà de nos seules frontières. Le nombre de stands, la diversité des exposants comme l’ampleur des conférences et réunions de travail programmées, attestent du caractère exceptionnel de cette manifestation

Je veux saluer l’ensemble des participants à l’édition 2012 d’Hôpital Expo : les personnels médicaux, soignants, éducatifs et sociaux des établissements ; mais également les usagers, les équipes de direction, les fournisseurs de ces établissements, ainsi que les organisateurs de ce salon.

En parcourant le salon, j’ai pu revoir de nombreux visages familiers.

Ceux de mes collègues parlementaires et élus que je salue, avec qui nous avons travaillé ou échangé sur les sujets de financement et d’organisation de la santé.

Ceux également des professionnels que j’ai rencontrés ces dernières années, en particulier ces derniers mois, et au contact desquels j’ai pu recueillir les attentes de votre secteur autant que les propositions pour notre système de santé publique.

Monsieur le Président, j’ai bien entendu et écouté les messages que vous avez exprimés lors de votre intervention. J’ai lu avec beaucoup d’intérêt la plateforme que vous avez adressée en janvier à l’ensemble des candidats à la présidence. Et nous avons d’ailleurs déjà eu l’occasion d’échanger à ce sujet. Vous avez exprimé les préoccupations des établissements et porté celles des patients.

Ces préoccupations, je les partage car elles sont celles des Français. La santé fait partie de leur principale préoccupation. Ils ont conscience de l’extraordinaire qualité de notre système et ils en sont fiers. Ils éprouvent pour tous ceux qui sont engagés au quotidien pour le faire vivre, à la fois admiration et respect parce qu’ils savent que notre système de santé est au cœur de notre pacte social. Mais dans le même temps, ils sont inquiets. Inquiets de la pérennité de ce système. Inquiets des conditions d’accès aux soins. Inquiets aussi des conditions de travail qui sont les vôtres.

Dans un contexte de crise à la fois économique et sociale, l’exigence de l’excellence, de la solidarité et de la responsabilité demeure. J’apprécie l’esprit de responsabilité qui a inspiré vos propositions. Beaucoup de vos préoccupations sont d’ailleurs partagées par les responsables de l’hospitalisation privée et à but non lucratif, qui sont parties intégrantes du système de santé de notre pays.

Ma présence parmi vous aujourd’hui est un moment particulier. Nous abordons aujourd’hui une nouvelle étape qui s’annonce passionnante et dont la réussite dépendra pour beaucoup du climat de confiance que nous saurons instaurer ensemble. Je crois profondément au dialogue dans l’élaboration des politiques publiques, ainsi qu’à la place indispensable qui doit être faite aux corps intermédiaires dans notre République. C’est l’un des engagements clairement exprimé par le Président de la République. Il sera ma ligne de conduite dans l’exercice de mes responsabilités gouvernementales.

Dans ce cadre, la Fédération Hospitalière de France tient une place essentielle et je sais pouvoir compter sur la qualité, la régularité, mais aussi la sincérité de nos échanges, afin d’enrichir l’action que je mènerai. Vous êtes, par la diversité des métiers que vous représentez, une force de proposition précieuse. Je sais que nous partageons une passion commune, celle d’un service public de santé ouvert à son environnement, innovant, efficient et accessible à tous.

S’il est aujourd’hui prématuré, pour moi , de me livrer à une présentation détaillée de la politique de santé que je souhaite conduire, ne serait-ce que parce que le temps de la concertation n’est pas advenu, je veux néanmoins vous exposer les principaux engagements que je porterai au nom du gouvernement. Dans le domaine de la santé, comme dans d’autres, on ne peut pas se limiter à la gestion des crises. C’est dans le temps et la durée que se construisent les politiques ambitieuses qui permettront de transformer notre système de santé. Inscrire la solution des problèmes du temps présent dans la construction d’un système de santé juste et performant, voilà le chemin que je vous propose d’emprunter.

Je veux prendre 4 engagements devant vous.

Le premier engagement que je porte est celui de l’accès aux soins dont aucun de nos concitoyens ne doit être privé. C’est la pierre angulaire d’un système de santé juste.

La crise économique et sociale que traverse notre pays a des répercussions directes sur la santé des Français. A chacun de mes déplacements, les personnes que je rencontre expriment les mêmes craintes : les professionnels sont sous tension, les temps d’attente sont trop longs, les montants remboursés sont inconnus à l’avance. Ce sont les plus modestes de nos concitoyens, les familles monoparentales, les jeunes actifs, mais également les personnes âgées, qui renoncent à se soigner faute de moyens : reste à charge trop élevé, accès de plus en plus cher aux complémentaires, dépassements d’honoraires qui se développent à tel point qu’il devient impossible, dans certaines régions, de trouver des spécialistes appliquant des tarifs conventionnels.

Le Président de la République a pris l’engagement d’encadrer les dépassements d’honoraires devenus, dans certains cas, insupportables. C’est la raison pour laquelle, ce sera l’une des premières actions que je conduirai. Je souhaite qu’une négociation soit engagée rapidement entre l’ensemble des acteurs concernés. Elle ne pourra excéder quelques mois. A elle de déterminer les mécanismes qui peuvent être envisagés pour aboutir rapidement à des résultats concrets. L’objectif fixé est clair : la limitation, région par région, spécialité par spécialité, des dépassements d’honoraires. Les résultats de la négociation seront intégrés dès le PLFSS 2013. A défaut de résultat, le gouvernement prendra ses responsabilités.

L’objectif premier demeure que chaque Français puisse accéder à un médecin, mais l’enjeu d’un juste accès aux soins n’est pas uniquement financier. Il se pose également en termes de délais et d’organisation territoriale de l’offre de soins.

La question des soins urgents est prioritaire. Là encore, le président de la République a pris des engagements fermes. Personne ne devra se trouver à plus de trente minutes d’un service de soins permettant la prise en charge de l’urgence. Cette exigence appelle un maillage sanitaire adapté. C’est pourquoi les agences régionales de santé devront prévoir désormais cet objectif dans l’élaboration de leurs plans régionaux de santé. Je fais confiance aux acteurs de proximité pour mettre en place les dispositifs les mieux adaptés aux réalités du terrain. Je pense en particulier aux élus locaux dans le cadre d’une approche complémentaire d’accès aux soins et de développement des actions de prévention.

La lutte contre les déserts médicaux s’inscrira pleinement dans la logique d’un meilleur accès aux soins. Le principe que je fixe est simple : une garantie territoriale d’accès aux soins.

Vous l’aurez compris, seule une approche concertée et territorialisée de l’offre sanitaire et médico-sociale nous permettra d’avancer. Je crois à l’expérimentation dans le domaine de la santé, je crois aux projets locaux, y compris dans la politique de valorisation des territoires à commencer par les territoires ruraux, péri urbains et les zones urbaines en difficulté. D’ores et déjà, les schémas régionaux d’organisation sanitaire et les schémas d’organisation sociale et médico-sociale doivent conforter cette vision partagée d’une santé mieux coordonnée. Mais il faut aller plus loin. A ce titre les agences régionales de santé doivent aller à la rencontre des composantes de ce tissu sanitaire et social formé par les professionnels, les usagers et les élus. Elles ont une responsabilité majeure dans la mise en œuvre de la complémentarité entre tous les acteurs de soins, sans naturellement se substituer aux responsabilités propres des professionnels.

Mon second engagement porte sur la réaffirmation du rôle central du service public hospitalier pour nos concitoyens, et plus largement pour l’équilibre de notre modèle économique et social.

Ces valeurs fondamentales, l’égalité d’accès aux soins, la non-sélection des patients, une offre de qualité pour tous, ou encore la réponse à l’urgence doivent être fortement réaffirmées. A cet égard, je considère que les dépassements excessifs sont incompatibles avec les valeurs du service public. Ces valeurs intègrent aussi, bien évidemment, l’excellence de la recherche universitaire et de la formation.

Les valeurs d’équité et de solidarité, qui fondent l’hôpital public, ont été mises à mal ces dernières années par l’application uniforme de la contrainte financière. L’horizon que je fixe dans ce domaine n’est pas négociable : lorsqu’il s’agit de santé publique, la nécessaire prise en compte de la contrainte économique doit se faire dans un esprit de justice et une répartition équitable des moyens. Cette exigence d’équité concerne l’ensemble des composantes, qu’elles soient publiques ou privées, de l’offre hospitalière.

La décennie qui vient de s’écouler aura de nombreuses réformes se succéder. J’en ai combattu la plupart. Cette succession de réformes, souvent menées trop rapidement et mal comprises par l’ensemble des personnels de la communauté hospitalière, a globalement conduit à une dégradation de la situation. Des évolutions s’imposent et des aménagements sont nécessaires. Pour autant, la détermination avec laquelle ils devront être conduits ne doit être menée avec précipitation. L’hôpital a besoin de stabilité dans les choix, de cohérence dans les actions et de reconnaissance pour chacun des membres de la communauté hospitalière.

Je ne veux pas être exhaustive devant vous aujourd’hui en détaillant l’ensemble des mesures qui devront être prises pour redonner ses lettres de noblesse à notre service public hospitalier, dont le terme même devra être réintroduit dans la loi. Mais le préalable que je pose à toute discussion sur l’avenir de l’hôpital est la fin de la convergence tarifaire. Appliquer la même grille tarifaire aux secteurs publics et privés n’est pas pertinent car ils ont des missions et des patients différents. Il est donc nécessaire de tenir compte des spécificités de chaque secteur. Une adaptation de la T2A devra par ailleurs être engagée, afin de corriger les effets inflationnistes en termes d’activité, ou encore les orientations défaillantes des patients au sein du système de soins. C’est d’ailleurs le sens de la réflexion que vous avez initiée à la Fédération Hospitalière de France concernant la pertinence des actes. Je connais les difficultés que rencontrent aujourd’hui beaucoup d’établissements pour leur financement de trésorerie et d’investissements du fait de l’évolution des conditions d’accès aux crédits bancaires. Avec le ministre de l’économie et des finances, Pierre Moscovici, je serai particulièrement attentive à ce que soient préservés les intérêts fondamentaux de nos établissements et à ce qu’ils ne paient pas les conséquences d’un manque de respect des règles prudentielles.

Permettez-moi enfin de dire un mot sur la gouvernance de l’hôpital, qui a été modifiée en profondeur par la loi Hôpital- patients- Santé -Territoires de 2009. La loi HPST a suscité l’opposition des professionnels. Il faudra procéder à certains ajustements. J’ai pu noter dans mes diverses rencontres le besoin de participation renforcée des personnels médicaux et soignants dans la définition des orientations stratégiques de l’hôpital. Je pense en particulier à la place de la CME dans cette élaboration commune. C’est certainement la capacité de travail en commun entre le directeur et le président de la CME, qui est un facteur clef de succès. Il s’agit donc de permettre la plus grande implication des acteurs de la communauté hospitalière autour d’un projet partagé. Ce souhait vaut d’ailleurs aussi pour le champ des institutions sociales et médico-sociales.

Voilà les défis qui nous attendent si nous souhaitons revaloriser les missions de l’hôpital public et les valeurs qu’il porte. Ils sont d’autant plus importants que nous connaissons de fortes contraintes financières. Nous devrons rechercher nos marges de manœuvre en relevant le défi de la qualité et de l’efficience. Cela suppose un travail en complémentarité entre tous les acteurs.

Chacun voit bien que la qualité de la gestion est la condition indispensable pour que l’hôpital public puisse se développer de manière soutenable. Un hôpital en déficit, c’est un hôpital qui n’investit plus sur l’avenir et qui se condamne à terme à perdre ses professionnels et à ne plus pouvoir offrir aux patients un service de qualité. On ne pourra faire face à cette situation que si l’hôpital public se concentre sur son cœur d’excellence, la prise en charge médico-technique.

Mon troisième engagement porte sur le pacte de confiance que je souhaite établir avec l’ensemble des personnels du monde hospitalier dont je tiens tout particulièrement à saluer l’implication.

Nos établissements sont riches de la diversité et de la qualité des équipes professionnelles qui les font vivre. Les uns et les autres, médecins et paramédicaux, soignants, personnels socio-éducatifs, personnels techniques et administratifs sont porteurs d’aspirations fortes leur permettant de mieux promouvoir leurs fonctions et de valoriser leur outil de travail.

Je sais les conditions difficiles dans lesquelles vous travaillez. Je n’ignore rien du mal-être que rencontrent des dirigeants, des médecins, des soignants, toutes catégories de personnels d’ailleurs, qui ont le sentiment de ne plus être reconnus ou considérés pour ce qu’ils font et ce qu’ils sont. Vous travaillez constamment sous tension.

Le dialogue social doit retrouver la place qu’il n’aurait pas du perdre. Je m’engage donc à rencontrer prochainement les représentants des différentes organisations. Les discussions devront s’établir à la fois de manière bilatérale, mais aussi en réunissant, chaque fois que cela sera possible, les représentants de l’ensemble des personnels. A ce stade, je proposerai simplement quelques pistes concernant le projet social en direction des personnels de santé.

Ensuite, nous aurons à travailler sur les métiers et les qualifications de sorte que des perspectives nouvelles soient offertes à celles et ceux souhaitant évoluer sur le plan professionnel. Il doit être possible d’évoluer dans toute la chaîne des métiers, des fonctions médicales, bien sûr, jusqu’à celles d’encadrement. La promotion interne sera un puissant levier de mobilisation pour l’ensemble des acteurs du système de santé. Les discussions que nous entamerons permettront, par exemple, d’étendre notre réflexion jusqu’à la reconnaissance de nouveaux métiers au sein des fonctions existantes.

Je veux terminer en vous parlant de la jeunesse dont le Président de la république a fait la priorité de son quinquennat. Les secteurs sanitaire et social ouvrent des perspectives importantes en termes d’emploi. L’enjeu auquel nous faisons face est là aussi celui du renouvellement générationnel. Nous devrons apporter des réponses adaptées sur la qualification et les nouvelles compétences qui seront développées pour répondre aux besoins de la prochaine décennie.

Le dernier engagement que je veux réaffirmer aujourd’hui est de reconnaître la place du patient au sein de notre système de santé et d’améliorer les parcours de soins pour qu’ils soient mieux adaptés aux pathologies chroniques et aux conséquences du vieillissement de la population.

La santé est régulièrement classée parmi les principales préoccupations des Français. Les problématiques liées au vieillissement et à la perte d’autonomie ont fait irruption dans la vie quotidienne de millions de familles françaises. Mais les parcours de soins ont été construits autour des structures existantes et non pas en fonction des besoins identifiés des patients et de leur famille. Je souhaite mettre un terme à cette logique et replacer l’individu au cœur du système de soins.

Cela commence par la fin de l’opposition et du cloisonnement entre les soins ambulatoires et l’hôpital. Les responsabilités sont partagées et je ne pointe personne du doigt en particulier. En mettant au centre de nos dispositifs la nécessaire coordination entre les soins de premier recours et l’hôpital, nous éviterons les hospitalisations qui ne s’imposent pas, et nous assurerons une bonne prise en charge en dehors de l’hôpital. Il faut aussi assurer la diversification des prises en charge hospitalières à travers la chirurgie ambulatoire, l’hospitalisation de jour et l’hospitalisation à domicile. La permanence des soins, via les urgences, joue un rôle incontestable d’accès aux soins sur l’ensemble du territoire. Mais l’hôpital a vocation à être recentré sur ses missions fondamentales.

La prise en charge après une hospitalisation est également un enjeu décisif. Je serai particulièrement attentive au renforcement des coordinations entre les acteurs ambulatoires, hospitaliers et médico-sociaux.
De même, la télémédecine et les coopérations entre établissements doivent concourir à l’amélioration des parcours de soins. Vous l’aurez compris, mon objectif est de favoriser le parcours de soins à proximité de chez soi.

Replacer le patient au cœur du système de santé, c’est aussi rappeler l’importance de la démocratie sanitaire. Nous fêtons cette année le dixième anniversaire de la loi de 2002, qui a permis la consécration des droits individuels des patients-usagers. Depuis, la situation a stagné et les avancées ont été rares. Nous devrons donc redonner un élan au mouvement engagé il y a dix ans, tant en matière de droits individuels que collectifs.

Une attention particulière devra être portée à l’amélioration de l’information à laquelle chaque patient a droit en matière de qualité et de sécurité des soins, notamment sous l’égide de la HAS, de la CNAMTS et de l’ANAP. Il est essentiel que sur ces sujets chaque patient puisse bénéficier d’une information publique, complète et partagée.

Voilà, monsieur le Président de la Fédération Hospitalière de France, les premières orientations que je souhaitais présenter à l’occasion de cette rencontre, même dans le délai très court entre cette manifestation et l’installation de l’équipe gouvernementale. J’y tenais tout particulièrement car je sais que les établissements et les professionnels, dans la période difficile que nous connaissons, ont besoin de connaître le cap qui est fixé. Si nous voulons garantir l’accès aux soins et permettre à notre pays de tenir son rang dans le concert des nations pilotes pour leur savoir-faire dans le domaine de la santé, c’est à une évolution en profondeur qu’il faut nous atteler.

Je souhaite aussi, par ma présence parmi vous, exprimer ma reconnaissance aux professionnels du service public et dire la confiance que je leur porte. Avec eux, avec les usagers, avec les élus des territoires, nous surmonterons l’ensemble des défis qui nous attendent. Vous pouvez compter sur mon entière détermination pour y parvenir. Je sais pouvoir compter sur la vôtre pour m’accompagner dans cette noble tâche. »

lundi 21 mai 2012

Le Danemark à l'honneur à Hôpital Expo 2012

La Fédération Hospitalière de France (FHF) a souhaité profiter de la présidence danoise de l’Union européenne pour le premier semestre 2012 pour honorer le Danemark.



Les défis des systèmes de santé français et danois étant très proches, la FHF souhaite confronter les réponses apportées en France et au Danemark à ces enjeux. Plusieurs éléments clés du système de santé danois ont plus particulièrement attiré l’attention de la FHF : la sécurité du patient et l’engagement de l’hôpital dans la démocratie sanitaire ; l’utilisation des groupes homogènes dans le financement des hôpitaux ; la place des élus ; la coordination sanitaire et sociale ; le développement durable.


D’une façon plus générale "Hôpital Expo 2012"  sera là une occasion de manifester l’amitié unissant nos deux pays.






1) Du 22 au 25 mai 2012 au Parc des expositions de la Porte de Versailles

mardi 15 mai 2012

Infections nosocomiales: La Clinique des sports rejugée


Trois chirurgiens de la Clinique du Sport, condamnés en 2010 à de la prison pour avoir favorisé la propagation dans leur établissement parisien d'une redoutable mycobactérie par négligence des règles sanitaires, sont rejugés à partir de lundi par la cour d'appel de Paris.

Le procès doit durer jusqu'au 6 juin.

Les faits remontent à plus de 20 ans : de janvier 1988 à mai 1993, 58 personnes opérées à la Clinique du Sport avaient contracté la mycobactérie Xenopie qui provoque un mal proche de la tuberculose osseuse. Du fait de leurs symptômes atypiques, la plupart des malades avaient erré de consultations en consultations médicales, n'apprenant l'origine de leur mal qu'en 1997.

Ce scandale, touchant un établissement prisé du gratin des sportifs, avait levé un coin de voile sur les infections nosocomiales. L'affaire avait entraîné un renforcement des normes d'hygiène hospitalière.

La mycobactérie Xenopie, méconnue à l'époque, se trouvait dans le circuit d'eau de la clinique et avait été transmise aux patients via les instruments chirurgicaux. Pour certaines de ces opérations, une partie du matériel était stérilisée à froid. Le rinçage des instruments stérilisés à froid s'effectuait au moyen d'eau filtrée, mais non stérile.

Vingt-deux ans après les premières contaminations de patients, le 17 mars 2010, le tribunal correctionnel de Paris avait condamné trois médecins de l'établissement, jugés coupables de tromperie et blessures involontaires pour avoir négligé les règles sanitaires élémentaires.

L'ancien directeur de la clinique, Pierre Sagnet, avait écopé de quatre ans de prison dont 30 mois avec sursis, le chirurgien Didier Bornert de deux ans de prison dont 18 mois avec sursis et le rhumatologue Patrick Béraud de huit mois de prison avec sursis.

Le tribunal avait ajouté des amendes de 10.000 à 50.000 euros.

Selon le jugement, la responsabilité de l'ex-patron de la clinique allait plus loin : faute d'avoir suffisamment pris au sérieux un premier cas qui lui avait été signalé dès 1989, il avait été condamné pour avoir laissé des dizaines de patients dans l'ignorance du mal qui les rongeait.

Seuls les Dr Sagnet et Bornert avaient fait appel. Mais le Dr Béraud sera tout de même rejugé, des parties civiles ayant fait appel contre lui.


Communiqué AFP 13 mai 2012
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lundi 14 mai 2012

Mediator®: Après 18 mois de scandale un procès s'ouvre contre le laboratoire Servier

Le premier procès pénal contre les laboratoires Servier et leur patron (Jacques Servier), s'est engagé aujourd'hui  à Nanterre.

Le médicament est accusé d'avoir tué de 500 à 2.000 patients.
Plus de 350 personnes demandent réparation  devant le tribunal correctionnel... n'attendant pas l'instruction ouverte au pôle santé du parquet de Paris.

Les parties civiles ont engagée  une procédure rapide, par une citation directe pour "tromperie aggravée".
Les plaignants estiment avoir été trompés sur la composition du Mediator en ne les informant pas de "la nature anorexigène" de son principe actif, le Benfluorex, alors que ce dernier relâcherait dans l'organisme une substance toxique, la norfenfluramine.

Cette molécule proche de l'amphétamine provoque des hypertensions artérielles pulmonaires et multiplie par trois le risque de valvulopathies.


"Le Mediator®, largement détourné comme coupe-faim durant sa commercialisation de 1975 à 2009, est soupçonné d'avoir causé au moins 500 morts en 30 ans, voire 1.000 à 2.000 selon d'autres estimations. Cinq millions de personnes en ont consommé.

L'annonce de ces chiffres par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé en novembre 2010 avait créé une onde de choc dans le système français du médicament. Elle avait conduit au vote en décembre 2010 d'une réforme renforçant le contrôle des produits de santé.

La défense de Servier estime que l'affaire est "hautement technique et scientifique". Jacques Servier et quatre ex-cadres de Servier et de Biopharma qui a commercialisé le Mediator encourent 4 ans de prison et une amende de 37.500 euros , Servier et Biopharma une amende de 150'000 euros ainsi qu'une interdiction d'exercer."




Notre suivi concernant l'affaire du Mediator®

Article du 5 janvier 2011

Article du 2 août 2011





vendredi 4 mai 2012

Les personnels et usagers ensemble pour la défense du Centre hospitalier d'Albi

Petit à petit les mesures font que l'Hôpital d'Albi  perd de son indépendance, son caractactère d'établissement public est de plus en plus  dégradé par l'intrusion de services privés, ainsi après une restauration privée, il est prévu de donner l'entretien des chambres à une société privée, qui commencerai dès le matin à 5 heures...?
Ce sont des emplois d'Agent des services hospitaliers qui sont directement menacés au nom du profit, et sans aucune considération de la gêne accasionnée pour les patients en commençant très tôt le matin.

La Charte du malade n'est pas respectée, et les droits des patients sont bafoués.
Quant à la société qui sera chargée de l'entretien il serait important de connaître les conditions de travail des employés, et leur formation minimale.

C'est du n'importe quoi du moment que l'on peut faire des économies sur les budgets on n'hésite pas à prendre des mesures qui vont à l'encontre des droits des patients, et surtout les Agents hospitaliers qui font leur travail au sein d'une équipe tout le long de la journée seront amenés à être remerciés...
Non seulement la baisse de la qualité est évidente mais encore des charges supplémentaires seront à effectuer  dès lors qu'il manquera  des agents hôteliers...?

Ce type de fonctionnement si il permet d'optimiser au maximum , à un revers de médaille, et  il conviendra de  s'assurer que  le personnel  privé qui pourrait travailler dans l'Hôpital ne soit pas à l'image des personnels d'entretien de certaines sociétés qui ne respectent aucunement le droit du travail et utilisent du personnel sans aucune qualification, et corvéable à merci bien évidemment, quant aux salaires donnés par l'employeur il y a là encore beaucoup de remarques à faire.


Ces personnels passent de l'entretien des wagons, à l'entretien des bureaux et aujourd'hui les portes des chambres des patients leur sont grandes ouvertes...ce n'est pas très correct pour l'image de marque de cet établissement de santé public, même si le directeur de l'hôpital essaye de trouver des arguments justifiant de telles mesures (ainsi si il y a un taux d'absentéisme élevé, ce n'est pas ainsi qu'il baissera car toutes orientations font que les équipes soignantes se fatiguent compte tenu des oientations qui ne prennent pas en considération réellement la charge de travail et la nécessité d'être près des patients selon ses besoins, et ceux-ci ne sauraient être programmés, l'humanité à l'hôpital en prend encore un sérieux coup.

Les personnels ont manifesté le 3 mai pour dénoncer bien des problèmes dont le transfert de 30 lits de long séjour vers Gaillac (motif invoqué: renforcer l'hôpital public... en fait on s'aperçoit que ce sont  les mêmes méthodes et prétextes qui sont utilisées, et en définitive des sociétés privées arrivent à s'installer progressivement, ce n'est pas renforcer l'hôpital public que de fermer 30 lits à Albi et faire faire le ménage par une société privée (1) à notre connaissance.
Que deviendront les agents hospitaliers ? C'est encore là un bel exemple du manque de considération des personnels hospitaliers dans leur ensemble.


Article en cours


1) Dont il serait intéressant de connaître le bilan, les objectifs etc
L'inspection du travail devrait s'assurer que les personnels ne sont pas des personnes sans aucune convention  etc etc

"Hôpital Expo" du 22 au 25 mai à Paris

Hôpital Expo 2012 abordera comme en 2010 les thématiques suivantes:

- Plateaux techniques et technologies médicales
- Confort de vie
- Logistique
- Administration, gestion, services

Hôpital Expo représente aussi 700 exposants et plus de 25 000 visiteurs.


La Fédération Hospitalière de France (FHF) proposera pour cette nouvelle édition un programme de conférences adapté aux enjeux et défis qui sont ceux du domaine hospitalier.


"Les thématiques choisies illustrent ces principaux enjeux avec pour chacune d’entre elles, l’ambition de présenter un état des lieux de la problématique, d’apporter l’ « état de l’art » des connaissances disponibles, mais aussi de distinguer les réponses et solutions trouvées sur le terrain, afin de susciter de véritables échanges au sein de la communauté des professionnels de santé.

Un évènement qui conjugue des formations de haut niveau, conférences didactiques mais aussi réflexions sur des préoccupations hopitalières concrètes." 



 Quel projet politique pour le système de santé et l’hôpital public ?

Déserts médicaux, vieillissement de la population, démocratie sanitaire, innovation, système d’information, financement de la protection sociale… les nombreux défis et interrogations auxquels notre système de santé est confronté, appellent des réponses politiques fortes. Au lendemain des élections présidentielles et à quelques jours des élections législatives, la FHF a souhaité convier les responsables politiques de premier rang. Ces derniers pourront débattre et confronter leurs réflexions et leurs propositions sur le système de santé en général et les systèmes hospitalier et médico-social en particulier.
 Les professionnels de santé pourront à cette occasion exprimer leurs attentes et leurs propositions.

Modérateur : Stéphane Le Masson, Journaliste


- Conférence introductive : Une histoire de l’avenir du système de santé

Une vision prospective de l’évolution de notre système de santé et de l’hôpital

Jacques Attali, écrivain, économiste et Président de PlaNet Finance


- La vision et les engagements des responsables politiques

Les responsables politiques réagiront aux propositions de la plateforme de la FHF et interviendront notamment sur les thèmes suivants :
- Quels engagements pour lutter contre les inégalités d'accès aux soins ?
- Quels engagements pour faire évoluer le mode de financement de l'hôpital public ?
- Quels engagements pour favoriser le développement d'un système d'information en santé au service
des patients et des filières ?
- Quel projet social proposé aux professionnels de santé et quels moyens pour renforcer l'attractivité
de l'hôpital public ?
- Quelle régulation pour le système de santé ? Les responsables politiques sont-ils prêts à faire le
pari de la confiance aux acteurs ? Quelles évolutions des ARS, deux ans après leur mise en place ?


Lien pour télécharger le programme


jeudi 3 mai 2012

5 ème Congrès mondial des infirmières et infirmiers francophones...

Du 20 au 24 mai 2012, à Genève,  plus de 1500 infirmières  de plus de 25 pays francophones se rencontreront pour partager leurs savoirs infirmiers et contribuer au développement de la santé ainsi qu’à la qualité des soins offerts aux populations.

Le thème est "Des pratiques cliniques novatrices - Optimiser les compétences professionnelles."


"La promotion de l’innovation dans le milieu infirmier pour répondre aux besoins et priorités de la santé partout dans le monde : un thème d’actualité du XXIe siècle, l’infirmière étant le premier agent de sensibilisation et d’éducation des patients.

L’infirmière est en première ligne des soins de santé, sur le terrain, aux quatre coins du monde. Elle est la clé de la gestion des symptômes et des épisodes de soins. Elle se préoccupe aussi de l’accès aux soins, aux médicaments et vaccins pour ses patients, où qu’ils soient. Et elle a à cœur l’adaptation des réponses thérapeutiques et leur efficacité."


C’est le 5 ème congrès organisé par le Secrétariat International des Infirmières et Infirmiers de l’Espace Francophone ( SIDIIEF)  créé il y a  une dizaine d'année.

Ce sera aussi un  symposium réunissant les représentants internationaux du milieu infirmier.
La France est représentée par Madame Catherine Buzy (infirmière puéricultrice) trésorière de l'Association Nationale des Puéricultrices Diplômées et des Etudiantes (ANPDE).



Souhaitons que les infirmières et infirmiers francophones aux statuts publics ne soient pas plus ou moins noyés dans le flot de ce congrès international...dont les jours  sont très proches d' Hôpital Expo 2012...


Plus d'informations

mardi 1 mai 2012

Le muguet était un brin oublié...

Il faisait beau, et il fallait profiter de cette "Fête du Travail" comme il se devait, c'est pas tous les jours que l'on peut tous ensemble manifester...tous ensemble...vrais et faux travailleurs...vrais et faux...

Ce jour a pris bien des couleurs politiques, en France particulièrement, il fallait être sous le bon drapeau car certains ont été agressés (1), quelle idée aussi d'aller se faire compter fleurette là où le muguet n'est pas le bienvenu et encore moins la rose...


Les hospitaliers ont manifesté calmement pour ce premier  mai... haut en couleurs... mais qui sentait dans certains endroits  fortement l'odeur de la poudre...

Gageons que certains prendront définitivement la poudre d'escampette car il y en a assez de toutes ces marionnettes (qui devront payer les pots cassés)... l'argent du contribuable ne doit pas servir les intérêts outranciers du grand capital. 
Le service public est malmené, les usagers sont spoliés, toutes les orientations engagées ne sont que des tromperies à la hauteur de ces opportunistes qui profitent de la situation.

Que la justice soit; en ce premier jour de mai il faut s'engager plus encore à poursuivre ceux qui ruinent nos vies, détruisent tout avenir, annihile toute espérance ... car c'est ainsi qu'un pays se meurt et nous ne pouvons l'accepter !

Les services publics subissent des contraintes qui ne peuvent pas durer sans altérer leurs missions. 

Si les citoyens et citoyennes payent des impôts ce n'est pas pour payer les intérêts d'emprunts plus ou moins toxiques!

Faisons payer les responsables ! 
Ils savent eux où va l'argent !...

N'allons pas très loin : Monsieur Copé président d'un "parti populaire" est aussi le président du conseil de surveillance du centre hospitalier de Meaux...que fait-il pour son établissement de santé? 

Cet établissement de santé supporte un emprunt (Dexia) toxique dont les conséquences imposent des restrictions, des restrictions; toujours des restrictions...pendant ce temps là d'autres se gonflent la panse à en crever...situation hideuse...mais où va donc l'argent ?...Monsieur Copé  se contente de faire silence autour de cet emprunt sans chercher pour autant à enrayer le processus...c'est dire qu'il convient aux orientations engagées...qui font que le centre hospitalier de Meaux se retrouve avec un déficit budgétaire qui favorise les orientations gouvernementales contre le service public hospitalier...
Depuis la "déroute financière des U.S.A." avec l'affaire des subprimes qui a démontré notamment que les intérêts financiers passaient avant l'intérêt humain...on va droit dans le mur dans le cadre d'orientations haddoc
La justice,  il en faut; dans ce monde où les couards agissent tant qu'ils le peuvent pour leurs seuls intérêts, sans aucun respect des fondements même qui ont fait que la France est la France; que notre pays doit être un exemple pour tous ceux qui veulent VIVRE et non tenter de vivre avec de maigres ressources alors que certains s'en mettent plein les poches autant qu'ils peuvent, si c'est ça la France, alors il faut dresser des piloris ...

L'Hôpital public a des missions qui ne sauraient être remises en cause par des prétextes; des manipulations grotesques; une politique du fait accompli.et des n'importe quoi, pendant ce temps des structures privées se contruisent un peu partout avec des fonds providentiels, des "aides pour la cause"...les actionnaires ont les retombées attendues démontrant la rentabilité de telles entreprises et... tout autant de manière probante les objectifs de la mondialisation axés sur les profits; et uniquement les profits sans même se préoccuper des conséquences pour les peuples et l'avenir des générations futures.

Remplacer progressivement les structures publiques hospitalière "non rentables" par des structures privées rentables, comprenne qui peut, car comme nous l'avions déjà écrit dans des tracts on s'interroge sur les raisons qui font que ce qui n'est pas rentable dans le public,  l'est dans le privé...?...simple constatation, car pour en arriver là il faut faire des économies obligatoirement sur les personnels et de fait sur la qualité des soins (nous avons déjà dénoncé des réalités, des abus qui imposent nécessairement des actions en justice pour les familles qui payent pour des services qui ne sont pas à la hauteur des attentes, des besoins des patients... ).

Alors; pour conclure,  défiler pour le premier mai implique que l'on respecte les travailleurs...et c'est loin d'être le cas dans la réalité,  la fourberie il est vrai est d'usage chez les marionnettes qui deviennent de plus en plus lourdes et dont les fils sont de plus en plus tendus.



1) Une journaliste de MEDIAPART a déposée une plainte suite à des "violences légères"...

Conférence Européenne en défense de la santé publique et de la protection sociale universelle à Paris les 12 et 13 mai

Partout en Europe, la crise de la dette souveraine est utilisée comme prétexte à des attaques concertées contre l’hôpital public et la protection sociale, les malades, les professionnels de santé. Cela se traduit par la remise en cause de l’accès aux soins pour tous, des fermetures brutales de lits, de services, d’hôpitaux, par une accélération d’un processus de privatisations des hôpitaux, la taxation des malades, voire comme en Pologne la suppression du statut de salariés au profit de statuts d’auto-entrepreneur ou de divers "contrats-poubelles", hors code du travail.

C’est aussi la mise en cause des systèmes de financements publics ou de sécurité sociale au profit des assurances privées.

En Angleterre cela se fait par l’introduction d’une « réforme » qui menace de casser le service public de santé en créant un marché concurrentiel en généralisant les privatisations, de pair avec une réduction de 20 milliards de livres sterling du budget de l’Etat.

Dans chaque pays d’Europe, sous des formes différentes, les plans d’austérité sur la santé visent au démantèlement de systèmes solidaires et égalitaires. C'est un exemple de plus comment les gouvernements font payer la crise aux travailleurs et à la société. Cela indique aussi l'importance d'agir au-delà des frontières pour organiser une résistance aux privatisations et aux plans d’austérité.

La décision du gouvernement polonais de supprimer le statut de salariés des hôpitaux publics et de remplacer par un statut d’auto-entrepreneur constitue une menace pour tous les salariés polonais mais aussi un laboratoire d’expérimentation qui menacerait, si cette mesure s’étendait, le statut de tous les salariés d’Europe.

Cela nécessite une action concertée des professionnels de santé, des malades, de tous les citoyens, cela suppose une mise en commun des expériences des luttes nationales en défense de la santé publique et de la sécurité sociale, l’organisation d’une solidarité concrète lors des luttes, la réflexion sur la construction d’initiatives internationales pour la défense d’une santé publique universelle, égalitaire et solidaire.

Entre les banquiers et la santé — l'accès universel et gratuit des sociétés aux soins de santé — il faut choisir. Pour notre part, c’est la voie d’un égal accès à la santé, de la gratuité des soins, la démocratie sanitaire, un financement public et collectif qu’il faut promouvoir, pas les profits des banquiers et des propriétaires privés. Les moyens publics ne peuvent plus servir les profits privés des actionnaires des établissements de santé.

A l’issue de notre conférence de Katowice (Pologne), qui a eu lieu les  19 et 20 Novembre 2011, les participants issus des syndicats et des associations de luttes pour la défense de la santé et de la protection sociale, défendant un système de santé publique de haut niveau dans toute l'Europe, se sont prononcé en faveur de l'organisation d'une nouvelle conférence en France.



Faisant  suite  aux  conférences  d'Amsterdam  et  de  Katowice,  une  conférence  européenne est organisée à Nanterre, près de Paris, les 12 et 13 mai 2012. 

Elle sera consacrée à la défense et à la promotion d'un système de santé et de  protection sociale, public, solidaire et universel.  Le samedi matin les délégations venues de Pologne, Belgique, Allemagne, État Espagnol,  Catalogne,  Grande-Bretagne,  Grèce  ...  exposeront  les  attaques  spécifiques  sur  leurs  systèmes de santé et de protection sociale.  Ensuite il y aura questions et réponses avec participation du public.  Le samedi après midi, les délégations présenteront les luttes et mobilisations en cours dans  leurs pays et leurs perspectives d'action.  Viendra ensuite un débat général autour de ces propositions. 

Le dimanche matin, seront étudiées la construction d'un espace européen de défense des  systèmes de santé et de protection sociale et les initiatives communes à envisager.  Un système de traductions simultanées est prévu, ainsi que la restauration sur place.  La défense des systèmes publics de santé est l'affaire de tous et c'est pourquoi  nous avons le plaisir de vous inviter à participer à cette conférence.  Les  inscriptions  sont  possibles  jusqu'au  9  mai  dans  la  limite  des  places  disponibles.  Une participation financière (à verser à l'accueil) est fixée à 15 euros pour le samedi (frais  de traduction et repas de midi) et à 30 euros pour les deux journées (frais de traduction et  2 repas).  Des tables seront mises à disposition des organisations.

La Conférence se tiendra à l'Université Paris 10 - 33 Bd des Provinces françaises – Nanterre (Hauts-deSeine)  elle  aura  lieu  dans  le  bâtiment  B    (bâtiment  de  la  présidence  de  l'université). 
Accès direct depuis la sortie de la gare Nanterre Université. En  sortant de la gare prendre à gauche sur la passerelle. Le bâtiment B est à 100 mètres  environ, côté gauche, il est facilement reconnaissable c'est le plus haut.  






Syndicat  "August 1980" (Pologne),
National Trade-Union of Nurse and Midwife – Silesie (Pologne)
Syndicat OZZPSR – National Union of Workers of the Emergency Service (Pologne)
KZZPRM – Union of Medical Rescue Employees (Pologne)
Fédération SUD Santé Sociaux  (France)
Health Emergency (Angleterre)
Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité (France)
Coordination Santé Solidarité Gironde (France)
Union Syndicale des Psychiatres – Trade Union of Psychiatrists (France)
Initiative of Women against the Debt (Grèce)
Federation of the Hospital Doctors of Grèce (ONTE)
People Health Movement (PHM)
Tip Dernegi – Medical Association (Turquie)

Contacts

Mme Françoise Nay
Adresse messagerie :  jean.rostandivry@wanadoo.fr
Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité.

M. Bruno Percebois
Adresse messagerie :  perceboisbruno@club-internet.fr  (médecin de PMI – protection maternelle et infantile)

Mme  Fabienne Binot
Adresse messagerie: fbinot@sud-sante.org  (Fédération SUD Santé Sociaux)

 M Vladimir Nieddu
Courriel: nieddubacle@free.fr  (Fédération SUD Santé Sociaux)

M. Jan Malewski
Adresse messagerie : janmalewski@free.fr
(correspondant en France de WZZ « August 80 » - Pologne -.


Invitation à télécharger (à envoyer avant le 9 mai)