vendredi 29 juin 2012

Un an avec sursis pour une IDE suite à une erreur de dosage mortelle...

 En mai 2006, à l'Hôpital pour enfants Gatien de Clocheville (dépendant du CHU de Tours), une jeune infirmière débutante a injectée une dose d'un produit cytotoxique (100 mg au lieu de 20 mg, soit 5 fois plus...)  à une petite fille de 18 mois, atteinte d'une leucémie grave. 

L'enfant a  eu une insuffisance cardiaque sévère suite à la surdose,  qui lui a été fatale quelque jours après.
L' infirmière accusée d'être la responsable du décès de cet enfant a été condamnée, hier, à un an de prison avec sursis, par le Tribunal correctionnel de Tours après sa comparution le 14 juin où elle reconnaissait pleinement sa faute.
Notons que l'infirmière, a reconnu les faits certes, mais la responsabilité de l'Hôpital est bien plus grande considérant que la représentante de la République a émis des doutes quant à la bonne organisation du service hospitalier, en effet l'infirmière débutante était seule dans le service,  aucun médecin était présent pour contrôler le protocole de soins...


Depuis cet accident il faut reconnaître que l'établissement a changé son mode de fonctionnement, et les produits des chimiothérapies font l'objet d'un double contrôle: un pharmacien ou une infirmière vérifie la dose préparée...

Pour "La Vie Hospitalière"  il faut malheureusement encore un accident grave pour rétablir des soins avec le moins de risque possible pour le patient.

Il faut encore que les patients subissent les conséquences d'une politique désastreuse de réduction drastique et injustifiée des personnels, pour que des plaintes en réparation des préjudices causés entraînent par la force des choses des réévaluations d'organisations.

 Il devient impératif que  les effectifs soient revus, afin d'assurer les soins dans les meilleures conditions possibles.


mercredi 27 juin 2012

L'Académie de médecine s’inquiète de la disparition des services hospitaliers

L'Académie nationale de médecine, par la voie de sa commission XV, met en garde sur la disparition des services hospitaliers initiée par la loi HPST. Dans le communiqué signé du Pr Daniel Loisance et des membres de ladite commission, l'Académie constate "les graves conséquences sur la prise en charge des malades et s'élève contre les effets néfastes d'une gestion purement comptable des établissements".

La cause de cette disparition, c'est l'instauration des pôles de soins, qui font perdre tout sentiment d'identité aux services hospitaliers. 
La création des pôles entraîne particulièrement une mutualisation des personnels infirmiers altérant de manière insidieuse le sentiment d'appartenance à une équipe et agissant de manière néfaste sur le bon fonctionnement des soins.La démotivation des paramédicaux et les désengagements des chefs des services sont les conséquences de ces dispositions..

La dimension économique du soin peut compromettre la qualité même de ces soins, l'Académie de médecine estime qu’une bonne codification devrait prendre en compte la qualité des soins et la pertinence clinique et socio-économique de la prescription des examens complémentaires, et des décisions thérapeutiques.



L’évolution actuelle du fonctionnement 
des hôpitaux publics

L’ Académie nationale de Médecine suit avec attention  l’évolution du fonctionnement des hôpitaux  publics et a déjà été amenée à s’exprimer, à plusieurs reprises, à ce sujet .
Les Ordonnances de mai 2005 et la loi Hôpital Patients Santé Territoires (HPST) ont profondément modifié l’organisation  hospitalière. Aujourd’hui, elle souhaite faire connaître son inquiétude devant la tentative d’effacement  d’une structure essentielle, le Service Hospitalier. Elle en constate les graves conséquences sur la prise   en charge des malades et s’élève contre les effets néfastes d’une gestion purement comptable des  établissements.
L’organisation   des   Services   en   Pôles,   censée   organiser  autour  d’un   parcours   de   soins   cohérent  l’activité de structures complémentaires tout en réduisant les coûts, a fait perdre au Service son identité.   Celui-ci   reste   cependant   l’unité   facilement   reconnue   par  le   malade   et   les   étudiants. 
La  mutualisation des personnels infirmiers, aggravée par la pénurie, supprime insidieusement le sentiment  d’appartenance à une équipe et compromet le bon fonctionnement des soins. Le Chef de Service, qui a  perdu l’autorité sur l’équipe non médicale, dépendante de la Direction des Soins Infirmiers,  se sent  néanmoins moralement  responsable des dysfonctionnements éventuels bien qu’il ne le soit pas au  regard   du   droit   administratif.   La   conséquence   de   cette   situation   est   double :   les   malades   et   les  personnels infirmiers et aide soignants souffrent de l’absence d’un encadrement médical, le Chef de  Service est démotivé et se désengage de l’animation de son équipe et de ses responsabilités. 
La priorité a été donnée à la gestion comptable. L’évolution de la contrainte économique justifiait  certes un réajustement des responsabilités respectives du corps médical et du corps administratif.
Si la rigueur budgétaire ne peut être négligée, elle ne doit pas compromettre la recherche constante de la  qualité des soins.

Elle ne prend en compte que les aspects quantitatifs de l’activité technique  et non  pas la qualité de la prestation médicale et le temps médecin consacré aux malades et à leurs familles,  ainsi qu’aux activités de recherche et d’enseignement.

Une bonne codification devrait prendre en  compte la qualité des soins et la pertinence clinique et socio-économique de la prescription des  examens complémentaires et des décisions thérapeutiques. La mise en place de moyens informatiques  adaptés, tenant compte d’indicateurs de qualité  et la promotion d’une véritable culture de l’évaluation  au sein des Services sont essentielles pour suivre l’activité et l’amélioration de la prise en charge des malades. 

Il s’ensuit une insatisfaction grandissante des patients et un malaise persistant chez les médecins. 
Finalement, c’est l’attractivité du secteur hospitalier public qui est mise en cause.
Pour   améliorer   la   qualité   des   soins   et   redonner   confiance   aux   malades   et   aux   personnels  soignants, l’Académie nationale de médecine recommande :

     1)  recentrer  l’activité   médicale   sur  le   soin   au   malade   dans   une   approche   véritablement  humaniste, 

     2)   reconnaître clairement l’existence du Service hospitalier et confirmer les responsabilités du  Chef de Service notamment vis-à-vis des personnels non médicaux,  

     3)   développer une culture de l’évaluation au sein des Services, avec un dossier informatique  prenant   en   compte   non   seulement   le   niveau   d’activité   (classes   pathologiques,   gestes techniques), mais aussi des indices de qualité de la prescription. 

     4)   redonner  aux   corps   médical   une   part   de   responsabilité   dans   la   gestion   des   hôpitaux  en appliquant notamment la délégation de gestion prévue dans la loi. 

 
(Communiqué de l'Académie Nationale de Médecine du 5 juin 2012)


 






mardi 26 juin 2012

Défendons le Centre hospitalier intercommunal de Montreuil

MOBILISONS-NOUS POUR LA DÉFENSE DE NOTRE HÔPITAL !


PAS DE FERMETURE, NI DE RESTRUCTURATION, PAS DE LICENCIEMENTS !

 Le Centre hospitalier intercommunal de Montreuil est dans une situation financière critique qui menace à très court terme la pérennité de son activité.

Endetté par des projets ambitieux validés par la tutelle mais non financés, souffrant d’un mode de financement qui ne permet pas d’investir, pâtissant des conséquences de la Loi Bachelot sur l’organisation de la permanence des soins, L’HÔPITAL EST EN DANGER.

Cette situation menace également son fonctionnement au quotidien, l’empêchant d’assurer le renouvellement normal de son matériel, mais aussi de payer ses fournisseurs.


Conscients de l’importance des efforts de gestion menés ces dernières années et de l’impuissance des plans de rigueur adoptés successivement ;

Solidaires des efforts importants du personnel médical et non médical, qui vit depuis des années au rythme de plans de retour à l'équilibre dont ils ne veulent plus, ou d’injonctions de suppressions d’emplois inacceptables tant elles ne feraient qu’aggraver la mise en danger de la structure ;

Soucieux de garantir une prise en charge de qualité et des conditions de sécurité optimales, tant pour les patients que pour les personnels ;

Attaché à l’hôpital public et à son renforcement, dans un territoire marqué par les difficultés d’accès aux soins et les inégalités très fortes en matière de santé, et souhaitant promouvoir une politique publique de santé, associant qualité, proximité, égalité et droit d’accès aux soins pour tous ;

Saluant le remarquable potentiel du Centre Hospitalier Intercommunal de Montreuil dont la qualité des soins dispensés dans de nombreuses disciplines est reconnue ;

Nous appelons Madame Marisol TOURAINE, Ministre des Affaires sociales et de la Santé et Monsieur Claude EVIN, Directeur général de l’Agence Régionale de Santé d'Ile de France à  prendre en urgence toutes les mesures nécessaires,  notamment sur un plan financier, visant à sauvegarder l’activité du CHI de Montreuil et assurer sa pérennité.

Collectif  pour la défense de l'Hôpital public, Association des usagers du CHI de Montreuil, CME,
CGT,  SUD,  UFAS  Hôpital de Montreuil.

samedi 16 juin 2012

Mobilisation devant la sous-Préfecture pour défendre l' Hôpital de Belley

Après une première réunion en février, puis une deuxième en avril, les Communautés de Communes et le Collectif de Défense de l'hôpital de Belley (Ain) ont décidé de se rassembler le mercredi 20 juin 2012 à 18 heures,  devant la Sous-Préfecture, rue des Barons.
        
"ENSEMBLE, ÉLUS LOCAUX, 
COLLECTIF DE DÉFENSE , POPULATION, 
REMOBILISONS-NOUS POUR L'HÔPITAL DE BELLEY ! "

vendredi 15 juin 2012

Situation financière des hôpitaux : non aux partis pris et aux contrevérités

La Fédération hospitalière de France (FHF) a pris connaissance du dossier récemment paru dans un hebdomadaire sur la situation financière des hôpitaux publics, qualifiée de « scandaleuse ».

Elle déplore l’utilisation d’un titre racoleur, ainsi que les contrevérités qui servent un procès à charge bien éloigné de la réalité, alors que les hôpitaux publics sont chaque jour plébiscités par les Français. Elle condamne fermement les partis pris, ainsi que l’opération consistant à brocarder l’hôpital public en dénonçant sa prétendue inefficacité et en faisant mine de révéler des scandales.
La FHF rappelle tout d’abord sa volonté de transparence totale sur les comptes des hôpitaux, se félicitant des progrès enregistrés à l’initiative des établissements de santé en matière de comparaison des dépenses comme des pratiques médicales. Comme le relève le dossier mentionné, les cliniques privées n’ont d’ailleurs pas effectué le même effort de transparence alors qu’elles sont financées par la collectivité nationale.
La FHF souligne que l’indicateur Hospidiag permet en effet d’utiles comparaisons, à condition qu’il soit un outil de dialogue intelligent avec les acteurs de terrain et non l’occasion d’une stigmatisation absurde. On ne peut juger de l’activité d’un établissement que par une approche combinant différents indicateurs. La sous-utilisation d’un bloc opératoire peut ainsi être parfois la contrepartie de l’obligation de permanence des soins dans certaines zones géographiques. De la même manière, on ne peut pas comparer un bloc dédié à une activité programmée et un bloc adossé aux urgences.
Aussi est-il nécessaire de ne plus donner, comme le fait cet hebdomadaire, une interprétation tronquée des données brutes fournies par les établissements. C’est pourquoi la FHF demande aux autorités ministérielles de donner à l’Agence nationale d’appui à la performance (Anap) l’indépendance nécessaire pour permettre une interprétation partagée et objective de ces données, à l’instar de ce que réalise l’INSEE.
Sur les arguments avancés dans le dossier, la FHF déclare solennellement qu’ils sont contraires à la vérité :

- Non, les hôpitaux publics ne sont pas trop endettés, bien au contraire, il était nécessaire de relancer l’investissement pour leur permettre de se moderniser ;
- Non, les hôpitaux ne creusent pas leurs déficits d’exploitation. Les déficits de gestion ont été divisés par trois depuis 2007, se limitant à 180 millions d’euros en 2010, soit moins de 0,3% du budget des hôpitaux. Seul un tiers des hôpitaux présente un déficit, alors que c’est le cas pour la moitié des cliniques ;
- Non, les responsables hospitaliers ne refusent pas de faire évoluer leurs organisations. Ils ont engagé de profondes transformations pour moderniser l’offre de soins, pour tenir compte des avancées thérapeutiques et des possibilités ouvertes par les nouvelles modalités de prise en charge. La plate-forme de la FHF élaborée à l’occasion du débat présidentiel est là pour le démontrer ;
- Non, les hospitaliers ne rêvent pas d’hospitalo-centrisme. La FHF travaille au quotidien avec les représentants de la médecine de ville pour éviter les hospitalisations inutiles ;
Mais il est un dossier qui n’est jamais évoqué, c’est la lutte contre les prescriptions inutiles, dangereuses pour le patient et par ailleurs coûteuses pour la collectivité. Cette lutte, ce sont les hospitaliers publics qui l’ont engagé !
Les hôpitaux publics méritent mieux que les interprétations douteuses et les attaques sans fondement.

 Frédéric Valletoux, Président de la FHF

Gérard Vincent, Délégué général



Le service public hospitalier se porte bien dans son ensemble


Le Nouvel Hôpital d'Orléans (NHO) qui aura 1300 lits et places 
est un chantier considérable


Le Centre Hospitalier de Marne-la Vallée quant à lui est sorti de terre...
il semble bien conçu,  malgré certaines orientations douteuses...
 

Note de "La Vie Hospitalière" : Concernant le communiqué de la FHF,  rien à dire...tout est écrit.



Pour rappel le communiqué AFP du 13 juin et nos commentaires.  

mercredi 13 juin 2012

Selon "Le Point" la situation des hôpitaux serait désastreuse...???...

(Une enquête de l'hebdomadaire "Le Point" qui devrait parler aussi des hôpitaux privés et cliniques par souci d'équité.)

Dette de 23,6 milliards d'euros pour les 1.266 établissements de soins de court séjour, 43% des 603 hôpitaux en déficit pour un total de 637 millions: la situation financière de l'hospitalisation publique est "désastreuse", selon "Le Point" qui publie jeudi 14 juin une enquête très fouillée.

L'hebdomadaire qui dit avoir eu accès "de haute lutte" à la base de données HospiDiag de l'Agence nationale d'appui à la performance (ANAP) qui surveille l'activité hospitalière, publie les classements des hôpitaux les plus dépensiers, de ceux qui ont les plus grosses charges administratives et la liste des 100 blocs opératoires ayant la plus faible productivité.

Coûts de personnels et dépenses administratives

Parmi les établissements les plus dépensiers, dont les coûts de personnels soignants pèsent beaucoup plus que la moyenne (36 à 47% des recettes) la palme revient à la clinique Bonneveine de Marseille (Bouches du Rhône), un établissement de la Mutualité française avec 75,1%, devant le centre hospitalier de Freyming-Merlebach (Moselle) avec 68,8% et celui de Figeac (Lot) avec 67,7%.

Les hôpitaux ayant les plus lourdes dépenses administratives sont le groupe hospitalier Sud-Ardennes Rethel-Vouziers (38,1% des frais généraux) devant le centre hospitalier de Nanterre (Hauts-de-Seine) avec 37,5% et celui de Bayeux (Calvados) avec 36%.

Carte des blocs opératoires sous-utilisés

L'hebdomadaire publie aussi une carte de France des blocs opératoires sous-utilisés. Le critère retenu n'est pas le nombre d'interventions au cours d'une année mais l'indice de coût relatif (ICR) qui reflète mieux l'utilisation et l'organisation des blocs.

Ces blocs opératoires non performants se retrouvent sur l'ensemble du territoire, de Cambrai (Nord) à Saint-Affrique (Aveyron) de Lisieux (Calvados) à Brignoles (Var), en passant par Loches (Indre-et-Loire) et Chalon-sur-Saône (Saône et Loire).

Premier rang pour la survie après un cancer

La région parisienne est concernée avec une vingtaine de blocs sous-utilisés, dont ceux de l'hôpital Avicenne de Bobigny (Seine-Saint-Denis), de Neuilly-Courbevoie (Hauts-de-Seine) ou encore le centre hospitalier des courses de Maisons-Laffitte (Yvelines). (1)

Selon des comparaisons européennes citées dans l'enquête, la France arrive en 8e position sur 25 pays pour le nombre de lits d'hôpitaux par habitant.

Elle occupe le premier rang pour la survie à cinq ans après un cancer (pour les femmes) mais se retrouve dans le bas du tableau pour la mortalité à l'hôpital après un infarctus ou un AVC.

(Copyright AFP)



C'est la même chanson, depuis des années...les mêmes méthodes employées pour amener l'opinion publique à penser que plus rien ne va et qu'il faut...trouver des solutions aux problèmes économiques posés...c'est étrange il y en a toujours qui profitent de toutes les situations, et si l'Hôpital public est malmené il faut aussi en rechercher les vrais raisons, car en définitive la politique engagée depuis des années vise à favoriser le secteur privé, les affairistes, les actionnaires, tous ceux qui ont les culs sur des chaises et qui n'en font pas lourd en fait !


Quant aux lits de chirurgie publics fermés ...alors que des lits de chirurgie privés s'ouvrent et que l'on démantèle certains services publics...c'est purement une honte mais tout autant le signe qu'il y a beaucoup de magouilles dans le monde politique étroitement lié à celui de la finance...et qu'il faudra poursuivre les responsables  un jour ou l'autre .

Dans "Le Point" qui sera diffusé demain nous  ne serons pas étonnés des informations qui apporteront de l'eau (encore un peu plus) au moulin de ceux qui veulent trouver en cette période des prétextes pour broyer encore un peu plus les services publics hospitaliers.


La lutte pour la défense des hôpitaux publics doit être de tous les instants!


On se demande à quoi servent les impôts que les citoyens et citoyennes payent, l'argent public semble vraiment être très mal géré, prenons pour exemple le Centre hospitalier sud francilien d'Evry qui doit payer des millions d'euros par an à une société privée (2) (c'est scandaleux !) sans faire d'amalgame : les PPP sont là encore le moyen de favoriser les groupes financiers...les spéculateurs...et, là la transparence doit s'imposer, il y en a assez de tous ces personnages qui participent à l'effondrement des services publics hospitaliers, pour leur seul profit, laissant derrière eux la misère et la détresse pour seul avenir pour bon nombre de français et française.

Le changement doit se faire dans le respect des droits à la santé pour tous, il faut donner de réels moyens au service public hospitalier, et surtout ne pas donner ce qui est rentable au privé et s'étonner ensuite que les hôpitaux publics ont du mal à avoir une gestion saine, ce sont des propos de toutes les manières incohérents, le service public hospitalier ne saurait être un tantinet lucratif , c'est un service public à part entière qui se doit d'être subventionné à la hauteur de ses besoins  tout le reste est bla bla...et supercheries.



1)  Les blocs opératoires privés... eux seraient mieux placés ?!... Il est vrai qu'avec les orientations de l'ARS d'Ile-de-france les blocs publics sont loin d'être avantagés et de là les services de chirurgie payent le prix de ces orientations qui sont des dérives profitant surtout aux groupes privés.

2) Au début de l'année la société Eiffage réclamait 175 millions d'euros suite aux travaux qu'elle avait fait ?  Citoyens, citoyennes de l'Essonne sortez vos euros, vous n'avez pas fini de payer !


(Copyright LVH)

samedi 9 juin 2012

Incident de protonthérapie à Nice : classé de niveau 2...

 Le centre Antoine Lacassagne situé à Nice a déclaré le 22 décembre 2011 à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) une erreur de fractionnement de la dose délivrée lors du traitement d’une pathologie oculaire d’un patient par protonthérapie (1).

Ce patient a reçu une dose de 13 grays lors de la première séance du traitement alors que le protocole thérapeutique planifié prévoyait la réalisation de quatre séances de 4,3 grays chacune...
Une seconde séance de 1 gray a été réalisée suite à la détection de l'erreur. Ainsi..." cet incident ne consiste donc pas en un dépassement de la dose totale prévue mais à une erreur dans le fractionnement de la dose délivrée, qui a entraîné une exposition aiguë du cristallin lors de la première séance"...

Pourtant un protocole est un protocole, une dose est une dose, et, le risque de cataracte radio-induite est bien reconnu pour les traitements de tumeurs oculaires par protonthérapie (dont le traitement des mélanomes malins de la choroïde), comme l'a confirmé l'Association pour la Protection contre les Rayonnements ionisants (APRI) dans son communiqué PRI 291-1208.

..."L'APRI s'inquiète aussi des incidents de plus en plus fréquents dans les centres de radiothérapie et demande que des contrôles stricts et réguliers soient réalisés dans tous les centres de radiothérapie"...

Dans son communiqué rendu public le 7 juin l'ASN reconnaît que  "l’exposition aiguë du cristallin lors de la première séance est susceptible d'accentuer la sévérité des conséquences potentielles de cet évènement"...
En plus clair même si le patient a reçu au total 14 grays sur les 17,2 grays, même si la dose globale n'a pas été dépassée... cet incident n'est pas sans conséquence!

L'ASN poursuit en précisant :..."L’analyse de cet incident a permis d’identifier des facteurs humains et organisationnels comme étant à l’origine de l’erreur de fractionnement.
Des mesures correctives portant notamment sur le renforcement des contrôles internes en relation avec le système d’information de l’établissement ont été définies par le service de radiothérapie. La mise en œuvre effective de ces actions correctives et leur robustesse dans le temps seront vérifiées lors d’une prochaine inspection de l’ASN."


Ceci écrit l’ASN a pris en compte que le centre Antoine Lacassagne avait immédiatement informé le patient de l’incident dans le meilleur délai possible.
 Le médecin traitant (ophtalmologiste) du patient a été associé à cette démarche d’information.L’ASN a demandé au Centre Antoine Lacassagne de suivre les résultats des examens afin d’assurer une continuité adéquate dans le suivi médical du patient.

Cet incident a été classé au niveau 2 de l'échelle ASN-SFRO (graduée pour rappel de 0 à 7).

Pour nous et nous le répéterons jamais assez c'est encore officiellement une "erreur humaine" attaquons-nous aux causes et non aux effets, il faut revoir les conditions d'exploitation des centres de radiothérapie qui traitent les patients à la queue leu leu... les personnels travaillent le plus souvent en flux tendu et c'est là une situation qui explique bien des incidents...au nom de la rentabilité et du profit bien souvent.


(1) La protonthérapie est une radiothérapie de haute précision utilisant comme son nom l'indique des faisceaux de protons et non des photons comme en "radiothérapie conventionnelle". Cette technique est utilisée pour détruire des tumeurs dans des organes sensibles (cerveau, colonne vertébrale etc).
Le Centre de protonthérapie d'Orsay a été le pionnier dans ce type de traitement en France.

mercredi 6 juin 2012

L'ARS d'Ile-de-france est invité à prendre des décisions plus sérieuses...

Michel Billout, Sénateur de Seine-et-Marne, a écrit le 4 avril à Claude Evin, Directeur de l’Agence Régionale de Santé d’Ile de France,  afin de lui demander de revoir sa stratégie à l’égard du centre médical de Forcilles. Cet établissement de santé privé à but non lucratif est spécialisé dans les soins pour les patients ayant des complications chirurgicales à la suite de cancers des voies digestives et ORL mais également dans la nutrition.

Le 25 mars dernier, le tribunal de Melun a annoncé l’ouverture d’une procédure de sauvegarde pour ce centre qui doit faire face depuis plusieurs mois à des difficultés de trésorerie. Cette mesure juridique va permettre à cet établissement de maintenir son activité et donner à ce centre un nouvel élan, une nouvelle souplesse financière que malheureusement L’ARS d'Ile-de-france lui avait refusé.

Michel Billout a reçu une réponse de Claude Evin relevant d’un exercice purement comptable et avec un nombre d’erreurs attestant manifestement d’une méconnaissance de ce dossier.

Michel Billout est donc de nouveau intervenu auprès du directeur de l’ARS en l’invitant à examiner, avec sérieux cette fois-ci la situation de cet établissement, et en prenant notamment en compte les conclusions des rapports de la HAS et de l’IGAS et à revoir sa stratégie en conséquence.

Une nécessité d’autant plus impérative que le Plan Stratégique Régional de Santé (PSRS) arrêté par l’ARS, situe la Seine-et-Marne comme l’un des moins bien placés de la Région en termes de morbidité et de mortalité par cancer. La surmortalité y est même significative par rapport aux références nationales.

mardi 5 juin 2012

Le Centre de crise de la DGS a été inauguré ce jour

La Ministre des Affaires sociales et de la Santé, Madame Marisol Touraine, a inauguré ce mardi 5 juin le Centre de Crise Sanitaire (CCS) de la Direction Générale de la Santé (DGS), dans le cadre d’un exercice de prévention de crise "Canicule" et Jeux Olympiques "JO 2012"...

Ce CCS a pour double objectif la prévention et la gestion des crises sanitaires.

En liaison avec les Agences régionales de santé (ARS), les centres opérationnels des autres ministères et institutions concernées, il anticipe les différentes hypothèses probables, coordonne la réponse sanitaire et assure la gestion des situations d’urgences sanitaires (épidémies, canicule, accidents, etc.).

Deux dispositifs particuliers de préparation et de veille ont été présentés à cette occasion. Concernant la canicule, comme chaque année, la veille saisonnière du plan national canicule (PNC) est déclenchée du 1er juin au 31 août.

Les conséquences sur le dispositif sanitaire sont notamment : une surveillance épidémiologique particulière des zones de concentration de population, le renforcement de l’organisation sanitaire en Nord-Pas de Calais (SAMU et SMUR, urgences, blocs opératoires, etc.), le renforcement de la veille sanitaire en lien avec l’InVS...

Pour "La Vie Hospitalière" dans la pratique les mesures prises par certaines ARS ne vont pas vers une prise en compte sérieuse des risques réels qui menacent les populations, l'égalité des chances est purement relative, ainsi pour des raisons purement comptables la centralisation des moyens hospitaliers apparaît de plus en plus comme une dérive politique. Ainsi on ferme des services hospitaliers publics (chirurgies notamment)sans même se préoccuper des réalités environnementales.

Les responsabilités dans le cas d'un accident grave seront-elles aussi prises en compte...?...

 Un exemple: la raffinerie de Grand Puits (près de Nangis) est autant dangereuse le jour que la nuit pour la population, pourtant le seul hôpital qui pourrait recevoir des blessés se trouve à des kilomètres !

lundi 4 juin 2012

L'AMUF soutient le mouvement de Grève des urgentistes du Centre hospitalier de Périgueux

L'Association des Médecins Urgentistes de France  soutient le mouvement de Grève engagé depuis le 28 mai 2012 par les médecins oxyologues de Périgueux (voir le site de l'AMUF pour plus d'informations).



Soutenons tous l'action de ces médecins qui refusent les orientations dictées par un logique comptable dénuée de toute considération envers les populations, les urgences doivent être 24 heures sur 24 opérationnelles, il est irresponsable de limiter les moyens des secours médicaux urgents car c'est un acte qui altére  les chances de survie des personnes qui nécessitent des interventions urgentes !

samedi 2 juin 2012

Soutenez l'action des médecins urgentistes du Centre hospitalier de Périgueux

Les médecins urgentistes du centre hospitalier de Périgueux informent la population que, malgré leurs démarches et leurs protestations, le centre hospitalier a supprimé depuis le 2 mai la présence d’un médecin urgentiste de minuit à 8 heures.

Cette décision se base sur un motif purement économique sans tenir compte du danger pour les périgourdins.


Nous avons décidé de ne pas appliquer cette décision et de rester en poste.

Ne pouvant faire entendre nos protestations au sein du centre hospitalier, nous sommes obligés de porter l’affaire en public. Nous sommes donc désormais en grève depuis le 28 mai et nous restons toujours en poste.


Nous sommes obligés d’en faire appel à vous pour nous aider à défendre l’hôpital public.

En effet, alors que nombre de médecins généralistes de terrain n’assurent plus de permanence après minuit et notamment dans le secteur de la vallée de l’Isle, voire sur l’agglomération de Périgueux elle-même, les médecins urgentistes en poste sur l’hôpital passeraient de 5 à 4 pour assurer la régulation des appels au 15, les sorties SMUR, l’accueil des urgences, la prise en charge, la continuité des soins et la surveillance des patients présents dans les différentes unités du service des urgences.

Les sociétés professionnelles de médecine d’urgence préconisent pour des services à taux de fréquentation comparable, un total de 11 médecins le jour et de 8 médecins la nuit.

Malgré l’augmentation de la charge de travail, nous ne demandons pas d’augmentation du nombre de postes médicaux mais le maintien de l’effectif actuel.


Conscients de leurs devoirs envers les malades et la population, les médecins urgentistes resteront en poste malgré tout et assureront leurs missions comme avant. Il n’y aura donc pas de diminution des médecins présents mais des actions ponctuelles sont menées SANS nuire aux délais de prise en charge et à la qualité des soins.

Nous avons reçu le soutien d’élus du département conscients de l’enjeu de ces décisions administratives purement comptables, et justement préoccupés par le maillage de l’offre de soins sur le département.

Quel que soit votre âge, quel que soit votre état de santé actuel, vous êtes concernés pour vous-même, vos enfants, vos parents, vos amis !

Qui connaît la douleur de la colique néphrétique, qui connaît les risques de l’infarctus du myocarde, qui a besoin d’un traitement spécifique pour un accident vasculaire cérébral doit pouvoir être pris en charge et traité en tout point du département dans les délais impartis.

Votre soutien nous permettra de démontrer à nos tutelles votre attachement au maintien d’un service public de qualité.



Docteur  V. BARUSSAUD



Soutenez-nous.
 Signez la pétition en ligne.


 Les risques sont nombreux pour les populations de jour comme de nuit !

La Mutualité Française lance un nouveau site

Le 5 juin, dans le cadre d’une Journée spéciale experts santé, la Mutualité Française (1) lance officiellement à destination du grand public son nouveau site santé pratique.

Objectif de ce nouveau site: proposer une information fiable, de qualité et compréhensible en matière de santé, quelle que soit la spécialité, et dans le domaine médico-social, notamment la prise en charge de la perte d’autonomie.

A l'occasion de ce lancement des experts répondront en ligne à toutes les questions que peuvent se poser légitimement les mutualistes.
Ces experts proviennent de tous les domaines de la santé et du médico-social : médecins généralistes et spécialistes, assistantes sociales, juristes, diététiciennes, ils affichent une déclaration d’absence de conflit d’intérêts, et le site est dénué de tout espace publicitaire afin de garantir son indépendance à tous les niveaux.







1)La Mutualité Française regroupe 500 mutuelles.