samedi 28 juillet 2012

Suicides et mal-être des soignants: Il y a urgence !


La violence envers les soignants est manifeste à  l’Hôpital Paul Guiraud.

L’année dernière  27 % des accidents de travail étaient relatifs à des agressions de patients sur  les soignants, les conditions de travail pour le reste  ne sont pas sans interrogations…
 Une réalité de l’esprit  hospitalier actuel : « gestion des risques »,  « gestion des patients », « gestion des personnels »…tout est dans la gestion ("management" à l'heure américaine)…et beaucoup de gesticulations propres à des méthodes qui il y a encore quelques années n’étaient pas courantes…et qui sont bien éloignées de ce que doit être un hôpital qui doit avant tout mettre en avant l’humain et non aller vers une "logique d'optimisation" de tout ce qui peut rapporter de l'argent, ce qui est une dérive malsaine…

Après France-Telecom, La Poste, et bien d’autres (ministère du Travail (1)…) les personnels soignants arrivent eux aussi aux extrèmes et c’est là le comble !
Et, c’est là que l’on voit toute la perfidie du système mis en place (2) quelque soit les critiques que nous pourrons avancer, la vie des êtres qui ont préférés partir à jamais est un prix à payer qu’aucun agent hospitalier doit payer !

Ainsi rien que pour l’Hôpital Paul Guiraud : une aide-soignante a été retrouvée pendue dans le couloir de son appartement de fonction, elle avait été violement frappée par un patient six mois avant… pour être concis : elle a très mal vécue cette agression, mais dans le fond l'économie de personnel fait que ce sont les soignants qui font les frais de patients dangereux et ceci est aussi un facteur à considérer.

Dernièrement une infirmière convoquée par la direction de l’établissement qui  refusait de motiver cette convocation (dite convocation connue près d’un mois à l’avance…si ce n’est pas une forme de pression ceci y ressemble toutefois…).Cette infirmière avait envoyés plusieurs courriels à ses supérieurs pour connaître la raison de cet entretien, mais elle n’a pas eu de réponse ?...

Est-ce bien normal, surtout dans un établissement particulier comme celui de l’Hôpital Paul Guiraud ? L'impact de telles méthodes sur une personne n'est pas sans effet particulièrement au niveau psychologique ...

Lors de l’entretien  l’infirmière a été accusée de discrimination…était-il nécessaire d' attendre 1 mois pour une telle accusation ? ...
Le médecin-chef  lorsqu’il a vu cette infirmière en  détresse  a tenu à avoir avec elle un entretien...(...)...ce que nous savons c'est qu'au cours de son service  elle s’est écroulée...hospitalisée elle n'a hélas pas survécu des suites d’un AVC dit-on officiellement…



Assez de management et plus de ménagement vis à vis des personnels soignants !

La souffrance au travail fait de plus en plus de ravages, les conditions de travail, les économies faites sur le dos des personnels, les pressions de toutes sortes ne sont pas sans effet…et elles ont un prix à payer comme toutes choses dont les excès sont inévitablement les causes de situations graves.

L'absentéisme est en augmentation c'est le signe d'un malaise persistant au sein des services hospitaliers, dont les agents confrontés quotidiennement avec la maladie, la souffrance etc...se retrouvent dans des situations qui ne leur permettent pas d'exercer normalement (le manque de temps pour s'occuper des patients convenablement est inadmissible alors que la relation humaine est importante dans les professions de Santé) etc etc il y a beaucoup à écrire et nous pouvons déborder très rapidement du sujet.
Ceci écrit les médecins de l’établissement ont saisis les tutelles dont Monsieur Claude Evin directeur de l’ARS d’Ile-de-France pour dénoncer les effets pernicieux des méthodes notamment, un expert médical a été nommé. Il devra trancher sur l’imputabilité de l'administration dans ce décès...le mal est fait toutefois...

 Pour  « La Vie Hospitalière » Il y a là des responsabilités (y compris morales) qui ne sont pas à sous estimer, c’est là encore les pressions exercées sur les personnels qui font que plus rien ne va, les conditions de travail  sont devenues extrèmement préoccupantes pour la santé même de tous les agents et ceci est un comble.

Les responsabilités il faudra bien les trouver, car c’est honteux ce qu’il se passe de plus en plus dans certains établissements de santé.

Il y a urgence !

1) Rappelons ici même le suicide d'un inspecteur du travail, le 18 janvier 2012 qui a évoqué dans des notes les propos dégradants de son chef, et, sa surcharge de travail, il n'avait que 32 ans.
N'oublions pas tout autant  le suicide d'un autre inspecteur du travail (9 mois auparavant) , secrétaire national du SNU-TEF/FSU, dans les locaux du ministère du Travail. 

2) Tout va mal depuis la libéralisation des services, depuis l’AGCS particulièrement, depuis les dérives de la RGPP...
Les conditions sont créées petit à petit pour détruire tout ce qui peut l’être au nom de la politique du chiffre…la pression est constante sur les personnels, elle est intolérable !


Voir aussi : Quatre hospitaliers du CHU de Lille se suicident


Et, pour ne pas conclure : 
Il est grand temps de redonner
aux services publics 
des moyens corrects et dignes,
tant financiers qu'en personnels.

vendredi 27 juillet 2012

La mort programmée de l'Ordre infirmier

Suite à l'entretien auquel RESILIENCE a participé hier 26 juillet, en présence de monsieur le Directeur de Cabinet, au ministère de la Santé.

Suite à l'annonce confirmée par monsieur le Directeur du Cabinet de la volonté ministérielle de légiférer par voie parlementaire (à l'automne 2012) sur la modification des ordres paramédicaux, attendue par plus de 450.000 infirmiers, kinés et podologues, toujours en exercice illégal.

Suite à l'annonce faite par le Directeur du Cabinet de faire cesser – immédiatement – les tracasseries et autres menaces contre les IDEL des Alpes Maritimes et de Paris, auxquelles un numéro ordinal est exigé par les CPAM.

Suite à l'annonce faite hier par le Directeur du Cabinet de faire cesser provisoirement, et dans l'attente de la publication à l'automne de la Loi modifiant les ordres paramédicaux, les poursuites contre les kinés, les podologues devant les tribunaux.

RESILIENCE prend acte de la volonté du Gouvernement de modifier les ordres paramédicaux, RESILIENCE continue de demander l'abrogation pure et simple de l'ordre infirmier.

RESILIENCE demande aux IDEL de Nice et de Paris de refuser toute tentative de pression et de chantage au numéro ordinal pour pouvoir s'installer et exercer en libéral, et de faire remonter toute tentative dans les autres départements afin que les consignes ministérielles soient respectées et que les pressions abusives soient sanctionnées,

RESILIENCE demande aux infirmières, aux kinés et aux podologues de lui signaler immédiatement toute procédure en cours ou à venir, devant les tribunaux, afin que le ministère soit informé et puisse réagir en conséquence,

RESILIENCE demande aux infirmières de ne plus cotiser à l'ordre infirmier afin que celui ci soit étouffé financièrement dans l'attente de la prochaine Loi visant à rendre l'adhésion et donc la cotisation facultatives.


(Communiqué du Syndicat RESILIENCE)

A diffuser largement.

dimanche 22 juillet 2012

La FHF tire la sonnette d'alarme concernant les besoins de financement des Hôpitaux publics

La FHF tire la sonnette d'alarme concernant notamment les financements des investissements des établissements de santé et médico-sociaux qui risquent d'être difficiles compte tenu du contexte financier actuel.

"La Fédération hospitalière de France a lancé il y a quelques jours une enquête destinée à évaluer les besoins de trésorerie et de financement des investissements.

Grâce aux réponses obtenues, une estimation a pu être réalisée et il ressort que le besoin non couvert de financement de court terme (trésorerie) s’élève à 1,3 milliards d’euros auquel s’ajoute un besoin non couvert de 2 milliards d’euros pour le financement des investissements. Cette situation trouve son origine dans les difficultés du secteur bancaire à couvrir les besoins des établissements du fait des accords de Bâle 3 mais aussi du retrait du marché du principal acteur, la banque Dexia.

Depuis plusieurs semaines, la FHF multiplie les rencontres au plus haut niveau pour alerter les responsables politiques sur l’urgence de la situation et proposer des mesures à même d’apporter du souffle aux établissements de santé et médico-sociaux. Elle a ainsi rencontré il y a quelques jours le pôle social de l’Elysée, les conseillers de Matignon, du Cabinet santé, du Cabinet du ministre du budget ainsi que le conseiller en charge du secteur financier au Cabinet de Pierre Moscovici. Elle a en outre échangé avec plusieurs parlementaires pour faire prendre conscience de l’urgence de la situation et du risque réel pour certains établissements de ne plus honorer leurs charges, alors même que leur situation financière est saine.

A l’occasion de ces entretiens, la FHF a proposé des actions immédiates pour pallier la carence du secteur bancaire :

    Modifier l’arrêté de 2008 sur le versement de l’Assurance Maladie aux établissements de santé, afin d’avancer de plusieurs jours les paiements aux établissements ;
    Accéder à des prêts de court terme auprès de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) ;
    Inciter la Banque Postale à servir les établissements de santé et médico-sociaux, alors qu’aujourd’hui leurs demandes ne sont pas prises en compte ;
    Dégeler les crédits MIGAC mis en réserve, qui pèsent lourdement sur la trésorerie des établissements ;
    Notifier aux établissements, début décembre, les crédits de fin de campagne pour éviter les problèmes de trésorerie en fin d'année.

A moyen terme, la FHF propose également de :

    Créer un « Livret H » afin de permettre aux hôpitaux de mutualiser leurs ressources financières ;
    Autoriser les établissements à émettre des billets de trésorerie ;
    Réviser le calendrier de la procédure budgétaire afin que les dotations soient notifiées aux établissements au plus tard en février.

Les pouvoirs publics se sont montrés attentifs aux propositions de la FHF et ont indiqué que des réponses seraient apportées dans les prochains jours, compte tenue de l’urgence de la situation.

Concernant le financement des investissements, le cabinet du ministre de l’Economie a confirmé hier l’éligibilité des établissements de santé et médico-sociaux à l’enveloppe de 3 milliards d’euros qui vient d’être débloquée par le Premier ministre. Des consignes devraient être adressées en ce sens à la CDC et à ses antennes régionales.

La FHF restera mobilisée pour que des décisions soient engagées au plus vite et que les établissements trouvent ainsi des solutions de financement."

samedi 21 juillet 2012

Moody's ... and Co...

Nous avons les fameux "Partenariat Public Privé" (PPP) qui font que bien des Hôpitaux se retrouvent dans des situations qui ne profitent qu'à des intérêts strictement privés et dont les usagers, et,  les personnels font les frais !

L'exemple peut être donné avec le CHSF d'Evry (Essonne)  qui se retrouve pris au piège de ces prêts à long terme, dont les intérêts sont énormes.

Le CHSF dans le brouillard...

Nous avons aussi tous ces prêts toxiques (1)  (DEXIA...) qui créent bien des problèmes financiers à certains hôpitaux (exemple le Centre hospitalier de Meaux, dont le Président du Conseil de surveillance n'est autre que Monsieur Jean-François Copé (2)... qui possède pourtant de bonnes expériences en économie mais qui n'a pas semblé être de bon conseil pour son hôpital...).

Maintenant nous avons une agence de notation qui s'en mêle, il y en a assez de toutes ces opérations douteuses, de ces manoeuvres,  surtout quand l'on sait que l'État lui même fait appel à ces individus et paye ces agences de notation des sommes qui feraient mieux d'être utilisées pour de meilleures causes.
Cette agence de notation américaine se permet de noter les établissements hospitaliers publics, mais de quel droit ? Ne devrions-nous pas avoir plus de transparence sur ces "agences" qui devraient être évaluées et pourquoi pas notées à leur tour, non seulement elles pourraient perdre leur aura mais encore bien plus...il y a de quoi méditer...

Quoiqu'il en soit cette "agence parasite" a abaissé la note des Centres hospitaliers régionaux universitaires (CHRU), de Aaa à Baa1, et celle qu'elle attribue aux Centres hospitaliers universitaires (CHU), de Aaa à A1...la belle affaire...
Aaaaaaah...aaaaaaaah!...la chute risque d'être dure...à force de tirer sur la corde...le pouvoir que l'on veut bien donner aux "Big Three" devient de plus en plus préoccupant pour l'avenir du service public hospitalier qui se voit tirer dessus à boulets rouges, il est temps de répondre, car c'est notre système de santé que l'on veut atteindre et par tous les moyens possibles !

Les établissements hospitaliers devraient être financés par des fonds publics et avoir une indépendance vis à vis de tous les intérêts financiers privés qui deviennent de plus en plus problématiques,






1) Qui ne sont pas toxiques pour tout le monde...
2) Maire de Meaux (Seine-et-Marne) depuis 1995, Député de Seine-et-Marne, Président de l'UMP, il a été aussi ministre délégué au budget et à la réforme budgétaire du troisième gouvernement Raffarin et de celui de Villepin...

Le gouvernement doit abroger la loi HPST !

Les  établissements hospitaliers publics et particulièrement ceux de proximité sont menacés par des mesures restrictives faites sous des prétextes pas toujours crédibles, des recherches de centralisme éloignées de toute évidence de la réalité des besoins en santé publique, et,  laissant loin derrière la nécessité d’avoir des moyens décentralisés de  prévention des risques de toutes nature…


 La  loi HPST doit être abrogée, le gouvernement actuel 
détient une majorité parlementaire indiscutable !

On ne peut plus continuer dans cette dérive qui en définitive sert surtout des intérêts qui ne sont pas ceux des citoyens et citoyennes, tous usagers potentiels mais bien des intérêts particuliers... (les exemples ne manquent pas au fur et à mesure que le temps passe)…

Ce qui est tout autant grave c’est le manque d’information sur les projets, et, nous sommes plus dans une  politique du fait accompli…il est prévu pourtant dans cette loi Bachelot une certaine "démocratie sanitaire" qui vise à associer l’ensemble des acteurs du système de santé et à informer tous les usagers…essayer d’avoir des informations (surtout en temps et en heure) concernant les avis des conférences de territoires (dont le secrétariat est réalisé par l’ARS…) ce n’est pas facile, alors que ces avis  doivent être rendus publics…il y a un manque de transparence évident.

Il est temps de mettre un terme à la loi HPST.

Il est grand temps de redonner tous les moyens nécessaires à l'Hôpital public pour ses missions.


jeudi 12 juillet 2012

Les Hospices civils de Lyon (HCL) favorisent les productions locales

Les HCL achètent pour 530.000 euros par an de fruits et légumes. La part consacrée à la production locale avoisine près de la la moitié des achats (250.000 euros).

    "...Choux, salades, herbes aromatiques, pommes, fraises, jus de fruits étaient à l’étal. Les producteurs locaux ont présenté et offerts leurs produits aux passants de ce marché insolite.
Les diététiciennes du GHE donnaient des conseils nutritionnels et la restauration offrait des mini clafoutis aux fruits fabriqués maison.

Les directeurs des HCL et de la société Pomona Terre d’Azur, ont signé une convention par laquelle ils s’engagent à porter dès fin 2012, la part de marché de produits locaux de 6% à 40%.

3 objectifs à la clé :

Favoriser et soutenir les producteurs locaux de la Région Rhône-Alpes

Réduire les nuisances et pollutions liées au transport des produits

Encourager la consommation de produits de saison et sensibiliser à une consommation « juste »."

Une initiave à encourager et surtout à suivre.


Site du CHU de Lyon

lundi 9 juillet 2012

L'Hôpital de Chateau-Thierry ne saurait subir les conséquences des orientations politiques malsaines !


Pour la région de Château-Thierry, l’ARS de Picardie souhaite réduire la permanence des soins (PDS) assurée par le service public hospitalier et supprimer l’unité de soins intensifs en cardiologie (USIC) une activité performante et essentielle pour sauver des vies, créée en son temps à Villiers Saint Denis et renforcée au sein du service de réanimation de Château-Thierry, unité  obtenu suite aux mobilisations faites au cours des années 2002 à 2007.

« La Vie Hospitalière » rappelle que cette PDS a été instituée dans le cadre de la loi HPST dite loi Bachelot, cette PDS a pour but de répondre aux soins non programmés, de 20 heures à 8 heures, du lundi au samedi, et durant toute la journée les dimanches et jours fériés. La mission de permanence des soins est organisée par l’ARS qui développe ainsi des orientations régionales centralisées qui en définitive ne retiennent que l’aspect comptable et non celui de l’égalité des soins pour tous, et ceci ne saurait être acceptable.


Le  conseil municipal  lors de sa séance du 22 février 2012 fait état d’une motion pour le développement du Centre hospitalier de Château-Thierry, s’opposant de fait à la suppression de la permanence des soins (PDS) dans cet établissement de santé. Lors d’une session du Conseil Général de l’Aisne une opposition au projet de l’ARS de Picardie (2) concernant le projet de suppression de la PDS s'est affirmé.
                                                                                                                                                                  Pour en revenir à ce Conseil municipal, il est dénoncé aussi que la barre est mise haute en ce qui concerne les critères retenus pour que l’établissement soit reconnu comme « Centre Intra Régional » (3)...


Il faut replacer le patient au centre même de l'Hôpital.
 Le 4 juin 2012 à Essômes sur Marne, lors d'une réunion publique,  Patrick Pelloux  , Président de l'AMUF, a déclaré : « Ne lâchez rien pour défendre l’hôpital public…! » il a dénoncé vivement la politique de santé mise en place par Sarkozy, Bachelot et les autres, dans le cadre de la loi HPST  qui bouleverse l'organisation des hôpitaux et de la médecine. 

Le 15 juin 2012 une réunion lancée à l’appel de l’intersyndicale de l’établissement (FO, CGT, CFDT,UNSA...) informe les personnels des risques  qui menacent de plus en plus le Centre hospitalier de Château-Thierry… 

(Article en cours)





1) Que de changement dans la direction même de cette ARS…: en mars la Directrice (Madame Bidaud) quitte cette « agence gouvernementale » remplacée en juin par Madame Cambon  qui a été en 2010 conseillère technique sur la politique de la santé publique auprès de Madame Bachelot  (alors ministre de la Santé et des Sports), puis de nouveau conseillère technique auprès de Madame Bachelot lorsque cette dernière est passée ministre des Solidarités et de la cohésion sociale en novembre de cette même année …

2) On centralise pour la cause sans même respecter les usagers qui se retrouvent devant une inégalité évidente des chances. Les spécialités chirurgicales sont de plus en plus dirigées vers un « certain marché », les intérêts ne sont pas les mêmes pour tout le monde…quant à l’intérêt général il passe en second plan dans la plupart des cas, on dépossède les hôpitaux publics de leurs possibilités de survivance.







ABROGATION DE LA LOI HPST !


L'Académie de Médecine s'inquiète de la disparition des services

samedi 7 juillet 2012

Défendons l'Hôpital de Die !

 A l'heure actuelle le Collectif s'interroge sur la volonté effective du Maire pour défendre l'Hôpital de Die, en effet le Collectif avait demandé  la pose d'une banderole ( par courrier en date du 25 juin), le premier magistrat de la ville s'y est  opposé... le tourisme étant à préserver de toute polémique...

Nous rappelons qu'Il y a plus d'un mois,  maintenant,  que le Collectif de Défense de l’Hôpital de Die a envoyée une lettre  à Madame Marisol Touraine, ministre des Affaires Sociales et de la Santé, à propos du « sursis » accordé à cet établissement pour le fonctionnement de sa maternité et de sa chirurgie jusqu’en décembre 2012.

Ci-dessous le texte de la lettre:

"L’Hôpital de Die est le seul centre hospitalier, avec tous ses services, existant entre Valence et Gap, distants de 160 km. Pour 11 000 habitants, il couvre une superficie du cinquième du territoire drômois. 
La dispersion de l’habitat est donc une caractéristique très forte.

A la suite de très nombreuses actions de la population, depuis vingt-cinq ans, contre les menaces de fermeture, le maintien de la maternité et de la chirurgie a pu être obtenu mais, dans les trois dernières années, avec des reports de dates qui laissent les usagers et les professionnels de santé dans l’incertitude.

Ainsi, actuellement, les autorisations de fonctionnement pour la maternité et la chirurgie ont été accordées jusqu’en décembre 2012. Il reste donc un délai d’environ six mois.

Si la maternité était supprimée, les femmes enceintes de Die se trouveraient à plus d’une heure de l’hôpital de Valence et que dire des communes du Haut-Diois qui sont à 45 minutes au moins, parfois une heure, de la maternité de Die.

Or, pour des raisons de sécurité sanitaire, les femmes doivent pouvoir accoucher, pour des grossesses sans risque, dans un établissement situé à moins de 45 minutes. Quant aux grossesses à risques (prééclampsie, hémorragie, etc…) les délais tombent à 30, voire 20 minutes.

Qui prendra la responsabilité d’un manque d’assistance à personne en danger dû à la suppression de la maternité et de la chirurgie d’urgence, toutes deux étant très liées ? Ceci, d’autant plus que l’Hôpital de Valence, surchargé, n’est pas en capacité de faire face à l’accueil supplémentaire qui serait ainsi occasionné (1). On ne peut fermer ces services sans compromettre la sécurité par perte de chances.

C’est pourquoi nous vous sollicitons pour connaître votre avis sur le maintien de la maternité et de la chirurgie d’urgence de l’hôpital de Die, avec des autorisations de fonctionnement pour cinq ans, comme pour les autres centres hospitaliers.

D’autre part, cet état de fait découle d’orientations nationales qui nous amènent à connaître votre position sur :

    la loi hôpital HPST dite « loi Bachelot » ;

    la tarification à l’activité (T2A) qui étrangle tous les hôpitaux et va à l’encontre de leur mission de service public ;

    la lutte contre la désertification médicale, en hôpital comme en médecine libérale ;

    des moyens en personnel et en financement permettant des conditions de travail dignes du vingt et unième siècle, afin que les soignants puissent assurer sereinement leur mission de service public auprès des usagers, en ayant une visibilité professionnelle à long terme, notamment au sein de l’hôpital de Die ;

    l’égalité des soins pour toutes et tous, partout, sur tout le territoire de la République...(...)..."


Pour "La Vie Hospitalière" l'abrogation de la loi HPST doit être effectivement envisagée par le gouvernement, des moyens doivent être réellement donnés aux hôpitaux publics afin de faire face aux besoins de santé des populations

Quand un gouvernement détient une majorité absolue de parlementaires à l'assemblée nationale il se doit de changer les orientations politiques du précédent gouvernement et non de les poursuivre.
Il faut favoriser les hôpitaux de proximité et non chercher à centraliser tout ce qui peut l'être dans une "logique" comptable qui ne saurait satisfaire les usagers, la santé n'est pas une marchandise!


Maintenant nous attendons une réponse de la ministre, le temps presse
 et le changement ce n'est pas pour demain, c'est maintenant !


 



1) Souligné par le Webmaster

vendredi 6 juillet 2012

Le chirugien est le seul à juger des décisions à prendre

Selon un jugement récent (1) de la Cour de cassation un patient ne peut pas se plaindre des décisions que son chirurgien a dû prendre au cours d'une opération réalisée sans son consentement du fait qu'il se trouvait anesthésié c'est à dire dans l'incapacité d'apprécier l'acte chirurgical et ses conséquences...

C'est pour la Cour de cassation, un cas d'exception au principe qui exige qu'un médecin recueille toujours le consentement préalable du client, après l'avoir averti des risques, y compris pour un acte indispensable.

Les juges ont rejetées ainsi les protestations d'une patiente qui reprochait à un chirurgien de lui avoir retiré l'utérus, ce qui n'était pas prévu, lors d'une intervention dans la région abdominale.

Le chirurgien avait découvert, au cours de l'acte, un risque d'incontinence et d'infection dangereuse, il avait pris seul la décision puisque la patiente inconsciente, était par la force des choses hors d'état d'être informée et de pouvoir s'exprimer.



Il n'y a pas de manquement au devoir de conseil car il s'agit, selon le jugement rendu qui fait jurisprudence en la matière, d'un cas d'exception à l'exigence du consentement préalable du patient.

Les juges ont exigé toutefois que l'acte imprévu ait un caractère indispensable...


1) Cass. Civ 1, 28.6. 2012  N° 759

jeudi 5 juillet 2012

Manifestation devant l'Hôpital de Belfort-Monbéliard

Après plus de 20 jours de grève au Centre hospitalier de Belfort Montbéliard (CHBM), ce jeudi 5 jullet , la Coordination Nationale Infirmière (CNI), ainsi que d'autres syndicats des personnels hospitaliers seront mobilisés pour faire échec à un projet de suppression de 95 emplois d’ici à 2014.


(A suivre)

lundi 2 juillet 2012

Menace de grève de la faim de la part des chirurgiens au CHSF

Depuis le 26 juin les personnels du service d’orthopédie du Centre hospitalier Sud Francilien, à Evry (Essonne), sont en grève, dans une pétition, ils s'opposent à la suppression de 3 postes d'infirmiers dès le début du mois de  septembre ainsi qu’au fait que des postes d'aides-soignants ne seront pas remplacés.

Cette action, faite suite à l’appel d’une intersyndicale, est suivie d’une menace de grève de la faim, au 29 juin, par les 6 chirurgiens orthopédistes qui ne peuvent plus travailler correctement dans les conditions imposées par l’administration.


La réduction des effectifs ne permet pas de travailler dans de bonnes conditions, ainsi (pour exemple)  le manque évident de secrétaires fait que les prises de rendez-vous sont devenues difficiles et que les comptes rendus liés à l’hospitalisation des patients prennent plusieurs jours, voire plusieurs semaines de retard.

« La Vie Hospitalière » rappelle que cet établissement s’est illustré dans un Partenariat Public Privé (PPP) qui lui impose des contraintes budgétaires sans précédent, or ce mode de gestion privée des besoins publics est uniquement profitable aux groupes financiers qui trouvent là aussi le moyen de s’approprier l’espace public dans certains cas.
Quant aux établissements « publics » ils doivent payer des loyers exorbitants, et, engager des mesures réductrices de charges, ce sont bien évidemment et principalement les personnels qui font les frais de ces mesures !
Le paradoxe c’est que ce sont ceux qui travaillent qui subissent les contraintes alors que d’autres (qu’on ne qualifiera pas…)  se contentent d’amasser les fonds…qu’ils investissent de nouveau dans des opérations immobilières notamment.
Les citoyens, Les personnels, les patients… sont les premières victimes de ces opérations financières.
Mais les PPP c’est aussi une déréglementation de la commande publique…on rappelle que Nicolas Sarkozy, en janvier 2008) lors de la présentation de la nouvelle organisation sanitaire hospitalière a dit : »Le recours au PPP doit devenir la règle ! »…
On voit où ces orientations mênent…



Pour le CHSF, depuis son ouverture, les problèmes sont de taille et l’Agence Régionale de Santé d’Ile-de-France (ARS) devant les déficits engendrés particulièrement par le loyer versé au groupe EIFFAGE fait pression tout autant afin que des réductions de personnels se réalisent.
On rappelle que l’ancien directeur du CHSF a préféré mettre fin à son activité suite à la demande de réduction des personnels émanant de l’ARS.

Tout est à revoir !...

dimanche 1 juillet 2012

Défendons l'Hôpital du Blanc dont certains services sont menacés

Une réunion du Comité de défense de l'Hôpital du Blanc se tiendra le lundi 16 juillet, à 18 heures 30 (salle de la Libération).

Pour plus d'informations

http://indispensables-maternite-chirurgie-leblanc.over-blog.com/

(article en cours)