mercredi 31 octobre 2012

Hôpitaux américains en difficultés après le passage de Sandy...

Les hôpitaux de New York font face à un véritable défi depuis le passage de l'ouragan Sandy: coupures de courant et pannes de générateurs ont déjà forcé trois établissements à évacuer des centaines de patients, répartis dans d'autres hôpitaux.

Après l'hôpital de Coney Island (sud-est) et le New York University Hospital (NYU, au sud de Manhattan), c'est l'hopital Bellevue qui va être complètement évacué mercredi en raison de dégâts subis, a annoncé le maire de New York Michael Bloomberg. Cela affectera environ 500 patients, a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.

Quelque 200 malades - dont une vingtaine de nouveaux-nés - avaient été évacués du NYU lundi par une noria d'ambulances, en pleine nuit et alors que la tempête faisait encore rage.

Bellevue, situé dans l'est de Manhattan, dans un des secteurs sans électricité, fonctionnait depuis lundi soir sur générateurs.

C'est peut-être la situation la plus compliquée que nous ayons eu à gérer à New York depuis 30 ans. En ce qui concerne les patients souffrant d'affections aiguës ou chroniques, c'est certainement plus compliqué que le 11 septembre, explique à l'AFP le Dr Carlos Cordon-Cardo, chef du département de pathologie de l'hôpital Mount Sinai, qui a accueilli une centaine de malades évacués d'autres hôpitaux.

J'étais là le 11 septembre, raconte-t-il, il y avait des personnes avec des problèmes pulmonaires, des problèmes respiratoires mais il n'y avait pas tant de gens très, très malades, avec des besoins médicaux aigus, parce que malheureusement beaucoup étaient morts. Cette fois-ci, nous étions en présence d'une véritable urgence médicale.

transferts de patients en état critique

Mount Sinai, situé dans l'Upper East side, un des quartiers de la ville où l'électricité n'a pas été coupée, a reçu dans la nuit de lundi à mardi 64 patients venus de NYU, amenés par des dizaines d'ambulances alors que la pluie et les vents violents avaient à peine diminué.

Il y avait une demande importante pour transférer des patients en état critique. Nous avons accueilli de nombreux patients très malades qui n'avaient aucun dossier médical électronique, seulement quelques papiers à moitié trempées par la pluie.

Beaucoup des 650 membres du personnel de l'hôpital ont dormi dans des logements de fortune pour être à pied d'oeuvre et continuer à répondre aux urgences.

C'était extraordinaire de voir tous ces professionnels travailler ensemble dans l'harmonie, sans fermer l'oeil ou dormant allongés sur des tables ou dans leur voiture dans le garage, souligne le Dr Cordon-Cardo.

Mercredi la situation dans les hôpitaux touchés par Sandy restait précaire.

Nous évaluons l'étendue de l'impact de l'ouragan sur toutes nos installations de soin de recherche et d'éducation, indiquait un communiqué du NYU. Seule une partie du personnel a été appelé au travail mercredi et jeudi, précise le communiqué.

L'hôpital de Coney Island et ses services d'urgence sont fermés jusqu'à nouvel ordre en raison d'inondations et d'un manque de systèmes électriques de secours, a indiqué Evelyn Hernandez, directrice de la communication pour les hôpitaux de New York. L'hôpital a transféré quelque 200 patients à d'autres établissements et a demandé à certains patients non critiques de rentrer chez eux.

Pour le Dr Cordon-Cardo, une des clés du succès des opérations d'évacuation a été une préparation minutieuse en amont.

Nous avons commencé à nous coordonner en fin de semaine. Nous avons installé des endroits pour dormir dans plusieurs salles de conférence. Les membres de notre personnel qui habitaient loin et qui prévoyaient d'avoir des problèmes pour rejoindre l'hôpital sont venus dès le dimanche. Quand l'ouragan est arrivé lundi l'équipe était fin prête.

Notre travail n'est pas fini, nous devons surveiller toute une série de patients, nous continuons de travailler 24 heures sur 24, conclut-il.

(©AFP )

On voit là que la centralisation des hôpitaux est loin d'être heureuse, dès qu'il y a un problème qui dépasse le quotidien c'est le grand marasme...
Les hôpitaux américains dans leur fonctionnement sont loin d'être un exemple et nous en avons encore aujourd'hui la preuve, il suffirait qu'il y ait un cataclisme assez conséquent pour que tout s'arrête dans ce pays, il ne suffit pas de déplacer les problèmes et s'en contenter il faut les prévenir afin de  les résoudre dans les meilleures conditions possibles.

Que des générateurs ne puissent fonctionner démontre qu'en fait ils ne servent pas à grand chose dès lors qu'on en a besoin réellement...aucune panne doit être tolérée surtout en pareil cas ! Les enceintes doivent être conçues afin de protéger les générateurs qui sont énormes pour les grands hôpitaux.
Certes les autres hôpitaux essayent de faire face, mais dans quelles conditions?...il n'y a pas de quoi être fiers. Dans les zones exposées à Sandy le transfert des malades aurait du se faire bien avant compte tenu des risques d'inondations de locaux sensibles...

Mais le pire est derrière nous... l'Amérique est passé très près d'un problème nucléaire (selon le communiqué de l'Association pour la Protection contre les Rayonnements Ionisants (APRI) (1)  3 centrales ont été arrêtées...dans un silence médiatique presque parfait, silence qui est toutefois  assez inquiétant, d'autant que des fuites radioactives ne sont pas exclues...
Bref, Sandy a démontré aussi que les centrales nucléaires n'étaient pas prévues pour faire face à des ouragans de ce type...inquiétant constat tout autant.

Ceci écrit le milieu hospitalier a fait encore une fois tout ce qu'il a pu pour faire face, mais dans quelles conditions? Ces pannes de générateurs ne devraient pas exister et ceci nous rappelle celle qui s'est passée au CHSF d'Évry  lors d'essais  (toutes proportions gardées...bien évidemment...)  .


1) Selon le communiqué de l'APRI (extrait): " La centrale nucléaire d' Oyster Creek (New Jersey) risque un incident qui pourrait s'apparenter à   Fukushima en effet il y a une montée des eaux à l'intérieur de son système de refroidissement et une anomalie au niveau de son alimentation électrique. " 

dimanche 28 octobre 2012

Résilience écrit à la ministre de la Santé

En France l'ONI c'est l'Ordre, et non pas le désordre (financier notamment), le Syndicat Résilience est de ceux qui n'acceptent pas que l'on impose une cotisation pour avoir le droit de travailler en tant qu'infirmier, alors que les salaires sont déjà peu engageant pour continuer cette profession, et on ne parle pas des conditions de travail.

"La Vie Hospitalière" publie la lettre qu'a envoyé le Syndicat Résilience à Madame Marisol Touraine, ministre de la Santé sur les graves dysfonctionnements de l'Ordre National Infirmier, qui a il est vrai des problèmes fianciers graves.
La question est posée: Qui paiera ?...

A suivre...

samedi 27 octobre 2012

Des spécialistes attentifs aux cas des malades co-infectés par le VIH et l'hépatite C

Des spécialistes se sont penchés jeudi et vendredi à Marseille sur la situation des personnes atteintes à la fois par le VIH et l'hépatite C, une co-infection qui représente une importante cause de mortalité chez les séropositifs et complique fortement leur prise en charge.



 «Sur les 130.000 personnes infectées par le VIH en France, 24% ont l'hépatite C », précise le Professeur Gilles Pialoux, vice-président de la Société Française de Lutte contre le Sida (SFLS), qui tenait son XIII ème congrès dans la cité phocéenne.
En France, l'hépatite C représente la troisième cause de mortalité chez les personnes infectées par le VIH.
Cette prévalence est surtout très forte chez les séropositifs usagers de drogues injectables - elle atteint alors 90%. Toutefois, les médecins notent l'émergence de nouvelles pratiques à risque chez les homosexuels hommes, comme le slam, qui consiste à s'injecter plusieurs drogues dans un but de performance sexuelle.



Dans leur prise en charge des patients co-infectés, les médecins doivent anticiper les interactions entre les médicaments antirétroviraux et le traitement de l'hépatite C.

 

Les débats de la SFLS portaient d'ailleurs en grande partie sur la nécessité de coordonner le travail des différents acteurs de la prise en charge de ces malades - médecins infectiologues et hépatologues, infirmières, assistantes sociales, psychologues...



 «Le médecin infectiologue et le médecin hépatologue peuvent parfois recevoir le patient ensemble, dans le même bureau, avant de lancer le traitement contre l'hépatite C » précise une infirmière,  présidente de l'association le Tipi, qui oeuvre à l'amélioration de la qualité de vie de malades du S.i.d.a et de l'hépatite C.



Elle souligne que « les personnes souffrant de la co-infection VIH/hépatite C cumulent souvent de nombreuses difficultés: précarité, problèmes de logement, maladies mentales »...



 «Beaucoup de gens n'ont pas du tout accès aux soins et pour ceux qui y ont accès, les traitements sont lourds et complexes », complète le Pr Pialoux.

Le vice-président de la SFLS se veut cependant optimiste. Il y a au moins 25 molécules en cours de développement pour le traitement de l'hépatite C. « On va assister à un changement de paradigme courant 2013, avec des traitements qui s'annoncent très efficaces et très bien tolérés », souligne-t-il.







( Source : AFP )


jeudi 25 octobre 2012

Journée mondiale de l'AVC le 29 octobre 2012

La  journée du 29 octobre sera celle  de l'accident vasculaire cérébral (AVC), à cet effet, en France le ministère de la Santé lancera une campagne radiophonique pour alerter des signes de l'AVC et de la conduite à tenir dans ce cas.
Le dispositif "AVC, Agir Vite C'est important" sera diffusé du lundi 29 octobre au mercredi 7 novembre sur les radios comme Europe 1, France Inter , RTL (1) etc.
Ainsi une déformation de la bouche, une faiblesse d'un côté du corps, des troubles de la parole doivent immédiatement alerter la personne qui doit appeler le 15 sans tarder.
Il y en France 130 000 cas d'AVC par an...


1) Départements d'outre-mer compris bien évidemment dans cette campagne d'information.


 (article en cours)

mercredi 24 octobre 2012

Surirradiés : prison ferme requise contre les médecins et le radiophysicien d’Épinal



Des peines de prison ferme contre les deux anciens médecins de l'hôpital Jean-Monent à Épinal et leur collègue radiophysicien ont été requises, hier, au procès du plus grave accident de radiothérapie (1) recensé, à ce jour...

Ainsi entre 2001 et 2006, près de 450 patients de l'établissement traités pour des cancers de la prostate ont été victimes de surdoses de radiation causées par deux dysfonctionnements du service de radiothérapie d'Épinal qui valent à ces praticiens d'être jugés devant le tribunal correctionnel de Paris depuis un mois.

Les deux vice-procureurs  ont mis en exergue la responsabilité du radiophysicien -chargé du paramétrage des appareils- coupable à leurs yeux par sa négligence inadmissible, d'homicides et blessures involontaires, non assistance à personne en danger et destruction de preuves.

Trois ans de prison dont un an ferme et une interdiction d'exercer la radiophysique médicale ont été réclamés.

Ces réquisitions sanctionnent une cascade d'erreurs due à la désinvolture, au manque de conscience professionnelle et de bons sens de ce spécialiste de physique médicale qui avait initié en mai 2004 un changement de protocole de radiothérapie destiné à améliorer le confort des patients.

Lors de ce changement, une erreur de paramétrage des appareils a entraîné la surirradiation d'un premier groupe de 24 patients.

Parce que c'est à lui seul qu'incombait de mettre en oeuvre cette modification du protocole, d'informer les médecins de ses travaux et de former les manipulatrices, le ministère public estime prépondérant son rôle dans ce premier accident, tout comme dans le second: l'absence de prise en compte, dans le calcul final des radiations, des doses délivrées lors des contrôles radiologiques précédant le traitement lui-même.

Cacher la vérité

Les représentantes du parquet n'ont retenu à l'encontre des deux anciens radiothérapeutes d'Epinal, que les infractions de non-assistance à personne en danger et destruction de preuves pour le suivi défaillant de leurs patients, et pas le chef d'homicides et blessures involontaires.

Mais elles ont prononcé une charge très sévère contre leur volonté de cacher la vérité aux victimes, dont douze sont décédées aujourd'hui. Et leurs réquisitions sont au final plus lourdes que pour le physicien: quatre ans de prison dont 18 mois ferme et une interdiction d'exercer.

Au lieu d'écouter et de sauver les malades, ils ont voulu se sauver eux-mêmes, allant jusqu'à se faire complices de modifications de dossiers médicaux pour dissimuler les preuves des surdoses.

Les victimes ont été abandonnées à leur triste sort et condamnées à l'errance médicale, a fustigé le parquet, faute d'être correctement informées des accidents qui leur ont valu des atteintes irréversibles du système digestif, urinaire et rectal, transformant en calvaire le quotidien de nombre d'entre elles.

Trente mille euros d'amende ont aussi été requis contre ces trois prévenus.

L'infraction de non-assistance à personne en danger vaut également pour les autorités de santé locales, à la passivité coupable, selon le parquet: douze mois avec sursis ont été réclamés contre l'ex-directrice de la DDASS des Vosges et l'ancien directeur de l'Agence Régionale d'Hospitalisation (ARH) de Lorraine...

La relaxe a toutefois été réclamée pour l'ancienne directrice de l'hôpital d'Épinal, dont le parquet a salué la réactivité face à l'accident, et pour l'établissement lui-même jugé au titre de personne morale.

(Source : AFP)

1) Pour rappel l’Association pour la Protection contre les Rayonnements Ionisants (APRI) était intervenue auprès de l’ASN (en 2005) afin que les résultats de l’enquête soient publiés en toute transparence.
Le Groupement des Scientifiques pour l’Information sur l’Énergie Nucléaire (GSIEN) en avait fait état sans tarder,  (avisé par l’APRI).
Pour une raison que l'on n'explique pas l'IRSN a été alertée qu'en juillet 2006 (voir rapport de l'ASN à ce sujet) ?...
L’APRI a dénoncé aussi le fait que les personnels des services de  radiothérapie travaillent en flux tendu ce qui peut entraîner des erreurs. Ce constat ne semble pas avoir été pris sérieusement en considdération, car suite aux restructurations liées à la médecine nucléaire et décidées par des ARS dont l’ARS d’Ile-de-France, il est évident que nous allons vers une rentabilité optimum des services de médecine nucléaire, dont la radiothérapie (qui sont de plus en plus des services privés au sein même des établissements hospitaliers, le nouvel hôpital de Marne-la-Vallée sera l'exemple à ne pas suivre à ce sujet. Les responsabilités seront à prendre en cas d'accident, d'incident, ceci « La Vie Hospitalière » a à plusieurs reprises fait rappel des risques tant pour les usagers que pour les personnels, les contrôles ont été renforcés depuis, mais il y a des situations dont nous avons connaissance qui font que nous sommes en droit de nous interroger sur la portée réelle de ces contrôles.

lundi 22 octobre 2012

Appel à un débat parlementaire sur les dépassements d’honoraires et l’accès aux soins


Le Syndicat de la Médecine Générale communique:

Appel à un débat parlementaire sur les dépassements d’honoraires et l’accès aux soins

Le SMG se réjouit de la non conclusion des négociations conventionnelles sur les dépassements d’honoraires.

Le SMG met en garde contre le projet d’avenant conventionnel, qui sera la base du débat du 22 octobre :

- ce projet met en place une véritable usine à gaz qui ne résoudra en rien la question des dépassements d’honoraires et de l’accès aux soins car il va laisser perdurer les "dépassements ordinaires" qui constituent la cause principale du renoncement aux soins pour une grande partie de nos concitoyens

- ce projet n’apporte aucune réponse de fond à la question des modalités d’exercice et de rémunération des médecins et tout particulièrement à celle des médecins généralistes de secteur 1

- ce projet recèle un danger majeur : une place accrue des complémentaires dans la prise en charge des soins et la gestion du système de soins :

 l’Assurance maladie obligatoire est financée par des cotisations socialisées dépendant des revenus, les assurances complémentaires sont financées par des cotisations qui sont les mêmes quels que soient les revenus. Le transfert des charges du régime obligatoire solidaire vers le régime complémentaire entraînerait un reste à charge accru pour les citoyens n’ayant pas de complémentaire et une augmentation des cotisations complémentaires pour les autres, qui pèserait plus lourdement sur ceux dont les revenus sont plus faibles,
 toute participation des complémentaires dans la prise en charge de la rémunération des soignants sous forme de forfait ou de « rémunération sur objectifs » rendrait les prescriptions des médecins dépendantes des complémentaires mutuelles ou assurantielles. C’est un système à l’américaine, où ce sont les assurances qui décident des choix de prise en charge des soins et des objectifs de santé, ce qui est une menace majeure pour l’accès aux soins des patients et pour la prise en charge indépendante et solidaire des besoins de santé de la population.

Le SMG demande que le débat sur les dépassements d’honoraires sorte du huis clos entre médecins, Assurance maladie et complémentaires santé, et fasse l’objet d’un débat démocratique. 
C’est à la loi de déterminer le niveau de protection sociale des citoyens et les choix de santé publique.

Le SMG appelle les citoyens, les associations, les syndicats et les partis politiques soucieux de l’accès aux soins à se mobiliser. L’Assurance maladie doit être l’unique régime de protection maladie solidaire et socialisé.

Contacts : Didier Ménard : 06 07 16 57 78 Marie Kayser : 06 86 55 80 02

dimanche 21 octobre 2012

Une femme perd son enfant en accouchant sur l'autoroute !


Plus jamais ça!

 Vendredi, une jeune femme a mis au monde  un enfant dans sa voiture, sur l'autoroute A-20 près de Brive, alors qu'elle allait  vers la seule maternité du département du Lot.
 L’enfant n’a pas survécu...
C’est scandaleux, ignoble d’en arriver en France à des situations comme celle-ci !
C’est le résultat de la politique menée par le gouvernement  qui oublie que la Santé est un droit pour tous et qu’il ne saurait y avoir de compromis à ce sujet !
La loi HPST aidant à la casse progressive des services déficitaires (ou qui peuvent faire le jeu  d’ intérêts privés plus ou moins déguisés (1)…) nous subissons de plein fouet cette politique qui sous le couvert de restructurations et autres ne fait que détruire chaque jour un peu plus les services hospitaliers publics !
Ainsi nous avons là dans le département du Lot un exemple : la maternité de Figeac est fermée depuis trois ans pour des raisons budgétaires… ???
C’est une décision qui est aujourd'hui lourde de responsabilité !

« La Vie Hospitalière » a à maintes reprises alerté sur les risques pris par les « responsables » il faut maintenant qu’ils prennent leurs responsabilités.
C’est une honte et il est temps d’opposer à toutes ces dérives décisionnaires des plaintes comme il se doit, le service public hospitalier n’étant plus assuré correctement dans certaines zones !!!
Il faut prendre en considération que le département du Lot avait 3 maternités (2) et qu’il n’y en a plus qu’une !   
Comment peut-on en arriver là ?
Patrick Pelloux médecin urgentiste, Président de l’AMUF a déclaré à BFM TV : « On ne peut pas continuer à avoir sans arrêt une version du service public hospitalier qui va sans arrêt vers les fermetures, ce n’est pas possible, et on ne peut pas demander à la fois aux urgentistes de tout faire ! Parce qu’on n’est pas là pour faire tout ce qui n’est pas fait ou tout ce que les autres n’ont pas envie de faire. »
Ceci est clair, on ne peut plus continuer dans la voie engagée par les politiques.

La jeune femme devait faire un trajet de plus d'une heure, pour se rendre à la seule maternité de ce département, sur les conseils d’un médecin gynécologue de Figeac…
 

« La Vie Hospitalière » adresse toutes ses condoléances à la famille, et,  demande qu’une enquête soit diligentée mettant en cause les vrais responsables (directs et indirects...) de plus la réouverture des maternités de proximité fermées pour des motifs budgétaires doit être envisagé.


1) Maternités publiques dont la "clientèle" est récupérée par des cliniques, fermeture de services publics d’urgences ,  à ceci il faut ajouter les fermetures de services de radiothérapie, de laboratoires publics etc   
C’est une honte !

2) Après le fermeture de la maternité de Gourdon, celle  de Figeac suivit en 2009…il ne reste plus que celle de Cahors…pour un département !
Qui dit mieux dans le pire ?

samedi 20 octobre 2012

Un détenu s'évade du Centre hospitalier de Meaux

 Un détenu de la maison d'arrêt de Meaux-Chauconin-Neufmontiers (Seine-et-Marne)  s'est évadé vendredi après-midi alors qu'il allait passer un scanner dans les locaux du Centre hospitalier de Meaux...


Le Centre hospitalier de Meaux
 Les deux suveillants ont été bousculés par ledit détenu alors qu’ils enlevaient ses menottes… et l’individu a pris la file de l’air... malgré une course poursuite assez mouvementée…


L'Imagerie médicale


Pour rappel le Centre hospitalier de Meaux a fait l’objet d'une évasion assez récente (25 août 2012), où un  détenu âgé de 19 ans avait réussi à quitter sa chambre sécurisée… 
Une question se pose en ce  qui concerne l'encadrement des détenus ou prévenus qui sont amenés dans les hôpitaux, il y va de la sécurité même du public.

vendredi 19 octobre 2012

Manifestation prévue au Salon infirmier

Tract diffusé pour cette occasion par SUD

Le salon infirmier se tiendra les 24, 25 et 26 octobre ... à cet effet une manifestation est prévue afin de rappeler à la ministre des Affaires sociales et de la  Santé lors de son discours inaugural, certaines des paroles données...
De nombreuses organisations syndicales seront présentes (dès midi) suite à l'appel de SUD Santé-Sociaux, dont les syndicats RESILIENCE et ALIZÉ











Mediator: Perquisitions dans des administrations de la Santé


Des perquisitions dans plusieurs administrations du secteur de la santé ont été réalisées et notamment au Ministère, dans le cadre de l'enquête sur le Mediator, près de huit mois après celle diligentée au siège de l'agence du médicament Afssaps. 

Une première perquisition a été faite à la Direction générale de la Santé (responsable des politiques de prévention et de sécurité sanitaire) à Paris …une autre à la Haute Autorité de la Santé (HAS), (1) à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).




1) Pour rappel l’HAS, fin 2010, avait déclaré être défavorable au remboursement de ce médicament en mai 2006




(A suivre)

dimanche 14 octobre 2012

Le film «Médecin-chef à la Santé» révèle une certaine absurdité de la prison


  « Ce qui ressort, c'est l'absurdité de cet endroit: Véronique Vasseur, auteur d'un livre choc sur la prison en 2000, est devenue scénariste pour le film Médecin-chef à la Santé, qui met en scène le combat d'une femme contre le système carcéral.»

(Éditions du Cherche Midi)


«Dans cette fiction, diffusée mercredi à 20 heures 45 sur France 2, c'est Mathilde Seigner, nièce de Véronique Vasseur dans la vie, qui interprète le rôle-titre de Séverine Vincent, médecin à la prison de la Santé.

«Je ne pensais pas que ça existait en plein Paris, la crasse, l'odeur, les murs pourris (...) Et on te demande de soigner les mecs à travers les barreaux comme dans les zoos» s'insurge son personnage, qui devient médecin en prison un peu par hasard.

Elle découvre un univers carcéral qui peu à peu va la révolter. Punaises, cafards, matelas pourris, insalubrité, conditions de détention scandaleuses, procédures ubuesques...

Cette histoire est largement inspirée de celle de Véronique Vasseur, dont le livre-témoignage Médecin-chef à la prison de la Santé avait eu un grand retentissement en 2000, contribuant à sensibiliser l'opinion publique au dur quotidien de la vie en prison...

...On a réussi quand même à dire, à suggérer des choses très dures, estime le Docteur Véronique Vasseur qui a quitté ses fonctions à la Santé en 2000 et exerce maintenant à l'hôpital Saint-Antoine à Paris.

Surpopulation

Pour elle, la fiction Médecin-chef à la Santé, dont elle est coscénariste, montre le combat d'une femme qui se bat contre l'absurdité du système carcéral.

«Ce qui ressort, c'est l'absurdité de cet endroit, et l'idée qu'un minimum d'humanité pourrait peut-être apporter un début de solution » souligne-t-elle.

Le film sera suivi d'un débat sur France 2, sur le thème La prison française a-t-elle changé? ...
Pour Véronique Vasseur, c'est l'occasion de parler d'un système carcéral qu'elle continue à suivre de près, notamment en tant que membre de l'Observatoire international des prisons. Pour elle, ce système n'est pas viable.

Il y a une surpopulation galopante, avec 20.000 détenus de plus qu'il y a dix ans. Dans dix ans, ce sera pareil. On va toujours courir après des places de prison, estime-t-elle.

On construit des prisons neuves en faisant appel à du privé qui loue à l'État des locaux à prix d'or (1) pour un résultat qui est nul, parce qu'il y a deux tiers de récidives dans les cinq ans, souligne le Dr Vasseur.

Selon elle: « les détenus sont encore plus malheureux dans les prisons modernes parce qu'il n'y a pas d'humanité du tout, parce que tout est électronique, qu'ils ne voient personne»...

Pour ce médecin, la solution, elle est surtout de penser aux alternatives à la prison, et d'arrêter de fourrer à l'intérieur des prisons tout ce qui dérange dehors.»

(Médecin-chef à la Santé sera diffusé mercredi 17 octobre à 20 heures 45 sur France 2)


(©AFP)


1) Après les financements de Centres hospitaliers publics par des privés, c'est au tour des prisons...le comble serait qu'un jour ceux qui louent se retrouvent dans cesdits locaux pénitenciers, il n'y a pas de petits profits certes pour certains mais il y a beaucoup de grosses magouilles, et l'on retrouve, comme par hasard, un jour ou l'autre certains politiques trempés de belles manières dans telle ou telle affaire toujours de gros sous...et en dessous de toute moralité. 

samedi 6 octobre 2012

Hôpital du Blanc : La ministre interpellée à Loches…




Le 4 octobre lors de l'inauguration d'un mammographe dernière génération à l’Hôpital de Loches (Indre-et-Loire), Madame  Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé (1), a été interpellée par une quarantaine de membres du Comité de défense de l'Hôpital du Blanc (Indre) elle a déclaré qu’au sujet de l’Hôpital blancois :  "le moratoire accordant un sursis aux services de maternité et de chirurgie était prolongé de deux mois jusqu'à fin février 2013 »….

 (à Suivre)


1) Ancienne députée du Lochois.

Non au Démantèlement des urgences de l’Hôtel-Dieu



La santé n’est pas une marchandise

Non au Démantèlement des urgences de l’Hôtel-Dieu dans une logique marchande Non au profit contre la santé.
Nous Dénonçons et refusons les menaces et les projets de fermetures de services dans les hôpitaux parisiens
Maintien des urgences à l'Hôtel Dieu.

MOBILISATION

Les débats budgétaires pour 2013 laissent supposer à des fermetures dans les hôpitaux parisiens et notamment des urgences et le plateau technique de l’Hôtel Dieu pour établir des bureaux, un dispensaire et même un musée ..
Un hôpital actif
Les urgences de l’Hôtel-Dieu reçoivent chaque année 110 000 patients par an. Dispose d’un service de pointe pour une prise en charge immédiate des accidentés aux exposition VIH, c’est un service de pointe dans ce domaine (après une prise de risque, une rupture de capote,etc.). On y trouve un service d’Urgence medico judiciaires pour les victimes d‘agressions physiques ET sexuelles, C’est aussi le lieu d’accueil des Accidentés de la vie nocturne mais pas seulement , Ainsi s’y côtoient régulièrement des jeunes qui s’étaient bagarrées, des femmes battues, des enfants, des prisonniers , des personnes âgées qui étaient tombées par exemple. on y trouve également un service de consultations ambulatoires pour le VIH ;
Rappelons que l’Hôpital pour les habitants du centre de Paris , L’HOTEL DIEU est aussi le seul hôpital pour les 9 premiers arrondissements de Paris. 350.000 actes y sont pratiqués chaque année soit environ mille tous les jours.
Un démantèlement coûteux
la réhabilitation des locaux pour y accueillir des bureaux coûterait plusieurs dizaines voire centaines de millions d’euros à l’Assistance Publique. Enfin, le transfert des activités comme l’ophtalmologie nécessiterait des constructions coûteuses sur l’hôpital Cochin (construction d’un bâtiment ex nihilo).
Pour Défendre l’hôpital public et une médecine accessibles à tous , Pour l’abrogation des franchise médicales, Pour Faire de la prévention et du dépistage précoce des maladies la priorité . Pour Accorder une attention particulière aux populations les plus vulnérables, les malades, Les Femmes ,enfants, personnes âgées, jeunes, les personnes handicapées, Les Personnes immigrées , les personnes prostituées , les personnes sans papiers, les personnes qui font un usage de drogue, les Roms , les prisonniers …
Le service de santé , l’hôpital public et une médecine de ville accessibles à tous et toutes ;doivent être défendus pour combattre la précarité dans laquelle se trouvent de nombreuses personnes malades et handicapées.

LE MALADE EST UNE BAGNOLE

Rappelons que La franchise médicale instaurée par la loi de financement de la Sécurité sociale en 2008 sur les médicaments, les actes paramédicaux et les transports sanitaires existe toujours. elle touche les malades, les personnes handicapées et les personnes âgées Sans compter que ces franchises s’ajoutent au 1 euro non remboursé pour les consultations chez le médecin ainsi que pour les 18 euros pour tout acte lourd supérieur à 91 euros, les déremboursements des médicaments, les dépassements d’honoraires, des participations forfaitaires non remboursables de plus en nombreuses. Rappelons que La franchise, marche comme pour la bagnole soit la franchise auto « La franchise auto, on connait : En cas de dommages, l’assureur rembourse nos frais, sauf une part forfaitaire restant, en tout état de cause, à notre charge. Et ce, « que nous soyons Crésus au volant d’une Rolls ou Tartempion, caissière à Auchan, » Donc Avec la franchise , le malade est comme une voiture, il faut payer la franchise Avant de se faire soigner.

POUR la défense de l’accès aux soins, des hôpitaux de proximité, de l’hôpital public, de la protection sociale.
CONTRE les franchises médicales, les dépassements d’honoraires, les privatisations, les plans d’austérité, la marchandisation de la santé et de l’action sociale, la casse des conventions collectives :

Partout en Europe pour des réactions populaires !

NOTRE SANTE EN DANGER
MOBILISATION

Usagers,  citoyens,  personnels. Je dis que cette fermeture de l’ Hôtel Dieu est inacceptable.
J’interpelle les élus de PARIS, Les députés , la direction générale de l'AP HP...

MARTINE LOZANO Militante associative avec MAGUY DAY


jeudi 4 octobre 2012

Pour notre Santé, le changement c’est urgent


Manifestation nationale le samedi 6 octobre des hôpitaux Cochin- Saint Vincent de Paul à Matignon !

Rassemblement à partir de 12H30 place de l’observatoire avec des témoignages.

La population, les associations et les syndicats sont dans l’attente d’un changement profond en matière de politique de santé publique et de financement.

En effet, près d’un tiers de la population de notre pays est, dans les faits, laissé pour compte de l’accès aux soins pour des raisons de coût (dépassements d’honoraires, franchises, forfaits, augmentation des complémentaires-santé…) et de difficultés d’accès aux structures de soins publiques (désertification, fermetures de structures de proximité, délais d’attente…). C’est le constat accablant auquel nous sommes confrontés chaque jour.

La Santé n’a pas été retenue comme une priorité gouvernementale.

Les Agences Régionales de Santé ne sont pas remises en cause ; il n’est question que d’aménagement de la loi HPST, du mode de financement des hôpitaux et de simple réduction et/ou contrôle des dépassements d’honoraires.

Rien n’apparaît vraiment concernant l’installation des nouveaux professionnels de santé.

Rien non plus sur les franchises médicales.

La situation budgétaire des hôpitaux et des structures médico-sociales devrait rester dans le rouge, avec pour conséquence la poursuite des suppressions de postes et des restructurations.

De ce côté-là le refus d’un moratoire global sur les restructurations est aussi inquiétant.

La négociation en cours sur les dépassements d’honoraires ne résoudra pas les obstacles à l’accès aux soins. Elle risque d’accroître encore la part des assurances complémentaires au détriment de la Sécurité Sociale solidaire.

Nous pensons qu’il est urgent de nous faire entendre du gouvernement sur toutes ces questions.

Act Up , AIDES, AMI 92, AMI 94, AMI Ile de France, AMI nationale, ANCIC, Atout Majeur, ATTAC, CADAC, CNDF, Collectif XX° Tenon, Comité de soutien au Dr Poupardin, Convergence des collectifs de défense et de développement des services publics, Coordination de Défense et de Promotion des centres de santé, Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, COSS 33, Femmes Egalité, Femmes en lutte 93, Fondation Copernic, Handi-social, La santé n’est pas une marchandise, LaSantéUnDroitPourtous, Les efFRONTé-e-s, Manifeste des médecins solidaires, Planning Familial, Résistance sociale, UNRPA, Vigilance handicap, Alternative mutualiste, Mutuelles solidaires, Fédération Sud Santé Sociaux, Fédération Sud Protection Sociale, Syndicat CGT CHU de Toulouse, Syndicat chirurgiens-dentistes des centres de santé, Syndicat médecins de centre de santé, Syndicat de la Médecine Générale, Sud-Santé AP-HP, UNIRS, Union syndicale CGT de l’AP-HP, Union Syndicale de la Psychiatrie, Union Syndicale Solidaires, Alternative libertaire, Alternatifs, FASE, GA, GU, NPA, Parti de la Gauche européenne, PCF, PCOF, PG, République et socialisme... Des délégations sont attendues des hôpitaux d’Argenteuil, Aubenas, Bordeaux, Charlevilles-Mézières, Concarneau, Creil, Decize, Fontainebleau, hôpitaux psychiatriques de Sainte Anne (Paris 13°)et Maison Blanche (94), Ivry, Lannemezan, Les Bluets (Paris), Les Lilas, Lille, Lisieux, Luçon, Lure-Luxeuil, Les sables d’Olonnes, Maubeuge, Marie-Galante (Guadeloupe), Montluçon, Montreuil, Nantes, Poissy Saint-Germain, Pontoise, Roubaix, Rouen avec la maternité du Belvédère, Saint-Maurice, Thouars, Toulouse, Valréas,Vire, des hôpitaux de l’AP-HP....

lundi 1 octobre 2012

Les coûts de maintenance du PPP du CHSF augmentent de 25% le loyer versé à la société Eiffage !

Il y en a assez de ces actions qui visent à engraisser des intérêts privés sous des prétextes de plus en plus discutables !

Il est temps de revoir les Partenariats Public Privé qui sont des gouffres financiers, 
et de rechercher les responsables d'un tel gâchis !

Les comptes ne doivent pas nous être contés !

Le CHSF est le résultat d'une fusion des hôpitaux de Corbeil-Essonnes et d'Évry, le PPP est responsable en partie de cette dégringolade financière, l'État ayant favorisé ce type de financement qui permet aux groupes financiers (dont la plupart sont des actionnaires étrangers...) de tirer profit des activités publiques...

Là on voit tout le mécanisme dans son déroulement avec des surcoûts qui sont imposés et ce n'est pas fini...
Plus de transparence apparaît nécessaire face à ces opérations financières qui sont loin d'être réalisées dans l'intérêt général.


Le président du Conseil de surveillance du CHSF Monsieur Manuel Valls (aujourd'hui ministre de l'Intérieur) avait déclaré que le CHSF était "un scandale d'État"...où en sommes-nous aujourd'hui?
 On rappelle que le Conseil de surveillance du CHSF avait voté le 30 juin 2011 une motion exigeant la fin du PPP entre le CHSF et le groupe EIFFAGE (1)
Quelle enquête a été engagée afin de déterminer les vrais responsabilités dans cette opération scandaleuse !
Plusieurs millions sont à la charge du contribuable, ces millions là ! Ils vont où ?...

 Les malfaçons (près de 8000 avant l'ouverture) devaient aussi être à la charge du maître d'ouvrage, ce n'est pas le cas, qui défend les intérêts des contribuables, des usagers et des personnels dont les conditions de travail sont très discutables!




L'Hôpital Louise-Michel d'Evry-Courcouronnes n'existe plus...
Un éco-quartier de 800 logements est prévu... 
(Encore un exemple de plus d'opération immobilière ) 


1) Heveil en est le maître d'ouvrage (filiale d'EIFFAGE).




Enquête et article en cours
(Documents archivés sur site)