samedi 30 novembre 2013

« 40 ans d’hôpital » : l’exposition et le livre



Mémoire d'hospitalier... Une exposition et un livre inédits révèlent les témoignages de 40 agents hospitaliers travaillant au CHU de Nancy depuis 40 ans, tous métiers et secteurs confondus, du professeur de médecine, au jardinier, en passant par l’aide-soignante et la secrétaire, sans oublier le laborantin, la blanchisseuse ou l’infirmière. 


A l’occasion du 40 anniversaire du bâtiment Brabois adultes, la parole a été donnée à 40 agents du CHU de Nancy, piliers de l’action culturelle intitulée « 40 ans d’hôpital » soutenue par la Direction Régionale des Affaires Culturelles et l’ARS Lorraine dans le cadre du programme « Culture à l’hôpital». Embauchés dans les années 70 au CHU de Nancy, ils y terminent une vie active, riche de rencontres et d’anecdotes, menée avec conviction, ferveur et humanisme. Leur regard est celui qu’ils portent sur leur carrière, leur institution et leur engagement au service des patients.  

L’exposition « 40 ans d’hôpital » visible jusqu’au 13 décembre 2013 dans le hall du bâtiment Brabois adultes, présente les portraits des 40 volontaires dans leur environnement professionnel, réalisés en 2013 par la photographe plasticienne Alice Meyer, et qui font écho à leur photomaton personnel des années 70.

« 40 ans d’hôpital » c’est aussi un livre écrit à partir de leurs témoignages. Son écriture et sa conception, portées par la délégation à la communication du CHU de Nancy, a duré plus d’un an. Il a fallu dans un premier temps, trouver les volontaires en tenant compte des réticences qui exprimaient plus souvent une réserve chez des agents peu habitués à être mis en avant par la hiérarchie hospitalière.

Ce qui a ensuite émergé rapidement des interviews individuelles, c’est que tous, sont clairement porteurs des valeurs du service public. Ces 40 agents du CHU lorrain qui témoignent avec humilité de leur carrière personnelle, racontent, avec leurs mots, l’histoire du service public hospitalier. Inutile d’y chercher la précision historique d’un travail de recherche, ce n’est pas le sujet. Il faut plutôt se laisser guider par les images, les détails, les émotions évoquant une époque qui semble très lointaine.  

La lecture peut se faire à plusieurs niveaux. Du point de vue des patients d’abord qui constateront que l’expertise et la technologie médicales ont fait de fabuleux progrès et, avec elles, les conditions d’accueil. Du point de vue des agents hospitaliers ensuite qui parlent, entre autre, du passage de flambeau entre l’encadrement religieux encore omniprésent en 70 et le management professionnel qui a émergé avec les formations diplômantes. Du point de vue du grand public enfin qui voit le voile se lever sur une institution qui emploie près de 10 000 personnes à travers de multiples métiers mis au service d’une seule mission : la prise en charge des malades. 

Mieux que quiconque, ces quadras professionnels savent qu’une page de l’histoire hospitalière à la française se tourne en ce XXI siècle. En peu de temps, les demandes, les repères, les organisations et les outils ont changé. A lire leurs témoignages, ils deviennent des passeurs de mémoire, des médiateurs de métiers et des intermédiaires incontournables, même s’ils ne sont pas tous visibles dans les couloirs ou dans les chambres, entre les patients et leur hôpital public.

A noter que le livre est proposé à la vente, les recettes sont intégralement reversées à l’association Les Blouses Roses qui la consacrera à la fois aux personnes âgées et aux enfants hospitalisés.  

« 40 ans d’hôpital » se poursuivra durant le 1 semestre 2014 avec le projet « Voyage au centre de ma chambre » porté par la photographe Alice Meyer, qui mettra en scène cette fois-ci des patients volontaires du CHU de tous services, à travers la photographie.

lundi 25 novembre 2013

PDS, urgences, Hôtel-Dieu : Claude Evin droit dans ses bottes



 Patron de l’agence régionale de santé (ARS) francilienne, Claude Evin a justifié ses choix en matière d’organisation de la permanence des soins et des urgences en Ile-de-France, lors d’un débat organisé mercredi 13 novembre à Paris (*).

Plusieurs médecins ont interpellé le directeur général de l’ARS sur des cas concrets. Vers qui doivent se tourner les patients en cas de pyélonéphrite en dehors des horaires habituels d’ouverture des cabinets libéraux ? Les urgences ? Un service d’urologie-néphrologie ouvert de nuit ? Le médecin traitant ? L’ex-ministre de la Santé s’est voulu rassurant, au risque de donner l’impression de botter en touche : si les patients peuvent connaître des difficultés à identifier les structures existantes, ce n’est pas le cas de « ceux qui assurent les transports, le SAMU et les pompiers ».

Le directeur de l’ARS a assumé la réorganisation des urgences et de la PDS dans la région, comme en chirurgie viscérale et orthopédique. « Avant février 2012, 84 établissements assuraient la PDS dans cette spécialité. Aujourd’hui, 34 établissements ont été retenus pour la qualité de leur prise en charge et selon certains critères, notamment leur engagement à ne refuser aucun patient ».


Pas de désert médical parisien

Sur l’Hôtel-Dieu, hôpital au cœur de Paris dont la réorganisation controversée vient de conduire à une crise à la tête de l’AP-HP, Claude Evin a affiché son pragmatisme face à  ceux qui dramatisent ce dossier. « Il y a bien longtemps que les services d’hospitalisation lourde sont partis de l’Hôtel-Dieu », a-t-il commenté. La fermeture des urgences ne serait « pas le problème » puisqu’un service de consultation 24 H/24 doit prendre le relais dans la plupart des cas.

« Depuis le début de l’année, en dehors de la trentaine de patients quotidiens amenés par les services de secours [ce qui n’est plus le cas], les urgences de l’Hôtel-Dieu ont accueilli en moyenne 70 patients par jour, dont seuls 4 % ont nécessité une hospitalisation », a-t-il relativisé. Et d’insister : l’hôpital Cochin « n’est qu’à quelques minutes » de l’Hôtel-Dieu ; et Paris « n’est pas un désert médical ».

Sur son rapport avec les médecins de ville, Claude Evin a évoqué le « partenariat de qualité » qu’il affirme entretenir avec l’URPS médecins (union régionale des professionnels de santé). Conscient des « difficultés » que connaissent les cabinets de groupe franciliens, il a admis le « manque de moyens et d’outils » dont dispose l’ARS pour les épauler.

Anne BAYLE-INIGUEZ

* par l’agence de conseil Nile consulting

Source "Le Quotidien du Médecin"





lundi 18 novembre 2013

Les sages femmes mises à nu


L’accompagnement des femmes par la préparation à la naissance non "rentable" sera-t-elle menacée ? ainsi que l’accompagnement à l’allaitement ? Le chant prénatal ? Après la maternité des Lilas mise à nu ! avec un calendrier de la maternité mise à nu qui est mis en vente !

Ce sont les sages-femmes de La Ciotat, en grève depuis le 28 octobre qui se sont "mises à nu pour être reconnues". Avec une banderole où on peut lire "Cigognes mais pas pigeons". 


Déjà dans la grande manifestation organisée à Paris par les sages femmes en colère , on pouvait entendre comme slogans :

« Un métier formidable, un statut fort minable ». "... " Usée, épuisée et méprisée". 

Car avec la peinibilité s’ajoute la non reconnaissance du métier ! Les sages femmes souhaitent une reconnaissance de leurs compétences avec une "reconnaissance des professionnels de la naissance".

Elles souhaitent avoir d’autre part le statut de praticien hospitalier pour celles qui exercent dans le secteur public pour pourvoir intégrer le personnel médical et être payées à hauteur de leurs compétences !

De nos jours déclarées personnel non médical elles ont un salaire débutant de 1 400 euros nets ! La ministre de la Santé a annoncé dans la soirée la mise en place d’un groupe de travail, pour réfléchir « à ce que doit être leur statut » à l’hôpital. "LE PLUS BEAU MÉTIER DU MONDE" l’accompagnement de l’enfant à naître qui sont à préserver ! "bien naître pour bien être , le bébé est sujet d’attention pour ressentir l’environnement et les émotions liés à sa venue"

Martine Lozano 
Militante associative




Voir l'article du journal "Le Monde" concernant la manifestation organisée par le Collectif sages femmes dont le Collège national des sages-femmes de France (CNSFF) et qui a regroupés 4.000 manifestantes ce qui n'est pas rien.
Le compte rendu de la manifestation du 7 novembre est disponible sur le site du Collège national pour plus d'informations, ainsi que le cahier de doléances rédigé par le collectif sages femmes qui avait été remis par la délégation à la ministre le 7 novembre 2013.

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samedi 16 novembre 2013

La Stratégie Nationale de Santé


La stratégie nationale de santé (SNS) définit le cadre de l’action publique pour les années à venir pour combattre les injustices et les inégalités de santé comme d’accès au système de soins.

Il est aujourd’hui indispensable de refonder en profondeur notre système de santé, performant mais inéquitable : il a été conçu pour traiter les maladies aiguës, mais il lui faut désormais répondre au défi des maladies chroniques ; ses résultats sont excellents, mais les inégalités de santé restent fortes.



Trois grandes orientations pour la stratégie nationale de santé

1 - Faire le choix de la prévention et agir tôt et fortement sur tout ce qui a une influence sur notre santé

2 - Organiser les soins autour des patients et en garantir l’égal accès : la révolution du premier recours

3 - Approfondir la démocratie sanitaire et miser sur la déconcentration



Pour améliorer l’état de santé des Français :

Fixer de grandes priorités de santé publique, investir le champ de la promotion de la santé et de la prévention et développer une action volontariste dans l’éducation à la santé dès l’école.

Pour mieux répondre aux besoins de nos concitoyens:

Vieillissement, perte   d’autonomie, maladies chroniques, exigence d’information, proximité territoriale.

Pour l’adapter aux défis majeurs du 21ème siècle :

Démographie médicale, nouvelles technologies, nouvelles frontières de la connaissance.

Pour préserver le plus haut niveau d’excellence dans les soins, l’enseignement, l’innovation et la recherche et conforter un financement solidaire indispensable à l’équilibre du modèle social français.

Pour lever tous les obstacles financiers à l’accès aux soins .

Pour tenir compte des enjeux économiques du secteur de la santé, notamment en termes de création d’emplois et d’innovations technologiques.




Forum régional de la Stratégie Nationale de Santé le 23 janvier 2014 à Poitiers


Afin de contribuer au débat national sur la Stratégie Nationale de Santé, l'Agence Régionale de Santé de Poitou-Charentes organise un Forum régional (de 14 heures  à 17 heures 30):
Au Lycée Saint Jacques-de-Compostelle 
2,  Avenue de la Révolution
86000                  Poitiers


Le débat, organisé autour de 2 tables rondes, s'intéressera à La révolution du 1er recours (médecins, infirmiers libéraux, pharmaciens, etc.).





"La Vie Hospitalière" rappelle que La SNS a été lancée le 8 février  par le Premier ministre à Grenoble et que le projet de feuille de route a été présenté par la ministre des Affaires Sociales et de la Santé le 23 septembre 2013 ce qui est la première étape  relative à la préparation de la mise en oeuvre de la stratégie nationale de santé.

La SNS a pour ambition de définir un cadre de l’action publique pour les années qui viennent, pour combattre les injustices et inégalités de santé et d’accès au système de soins et adapter le système de santé français aux besoins des patients... "ainsi qu’aux lentes mais profondes mutations qui sont à l’œuvre (vieillissement de la population, développement des maladies chroniques, diversification des risques sanitaires…)".







(Source ARS)

mardi 12 novembre 2013

Décidément, les Français aiment l'hôpital public



Au moment où le Parlement va se prononcer sur le PLFSS 2014, la Fédération hospitalière de France (FHF) tient à faire part de ses inquiétudes sur les conséquences que pourraient avoir, sur l’emploi à l’hôpital et dans les maisons de retraites publiques, les efforts financiers demandés cette année et l’an prochain.

Interrogés par Opinion Way pour Le Figaro Magazine du 1er novembre 2013, les Français se déclarent favorables à une écrasante majorité à la diminution du nombre de fonctionnaires, mais réclament dans le même temps non seulement le maintien de l’emploi dans la fonction publique hospitalière (23%) mais mieux encore (73%) une augmentation de ses effectifs, conscients du rôle majeur joué par le service public hospitalier et des contraintes de plus en plus fortes qui pèsent sur ses personnels. Or l’ONDAM voté se traduira forcément par des suppressions d’emplois.

La FHF demande aux parlementaires, quelles que soient leurs appartenances politiques, de préserver au mieux le service public hospitalier dans cette période difficile pour notre pays. C’est une demande des Français, c’est aussi l’intérêt de la France.

Le monde entier envie notre système de santé. Sachons préserver ce bien public, gage de notre cohésion sociale, mais aussi enjeu de compétitivité internationale, comme l’a encore récemment rappelé le rapport d’Anne Lauvergeon.

Pour la FHF, il appartient à la représentation nationale d’exiger des pouvoirs publics, dans le respect de l’ONDAM voté par le Parlement, qu’ils ne pénalisent pas en 2014 les hôpitaux et maisons de retraites publiques comme ils l’ont fait en 2013 au profit des cliniques commerciales (baisse des tarifs des hôpitaux publics trois fois supérieure à celle des cliniques).



Fédération Hospitalière de France






Ci-dessous la page 34 du rapport d'Anne Lauvergeon (1) intitulé  "Un principe et sept ambitions pour l'innovation"



Pour "La Vie hospitalière" le service public hospitalier ne saurait souffrir d'orientations voire de mesures tendant à restreindre ses besoins qui sont eux de plus en plus grandissants de toute évidence d'année en année.
Nous rappelons qu'Anne Lauvergeon a été nommée par le gouvernement il y a un peu plus de 6 mois à la tête d'une commission  qui est composée d'économistes, d'entrepreneurs et de scientifiques, chargée de projeter notre pays sur les plans technologique et industriel face aux nouveaux besoins des 20 prochaines années.

samedi 9 novembre 2013

Marisol Touraine a visité la maternité de Poissy/Saint-Germain en Laye



Marisol Touraine s’est rendue hier à la maternité de Poissy/Saint-Germain en Laye (Yvelines). Cette maternité qui compte 4.700 naissances par an est l’une des plus importantes de France.

La ministre a lors d'un entretien avec les équipes de nuit et de jour (qui se relayaient vers 8 heures)  marqué son attachement à la reconnaissance du rôle et de la place des sages-femmes dans notre système de santé.

La ministre des Affaires sociales et de la Santé a  visité les différents services de la maternité, avant de s'entrenir avec la  vingtaine de sages-femmes présentes ce matin là.

Pour "La Vie Hospitalière" cette initiative de la part de Marisol Touraine fait évidemment suite à la manifestation du Collectif des sages femmes qui avait regroupées près de 4.000 manifestantes une journée avant...comme quoi les actions revendicatives qui ont vu le jour ( il y a déjà quelques semaines)  ont permis une prise de conscience de la part du Ministère des Affaires Sociales et de la Santé. En souhaitant vivement que les sages femmes soient enfin considérées à leur juste valeur.






mercredi 6 novembre 2013

Quel avenir pour les urgences de l'Hôtel-Dieu ?


Mireille Faugère directrice des Hopitaux de Paris est .évincée, remplacée par Martin Hirsch, ancien président d'Emmaüs, et  initiateur du RSA. Sa mission sera probablememnt de redonner un peu plus d'humanité dans le monde hospitalier de l'AP-HP de Paris et surtout de calmer les tensions qui existent dans les personnels,  mais avec quels objectifs à la clef?

 Une question: Quel avenir  pour les  urgences de l'Hôtel - Dieu ?


Les dindons en ont assez, la farce a trop duré !



La restructuration de l'Hôtel-Dieu engagée par Mireille Faugère (1)  doit  être mise à plat....les urgences  de l'Hôtel-Dieu quant à elles se doivent   de  fonctionner de nouveau et correctement, quant aux autres services d'urgences il faut leur redonner des moyens pour recevoir les usagers dans les meillleures conditions possibles, en ce moment certains couloirs de services ressemblent à ceux des gares...

"La Vie Hospitalière" rappelle l'intervention de l'Association des Médecins Urgentistes de France (AMUF) faite en juin auprès de Madame la ministre des Affaires Sociales et de la Santé qui demandait l'abandon pur et simple du projet de fermeture des urgences de l'Hôtel-Dieu de Paris.

L'Hôtel-Dieu a une histoire que l'on doit respecter. Il est ne l'oublions pas le olus ancien hôpital de Paris, sa vocation n'a jamais été celle d'en faire un "hôpital debout" c'est du n'importe quoi (comme beaucoup de choses en ce moment) !






1) Ancienne directrice de la gare Montparnasse, puis directrice générale de SNCF Voyages...





lundi 4 novembre 2013

Fermeture des urgences de l'Hôtel-Dieu un scandale qui ne sera pas sans conséquences !

Les hommes politiques (pour la plupart...)  se moquent bien du monde!

La Direction de l'AP-HP poursuit le démantèlement des services de l'Hôtel-Dieu en toute impunité...alors que les urgences dans les hôpitaux de Paris sont saturés de plus en plus, les urgences de l'Hôtel-Dieu ferment leur porte. 
Les opposants à la fermeture des urgences ont tenue devant l'entrée de l'Hôtel-Dieu une conférence de presse ce jour afin d'alerter les politiques et la population de la désertification  sanitaire qui se profile au coeur même de la capitale !




"La Vie Hospitalière rappelle les propos tenus par le président du Conseil de surveillance Jean-Marie Le Guen  (député PS de Paris) le jour même de la décision de la direction de l'AP-HP de Paris le mardi 14 mai 2013 de fermer les urgences de l'Hôtel-Dieu à compter du 4 novembre  : "C’est une décision malheureusement inéluctable depuis que les départs des services médicaux de chirurgie et de réanimation sont programmés..." la bobologie sera traitée dans le cadre d'un espace médical  mais pour ce qui est des urgences  «Les cas les plus lourds seront eux redirigés vers les hôpitaux de Cochin ou de Lariboisière, qui ne sont pas si éloignés que ça» avait tenu à préciser ce responsable politique...l'ennui c'est que ses propos sont incohérents avec la réalité vécue chaque jour par les services des urgences qui sont de plus en plus saturées.



Que font les politiques ? Sinon que réduire les moyens offerts à la population aggravant ainsi la situation des urgences des hôpitaux parisiens (1)  (les hôpitaux en périphérie sont eux aussi saturés il faut en prendre conscience et non avaliser des mesures qui sont plus ou moins douteuses...).

"La Vie Hospitalière" rappelle aussi que nous sommes devant un déni de démocratie évident  en effet la décision de fermeture a été maintenue en dépit de l'engagement de Marisol Touraine pourtant  à notre connaissance ministre (PS) des Affaires Sociales et de la Santé et d'un vœu émis par le Conseil de Paris. 

Bien que le maire de Paris vient d'affirmer : "... toutes les évolutions d'organisation de l'accueil des patients qui auraient pour conséquence de modifier de façon substantielle le fonctionnement du SAU [service d'accueil des urgences] de l'Hôtel-Dieu à compter de lundi 4 novembre, ne sauraient être acceptées"...ce ne sont que des paroles, l'Hôtel-Dieu est à deux pas de la Mairie de Paris ...que fait-il? Où est-il?...les paroles s'envolent il faut des actes pour que les urgences de l'Hôtel-Dieu situées au coeur de Paris fonctionnent correctement et dans le respect des engagements pris, l'intérêt général doit primer et être loin des préoccupations mercantiles de certaines personnes...
Nous y reviendrons ...



1) Rendant les conditions de travail de plus en plus difficiles pour les personnels médicaux et para-ùédicaux.

(Article en cours)

dimanche 3 novembre 2013

un hôpital debout : un projet qui ne tient pas debout !



Les opposants à La fermeture de L’hôpital Hôtel Dieu et de ses urgences ont mimé le premier novembre , jour de la Toussaint, les funérailles d’un patient mort de n’avoir pas été pris en charge à temps par des services saturés. Selon l’urgentiste Gérald Kierziek ’’plus on attend aux urgences, plus on meurt" !


Rappel des faits La direction de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) avait annoncé la fermeture des urgences de l’Hôtel-Dieu pour le 4 novembre ! Rappelons que LE BUT était DE CREER UN HOPITAL SANS LITS !soit un hôpital debout ! L’AP-HP souhaite transformer l’Hôtel-Dieu de Paris en hôpital sans urgences et sans lit, avec un centre de consultations en tarifs opposables et aussi de l’espace qui sera libéré .Un hôpital pour "gens debout "l’AP-HP aurait annoncé sa transformation en « un hôpital debout", un hôpital de santé publique où l’on ne dormira pas, l’hôpital du XXIe siècle

Après l’occupation d’une partie des locaux de l’Hôtel-Dieu sur décision du comité de soutien et face aux mobilisation de personnel et des usagers et de la grande manifestation pour la santé du 15 juin 2013 mais aussi un enfumage avant les élections municipales , la direction avait annoncé début juillet le report de la fermeture des urgences de l’Hôtel Dieu et de tous les projets de restructurations de l’Hôtel Dieu. Cependant Le 2 Août 2013, en catimini la direction locale tente à 7 heures du matin de vider une unité du service de médecine interne utile à l’aval des urgences soit 16 lits. Le comité de soutien composé de personnels, de militants, d’ usagers et d’ élus bloque le transfert. Enfin des ordres ont été donnés aux pompiers de ne pas déposer de malades aux urgences de l’hôtel Dieu ! Il s’agit de la caserne du secteur Sévigné et tous les 2 jours, une caserne ne déposera pas les patients aux urgences de l’Hôtel-Dieu !

Dans le projet : trois volets se distinguent : le siège AP-HP Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (Paris) de l’avenue Victoria serait vendu et les bureaux seraient installés à l'Hôtel Dieu ! ensuite l’installation d’ un centre de santé publique mais qui serait en fait un centre de recherche statistique, et enfin l’installation d ’un centre de soins ou une maison médicale : or ce projet de centre n'est pas financé !

urgence aux Urgences

Dégrader l ’accès aux soins de santé par des fermetures ou des conditions de travail inacceptable est intolérable car ce sont les SDF:population la plus précarisée mais aussi les personnes âgées qui vivent avec de petites pensions , les femmes , les jeunes , les travailleurs pauvres qui vont voir dégrader leurs conditions d’accéder aux soins de santé. Les malades doivent attendre 48 heures, sur un brancard ou dans un couloir avant d’être pris en charge par un médecin. Cette logique similaire s’observe également dans le service des urgences de tous les hôpitaux comme par exemple Agde (Hérault). Rappelons que les conditions de travail du personnel soignant « se sont dégradées et que l’on voit des drames chez le personnel comme chez les patients » , Les conditions de travail sont de plus en plus difficile pour les médecins et le personnel soignant, des médecins urgentistes de France demandent des mesures immédiates pour travailler dans des conditions dignes pour les soignants et les malades. « Le soin a de plus en plus un objectif économique » « La santé est une marchandise" On voit même des infirmières fuyant leur travail… car la charge de travail ayant été augmenté , le travail s’effectue comme un robot et le côté humain disparait. Le stress est particulièrement présent chez les soignants, pour des raisons de surcharge de travail qui génére de la fatigue. A Paris , on va engorger l’hôpital saint louis, Et Lariboisière, Et Cochin.

Selon le docteur Pelloux médecin urgentiste : "Il faut déconnecter la question financière de l’offre de soin aux patients , la crise sociale est forte et si les urgences sont fermées, on ne pourra plus faire face à la montée de la précarité" On ne veut pas entendre les alertes des professionnels de la médecine d’urgence ! alors que les urgences sont à saturation : "soit 4 heures d’attente avant de voir un médecin urgentiste, 8 à 10 heures en cas d’affluence, 1 heure avant que les pompiers ne puissent déposer un patient, des équipes médicales et paramédicales épuisées, des démissions en série " ! De plus, chaque année, des milliers de patients qui s’adressent à l’hôpital public sont transférés dans le privé faute de place.

La lutte continue Ensemble, résistons

Martine Lozano 
Militante associative

L'assemblée générale du Syndicat National des Infirmiers Anesthésistes se tiendra le 30 novembre à Paris



L'assemblée générale ordinaire du SNIA se tiendra le samedi 30 novembre 2013, de 10 heures à 12 heures 30,  au CISP  (1) réservée uniquement aux adhérents.

Par contre (de 14 à 17 heures)  un forum professionnel sera ouvert à tous les IADE, EIA et CDS-IA.
Discussion autour des points d'actualités (induction seul après les publications des référentiels de juillet 2012, le DPC, le pré-hospitalier où en est-on ?...le point sur la mise en œuvre du nouveau programme...


1) CISP Centre RAVEL 6, avenue Maurice Ravel, salle Santerre, 75012 Paris
Métro : Bel Air (ligne 6).