samedi 29 mars 2014

mercredi 26 mars 2014

Incident de niveau 2 au CLCC Oscar-Lambret de Lille

Un incident classé par l'Autorité de Sureté Nucléaire (ASN) de niveau 2 est intervenu au CLCC Oscar-Lambret de Lille lors d'une radiothérapie réalisée à l'aide d'un système robotisé.
"La Vie Hospitalière" remarque que le communiqué de l'ASN date de ce mois alors que  l'incident lui est intervenu le 24 octobre 2013...une information en temps réel des incidents serait souhaitable.

Le Centre de Lutte Contre le Cancer de Lille (CLCC) membre du groupe UNICANCER apporte une attention toute particulière à la formation de ses personnels et là il faut reconnaître  que cet incident regrettable  est expliqué non pas par des conditions de travail en flux tendu (sic), ou une formation alléatoire, comme l'a déjà dénoncé à plusieurs reprises l'APRI mais par la difficulté récurrente rencontrée sur ce type de centrage réalisé à partir des vertèbres dorsales, dont la discrimination en imagerie médicale est difficile en raison d'une très grande similitude morphologique entre vertèbres voisines.

L'ASN de son côté a précisé que l' erreur de volume cible est survenue lors de la première des cinq séances du traitement, le positionnement du patient, effectué à partir de clichés radiologiques, ayant présenté "un décalage d'une vertèbre dans le sens tête-pieds". D'où cette dose délivrée en dehors du volume cible. Comme le signale l'ASN, cet incident, classé au niveau 2 de l'échelle ASN-SFRO (qui en compte 7).

Un groupe de travail multidisciplinaire a été créé par le CLCC Oscar-Lambreet de Lille pour créer des points de vigilance et d'arrêt comme  "la visualisation systématique à partir d'un grand champ permettant d'inclure plusieurs vertèbres". ceci étant le fournisseur du dispositif médical a modifié le matériel et le logiciel pour améliorer les modalités de repositionnement, à la demande du CLCC.

Pour conclure l'ASN ayant constaté qu'en 2013 plusieurs déclarations d'incidents liés à une mauvaise identification d'un repère vertébral sur une image radiologique utilisée pour le positionnement d'un patient, a décidé de publier un retour d'expérience auprès des dits  utilisateurs.

samedi 22 mars 2014

9.300 euros pour être le premier sur la liste d’attente d'un hôpital espagnol


Qui dit mieux?
9.300 euros... C’est la somme versée par une sexagénaire à un hôpital catalan pour éviter la longue liste d’attente qui retardait son opération. L’illustration d’un système de santé espagnol à double vitesse qui se généralise.

C’est une histoire assez ahurissante que relate aujourd’hui la presse espagnole. Celle d’une femme, Isabel Navarro, qui s’est acquittée d’une facture de 9300 euros pour passer outre le long délai d’attente qui l’éloignait de son opération à la hanche. Une intervention pourtant réalisée dans un hôpital public.

Vous êtes pressés? Payez!

Son cas n’est semble-t-il pas isolé. 

En Catalogne, sur les quelques 60 hôpitaux financés presque intégralement par la Generalitat (des fonds publics, donc), plus de 50 ont opté pour la mise en place d’un double parcours, privé-public, au sein de leur établissement. Objectif: renflouer leurs caisses vidées par les coupes budgétaires publiques.

C’est le cas de l’hôpital du Vendrell, dans la province de Tarragone. Pour certaines opérations, telles que l’implantation d’une prothèse de hanche, l’attente dépasse largement le délai maximum officiel de 6 mois. Mais il y a une solution: passer, moyennant finance, par le parcours « privé ».

Mêmes équipes -médecins, infirmiers-, mêmes locaux, seuls les tarifs diffèrent. Isabel Navarro a ainsi déboursé plus de 9000 euros (dont 3000 euros d’honoraires et 2800 euros pour la prothèse) pour mettre fin, sans plus de délai, à des souffrances qui devenaient insupportables.
« Je n’en pouvais plus »

    Je n’en pouvais plus, parfois, je n’étais pas capable de sortir de mon lit, alors que j’ai toujours été très active: j’aime marcher, faire du vélo…. »,

raconte la sexagénaire au quotidien El País. Dans le même temps, les délais donnés par l’hôpital public s’allongent: « Au début ils nous ont dit que la liste d’attente était d’un an, puis, de 14 mois. Chaque fois la date de l’opération s’éloignait davantage… » rapporte sa fille. C’est elle qui a contacté l’établissement de santé, pour voir s’il était possible, comme elle l’avait entendu dire, de passer outre ces délais en payant.

    Ils nous ont donné un budget, nous avons réuni les économies de mes frères et sœurs et de ma mère, et en un mois, elle a été opérée ».

L’intervention -un succès- a finalement eu lieu fin décembre. Soit cinq mois après l’inscription d’Isabel Navarro sur la liste d’attente « publique », mais bien avant la date prévue si elle était restée dans le circuit public.
« J’ai payé toute ma vie »

    J’ai payé toute ma vie pour la sécurité sociale, et quand j’ai eu un problème, on n’a pas pu me prendre en charge correctement »,

regrette, amère, Isabel, dans les colonnes du quotidien espagnol. « J’ai eu de la chance, mais je pense à toutes les personnes qui ne peuvent pas payer et qui souffrent ».

Pour sa défense, la direction de l’hôpital affirme que l’intervention s’est faite via un circuit différent, autonome, et qu’aucune intervention publique n’a été retardée pour opérer Mme Navarro. Elle a également mis en doute le témoignage de la famille, en avançant que le temps d’attente moyen pour une opération de ce type était de 7,3 mois en 2013.
Privé-public, mélange des genres

La pratique est-elle légale? Oui et non, selon le département de santé de la Generalitat. Un hôpital financé par des fonds publics a le droit de réaliser une activité de type privée. Pour autant, il est illégal qu’un patient qui entre dans l’établissement par le parcours de soin public, soit finalement opéré dans le même centre, via le parcours privé…Si Isabel Navarro dépose une réclamation, la Generalitat catalane a déclaré qu’elle étudierait les éventuelles irrégularités.

    Les listes d’attente sont un instrument pour pousser les patients à aller vers le secteur privé »,

dénonce Angels Castells, porte-parole d’une plateforme de défense de la santé publique. Pour Carme Borrell, docteur en Santé Publique et membre d’un centre d’investigation en épidémiologie et de santé publique, « les médecins qui exercent dans le secteur public peuvent être en situation de conflits d’intérêts s’ils facturent aussi dans le privé (…) Les établissements publics ne devraient pas réaliser de soins privés », conclut-elle.

Source :   MyPressEurop  

vendredi 21 mars 2014

101 conseils pour ne pas atterrir aux urgences


"Pour ceux qui n'ont pas vu (et ça m'a pris un peu de temps ces dernières semaines...): merci à tous les collègues, patients, amis..."


Note de "La Vie Hospitalière" : Un livre à lire absolument afin d'éviter notamment les longues files d'attente aux urgences...en d'autres termes : "mieux vaut prévenir que guérir".




Blog du Docteur Gérard Kierzek
 



jeudi 6 mars 2014

Le passage aux 12 heures la nuit aux urgences du CH Pontoise divise direction et soignants

Dans le cadre d'un projet global de réorganisation des urgences (présence d'un poste d'Infirmier d'accueil et d'orientation (IAO) H24 depuis début février, création d'un bureau de médecin d'accueil en dehors de la zone de soins, refonte du protocole de tri...), le CH de Pontoise (Val-d'Oise) envisage à compter du 5 mai de passer en 12 heures le planning horaire de nuit des infirmiers et aides-soignants.

En journée, les équipes travaillent déjà ainsi depuis plusieurs années. Toutefois, si les 12 heures de jour répondent à une demande des agents, des horaires qui ne souffrent d'ailleurs d'aucune remise en cause aujourd'hui, notent direction et syndicats, l'enthousiasme est beaucoup moins net chez les équipes de nuit. Au lieu d'une tranche 21h-7h, le personnel de nuit basculerait sur du 19h-7h, sachant qu'actuellement celui de jour travaille soit en 7h-19h, soit en 9h-21h. "Nous souhaitons ajuster l'organisation du travail aux pics d'activité de fin de journée. Nous en avons beaucoup discuté avec les équipes de jour et de nuit mais il n'y a pas eu de point de convergence entre elles sur cette couverture de la plage horaire 19h-21h", confie le  directeur de l'hôpital.

Outre la création de six postes pour ces 12 heures de nuit et l'IAO H24 ("soit 10% des effectifs des urgences, ce n'est pas négligeable", soutient le directeur), trois propositions ont été soumises aux agents actuellement de nuit : soit accepter les 12 heures à compter du 5 mai; soit demeurer, pour la moitié d'entre-eux, en 10 heures mais sur une tranche 19h-5h; soit muter dans un service en 10 heures, telle l'unité d'aval des urgences ouverte en janvier dernier . "Malgré des courriers et des rendez-vous individuels, nous n'avons eu aucune réponse directe"..." Selon les opposants, le planning 19h-5h poserait problème à ceux se rendant au travail en transport en commun, mais cela ne concerne qu'une seule personne"..."Je ne suis pas un fana des 12 heures mais, au cas par cas, selon les pics d'activité. Quant à l'argument de la fatigabilité, on peut l'entendre mais nous avons justement fait des propositions", précise le directeur.

Un point de vue nullement partagé par l'Union fédérale autonome de santé (UFAS), syndicat majoritaire affilié à la Fédération générale autonome des fonctionnaires (FGAF). Ses responsables dénoncent "l'autoritarisme" de la direction par ce recours abusif aux 12 heures : "Elle ne tient pas compte des nuisances que représentent ces 12 heures sur la santé. La seule proposition faite aux personnels de nuit a été de les "dispatcher" dans tout l'établissement en faisant perdre aux patients le professionnalisme acquis tout au long de leur carrière aux urgences". 
  
Et l'UFAS d'indiquer avoir sollicité un avocat pour opérer, dans un premier temps, des démarches à l'amiable mais qui iront jusqu'aux tribunaux si la direction continue dans "un entêtement déraisonnable".

(Source HOSPIMEDIA)

mercredi 5 mars 2014

Coeur artificiel: le premier patient implanté est décédé

Le patient qui avait bénéficié de la première implantation du coeur artificiel Carmat est décédé le 2 février, a annoncé dans un communiqué de presse l’Hôpital européen Georges-Pompidou.
Le coeur avait été implanté en décembre dernier à Paris, chez une personne souffrant d'insuffisance cardiaque terminale. Il s'agissait d'une première mondiale.
(source AFP)

mardi 4 mars 2014

En 2014, faisons de l’égalité professionnelle une réalité


Nos organisations sont engagées depuis de nombreuses années dans la lutte pour l’égalité entre les femmes et les hommes. Cette égalité dont l’idée même est aujourd’hui, dans le débat public, l’objet de remises en cause que nous dénonçons.
L’accès à l’emploi est un moyen d’émancipation et d’autonomie déterminant pour les femmes. Notre engagement a notamment débouché sur plusieurs accords dans le privé comme dans la fonction publique. Cependant, nous rencontrons de grandes difficultés pour mettre en œuvre ces accords, notamment du fait de l’insuffisance de l’évaluation et des sanctions. La négociation sur les questions d’égalité professionnelle et de classification reste très insuffisante dans les entreprises, les branches et la fonction publique.
En 2014, alors que les femmes sont plus diplômées que les hommes, que 6 lois successives et de nombreux accords ont affirmé le principe de l’égalité salariale, il y a toujours 27% d’écart de rémunération entre les femmes et les hommes. Seules 66% des femmes sont en emploi, alors que la moyenne est de 75% chez les hommes et 11,6% sont en CDD (7,6% des hommes).
Cet écart de rémunération est principalement lié à 4 facteurs :
- Le temps partiel, qui concerne à plus de 80% des femmes.
- La concentration des femmes dans 12 familles de métiers socialement et financièrement dévalorisés.
- Les inégalités de déroulement de carrière et le plafond de verre.
- Ce que l’on pourrait appeler de la « discrimination pure ».

Cette situation doit interpeller chacun quant à ses responsabilités :

- Les organisations syndicales, pour s’emparer au quotidien de l’égalité professionnelle.
- Le patronat pour que l’égalité professionnelle soit considérée comme une priorité.
- Le législateur quant à sa responsabilité de garantir l’effectivité du droit.
- L’éducation nationale et les structures d’accueil des jeunes enfants pour participer à la lutte contre les stéréotypes.

Ainsi à l’occasion du 8 mars 2014, nous souhaitons rappeler notre détermination à agir et à mobiliser les salariés pour mettre fin à ces inégalités.

Pour cela, nous nous engageons ensemble dans les territoires, les branches, les entreprises et la fonction publique à travailler pour :

- Limiter le recours aux contrats à temps partiels, renchérir pour les employeurs le coût des emplois à temps partiel et renforcer la protection sociale des salariés.
- Promouvoir la mixité des métiers et des filières scolaires et universitaires. De l’école à l’entreprise, lutter contre les stéréotypes de genre, notamment par des formations dédiées.
- Dans le cadre des négociations de classification, adopter une évaluation non discriminante des emplois, agir pour la revalorisation des métiers à prédominance féminine et pour la reconnaissance des compétences et des qualifications.
- Dans le cadre des négociations sur les accords égalité dans les branches, les entreprises et la fonction publique, proposer des dispositions pour lutter contre les inégalités de carrière.
- Dans le cadre des négociations salariales, supprimer les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes et s’attaquer aux mécanismes qui renforcent les inégalités (part variable, mécanismes indemnitaires).
- Garantir la prise en compte des risques et de la pénibilité des métiers à prédominance féminine.
- Lutter contre les inégalités de pension en augmentant les minimas vieillesse et en renforçant les mécanismes compensatoires.
- Avancer vers un temps de travail et une organisation du travail permettant une bonne articulation entre vie personnelle et vie professionnelle pour toutes et tous, ainsi qu’une parentalité partagée.
- Lutter contre les violences sexistes et sexuelles en renforçant la prévention sur les lieux de travail et la protection des victimes.
- Identifier et lutter contre les mécanismes du plafond de verre et permettre l’accès des femmes à toutes les fonctions de direction dans l’entreprise comme dans la fonction publique.
Pour atteindre l’égalité professionnelle, il est indispensable de développer les lieux d’accueil pour la petite enfance, de répondre aux problèmes liés à la perte d’autonomie, de renforcer les services publics appuyés sur des emplois stables et de favoriser une politique familiale compatible avec ces objectifs.
Nous interpellons les pouvoirs publics pour que l’ensemble des politiques publiques soient menées et évaluées à l’aune de l’égalité.
Nous avons l’ambition de faire vivre cette déclaration au quotidien, dans les territoires, les branches, les entreprises et les services publics pour que l’égalité devienne enfin une réalité.

(Communiqué de presse commun  des organisations syndicales CFDT, CFE , CFTC, CGC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA)

Les Salons de la Santé & de l'autonomie à Paris les 20 et 22 mai 2014



Cet événement de la Fédération hospitalière de France (FHF) regroupe depuis 2013, HopitalExpo, GerontHandicapExpo et Health-ITExpo. Une unité de lieu et de temps pour offrir pendant 3 jours un panorama complet des innovations dans l´univers qui  concerne tous les professionnels de la Santé.

-Un salon organisé en 8 univers métiers pour garantir une visite optimisée.
-Un espace d´exposition présentant les produits et services de plus de 500 exposants : matériels, équipements et services pour les établissements sanitaires et médico-sociaux, sans oublier les technologies et systèmes d´informations appliqués à la santé.
-Un contenu riche : conférences et sessions de formation (accès payant) ; ateliers et tables ronde (accès gratuit) ; animations et mises en scène.
Près de 20.000 professionnels, sont attendus.



Du mardi 20 au jeudi 22 mai 2014


à Paris Expo (Porte de Versailles).



lundi 3 mars 2014

Télécharger le "Guide du manifestant arrêté"


En avril 2005, alors que le pouvoir s’était installé dans une frénésie législative et policière ayant pour conséquence, et parfois pour finalité, la répression de nombreuses formes d’expression collective, le Syndicat de la magistrature, fidèle à sa tradition d’accompagnement des luttes et des revendications du mouvement social, rédigeait son premier « Guide du manifestant arrêté ».
Les années qui ont suivi, marquées par une pénalisation toujours accrue de toutes les formes de mobilisation (décret « anti-cagoules », loi contre les « bandes »…), ont justifié une première mise à jour de ce guide en décembre 2009.

Puis il y eut l’alternance…
Mais l’arsenal répressif est toujours en place même si, sous la pression de la jurisprudence européenne puis nationale, une loi du 14 avril 2011 encadre désormais plus strictement les conditions de placement en garde à vue et renforce les droits des personnes qui la subissent.

Et les premiers mois de la gauche sécuritaire décomplexée, aux manettes place Beauvau, ne laissent guère augurer un changement sur le terrain. En témoigne l’interpellation à Marseille le 17 août dernier – sur le fondement du décret « anti-cagoules » du précédent gouvernement – de plusieurs manifestants défilant sous des masques de carnaval pour protester contre la condamnation des « Pussy Riot » en Russie…
La réédition actualisée du « Guide du manifestant arrêté » était donc nécessaire.





Rappelons cependant que le présent guide n’a pas vocation à se substituer aux conseils des professionnels du droit intervenant dans le cadre de la procédure pénale. 
Il n’a d’autre ambition que d’exposer les droits et devoirs des citoyens et de la puissance publique dans l’une des expressions majeures de la démocratie que constitue la manifestation.

Source :  Syndicat de la Magistrature

samedi 1 mars 2014

Appel à une mobilisation massive le 18 mars 2014



Les Organisations Syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires se sont rencontrées le 21 février pour une mobilisation massive le 18 mars 2014.
 
Face à la situation sociale vécue par les salariés du privé et du public, les privés d’emploi et les retraités de notre pays, elles décident de faire du 18 mars une journée interprofessionnelle de mobilisation massive. Elles les appellent à prendre toute leur place dans cette journée d’action tant sur leur lieu de travail que dans les territoires.


Elles invitent à rechercher l’unité d’action la plus large pour exiger des mesures urgentes en faveur des salaires, de l’emploi, de la protection sociale et du service public.


La stagnation du SMIC et le gel du point d’indice des fonctionnaires sont intolérables et handicapent gravement la relance économique. L’augmentation des salaires dans le public comme dans le privé est donc une priorité.


Les entreprises reçoivent plus de 172 milliards d’aides publiques sous la forme d’allègements ou d’exonérations fiscales et sociales, sans aucune conditionnalité ni évaluation de l’efficacité de ces aides en matière d’emploi et d’investissements, et sans contrôle. L’ensemble de ces aides doit être remis à plat et évalué économiquement et socialement.


La relance de l’emploi passe par un plan socialement utile, d’investissements industriels, de sécurisation de l’emploi pour les salariés, de création d’emplois de qualité, de relance du pouvoir d’achat et de développement des services publics.


Nos organisations considèrent que les annonces liées au "Pacte de responsabilité", et en particulier les 50 milliards d’euros d’économies programmées, répondent d’une logique inacceptable d’austérité et attaquent inévitablement le financement des services publics, de la protection sociale et de la solidarité nationale alors que les besoins sociaux augmentent.


Nos organisations réaffirment que la protection sociale est un droit universel. Celle-ci est partie intégrante du salaire socialisé. Supprimer la cotisation des entreprises à la branche famille conduit de fait à le diminuer. Elles s’opposent au transfert du financement de la branche famille des entreprises vers la fiscalité des ménages (y compris par la fiscalité locale). Elles réaffirment leur attachement aux droits familiaux financés par la branche famille de la sécurité sociale. C’est un des éléments qui concourt à l’égalité entre les femmes et les hommes en favorisant l’accès au travail des femmes.


Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires appellent l’ensemble des salariés, chômeurs et retraités à se mobiliser et à participer massivement aux actions interprofessionnelles de manifestations, rassemblements et grèves du 18 mars.





(Communiqué du 21 février 2014)