lundi 28 avril 2014

ACS : un "accord" qui est un dictat menaçant les services publics

Considérer les services publics comme une marchandise, c’est se méprendre sur le concept même de service public. 
L’Accord sur le commerce des services (ACS), dont les négociations se déroulent actuellement dans le plus grand secret et de façon non conforme aux règles de l’Organisation mondiale du commerce, constitue une tentative délibérée de privilégier les bénéfices des entreprises et des pays les plus riches au monde, au détriment de ceux qui sont le plus dans le besoin.



Consulter le rapport spécial de la PSI (1) : l'ACS contre les services publics .
Les services publics ont pour objectif de fournir des services économiques et sociaux essentiels, tels que les soins de santé ou encore l’éducation, et ce, de façon abordable, universelle, et en réponse à un besoin. 
 Si les services publics existent, c’est parce que les marchés ne délivreront pas ces résultats. De plus, les services publics représentent un maillon déterminant pour garantir une concurrence juste en affaires, et une réglementation efficace nous permettra en outre d’éviter les catastrophes environnementales, sociales et économiques, telles que le réchauffement de la planète. Les accords commerciaux promeuvent en toute connaissance de cause la commercialisation, et définissent les biens et les services à la lumière de leur potentiel d’exploitation par les entreprises mondiales, en vue d’engranger des bénéfices. Même les plus fervents partisans des accords commerciaux reconnaissent qu’il y a des gagnants et des perdants dans ce jeu truqué.
...(...)...
Rosa Pavanelli, Secrétaire générale de l'Internationale des Services Publics (PSI) a déclaré : « Cette tentative vise à étendre secrètement les parties les plus nuisibles de cet odieux AGCS, qui avait déjà déclenché une vague de protestations dans le monde entier. L'objectif des services publics n'est pas de permettre aux grandes multinationales d'engranger des bénéfices. Assurer la pérennité des privatisations, même manquées, illustre la folie pure vers laquelle tend l'idéologie de libre marché. »

Pour lire la suite


1)  Étude menée à la demande de l’Internationale des Services Publics (PSI) par Scott Sinclair, Centre canadien de politiques alternatives et Hadrian Mertins-Kirkwood, Institut d’économie politique de la Carleton University.

Notes de "La Vie Hospitalière" (voir la page 11 du rapport de la PSI) :
"...en vertu de l'ACS, tout comme de l'AGCS, le traitement national s'appliquerait aux subventions, ce qui signifie que tout soutien financier apporté aux services publics devrait être soit explicitement exclu, soit également ouvert aux prestataires de services privés poursuivant un but lucratif."

Ceci écrit, et sans faire d'amalgame, Il y a étrangement une orientation dans le gouvernement actuel qui tend à favoriser les prestataires privés et mettre encore un peu plus à mal le service public hospitalier! Tout va dans le même sens, et, la ministre des Affaires sociales...et de la Santé, souhaite faire 10 Milliards d'euros d'économies, encore et encore...et les personnels, les conditions de travail, la qualité des soins etc...sont-ils pris réellement en considération?

Quant à la Fédération Hospitalière de France (FHF) Frédéric Valletoux  (UMP) estime que l'Hôpital public pourrait faire 5 Milliards d'économies...? " la FHF reconnaît toutefois qu'il faut réduire la place de l'hôpital public. Pour ce faire, elle demande que les cliniques assurent des missions de service public, comme les urgences. Quant aux médecins libéraux, ils pourraient assurer une permanence de nuit afin d'éviter que tous les patients n'engorgent les urgences hospitalières après 20 heures. Autant de mesures qui dégageraient un peu plus d'un milliard d'euros d'économies sur cinq ans..." (source lefigaro.fr).
Des paroles, des mesures toujours attentatoires au service public hospitalier en finalité, et,  à l'intérêt même des usagers qui par exemple se verraient se substituer des médecins libéraux la nuit pour assurer la bobologie...mais pour l'usager quand l'on connaît les coûts pratiqués par certains médecins libéraux (le prix minimal étant de 73,5 euros pour une consultation faite entre minuit et 6 heures du matin) il y a de quoi se poser bien des questions quant à la notion de service public.De plus est-ce vraiment réaliser des économies pour la Sécurité Sociale qui doit rembourser à l'usager 70 % de cette consultation...?...sachant que l'Hôpital public a au moins l'avantage d'être moins cher et surtout prêt à tout moment pour faire face dans un temps bref à des cas nécessitant des soins spécifiques.

Quant aux économies à faire ? Elles peuvent se réaliser en s'attaquant aux vrais problèmes, et particulièrement à la dette ( de cette "dette" qui entraîne des restrictions  à tous les niveaux) qui frappe durement notre pays qui doit dans le cadre du traité de Lisbonne (article 123)  et depuis le Traité de Maastricht (article 104) ne plus faire appel à la Banque de France mais à des financiers privés...le résultat est très clair  : nous payons chaque jour 130 millions d'euros d'intérêts à des financiers...c'est du n'importe quoi ! 

Ceci écrit, allons nous insidieusement vers les orientations qui se préparent dans le cadre de  l'ACS...?
La Santé n'est pas une marchandise, qu'on se le dise, haut et fort!


A consulter aussi:

Le rapport du Professeur Markus Krajewski.

Marisol Touraine dévoile les grandes lignes du plan d’économies pour l’assurance-maladie.

dimanche 27 avril 2014

Équateur: Il faut que cesse la persécution des militants sociaux et syndicaux !



L’ancien dirigeant d’une organisation affiliée à l’Internationale des Services Publics en Équateur (ISP), le Docteur Carlos Figueroa, et deux autres militants syndicaux dont Mary Zamora, présidente du Syndicat National des Enseignants, affilié à l’Internationale de l’Éducation, ont été condamnés à des peines de prison après avoir critiqué l’action du gouvernement.

Le Docteur Carlos Figueroa

La Commission Américaine des Droits de l’Homme vient de prononcer des recommandations de précaution les concernant, auxquelles le gouvernement refuse de se conformer.
La fédération internationale ISP demande aux syndicalistes et aux défenseurs des droits de l’homme, d’écrire au Président Rafaël Correa, exigeant que son gouvernement applique ces mesures en faveur des détenus et mette immédiatement fin à la persécution des militants sociaux et syndicaux.
appelant le Président Correa à libérer le Docteur Carlos Figueroa, ancien dirigeant de la Fédération Médicale Équatorienne, Cléver Jiménez Cabrera su mouvement parlementaire Pachakutik, son conseiller, Fernando Villavicencio Valencia, ancien dirigeant du Syndicat des Ouvriers du Pétrole, et Mary Zamora, ex-présidente du Syndicat National des Enseignants.

Ils avaient demandé au Procureur d’enquêter sur l’origine d’une instruction présidentielle ordonnant une intervention militaire pour le « sauver » de l’Hôpital de la Police Nationale à Quito, durant une crise politique en septembre 2011. Plusieurs personnes sont mortes des suites de cette action violente des militaires.

Correa a accusé les syndicalistes de « piratage » de ses courriels; ils affirment agir dans le cadre d’une investigation contre la corruption.

L’Internationale des Services Publics, une fédération internationale représentant des millions de travailleurs du secteur public, organise une campagne internationale en ligne sur LabourStart.

Merci de prendre quelques instants pour envoyer un message réclamant la libération des syndicalistes en cliquant ici.




Ci-dessous pour information la lettre type proposée qui peut servir de base:

"Je vous fais part de ma désapprobation concernant les peines de prison infligées au Dr. Carlos Figueroa, ancien dirigeant de la Fédération Médicale Équatorienne, Cléver Jiménez Cabrera su mouvement parlementaire Pachakutik, son conseiller, Fernando Villavicencio Valencia, ancien dirigeant du Syndicat des Ouvriers du Pétrole, et Mary Zamora, ex-présidente du Syndicat National des Enseignants, pour avoir critiqué l’action du gouvernement en Équateur. Ces peines furent prononcées par un juge de la Cour criminelle. Un appel a été refusé par la Division Criminelle de en Équateur. 
Ces peines furent prononcées par un juge de  la Cour National de Justice dans une action en diffamation intentée par vos soins suite à une requête formulée auprès du Procureur Public, en août 2011, lui sollicitant une enquête sur des événements survenus à l’Hôpital de la Police Nationale, à Quito, le 30 septembre 2010. 
Ces événements regrettables ont coûté la vie à des personnes et blessé d’autres, en particulier, lors de l’intervention des Forces Armées qui ont reçu l’ordre de vous évacuer de cet hôpital.
Par conséquent, je demande au gouvernement de respecter les mesures de précaution en faveur de  Carlos Figueroa et d’immédiatement cesser la persécution des militants sociaux et syndicaux. Je réclame l’ouverture d’un dialogue entre toutes les parties concernées afin de rechercher une solution mutuellement acceptable susceptible de renforcer la démocratie politique, économique et sociale en Équateur."


A lire aussi :

Une nouvelle menace mondiale plane sur les services publics
Cinq ans de prison en cas d'erreur médicale pour les médecins équatoriens

samedi 26 avril 2014

La deuxième édition des Salons de la Santé et de l'Autonomie se tiendra du 20 au 22 mai 2013


La deuxième édition des Salons de la Santé et de l'Autonomie se tiendra du 20 au 22 mai 2013 au Parc des Expositions ( Porte de Versailles )

Un rendez-vous pour tous

20.000 visiteurs professionnels et environ 600 exposants sont attendus lors de cette manifestation de la Fédération hospitalière de France (FHF), organisée par PG Promotion - UBM.

Regroupant depuis mai 2013 HopitalExpo, GerontHandicapExpo et Health-ITExpo, les Salons de la Santé et de l'Autonomie se sont imposés comme le rendez-vous majeur des professionnels et acteurs de santé à la recherche d’innovations et de retours d’expériences, dans un environnement en pleine mutation.

Une manifestation d’envergure dédiée aux secteurs sanitaire et médico-social: matériels, équipements, solutions, usages, initiatives remarquables et technologies appliqués à la santé.

      HopitalExpo rendez-vous unique des décideurs du monde hospitalier, offre un regard neuf sur le monde de la santé au sens large : innovations, enjeux, débats, retours d’expériences...

      GerontHandicapExpo présente un panorama complet des solutions, des initiatives remarquables et des innovations pour accompagner la perte d’autonomie liée au handicap et au grand âge.

      Health-ITExpo, premier salon européen des technologies et systèmes d’information en santé, il constitue le rendez-vous de référence des acteurs de la e-santé (industriels, institutionnels, professionnels), pour découvrir les solutions dédiées à la dématérialisation et à la sécurité des données, le Cloud, la m-santé et la télésanté...


"Un univers pour chacun"
Le salon est organisé en 8 univers-métiers pour permettre aux professionnels des secteurs du sanitaire et du médico-social  d’optimiser leur visite en identifiant facilement ce qui le concerne.
Toutes les informations sur Les trois univers

* Systèmes d'informations & nouvelle technologies appliquées à la santé Health-IT
    * Plateau technique
    * Hygiène, soins, rééducation, dispositifs médicaux
    * Archi-construction, environnement
    * Institutionnels
    * Services et consulting
    * Blanchisserie et restauration
    * Confort de vie, aides techniques, handicap, Gérontechnologies

Plus d'informations sur Présentation des salons
"Un contenu pour chaque métier"
Au cours de ces 3 jours, des conférences et tables-rondes offriront à tous les visiteurs l’occasion de se rencontrer, partager et échanger autour des pratiques et enjeux des secteurs sanitaire et médico-social.

Des animations et des mises en scène rythmeront la manifestation en présentant les nouveautés et leurs applications au quotidien sur les thématiques des technologies appliquées à la santé, du plateau technique, de la restauration, du développement durable et de la perte d’autonomie.
Focus sur quelques temps forts de l’édition 2014.

Les conférences de la FHF, articulées autour d’une thématique centrale : Service public de santé et innovations.
29 conférences se tiendront sur 3 jours, parmi lesquelles 3 grandes conférences (payantes sur inscription) (Hôpital,GerontHandicap et Health-IT) en présence d’un grand témoin. 

Les ateliers pratiques sur 4 Agoras, soit environ 70 prises de parole, dédiées aux partages d’expériences et aux débats, animées par les exposants et les partenaires de la manifestation.
(*accès libre et gratuit)

    * Agora Health-IT

    * Agora GerontHandicap

    * Agora Hôpital

    * Agora Architecture et Développement Durable

Les innovations et les initiatives remarquables récompensées :
Les Trophées de l’Innovation Salons Santé Autonomie 2014

Ces trophées distinguent les exposants contribuant à la modernisation des organisations et du système de santé ainsi que les couples «professionnel de santé + industriel» œuvrant dans le développement et l’innovation d’équipements, de produits, de services, de solutions et d’applications.
Les Trophées du Développement Durable

Ces trophées sont une reconnaissance de l’engagement des établissements sanitaires et médico-sociaux dans le développement durable. Ils soutiennent des initiatives innovantes et reproductibles, susceptibles d’être une source d’inspiration pour les démarches de responsabilité sociétale et environnementale de tout le secteur de la santé.
Les Trophées du Développement Durable sont remis par un jury constitué des représentants desfédérations hospitalières (FHF, FEHAP, FHP, UNICANCER).

Pour plus d'informations




vendredi 25 avril 2014

Le nouveau Centre Hospitalier Nord Deux-Sèvres sera une vraie chance pour la région

En février, le Directeur général de l'ARS était informé de l'accord ministériel portant sur la construction et la réorganisation du Centre hospitalier Nord Deux-Sèvres (CHNDS).

Les enjeux de cette opération expliquent l'engagement fort de l'État et de la Région, car c'est une vraie chance pour ce territoire.

Ce nouvel hôpital, situé à Faye-l'Abbesse avec des sites-relais à Bressuire, Parthenay et Thouars, pourra à nouveau attirer médecins et chirurgiens spécialistes. Il offrira un plateau technique moderne et performant, renforcera la coordination des soins hospitaliers avec les autres acteurs de la santé et du médico-social, et saura s'adapter aux évolutions des sciences et des techniques médicales, ainsi qu'aux modes de prise en charge.

Source ARS Poitou-Charentes

Le Docteur Gérald Kierzek dénonce le fait que "Le gouvernement détricote le système égalitaire de la Sécu !"


Le médecin de l'Hôtel-Dieu de Paris s'insurge contre les annonces sur la santé contenues dans le plan d'économies de 50 milliards d'euros de Valls.

Le Point.fr :
Urgentiste, vous présidez l'association Hôpital pour tous de défense de l'Hôtel-Dieu de Paris. Pourquoi les annonces sur la santé contenues dans le plan d'ensemble d'économies de 50 milliards de Manuel Valls vous ont-elles choqué ?

Gérald Kierzek : 
Le président Hollande venait de dire, dans le discours qui a suivi la défaite du PS aux élections municipales, que la santé faisait partie de ses priorités, et la semaine suivante, son nouveau Premier ministre nous dit qu'il faudra gagner 21 milliards d'euros sur la Sécu..., plus que le montant du déficit de l'Assurance maladie !

C'est pour le moins incohérent et irréaliste.

La suite sur lepoint.fr

jeudi 24 avril 2014

Nouvel hôpital de Carcassonne : effectif renforcé de 21 agents.

La réunion du comité technique paritaire qui a eu lieu hier au centre hospitalier de Carcassonne a, peut-être, mis un terme au mouvement social qui agite l'établissement depuis quelques semaines. Nous le saurons ce matin, au terme de l'assemblée générale du personnel qui aura lieu dans le hall d'Antoine-Gayraud. 

Tout porte à croire que l'accord signé unanimement hier est une porte de sortie de crise. 

Au terme de quatre réunions de concertation et de négociation entre la direction et les partenaires sociaux, un accord a été trouvé. «21 postes de soignants supplémentaires vont être créés pour assurer le bon fonctionnement du nouvel hôpital à Montredon»,  a annoncé le comité de direction hier. 
Les services concernés sont les plus «sensibles» en termes d'activité : la gastro-entérologie, la chirurgie, la maternité, l'onc ologie de jour, le pôle cancérologie-pneumologie-rhumatologie, les consultations mutualisées, le brancardage, le bloc opératoire, les urgences et le pôle médico-technique.

En l'occurrence, il s'agit donc de postes d'infirmiers et d'aides soignants.

Lire la suite ladepeche.fr

mercredi 23 avril 2014

L'AP-HP fiche ses agents !?...

L'hôpital Robert-Debré a établi des fiches nominatives d'agents en fonction de leur comportement plus ou moins docile, a reconnu l'AP-HP mercredi, tout en condamnant cette pratique révélée par le Canard Enchaîné (édition du mercredi 23 avril).

Un premier fichier nominatif concerne 43 aides-soignantes et auxiliaires de puériculture de la maternité de Robert-Debré.
Y figurent ceux qui ont des "comportement négatifs", soit, tel que défini dans le document, ceux qui sont "souvent opposés aux changements" ce qui a "un effet négatif sur le climat social", indique une source interne.

Le document, daté d'octobre 2013 et envoyé par erreur dans un courrier interne, recense également "des leaders négatifs" qui ont "une emprise négative sur l'équipe: refus de changement, commérage, opposition à la hiérarchie".
Il ne s'agit pas d'un "système organisé" mais de "pratiques et d'initiative individuelles" et la cadre à l'origine du fichier "a été déchargée de ses responsabilités il y a trois mois", a assuré à l'AFP Martin Hirsch, le directeur général de l'AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris).
La direction a "mis en place une démarche d'amélioration des conditions de travail avec la participation active des équipes du service de la maternité", assure par ailleurs l'AP-HP dans un communiqué.
L'affaire de l'hôpital Robert-Debré n'est pas isolée. 
A l'hôpital Georges-Pompidou, ce sont des chirurgiens qui ont fait l'objet de fiches comptabilisant le nombre et la durée de leurs interventions.

L'affaire a été portée devant la justice par les médecins et l'AP-HP a pour sa part porté plainte en février pour diffamation publique envers un fonctionnaire, après le piratage du mail de la directrice de l'établissement.
"Il y a une ambiguïté sur le statut des fiches et tableaux qui ont circulé entre trois personnes" pour "savoir s'il était conforme aux déclarations de la CNIL (commission nationale de l'informatique), et il y a aussi piratage d'un mail", a estimé M. Hirsch.
Dans ce contexte, consigne a été donnée à tout l'AP-HP de "se mettre en règle là où on ne l'est pas", a poursuivi M. Hirsch, faisant valoir que près de 800 applications informatiques (planning, paye, etc) étaient utilisées au sein de l'AP-HP qui emploie environ 92.000 personnes. Cette mise en conformité pour vérifier que chaque application est couverte par la CNIL "ne se fait pas en 24 heures, cela prendra environ un mois".
"Il est possible si nous faisons bien notre travail que d'autres utilisations de fichiers remontent" pour lesquels "les gens ont cru bien faire et ont mal fait", consent le directeur général de l'AP-HP.
Mais "on peut conformément à la loi suivre l'activité de chaque salarié", plaide M. Hirsch "pour assurer aux Français que l'argent mis à l'hôpital est bien utilisé". "On est comptable de l'activité des personnes qui travaillent à l'AP-HP, vis-à-vis des patients" qui s'y font soigner, dit-il.


Pour "La Vie Hospitalière" le grand malaise qui subsiste dans les hôpitaux ne saurait s'arranger avec des méthodes qui semblent venir  des bas-fonds... les personnels médicaux et para-médicaux n'ont pas à être fichés sur des bases qui pourraient être en plus arbitraires il y a là un manque de respect des droits fondamentaux quelque soit le prétexte invoqué.
Ceci écrit nous rappelons que c'est dans ce même pôle concerné directement par ce flicage éhonté qu'en décembre 2012 une auxiliaire de puériculture avait mis fin  à sa vie en laissant comme message (qui ne semble pas avoir été compris...ce qui est grave dans un milieu hospitalier) : "Je ne peux plus retourner à Robert-Debré. Travail inhumain. Plus la force."

Il faut arrêter de prendre les agents hospitaliers pour des objets !
Nous ne le répèterons jamais assez, le "management" selon les méthodes apparentés aux U.S.A. ça commence à bien faire !! 
Assez de management et plus de ménagement des personnels !!!

La suite sur leparisien.fr et liberation.fr


dimanche 20 avril 2014

Dégradation du système de santé

Notre système de Sécurité sociale solidaire et égalitaire est basée sur un financement par des cotisations sociales.

L’annonce gouvernementale sous prétexte " d’agir sur le « pouvoir d’achat des salariés » prévoit une baisse des cotisations payées par les salariés " ! or on sait bien que ce qui est donné d’une main est repris de l’autre par les franchises, les déremboursements des médicaments , les forfaits hospitaliers, l’imposition des indemnités journalières des victimes de la vie et du travail , la remise en cause du 100% pour les affections de longues durée , les dépassements d’honoraires !

On veut dégrader notre système de santé comme c'est le cas en Grèce ! Rappelons que le système de santé en Grèce ne cesse de se dégrader; Le personnel de santé qui part à la retraite n est pas remplacé, des spécialités font défaut ! L’absence de soins fait progresser les maladies : les femmes enceintes ne font plus d’examens ! Dans les hôpitaux , le manque de matériel et de personnel fait reculer l’accès aux soins comme par exemple dans un hôpital de Crète où on peut lire « Le lundi pas de consultation en cardiologie » « pas de consultation ORL pendant dix jours » ! Dans le domaine psychiatrique on constate un manque de nourriture pour nourrir tous les patients , c’est ainsi qu’un appel au secours a été lancé par l’hôpital de Leros, dans la même logique Les personnes en situation de drogue ne sont plus suivies et sont laissées à l’abandon ! "les patients font la queue dès 5h du matin devant les grilles d’un dispensaire de son portail pour espérer décrocher un bon numéro, et se faire examiner ensuite dans la journée." Heureusement que de nombreux dispensaires municipaux ou assimilés, proposent de la médecine gratuite !

On veut nous rapprocher du système anglo saxon on veut détruire le système de notre sécurité sociale pour le confier aux assureurs privés ! On se rappelle le film de Michael Moore qui relate une anecdote sur le système de santé américain : un homme qui souffre de fractures à deux doigts attend à l’hôpital le devis de la " réparation ; " Or il n’a pas les moyens de se faire soigner les deux doigts, le médecin lui demande alors " quel doigt voulez-vous que je vous soigne. "

Rappelons que toutes les mesures qui empêchent le malade de se soigner correctement en France sont maintenues et vont s’aggraver :

Le mécontentement augmente, la grogne des personnels se fait sentir, une directive européenne prévoit l’ouverture de la santé au secteur marchand, la république Tchèque l’a testé pour nous !

La finalité est de réduire l’accès aux soins pour tous et notamment les plus démunis pour augmenter le secteur marchand qui génère des bénéfices.

L’espérance de vie recule dans de nombreux pays y compris en France :

Selon une enquête récente, l’espérance de vie est en recul dans de nombreux pays : la première cause évoquée est le recul de l’accès aux soins pour tous mais aussi des conditions de travail qui se dégradent, sans compter qu’ en France 30% de personnes renoncent aux soins car le coût reste trop important, renoncer c ’est laisser se développer une maladie , c’est faire reculer la prévention.

Martine Lozano
Militante associative

vendredi 18 avril 2014

Plan cancer : l’INCa et l’ANSM signent un accord-cadre pour la mise en œuvre des mesures sur les médicaments


 Plan cancer : l’INCa et l’ANSM signent un accord-cadre pour la mise en œuvre des mesures sur les médicaments

L’Institut national du Cancer (INCa) et l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) ont signé le 14 avril 2014 un accord-cadre pour renforcer leurs actions conjointes dans les domaines où les missions des deux institutions sont complémentaires, en particulier l’accès précoce aux médicaments anticancéreux et la sécurité des patients.

L’accord cadre prévoit plusieurs domaines de collaboration, le premier étant l’accès précoce aux médicaments anticancéreux pour lequel les deux institutions vont développer des réflexions conjointes et des échanges d’information afin de renforcer leur synergie autour des dispositifs et programmes en cours (plateformes de génétique moléculaire, essais cliniques, autorisations temporaires d’utilisation (ATU), programme des Centres labellisés de phase précoce (CLIPP), programme Accès sécurisé à des thérapies ciblées innovantes (AcSé), inspection et contrôle des centres de phase 1…).

Le suivi du bon usage du médicament constitue également un domaine de collaboration, en vue notamment d’élaborer des recommandations temporaires d’utilisation (RTU) pour sécuriser certaines utilisations de produits hors AMM. Des échanges sont également prévus sur les données de pharmacovigilance concernant les anticancéreux et sur les dispositifs médicaux dans le champ de la cancérologie.

Le programme d’actions communes élaboré pour les deux prochaines années définit les actions concrètes qui seront mises en œuvre dans le cadre du Plan cancer 2014-2019 et les contributions respectives de l’INCa et de l’ANSM. Il porte notamment sur :

- la définition des priorités en matière de développement des médicaments anticancéreux (action 5.5 du Plan cancer)
- l’évolution des dispositifs d’évaluation des médicaments anticancéreux (actions 5.7)
- l’accès précoce aux médicaments afin de développer l’information sur les essais cliniques en cancérologie (action 5.2 et 5.4), les centres d’essais précoces (5.3), des essais cliniques adaptés à de nouveaux concepts (5.6) et de lutter contre les inégalités d’accès aux médicaments et les pertes de chance (5.10)
- les tests compagnons des thérapies ciblées afin de conforter l’accès aux tests moléculaires (action 6.2), faire évoluer le dispositif d’oncogénétique (action 6.1), promouvoir la qualité des tests, la collecte de données (objectif 6)
- le bon usage des médicaments, à partir notamment des données des OMEDIT[1] pour identifier les situations de prescriptions non acceptables ou justifiant un encadrement particulier (RTU, essais cliniques)(action 2.7)
- l’organisation des soins en cancérologie pour assurer, notamment, la cohérence entre les critères d’agrément chimiothérapie et les conditions de prescription et de délivrance des médicaments, la gestion des ruptures de stocks, la production de recommandations sur la prise en charge des effets secondaires des chimiothérapie (action 3.1)
- la production de rapports sur les médicaments anticancéreux.



[1] Observatoire du médicament, des dispositifs médicaux et des innovations thérapeutiques

Source : ANSM

jeudi 17 avril 2014

Motion de la Commission Exécutive Générale de la CGT du CHU de Toulouse

La CGT du CHU de Toulouse regrette fortement que le CNF du 7 et 8 avril n’ait pas relayé l’appel de Caen pour une AG de tous les établissements hospitaliers le 22 mai à l’Hôtel Dieu de Paris

 Pour nous, cet appel est une bouffée d’oxygène dans la perspective d’un combat historique contre nos directions, le Medef et le gouvernement voulant appliquer le pacte de responsabilité et finaliser la disparition de la Sécurité sociale et du service public hospitalier.
Nous avions un représentant qui a pu constater l’équilibre CGT SUD dans l’assemblée et le dynamisme des interventions et la volonté d’élargir la dynamique pour construire un mouvement national contre l’austérité dans les hôpitaux.

S’il y a des difficultés à l’organisation de l’assemblée du 22 mai à Paris. Nous sommes en capacité d’organiser à Toulouse l’assemblée générale des établissements hospitaliers décidée à Caen le 4 avril 2014.
Nous sommes aussi en capacité d’accueillir une Assemblée Générale nationale à Toulouse dans le cadre du mouvement.
  
 Vote :
    Contre – 0
    Abs – 1
    Pour – 27

(Communiqué du 16 avril 2014)

mardi 15 avril 2014

La nature au cœur de l’Hôpital

En partenariat avec le Service Ville d’Art et d’Histoire de Lille, l’Office du Tourisme de Lille et le CHRU de Lille dans le cadre de "Laissez-vous conter Lille".

La nature au cœur de l’Hôpital - 29 avril 2014

Nous vous invitons à découvrir le service jardin du CHRU de Lille qui vous montrera à travers un parcours thématique les serres, la production florale, l’entretien des espaces verts, la sapinière, ainsi que leur rôle auprès des patients (enfants, personnes âgées…) à travers les jardins thérapeutiques.
Nous serons accueillis par des jardiniers professionnels qui nous parleront de la taille des arbres, des rosiers, de la reconnaissance des végétaux et qui répondront également à vos questions.
Départ : Rendez-vous à 9 heures 30 ou à 14 heures devant la station de métro CHR-Calmette, ligne 1, à Lille.
Durée : 2h environ
Réservation au :  03 20 44 59 62 Poste 339.17 (répondeur, merci de laisser vos coordonnées)

Messagerie électronique: musee-hospitalier@chru-lille.fr

lundi 14 avril 2014

30 milliards d'emprunts toxiques pour les hôpitaux publics ? Un grand scandale !


    Voilà les effets du désengagement de l’État dans le domaine de la santé ! Un beau scandale ! 
On comprend mieux la baisse de qualité des soins et la rogne du personnel hospitalier.. Il n’y a plus de sous ! Par contre, les banques elles apparaissent tirer bien des profits...

    Comment les hôpitaux sont aussi touchés par les « emprunts toxiques »
   
       La Cour des comptes a rendu public, vendredi 11 avril, un rapport sur la dette des établissements publics de santé (EPS), alertant sur le triplement en dix ans de cette dette, qui atteignait près de 30 milliards d’euros, dont 20 % d’emprunts « sensibles » Dexia, à la fin de 2012. Une responsabilité partagée, selon la Rue Cambon :
   
        « D’une part, les pouvoirs publics ont privilégié le levier de la dette pour financer un plus grand nombre d’opérations, sans instaurer de procédures rigoureuses de choix des investissements, tout en allégeant leurs contrôles.
        D’autre part, les gestionnaires hospitaliers n’ont pas suffisamment inscrit leurs investissements dans une logique d’efficience et ont fait preuve d’une vision trop optimiste de l’évolution de leurs recettes dans le cadre de la tarification à l’activité. »
   
    Lire notre décryptage : Tout comprendre des emprunts toxiques en 10 questions
   
   
    DES HÔPITAUX LIVRÉS À EUX-MÊMES
   
    Cette situation financière dramatique résulte de la mise en place des plans Hôpital 2007 et Hôpital 2012, qui ont incité les établissements à se financer par eux-mêmes, quitte à recourir à des produits structurés à risque, les mêmes qui pourrissent aujourd’hui les comptes de nombreuses collectivités locales.
   
        « En dehors du risque d’assèchement des concours bancaires (…) certains EPS sont en particulier toujours confrontés à une exposition préoccupante aux emprunts structurés, notamment les plus à risque, au même niveau que les collectivités locales. »
   
    Les emprunts structurés à risque correspondent à des produits financiers très attractifs parce qu’ils proposent des taux d’intérêt bien plus intéressants que le marché, mais ils comportent une « deuxième phase » qui se déclenche au bout de quelques années et comprend une part de risque importante, liée à l’évolution d’indices, de monnaies… d’objets spéculatifs totalement déconnectés de la réalité de celui qui emprunte et qui n’aurait sinon aucune raison d’y être confronté.
   
    Lire nos explications sur les conséquences des emprunts structurés : Six ans après, que sont devenues les villes intoxiquées ?

    LE PIÈGE DES COÛTS DE SORTIE
   
    La Cour reconnaît aussi le rôle de la dérégulation des finances des EPS, notamment par les ordonnances de 2005 supprimant la délibération des conseils d’administration sur l’emprunt.
   
    Résultat, près d’un milliard d’euros étaient encore liés à la fin de 2012 à des produits non seulement « toxiques » mais même interdits par la charte Gissler (classification établie par les pouvoirs publics) car considérés comme les plus dangereux.
   
    Enfin, la dette des hôpitaux inquiète les magistrats en raison du manque de perspectives sur le processus de désendettement qui devrait être engagé sur les trésoreries de ces établissements. Concrètement, il ne s’agit plus aujourd’hui de désendetter mais de stabiliser l’endettement pour de nombreux EPS, pris au piège des emprunts toxiques dont les coûts de sortie (la pénalité à payer pour rembourser l’emprunt avant la date fixée) sont exorbitants.
   
        « Alors que de nombreux contrats ont déjà basculé en phase de majoration des taux d’intérêt, le coût de sortie des emprunts structurés apparaît extrêmement élevé. »
   
    HYPOTHÈQUE DES RESSOURCES
   
    La Fédération hospitalière de France (FHF) avait alerté en mars le ministre du budget Bernard Cazeneuve sur la nécessité de trouver une « solution acceptable » pour les hôpitaux aux finances grevées par des emprunts toxiques. Une rencontre doit être fixée avec son successeur, Michel Sapin.
   
    Frédéric Valletoux, le président de la FHF, souligne que « les sommes en cause et les risques pris par les établissements devant la carence des pouvoirs publics vont très rapidement hypothéquer les ressources à consacrer aux soins et par voie de conséquence leur qualité ».
   
    Dans leur ouvrage sur Dexia, les journaliste Nicolas Cori et Catherine LeGall racontent comment l’hôpital intercommunal Sèvres et Loire (514 lits), situé dans la banlieue de Nantes, a accepté de placer 40 % de sa dette en emprunts toxiques, en l’occurrence des produits Dexia indexés sur la parité euro-franc suisse, qui empêchent aujourd’hui l’établissement de financer d’urgents travaux de rénovation.
   
    EXCLUS DU FONDS DE SOUTIEN
   
    La loi de finances 2014, adoptée définitivement en décembre, a instauré un fonds de soutien aux structures publiques touchées par les emprunts toxiques, abondé pour moitié par l’Etat, pour moitié par les banques. Or, les hôpitaux sont exclus de ce dispositif.
   
    En outre, pour accéder à ce fonds, les plaignants sont obligés de renoncer à tout contentieux, en cours ou à venir, à l’encontre de Dexia et de la SFIL (Société de financement local).

Pour la FHF, « la responsabilité de certaines banques peut légitimement être mise en cause ». Elle a incité « les responsables hospitaliers à porter les dossiers devant la justice en raison de l’opacité des conditions contractuelles sur les risques encourus par les emprunteurs lors de la signature des contrats avec les banques ».
   
    L’affaire des emprunts toxiques concerne quelque 1.500 collectivités ou organismes publics (hôpitaux, habitat social, notamment). Elle est à l’origine de plusieurs centaines de contentieux, dont 200 à 250 auprès de Dexia et de la SFIL.
   
  Malthide Danlgé (Comment les hôpitaux sont si touchés par les emprunts toxiques)
   
  
Notre système de santé qui était l' un des meilleurs du monde est de plus en plus menacé !

Nous nous dirigeons vers un système à deux vitesses (qui a déjà commencé dans un sens) avec l'assentiment de ceux qui représentent bien des intérêts qui sont de plus en plus éloignés de l'intérêt général.
Les plus pauvres seront encore les dindons de la farce  de cette politique qui privilégie en fait bien des intérêts privés (des groupes bancaires, des multinationales..) Une honte ! Un déshonneur pour la France qui est de plus en plus menacée économiquement tout étant entrepris pour déstabiliser nos systèmes.
Et les grands responsables sont ces hommes et femmes politiques qui continuent notamment à précipiter les hôpitaux publics vers une dérive ou  vilipendeurs et pourfendeurs trouveront tout autant  toujours les moyens de tirer profits de ce grand mal qui ronge notre pays, pour "La Vie Hospitalière" il est temps de faire les comptes, et d'en tirer toutes les conclusions, dites conclusions  qui permettront de mettre un terme à cette politique d'hypocrites qui ne survit qu'en trompant les citoyens et citoyennes de plus en plus accablés.



   
    Sources: lefigaro.fr Lemonde.fr

mercredi 9 avril 2014

Ministère de la Santé : ne pas confondre girouettes et pirouettes...


Marisol Touraine qui était devenue depuis le 2 avril ministre des Affaires sociales a récupéré  ce 9 avril le titre de ministre des Affaires sociales et de la Santé qu'elle avait sous le Gouvernement Ayrault. Un  secrétaire d'État  aux Personnes âgées et à l'Autonomie, et un  aux Personnes handicapées ont été nommés.

Dans la foulée Jean-Marie Le Guen qui était président du Conseil de surveillance de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris quitte l'AP-HP pour  devenir secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement. Ce dernier n'a pas vraiment soutenu les urgences de l'Hôtel Dieu il était rappelons le pour un "hôpital debout"...

Lire L'austérité nuit gravement à la santé!

vendredi 4 avril 2014

Hôpital de Carcassonne : "La concertation c'est fini..."


Réunis hier après-midi dans le hall de l'hôpital, les agents, très nombreux, ont manifesté leur inquiétude face à la mise en service du nouveau pôle santé de Montredon et se sont dits prêts à bloquer le déménagement.

«On n'avait pas vu le hall aussi plein depuis 2002 et les manifs pour les 35 heures» remarque un syndicaliste. Hier, sur le coup de 14 h 30, les syndicats du centre hospitalier Antoine-Gayraud, appelaient les agents à une assemblée générale. Au cœur du problème, le futur déménagement qui se profile vers le nouveau Pôle santé de Montredon dot le coup d'envoi devrait être donné le 5 mai. Une étape cruciale qui suscite manifestement bien des inquiétudes et que les deux syndicats majoritaires dans l'établissement, CGT et FO avaient relayées la veille en relevant que les «conditions d'un déménagement réalisé dans de bonnes conditions n'étaient pas réunies».
Leur appel a donc été entendu ...

La suite de cet article  sur La Dépêche du Midi.



Le développement durable au Centre hospitalier de Melun

La semaine du développement durable organisée en France jusqu'au 7 avril a une résonance particulière à l'hôpital Marc Jacquet de Melun.

Depuis cinq ans, les actions en ce sens se multiplient...

La suite sur Le Parisien

Le Ministère de la Santé n'est plus...



Le gouvernement va  prochainement imposer un plan d’économies de 50 milliards d’euros sur les trois prochaines années, on attend les mesures?...


Dans ce contexte il serait de bon ton que les 16 Ministères soient élagués et ainsi être réduits à l'essentiel afin de réaliser de réelles économies...et peut être,  (bien qu'une ministre a estimé que les repas servis étaient dégueulasses (1)) ...qu'il faudra arrêter de servir des bouteilles de champagne à 5.200 euros !


Oui, c'est purement dégueulasse...non pas les repas servis à tous ces privilégiés mais bien la politique engagée qui vise à aller encore un peu plus loin dans les restrictions...

On va même jusqu'à oser supprimer le Ministère des Affaires Sociales et de la Santé...pour en faire un Ministère des Affaires Sociales avec un éventuel Secrétariat d'Etat à la Santé...

De quoi se poser bien des questions...la place de la Santé ne semble pas être une préoccupation majeure pour ce gouvernement...


Le gouvernement Valls nous réservera certainement bien des surprises, on continue dans la politique du pire...quand l'on pense que cet actuel Premier-Ministre a été  Maire d'Evry, membre du Conseil de Surveillance du Centre hospitalier Sud Francilien (CHSF),  et quand l'on voit comment cet établissement de santé (2)  a été littéralement vidé de ses entrailles pour bénéficier à des intérêts privés, c'est là aussi bien dégueulasse...car les citoyens et citoyennes ont payés et payent encore et encore de leurs deniers les errements de ceux qui sont censés représenter l'intérêt général, les intérêts de tous les citoyens et citoyennes.







1) Quand l'on pense qu'il y a en France des personnes qui sont dans une misère extrême, que souvent ils ne mangent pas à leur faim (il est évident aussi que cette  population ne peut plus se soigner convenablement faute d'en avoir les moyens) là c'est réellement dégueulasse !!!


2) Qui devait être théoriquement un établissement public dans le sens propre du terme, et qui s'est retrouvé très vite dans un déficit exemplaire et très significatif de la politique engagée depuis des années (le Partenariat Public Privé -PPP- est dans bien des cas une fumisterie qui profite surtout à  des intérêts privés), politique  qui persévère (de droite comme de gauche ils s'entendent bien pour tirer profits de toutes les situations possibles).


Pour ne pas conclure

Par exemple : Les ministre des Affaires sociales, ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue social, ministre du Logement et de l’Égalité des territoires, ministre de la Décentralisation de la Réforme de l’État et de la Fonction publique, ministre des Droits des Femmes, de la Ville de la Jeunesse et des Sports, ministre de la Culture et de la Communication, ministre de l'Éducation nationale de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, soit 7 postes de ministres…
Peuvent se rassembler dans 3 Ministères, soit 1 ministre de la Santé et du Social, 1 ministre du Patrimoine et des Fonctions Publiques, et 1 ministre de la Recherche, de l’Enseignement, et de la Culture, un gain de 4 ministres est ainsi réalisé !

Quant au  ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, et au ministre de l'Agriculture, de l'Agro-alimentaire et de la Forêt,   soit 2 ministres, 1 seul ministre de l’Environnement et de l’Agriculture est suffisant…

Sans oublier que le ministre des Finances et des Comptes publics et le ministre de l’Économie du Redressement productif et du Numérique ne sont pas dans une situation très claire,  1 seul   ministre des Finances et de l’Économie est là aussi suffisant, surtout quand l’on voit les budgets alloués, les avantages qu’ont ces gens là, avec à terme un droit à pension qui grève aussi les finances, il est temps d’arrêter de puiser dans les caisses de l’Etat de manière royale…

Là le Ministère de la Santé reprend une place qui lui sied et bien des Ministères sont fusionnés permettant des économies importantes (6 ministres de moins et on peut faire mieux…).




(mis à jour le 5 avril 2014)