jeudi 29 mai 2014

Quelle gouvernance dans les hôpitaux après la Loi HPST ?

Le constat est amer et sans appel. 

Le fossé se creuse au sein des hôpitaux entre les managers (directeurs et responsables médicaux) et les PH : certains conflits sont sur la place publique et médiatisés sans pour autant trouver de solution (DIM à St Malo, Hôpitaux St Maurice, HEGP pour parler des dernières affaires en cours). D’autres plus discrets sont pourtant lourds de significations sociales et symboliques : constitution d’un collectif de 150 PH à St Etienne, combat à Châteauroux des anesthésistes refusant de travailler dans les conditions imposées qui ont porté leur collègue à se suicider sur son lieu de travail (tout en étant désireux d’œuvrer à l’indispensable reconstruction morale de leur établissement). Partout, la réglementation est enfreinte, contournée ou repoussée sine die, la non application de l’arrêté du 8 novembre 2013 sur astreintes et temps de travail en est le dernier exemple tellement significatif. Les PH sont souvent malmenés, très vite menacés de suspension, et en commission de discipline ou statutaire nationale, leurs dossiers sont accueillis avec un fort sentiment de parti pris pro-direction.

Partout la sensation de ne plus être écoutés ni entendus, l’absence de concertation avec les acteurs pour des décisions stratégiques passées en force à l’emporte-pièce, dans l’incompréhension générale ou l’opposition franche,  conduit à un malaise général et instille un sentiment de mépris grandissant. Cette situation n’est pas étrangère à la diminution des effectifs de PH, avec désormais plus de départs que d’arrivées, et beaucoup de départs par démission, sous l’œil dubitatif des internes seniors potentiels à qui ce spectacle si peu attractif leur donne peu l’envie de rester.

Pour autant, il ne s’agit pas d’un combat des médecins contre les directeurs : le schéma trop simpliste d’un affrontement corporatiste n’amènerait rien à la recherche de solutions. Il est vrai que de plus en plus souvent, l’impression générale est que les directeurs veulent casser du docteur, en tout cas du docteur de base, qualifié de flemmard, individualiste et rétif au changement. Mais pour autant se limiter à cette photographie amputerait une partie de l’analyse. D’abord parce que les directeurs ont su se trouver des alliés objectifs que sont souvent chefs de pôle ou de service, présidents de CME, auto adoubés en boucle au sein d’un réseau fermé propre à chaque établissement. Ensuite parce que c’est bien dans la désorganisation de leurs conditions de travail au quotidien, par des décisions auxquelles ils ne participent plus du tout, qu’il faut chercher les sources de la colère.

Dans son intensité comme dans son origine, le conflit dépasse donc de loin l’habituelle zone de friction entre d’un côté les acteurs de terrain opérateurs du soin et de l’autre la bureaucratie  managériale et gestionnaire. Il n’a cessé de s’intensifier au fur et à mesure que la loi HPST de 2009 produisait des effets, et s’est trouvé encore amplifié par l’absence de remise en cause, en dépit d’un discours prometteur, par la nouvelle équipe ministérielle.

En effet, cette loi donnant pouvoir « absolu » aux directeurs, sans aucun contre-pouvoir, et lui permettant de choisir et de nommer au sein de la communauté médicale ses alliés les plus dociles, puis de noyauter la CME avec ces médecins choisis, a en quelques années effondré dans un grand nombre d’établissements la confiance que les acteurs pouvaient avoir en leur institution. Ce ne sont pas les réformes récentes qui vont changer cette donne, puisqu’elles n’ont pas remis en question cette organisation de la gouvernance.
 
Cette application stricte des règles du New Public Management instauré par la droite et maintenu par la gauche, est destinée à conduire à marche forcée une doctrine de financement des hôpitaux (inadaptée car inflationniste et ne répondant pas aux besoins de la population). Elle oblige à augmenter la bureaucratie administrative aux dépens des soignants, impose le règne de la gestion par indicateurs dans lesquels les acteurs ne se retrouvent pas, généralise la tyrannie de l’évaluation, consacre la performance individuelle, et finalement impose de manière autoritaire des décisions généralement non comprises.
 
L’émergence de ces règles managériales qui ne satisfont que les managers arrive au pire des moments, car les médecins traversent une crise démographique terrible, qui pour avoir été prévue (sans que jamais des décisions politiques courageuses décident d’en modifier le cours) n’empêche pas ses conséquences quotidiennes sur les organisations. La méconnaissance des fondements sociologiques de la profession de médecin et un management totalement inadapté à ses caractéristiques, incite désormais les médecins soit à partir en retraite le plus vite possible, soit à rallier le privé, ou encore goûter aux avantages de l’intérim médical, le travail en free-lance permettant de ne plus se confronter à la réalité des titulaires et de récupérer ainsi un semblant de maitrise de son autonomie professionnelle ; sans compter les avantages financiers.
 
Les pôles n’ont servi qu’à affirmer le pouvoir des directeurs sur une hiérarchie médico-administrative qui lui est soumise. La collaboration des chefs de pôle donne l’impression trompeuse aux directeurs, notamment au sein du directoire, d’une gouvernance pacifiée alors que les praticiens des pôles ont de plus en plus le sentiment de ne pas être écoutés et que leur malaise va croissant. L’enquête des intersyndicales de PH sur les pôles a démontré que pour l’immense majorité des praticiens, la structuration en pôles n’a eu que des effets délétères, notamment sur la circulation des informations institutionnelles et de l’organisation des soins.
 
Cette organisation pyramidale est contre-productive pour l’hôpital public car comme dans « la revanche du rameur », les rameurs ne veulent ou ne peuvent plus ramer dans ces conditions. Faute d’écoute, d’autorité sur l’organisation des soins et de respect de la place du médical, l’attractivité des carrières hospitalières ne cesse de se dégrader notamment vis-à-vis des jeunes collègues pour qui la qualité de vie au travail  associant un nécessaire équilibre entre vie privée et vie professionnelle est désormais devenue un critère essentiel.
 
Or, même de l’avis des conférences de directeurs et de PCME, les services sont restés les structures médicales opérationnelles des hôpitaux et la seule faute serait celle d’un manque de communication…
 
 Ce sont toujours les services, constitués d’une équipe médicale et paramédicale correspondant à une spécialité médicale ou pharmaceutique, qui structurent la prise en charge des patients l’activité collective des soignants.  C’est à ce niveau que les délégations de gestion ont le plus de chance d’être pertinentes. C’est l’homogénéité des métiers et des formations au sein d’une spécialité qui permet d’organiser les synergies et la cohérence des projets médicaux d’un établissement de santé.

C’est donc le chef de service qui est le mieux placé pour contractualiser les délégations de gestion et exercer l’autorité fonctionnelle sur son équipe. Il doit bénéficier d’une légitimité forte vis-à-vis de ses collègues et être nommé par le directeur sur proposition de la CME et non de son seul président, après avis de la communauté médicale du service. Il doit bénéficier d’une formation au management, être évalué sur ses aptitudes à mener une équipe et non sur des indicateurs de performance économique. Ses qualités relationnelles et organisationnelles sont essentielles car il doit faire vivre le dialogue entre les acteurs au sein et en dehors du service. Son mandat doit être limité dans le temps, ce qui est essentiel pour ne pas revenir au pouvoir mandarinal à vie qui a fait son temps. Dans les CHU, il ne doit pas être de la compétence exclusive ou de droit des hospitalo-universitaires, le cumul des mandants n’étant pas toujours synonyme d’efficacité.

Au sein d’un hôpital, le pouvoir doit être partagé entre la communauté médicale et le management administratif pour conduire à l'émergence d'un projet médical suivi avec bienveillance par la direction et piloté dans un climat de confiance. 

Bien sûr qu’il doit y avoir un décideur à l’hôpital : mais décider n’est pas synonyme de régner. 
Un équilibre doit être trouvé, reposant sur des décisions concertées, une évaluation du climat social, avec suivi d’un baromètre social transparent, et ses conséquences en terme d’avancement ou de primes d’intéressement. Le directeur doit s’appuyer sur des médecins eux-mêmes formés au management et évalués sur leurs qualités à mener une équipe, et pas uniquement  sur des indicateurs de performance économique. Ces managers médicaux qui ne doivent pas non plus régner à vie grâce à des mandats limités dans le temps, doivent être eux aussi évalués sur leurs capacités à réunir les équipes autour des projets médicaux impartis et à faire fonctionner le dialogue ; ils doivent être choisis démocratiquement au sein de l’équipe de PH avec validation par la CME.

 C’est en redonnant  du sens au mot équipe, centré sur une activité, autour d’un projet, avec au sein de cette équipe collaboration, solidarité, confiance, que les hôpitaux peuvent devenir « magnétiques », et que les carrières vont devenir de nouveau attractives.

Communiqué de presse du Syndicat "Avenir Hospitalier" et de la "Confédération des Praticiens des Hôpitaux"

mercredi 28 mai 2014

Stress, souffrance et violence en milieu hospitalier

La Mutuelle Nationale des Hospitaliers (MNH) diffuse un manuel (1) qui aborde les différents problèmes liés au stress, à la souffrance et à la violence rencontrés par les soignants dans l'exercice de leur profession. 

 Ce document s'adresse à tous les soignants car tous sont à un moment ou à un autre confrontés au stress, à la souffrance et à la violence dans leur milieu professionnel. 

Vous pouvez le télécharger  (au format PDF) directement sur le site de la MNH.





 1) Aline Mauranges, psychologue clinicienne, a réalisé entièrement ce manuel de 164 pages.

Appel à projets Label 2014 Droits des usagers de la santé

Le Ministère des Affaires Sociales et de la Santé a décidé de renouveler l’expérience de labellisation initiée en 2011 dans le cadre de 2011, année des patients et de leurs droits.

Une procédure d’appel à projets intitulée label et concours Droits des usagers de la santé édition 2014 est donc diffusée afin de valoriser les expériences exemplaires et les projets innovants menés en région, en matière de promotion de droits des patients.

Les dossiers doivent parvenir aux ARS au plus tard le 10 octobre, les labellisations auront lieu au 31 décembre 2014.

Pour plus d'informations

Déclenchement du niveau de veille saisonnière du plan national canicule


Depuis 2003, à partir du 1er juin, la veille saisonnière du Plan national canicule est déclenché. Ses objectifs : protéger les populations des effets d’une canicule par la mise en place de mesures adaptées aux différentes catégories de population ainsi qu'informer et communiquer pour sensibiliser et protéger les populations des conséquences sanitaires d’une canicule.
La plateforme téléphonique Canicule info service  est mise en service de juin à août inclus.
Numéro de téléphone :  0 800 06 66 66

"La Vie Hospitalière" rappelle le communiqué de presse de l'Association des Médecins Urgentistes de France du 10 janvier 2009, car il est toujours aussi brûlant d'actualité, sinon pire avec les atteintes qui sont portées de manière insidieuse à  la qualité des soins au nom de la marchandisation de la Santé (1) c'est scandaleux et c'est aussi l'une des répercutions sur la vie de chaque jour tout particulièrement pour les français et les françaises  de la politique menée  sur le plan international ...dite "politique" qui s'apparente à une grave dérive de notre société.

Extrait : "...Depuis de nombreuses années, l’AMUF alerte régulièrement sur le manque de moyens des hôpitaux et plus particulièrement des services d’urgence. 
Ces appels ont été méprisés et balayés d’un revers de main par les gens qui sont censés nous gouverner. 
Or « gouverner, c’est prévoir » ! 
Ils n’ont rien fait et l’hôpital est en situation de rupture. Seule la grande conscience professionnelle de ses personnels permet encore de le faire fonctionner tant bien que mal, mais pour encore combien de temps. L’argument de la nécessité d’une réorganisation ne tient pas. 
La précédente réforme dite « Hôpital 2007 » était une réforme organisationnelle avec la mise en place des pôles et l’instauration de la tarification à l’activité. Aucune évaluation de ses effets n’a été faite par le gouvernement. 
Pourquoi ? Parce que c’est un lamentable échec. 
Mais pas pour tout le monde, car le secteur de l’hospitalisation privée commerciale s’est fortement renforcé, rendant l’accès aux soins de plus en plus difficile et de plus en plus onéreux pour une grande partie de la population. C’est la raison pour laquelle, la réforme « Bachelot » qui poursuit et amplifie la logique de la précédente ne peut être une réponse acceptable aujourd’hui.
Assez de mensonges ! L’AMUF avec de nombreuses autres organisations demande l’ouverture d’un véritable débat sur l’avenir de l’hôpital public en France."

Un communiqué qui a été diffusé six ans après les milliers de décès liés à la canicule de 2003, et, qui est hélas toujours très actuel tant les moyens sont de plus en plus restreints au nom d'un  ignominieux prétexte : celui de faire des économies, toujours plus d'économies afin de tirer toujours et toujours plus de profits (comprenne qui veut...)...quand les poches des français et des françaises se vident, les comptes bancaires d'individus sans scrupule se remplissent...

Pour ne pas conclure...





1)  Le Traité transatlantique pourrait être signé dans les mois à venir avec une certaine discrétion sur ce dernier ce qui n'apparaît pas très honnête... malgré quelque articles se contredisant étonnamment...
Ce projet de Traité transatlantique est un danger pour l'avenir, voire le devenir des services publics,..Il est temps de réagir et surtout d'agir afin de mettre un terme à toutes ces orientations qui vont à l'encontre de l'intérêt général des citoyens et citoyennes.
L'été risque d'être chaud...



dimanche 25 mai 2014

Hôpitaux en lutte : Appel de Nanterre du 22 mai 2014


57 établissements de santé dont 12 CHU se sont réunis suite à l’appel de l’EPSM de Caen du 4 avril.
L’ensemble des établissements présents a fait le constat que partout en France les hôpitaux
souffrent des mêmes maux :
des budgets toujours en baisse qui ne couvrent pas toutes les dépenses, une volonté délibérée du ministère via les ARS d’assécher les finances des établissements pour les obliger à restructurer, à diminuer l’offre de soin, la masse salariale, donc à supprimer des postes, des services… Cette politique attaque le service public de santé avec deux armes : la loi HPST et la Tarification à l’Activité. Son unique objectif est la marchandisation de la santé par la destruction du service public.
Tous et toutes les participant-e-s à cette assemblée générale ont témoigné du ras-le-bol des personnels hospitaliers considérés comme simple variable d’ajustement dans le public comme dans le privé. Ils ont évoqué la souffrance des salariés dans les hôpitaux : précarité de l’emploi, dégradation des conditions de travail et de vie privée des personnels et son impact sur les conditions  de soins donnés aux patients, dérèglementation des horaires, sous effectifs, externalisations, vétusté  des locaux… 
La liste est longue !!

Ça suffit !

Nous, dans les hôpitaux, refusons le plan d’austérité du gouvernement Valls comme des gouvernements précédents.
Nous, dans les hôpitaux, refusons la marchandisation du soin et l’hôpital entreprise.
Nous, dans les hôpitaux, refusons la criminalisation de l’action syndicale comme à Caen.
Nous, dans les hôpitaux, luttons contre les coupes budgétaires, pour l’annulation de la dette illégitime des hôpitaux et la suppression de la tarification à l’activité.
Nous, dans les hôpitaux, luttons pour des moyens adaptés aux besoins de la population.
Nous, dans les hôpitaux, luttons contre les plans sociaux pour des créations de poste massives et la titularisation des contractuels
Nous, dans les hôpitaux, luttons pour de meilleures conditions de travail et de soin.
Nous, dans les hôpitaux, luttons pour une meilleure reconnaissance, des formations professionnelles adaptées et l’augmentation des salaires.
Nous, dans les hôpitaux, luttons pour le droit d’accès aux soins de toutes et tous sur l’ensemble du territoire, pour un hôpital Humain et 100% Public.
Continuons la convergence des luttes, par l’action et la grève. Organisons la riposte hospitalière.

Toutes et tous à Caen le 18 juin 2014.
En solidarité avec les agents de l’EPSM
Contre la criminalisation de l’action syndicale

Ce rassemblement sera suivi d’une nouvelle assemblée générale.

(Communiqué de Solidaires)

jeudi 22 mai 2014

Les Salons se sont terminés en musique


Ces salons qui réunissaient HopitalExpo, GerontHandicapExpo et Health-ITExpo,  sont rappelons-le  organisés par  la Fédération Hospitalière de France (FHF).


Durant les 3 jours de ces Salons de la Santé et de l’Autonomie (qui sont  un rendez-vous majeur des professionnels et acteurs de la santé publique et privée) des conférences, tables-rondes et ateliers pratiques ont été organisés autours des pratiques et enjeux de la santé d'aujourd’hui,  elles ont de manière significative donné  le "La" sur ce que sera la santé dans le monde de demain.

Différentes animations et mises en scène ont présentées les nouveautés,  leurs applications et leurs bénéfices au quotidien sur les thématiques des technologies appliquées à la santé, du plateau technique,  de la restauration,  du développement durable et de la perte d’autonomie.

L'Hôpital numérique a durant cette manifestation été de concert.



Ajoutons que cette manifestation s'est terminée avec la participation d'un groupe guadeloupéen qui a mis une ambiance dont la dynamique ne pouvait pas être passée sous silence.

mardi 20 mai 2014

L'hôpital Ambroise-Paré plus ou moins critiqué pour la réservation de chambres à un émir

Après la privatisation de plusieurs chambres d’un hôpital par un émir, de nombreux médecins ont pris position. Ils critiquent notamment les privilèges choquants dont il a bénéficié.

Chambres d’hôpital privatisées : l'affaire de l'Emir divise les médecins

Les critiques fusent depuis la révélation de l’admission d’un émir à l’hôpital Ambroise-Paré de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). La semaine dernière, Le Canard Enchaîné soulignait que ce riche patient a fait privatiser le 7e étage de la structure, faisant grincer de nombreuses dents. Dans les colonnes du Journal du Dimanche (JDD) du 18 mai, le directeur de l’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP) s’est défendu de tout traitement de faveur. Du côté des défenseurs de l’hôpital public, les avis sont partagés.


(Pour plus d'informations)

La ministre des Affaires sociales et de la Santé a inaugurés les Salons de la Santé et de l’Autonomie

Ci-dessous l'intégralité du discours de madame Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et  de la Santé :
 
"Excellence médicale et excellence sociale : cet alliage unique au monde fait la force et l’identité de notre hôpital. Un hôpital qui soigne tout le monde, à toute heure, sans exception, sans condition de revenu. 
 
L’hôpital, c’est ce qui fait barrage aujourd’hui à l’émergence d’une médecine à deux vitesses. C’est un formidable creuset au service de la promesse républicaine d’égalité. Et c’est pour cette raison que les Français y sont profondément attachés.

Oui, notre hôpital est fort. Mais il doit faire face à une révolution silencieuse. Nous vivons de plus en plus vieux. Nous pouvons vivre avec la maladie. Et nous avons désormais la possibilité d’être soignés chez nous.
Ce triple défi intervient dans un contexte financièrement contraint. Des économies sont possibles, bien sûr, elles sont même nécessaires. Mais elles ne doivent pas guider nos réponses.

Mon rôle, c’est de maintenir à un très haut niveau la qualité et l’accessibilité des soins. C’est pour tenir cet objectif que j’ai engagé la stratégie nationale de santé qui place en son cœur la révolution du premier recours. 
Dans ce contexte, des voix s’élèvent et laissent entendre que la remise en cause de l’hôpital serait la clé des choix à effectuer.
I/ Aux théoriciens du déclin, je veux dire très clairement que l’hôpital public a un avenir

Quand je dis cela, je ne parle pas seulement de l’hôpital public comme structure, mais aussi des valeurs qu’il incarne et qu’il porte pour les Français.
1/ Le service public hospitalier est une valeur d’avenir. Et, depuis deux ans, ma politique n’a eu de cesse de le consolider et de le fortifier

Et en cela, je revendique pleinement la rupture avec la loi HPST, avec son esprit, avec sa méthode.

Je revendique, face aux Cassandre qui voient dans l’hôpital public la cause de tous nos maux, et qui travaillent à la privatisation de notre système, je revendique de croire à l’avenir du service public hospitalier.
Je revendique et j’agis : avec la réinscription du service public hospitalier dans la loi ; la fin de la convergence tarifaire entre public et privé ou encore la consolidation des moyens consacrés aux missions d’intérêt général.

Mais mon ambition n’est pas de rétablir ce qui a été : le service public hospitalier n’a pas vocation à rester figé. Sa force, c’est de s’adapter, de se transformer même, pour ne jamais se dévoyer. Nous ne devons pas avoir peur du mouvement, de l’adaptation, de la transformation. C’est ce que défendrai dans la future loi de santé.

J’y défendrai un service public hospitalier qui est un tout. Qui traduit l’engagement de toute une institution. Qui ne se découpe pas en tranches, mais qui se conçoit comme un « bloc d’obligations ». Je veux en finir avec les 14 missions identifiées par la loi HPST. Ce service public, les établissements publics de santé ont vocation, par nature, à l’exercer pleinement et complètement.

Concernant les établissements privés, ils pourront évidemment y participer, dès lors qu’ils respecteront les obligations que nous fixerons dans la loi de santé. Il ne s’agit pas d’opposer le privé au public, mais simplement d’affirmer la force du service public de santé.
Ce texte garantira notamment aux usagers du service public hospitalier : la permanence d’accueil et de la prise en charge ; le respect d’un délai de prise en charge raisonnable compte tenu de l’état du patient ; l’égalité d’accès aux soins sans dépassement d’honoraires.

On ne peut parler d’avenir sans investir et sans réformer notre système de financement.
2/ J’ai donc revu en profondeur notre politique d’investissement et je souhaite aller plus loin sur la réforme du financement

L’investissement : c’est la vraie différence entre la rigueur et la maîtrise budgétaire, entre le statu quo et la transformation nécessaire de nos hôpitaux. Nous investissons dans l’hôpital public.

D’abord, avec une nouvelle méthode pour sélectionner nos projets en toute transparence. Seuls la qualité des projets et le service rendu à la population guident nos choix d’investissement, et aucune autre considération. C’est le cas de nombreux établissements que nous avons choisi d’accompagner, qu’il s’agisse des Hospices Civils de Lyon, du Pôle santé Ouest de la Réunion ou du Centre Hospitalier Universitaire de Bordeaux pour ne citer que ceux là.

Ensuite, nous diversifions nos partenaires : c’est pour cela que je me réjouis d’avoir convaincu la Banque Européenne d’Investissement de s’engager.

Mais l’investissement ce ne sont pas que des murs : c’est également l’innovation et le numérique, financés notamment dans le cadre des investissements d’avenir et du plan hôpital numérique.
3/ Il faut investir pour l’avenir, il faut aussi sécuriser le financement quotidien de vos établissements

Je veux vous dire un mot de la dernière campagne tarifaire. En 2013, nous avons eu des désaccords. En tout cas de l’incompréhension. Il y a eu la volonté partagée de les dissiper, de les dépasser pour la campagne 2014. C’est chose faite, grâce au dialogue, et je veux saluer l’esprit constructif dans lequel nous avons avancé ensemble. J’ai préservé les tarifs des hôpitaux publics et conforté les missions d’intérêt général.

Vous connaissez par ailleurs ma volonté de faire évoluer la T2A. J’ai déjà lancé un certain nombre de mesures, telles que le financement des activités isolées ou celui au parcours pour la radiothérapie. J’ai également sanctuarisé le financement du service public. Bientôt, débuteront les expérimentations sur l’insuffisance rénale chronique. Cette année, je souhaite franchir une étape supplémentaire, celle du financement par la qualité. Nous y travaillerons ensemble.

Déjà, l’an dernier, des efforts d’économies ont été réalisés. De nouveaux efforts sont nécessaires. Je sais que vous êtes totalement engagés dans le redressement de nos comptes sociaux. Et vous pouvez compter sur mon soutien. Je pense tout particulièrement aux établissements avec des emprunts dits « structurés ». Je préfère d’ailleurs le terme d’emprunts toxiques, appelons un chat un chat. Ces emprunts, c’est 1 milliard d’euro d’encours de dette de nos hôpitaux ! Je me suis donc battue pour que ces établissements puissent être accompagnés par l’Etat, mais aussi par les banques. 100 millions d’euros leur seront prioritairement destinés.
II/ L’hôpital public a évidemment toute sa place dans la stratégie nationale de santé

J’entends toujours dire que l’hôpital n’est pas à sa juste place. Qu’il en ferait trop, ou pas assez d’ailleurs. On dit ce que l’hôpital ne doit pas être.
Aujourd’hui, je veux vous dire précisément ce que doit être le rôle de l’hôpital dans les prochaines années.
1/ D’abord, l’hôpital doit assumer une responsabilité nouvelle vis-à-vis de son territoire

Pourquoi ? Parce que les territoires sont le lieu du dynamisme, de l’inventivité, de l’initiative des acteurs de santé pour s’organiser autrement et élaborer les réponses aux nouveaux enjeux. Je l’ai constaté dans les 200 forums régionaux qui se sont tenus sur la stratégie nationale de santé. L’Etat doit y inscrire ses politiques.

Une place et une responsabilité nouvelles pour l’hôpital : voilà le sens du service territorial de santé.

Il est impératif de changer la pratique des acteurs du système de santé. L’enjeu ce n’est plus de raisonner par appartenance à une structure, ce qui pousse à la rivalité et au cloisonnement, mais en fonction des besoins de santé identifiés en proximité.

Changer les pratiques des acteurs, y compris hospitaliers, c’est pousser à leur coopération. Il faut passer de stratégies solitaires à des stratégies de groupes d’établissements au sein d’un territoire.

Je sais que votre fédération partage cette vision. Et je mettrai au débat, dans la loi de santé, la mutualisation par les établissements d’un même territoire d’un certain nombre d’activités liées au système d’information, à la formation, aux achats. Dans le cadre d’un projet médical commun qui devra être identifié et assumé.

Plus largement, ce que je souhaite c’est un hôpital ultra-connecté avec l’ensemble des offreurs de soins, évidemment, mais aussi avec tous les acteurs du monde social et médico-social de leur bassin de vie. Cela passe par le développement de la messagerie sécurisée et du dossier médical personnalisé (DMP).

Il est ainsi prévu que le DMP bénéficie en priorité aux patients atteints de maladies chroniques et aux personnes âgées relevant des expérimentations PAERPA. Car ce sont eux qui ont le plus besoin d’une prise en charge coordonnée. Dans les prochaines semaines, j’annoncerai comment nous piloterons concrètement le DMP 2. Il sera plus pragmatique et répondra mieux tant aux attentes des professionnels que des usagers. Nous traduirons cette volonté dans la loi.

La coordination, la coopération, elles doivent s’exprimer concrètement : je veux que tous les patients se voient remettre une lettre de liaison le jour même où le patient quitte l’hôpital. Cela permettra aux professionnels qui prendront le relais d’être pleinement informés de l’état de santé du patient, des traitements suivis, de sa situation sociale. Cette lettre assurera la continuité de la prise en charge entre l’hôpital et la ville.

Enfin, je veux rassurer les hôpitaux de proximité, qui assurent des prises en charge sur l’ensemble du territoire. J’ai entendu les préoccupations portées par votre fédération à ce sujet. Ces établissements sont un élément clé des parcours de soins parce qu’ils sont au croisement des soins de ville, de l’hôpital et du secteur médico-social. Ils sont souvent la cible privilégiée des contempteurs de l’hôpital public. Ils ont ainsi toute leur place dans la stratégie nationale de santé.
2/ Une responsabilité territoriale, donc. L’hôpital sera aussi le garant de la qualité des soins

Qualité sociale, d’abord, car le parcours de soins, c’est un instrument au service de la réduction des inégalités de santé. Parce que la désorganisation de notre système frappe d’abord les plus vulnérables, les « non-initiés ».

Qualité organisationnelle, ensuite : un parcours de soins réussi est celui qui ne repose pas sur le seul hôpital. Médecine ambulatoire, chirurgie ambulatoire, hospitalisation à domicile se développeront. Prenons un exemple concret : la rééducation. Un patient sur cinq qui se rend à l’hôpital en rééducation après une opération du genou pourrait rester chez lui. Pour le développement de la chirurgie ambulatoire, j’ai fixé un objectif : en 2016, un patient opéré sur deux le sera en ambulatoire. Pas seulement pour faire des économies comme je l’ai entendu. Mais pour répondre aux attentes des patients et leur faciliter la vie.
La qualité d’un parcours, c’est aussi faire en sorte qu’il soit adapté aux besoins spécifiques de chaque patient : cette idée est au centre du projet de loi d’adaptation de la société au vieillissement, que je présenterai prochainement, en Conseil des ministres, avec Laurence ROSSIGNOL, la Secrétaire d’Etat chargée de la Famille, des Personnes âgées et de l’Autonomie.

S’adapter aux besoins spécifiques pour tracer des parcours, c’est aussi l’idée nouvelle du « carnet de soins », qui concernera les personnes en situation de handicap. Ce carnet consignera, dans un même document, tous les soins de la personne. Son déploiement est conduit en ce moment même par Ségolène NEUVILLE, Secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion.

La qualité, elle dépend aussi de l’efficacité des pratiques au sein de vos établissements. C’est une exigence pour vous et une attente forte des Français.

Vous m’avez interpelée sur la nécessité de mettre un terme aux actes inutiles pour les patients. Une enquête publiée hier et commandée par vos soins révèle que plus d’un tiers de nos concitoyens estime avoir subi des examens redondants.
L’exemple de la même radio faite à plusieurs reprises pour le même patient, parfois dans le même établissement, n’est évidemment pas la règle. Mais il n’est pas, non plus, l’exception. Et comment justifier de telles disparités dans les taux de recours entre régions pour un même acte ?
Depuis de nombreuses années, la lutte contre les actes inutiles est l’une des priorités de la FHF. Là encore, je vous rejoins. Dès cette année, donc, la dégressivité tarifaire sera appliquée selon des critères de pertinence. Ceci vaut d’ailleurs dans le secteur public comme dans le privé.
La question de la pertinence des actes concerne un champ plus vaste. C’est pourquoi nous travaillons, pour le prochain PLFSS, sur des mesures de plus grande responsabilisation des prescriptions. Plus globalement, pour gagner en efficacité, et donc en qualité, nous devrons nous appuyer sur un triptyque : la diffusion des bonnes pratiques, des échanges plus nourris entre les professionnels et le renforcement des contrôles.

L’efficacité est source de qualité. C’est ce credo qui nous permettra de surmonter la contrainte financière forte qui pèse sur nos comptes sociaux.

Enfin, je veux vous dire que l’ensemble de ces transformations se fera en respectant un principe fondamental à mes yeux : celui de l’autonomie des établissements hospitaliers. Certaines pratiques ont pu faire naître chez vous un sentiment d’ingérence. C’est pourquoi je tiens à le redire devant vous : l’autonomie, elle vous est acquise.
A ce titre, j’ai mis en place un groupe de réflexion avec l’ensemble des fédérations hospitalières, avec la Haute autorité de santé et les ARS. L’enjeu, c’est d’alléger les contraintes qui s’imposent à vous au quotidien. Sur ce sujet, j’ai besoin de vos contributions. Je veux qu’on évalue davantage les résultats que les moyens.
3/ La qualité de l’hôpital de demain reposera sur la capacité de vos établissements à être les fers de lance de l’innovation

L’innovation est le fil conducteur de la politique de santé que je conduis. Elle doit être organisée, tournée, pensée pour les patients. Ils doivent pouvoir en bénéficier rapidement. Je pense à la télémédecine que nous allons développer dans 9 régions dès cette année dans des structures sociales et médico-sociales, et qui profitera en premier lieu aux personnes âgées.

Pour moi, une innovation a fonctionné lorsqu’elle est devenue un traitement accessible à tous les malades qui en ont besoin.

Il y a quelques semaines, j’ai donc mis en place le « forfait innovation » pour accélérer les procédures administratives. Les patients disposent ainsi plus rapidement des solutions thérapeutiques innovantes.
C’est parce qu’il faut aller vite et gagner encore en efficacité que j’ai signé la circulaire installant le principe d’une convention unique liant, dans le cadre des essais industriels, une entreprise et des établissements publics de santé. Cette mesure de simplification raccourcira les délais de mise en route des essais cliniques à promotion industrielle. De 18 mois aujourd’hui, ce délai passera à 2 mois.
Pour garantir l’excellence de notre innovation, nos hôpitaux pourront s’appuyer sur de nouveaux partenaires.
Le projet de décret ouvrant la possibilité aux établissements de santé de mettre en place des Fondations Hospitalières est actuellement au Conseil d’Etat. Ces fondations permettront aux hôpitaux de consolider des fonds publics et privés dans le cadre de programmes de recherche et d’innovation.

Enfin, parce que l’innovation organisationnelle et technologique doit être accessible partout, de futures dispositions législatives organiseront l’accès des hôpitaux à des innovations validées et coûteuses qui ne relèvent pas des procédures existantes de mise sur le marché. Pour y parvenir, je sanctuariserai une enveloppe dédiée.
III/ L’innovation passe aussi par de nouvelles manières de travailler à l’hôpital

Car transformer nos hôpitaux, ce n’est pas simplement faire évoluer des structures. La communauté hospitalière est forte de plus d’un million de personnes. Des médecins, des professionnels de santé, des personnels techniques et administratifs. Je veux saluer l’engagement et le sens du service public de l’ensemble de la communauté hospitalière. A chacun de mes déplacements, la première chose que je vois, dans un service d’urgence, comme dans une maternité, dans un centre de réanimation comme dans une unité de cancérologie, ce sont des professionnels mobilisés et dévoués au service des Français.

A nouvelles organisations, nouvelles méthodes de travail.
1/ D’abord, à l’échelle des établissements

Ma priorité était de consolider la solidarité de la communauté hospitalière : en septembre dernier, j’ai donc publié trois décrets, afin de renforcer les compétences des comités techniques d’établissement (CTE), des commissions médicales d’établissement (CME), ainsi que celles des commissions régionales paritaires (CRP).

La solidarité de la communauté hospitalière, elle dépend aussi de notre capacité à mieux former et à mieux associer les représentants des patients. 
Je connais la proposition de la FHF qui a pour objet de créer un institut des usagers. Je tiens à vous redire que je la soutiens pleinement.

Par ailleurs, les conférences hospitalières m’ont remis des recommandations sur l’organisation en pôles. Mon ambition est de redonner du sens aux pôles et à leur mode de fonctionnement. Par ailleurs, je souhaite poursuivre le rééquilibrage de la gouvernance, afin de renforcer la cohérence de l’exécutif des établissements. Je soumettrai à la concertation des mesures en ce sens.

En parallèle, il nous faut impérativement progresser sur les conditions de travail des personnels hospitaliers. Ma conviction, c’est que nous devons profiter des réformes structurelles que je porte pour permettre leur amélioration.
Certains débats ont déjà été engagés et nous ont permis d’avancer.
Manifestement, c’est l’idée d’un rendez-vous annuel dans chaque établissement autour de la thématique des organisations et des conditions de travail qui semble faire consensus. Il reste à finaliser cette négociation. Mais l’objectif est clair : grâce à des crédits ciblés, nous relancerons la dynamique des contrats locaux d’amélioration des conditions de travail.
2/ La transformation de notre système de santé est aussi l’occasion d’offrir de nouvelles perspectives de carrière

Il nous faut d’abord revoir le contenu de certains métiers.
Il évolue sans cesse au rythme des connaissances et des nouvelles techniques de prise en charge des patients. Nous devons aussi identifier ensemble l’évolution des besoins hospitaliers dans nos territoires.
Je proposerai aussi des mesures en matière d’attractivité des carrières pour les médecins à l’hôpital. Sur ce sujet, j’ai pris connaissance avec intérêt de votre contribution et des dix propositions pour améliorer l’attractivité et la fidélisation des médecins à l’hôpital public. Aujourd’hui même, nous allons signer ensemble la charte d’accueil et de formation des internes dans les établissements hospitaliers publics. 
Plusieurs des mesures que vous proposez sont d’ores et déjà instruites : ainsi, la bourse aux postes que vous préconisez est une action qui est d’ores et déjà inscrite au contrat d’objectif du centre national de gestion.

Mesdames et messieurs,

Dans un environnement où tout a changé, l’hôpital public est aujourd’hui à la croisée des chemins.
Ma volonté, c’est de lui permettre de s’adapter, de se transformer, pour pouvoir faire face.
Faire face, avec une certitude : celle que, demain, l’excellence de notre système de soins ne peut se passer de la force du service public hospitalier.
Faire face, avec une responsabilité nouvelle : celle de mieux coordonner son travail avec celui des autres acteurs.
Faire face, en rénovant le dialogue social et en renforçant l’attractivité de vos carrières.
Nombre de ces sujets seront abordés dans la loi de santé que je présenterai, en détails, dans moins d’un mois. D’autres, aussi, feront l’objet de travaux spécifiques, en parallèle, comme celui, absolument majeur, de la psychiatrie.
Je veux souhaiter à chacune et chacun d’entre vous un bon salon. Je sais que c’est un lieu d’échanges, de confrontation d’idées, de partage, de découvertes, et tout simplement, aussi, d’amitié. Sans doute est-ce là aussi le ciment de cette belle et grande communauté hospitalière."





Ouverture de la deuxième édition des Salons de la Santé et de l'Autonomie



Ce jour marque l'ouverture de la deuxième édition des Salons de la Santé et de l'Autonomie et ceci jusqu'au 22 mai 2014.
Cet événement s'est imposé comme le rendez-vous annuel  majeur des professions de santé à la recherche d'innovations et de retours d'expérience dans un environnement en pleine mutation.
La grande majorité des professionnels de la santé et du médico-social sont présents, ainsi que des associations et syndicats professionnels, 20.000 visiteurs sont attendus.

Outre  de nombreux exposants qui présenteront aux visiteurs leurs services et innovations technologiques, de nombreux débats et conférences, animés par les meilleurs experts, sont  proposés aux professionnels de santé tout comme aux usagers tout au long de cette manifestation dont l'intérêt n'est plus à démontrer.

Le programme des conférences s'articule autour du thème central :
 Service public de santé et innovations
La FHF fête ses 90 ans

samedi 10 mai 2014

Le 12 mai : Journée Internationale de l'infirmière



La Journée internationale de l'infirmière est rappelons le célébrée dans le monde entier le 12 mai, jour anniversaire de la naissance de Florence Nightingale.




WikipédiA (La vie et l'oeuvre de Florence Nightingale)
Fondation Florence Nightingale



 "La Médaille Florence Nightingale est attribuée aux infirmières et infirmiers diplômés et aux auxiliaires volontaires, membres actifs, collaboratrices ou collaborateurs réguliers de leur Société nationale de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge ou d'une institution de soins médicaux ou infirmiers affiliée à celle-ci.

Cette médaille est destinée à honorer les personnes qui se seront distinguées en temps de guerre ou en temps de paix, par:
un courage et un dévouement exceptionnels en faveur de blessés, malades, infirmes ou en faveur de populations civiles, victimes d'un conflit ou d'une catastrophe, ou pour des services exemplaires et un esprit pionnier et créatif dans les domaines de la prévention, de la santé publique et de la formation aux soins infirmiers". (Source)











jeudi 8 mai 2014

Le 15 mai une journée nationale d'actions revendicatives pour tous les fonctionnaires


Les quelque 5.000.000 de fonctionnaires français sont appelés à participer à une journée nationale d'action le 15 mai lancée initialement par les organisations CGT, CFDT, CFTC, Fédération Autonome, FSU, UNSA et Solidaires (SUD). Elles  dénoncent tout particulièrement un déni de  démocratie en  l'absence de négociations salariales dans la fonction publique ainsi que  la dégradation de la qualité de l'emploi public avec  immanquablement une perte de la qualité des services rendus à la population. Car il est de plus en plus difficile de maintenir une qualité des prestations si les effectifs manquent ( les hospitaliers savent très bien ce que coûtent en vérité les mesures dites d'austérité dans la pratique).

Les syndicats hospitaliers  sont appelés à dénoncer tout autant  le « prolongement du gel du point d'indice jusqu'en 2017 »  des  grèves et  manifestations sont prévues dans tous les établissements de santé pour le 15 mai 2014.

"La Vie Hospitalière" constate effectivememnt  que depuis 2010 les fonctionnaires  sont les laissés pour compte d'une politique économique qui a déjà plus aucun sens pour l'avenir.
Nous ne rentrerons pas dans une polémique stérile surtout à l'approche de élections européennes mais il est évident que les fonctionnaires sont les victimes d'une manoeuvre politique qui dépasse même les frontières de l'Europe...soyons objectifs et réalistes...

Pour tous les fonctionnaies les amputations budgétaires massives, la dégradation des conditions de travail, la  précarisation des agents de catégories C  etc etc font que la coupe est pleine.

La politique engagée est celle de l'austérité sans fin, d'une "austérité pour la cause"...qui mènera la France à la dérive et c'est bien ce qu'ont programmé les "stratèges d'Outre-atlantique et autres comparses"...
N'ayons pas peur encore une fois des mots, en plus clair : les représentants politiques actuels sont les vassaux de la "politique économique mondiale" engagée déjà depuis plusieurs années par les U.S.A. (AGCS ... Traité Transatlantique (1)... ACS (1)...) ceci est évident, il n'y a qu'à voir quel est le chemin pris depuis plusieurs années par nos "représentants du peuple", ce n'est pas celui qui amènera notre pays à plus de grandeur et surtout vers un avenir serein...loin de là, pourtant l'argent ne manque pas, mais notre argent (car c'est bien de  l'argent du peuple dont ils se servent de manière très discutable...) est loin d'être utilisée à bon escient...loin de là...
Ce n'est pas pour rien que le crime de haute trahison a été retiré de l'article 68 de notre Constitution de 1958 - sans vouloir faire d'amalgame pour autant -  le Général De Gaulle en ce jour du 8 mai a de quoi se retourner dans sa tombe.
Le Général De  Gaulle un visionnaire ?
Une chose est certaine il n'était pas comme certains hommes politiques qui ne sont que des traitres aux intérêts de la France.
Il faudra que ces gens payent le moment venu tous leurs "errements".

Dans la rue le 15 mai tous les fonctionnaires (en poste ou retraités)  feront entendre leur mécontentement concernant les conséquences de la politique engagée par  ceux qui devraient défendre l'essence même de notre pays, ses fonctionnaires qui sont de plus en plus abusés et malmenés.
Mais encore il faut aller plus loin et que ce jour soit là aussi le moyen pour tous de marquer leur mécontentement de la politique engagée par le gouvernement du dernier Premier ministre nommé Valls, ce Monsieur a rappelons-le été le Président du Conseil de surveillance du Centre Hospitalier Sud Francilien (CHSF) qui a dès ses premiers jours de fonctionnement été non pas exemplaire mais victime de la politque imposée par le précédent gouvernement concernant les Partenariats Public Privé (PPP) - véritable cheval de Troie des privés contre l'Hôpital public- depuis des accords ont été signés  afin de mettre un terme à l'asphyxie de cet établissement..."La Vie Hospitalière" a suivi sur le terrain l'avancement de ce qui était pour certains un projet exemplaire...et qui comprenait aussi la vente de l'Hôpital Louise-Michel d'Evry-Coucouronnes...les intérêts immobiliers des affairistes qui sont sans aucune limite ne sont pas étrangers à certaines situations jugées scandaleuses...

Plus globalement la politique engagée est de circonstance et liée aussi au prétexte de la résorption de la dette qui doit (2) se réaliser coûte que coûte... preuve est faite que si "gouverner c'est prévoir" nos "élus du peuple" ne sont que de minables exécutants d'orientations dictées par des intérêts autres que ceux qu'ils ont le devoir de défendre et surtout de protéger...
Devons-nous penser que  ces orientations se réalisent dans  le cadre d'une "mondialisation" ...?...cette dernière est devenue pourtant de plus en plus incertaine d'autant  que des pays plus importants aujourd'hui que les USA n'y adhèrent pas (3), cherchez l'erreur...

Quoiqu'il en soit c'est toujours le petit peuple qui paye le plus cher tribut,  il est vrai que l'histoire est un éternel recommencement, la perfidie est souvent la cause des grands  malheurs de ce monde...mais c'est aussi et encore le petit peuple qui défend paradoxalement les causes appelées "les plus nobles"...

Pour en revenir à cette manifestation du 15 mai  tous les fonctionnaires doivent y participer car depuis près quatre années le gel du point d’indice entraîne une baisse importante du pouvoir d’achat dit pouvoir d'achat dégradé depuis maintenant dix années!
Les  blocages des émoluments et  salaires sont inacceptables  !
Il faut impérativement respecter l’égalité salariale entre les femmes et les hommes,
que le point d'indice soit revalorisé dans les meilleurs délais possibles,  une  refonte de la grille indiciaire doit être mise en place pour une meilleure reconnaissance des compétences et des qualifications, ainsi que le renforcement de la part indiciaire dans la rémunération
  
Les perspectives de suppressions d’emplois pèsent aussi sur les missions du service public, la qualité du service rendu aux usagers et sur les conditions de travail de tous les agents.
Les organisations syndicales qui ont lancé l'appel revendiquent :

- Des emplois statutaires pour faire face aux besoins.
- Plus de garanties pour les contractuels.
- Des perspectives de carrière et de mobilité pour tous les agents.
- La possibilité d’exercer les missions de service public dans des conditions décentes.

Il est grand temps d'arrêter de prendre les fonctionnaires pour des dindons !




1) Ceci dans le plus grand secret...le peuple ne doit pas savoir que des financiers n'ayant pas de   srupules veulent encore un peu plus profiter de tout ce qui est  possiblement rentable, c'est même avec l'ACS un accord  qui se prépare insidieusement et contre l'intérêt général du peuple de France et bien évidemment des peuples qui composent l'Europe.

2) De cette dette qui a été créée par "ceux qui mênent les orientations de la politique européenne", on ne peut que constater qu'elle a été faite afin d'amener progressivement les pays à la faillite...(à qui profite le crime?)...En effet la France par exemple ne peut plus faire appel à la Banque de France pour ses emprunts ? Obligation lui est faite d'utiliser des fonds privés...(article 104 du Traité de Maastricht, puis 123 du Traité de Lisbonne), ainsi c'est un minimum de 130 Millions d'euros d'intérêts (sic) que nous payons à des banquiers privés, la dette s'alourdit d'autant chaque jour !

3) Une grande partie des peuples des autres nations ne sont pas rentrés dans le rang, d'autant que sont privilégiés des intérêts particuliers (groupes financiers etc) en opposition aux intérêts généraux des pays, des familles, des travailleurs, des retraités...
Ce n'est pas pour rien que les pays comme l'Afrique du Sud, le Brésil, la Chine, l'Inde, la Russie se réunissent dans le cadre du BRICA...l'opposition à la politique engagée par ceux qui détiennent le "pouvoir par l'argent"ne fait que commencer...






mercredi 7 mai 2014

Ouverture de l'Onconpole à Toulouse


Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, et Geneviève Fioraso, secrétaire d’Etat chargée de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, se réjouissent de l’ouverture de l’Institut universitaire du cancer (IUC) ONCOPOLE de Toulouse, qui accueille aujourd’hui ses premiers patients.

Ce nouvel hôpital de 306 lits, spécialisé dans la prise en charge des patients atteints du cancer, mobilise 1 000 professionnels de santé et 300 universitaires, chercheurs, ingénieurs et techniciens. Il s’étend sur 78 000 m², dont 44 000 m² d’espaces verts, au cœur d’un campus hospitalo-universitaire et d’un cluster industriel dédiés à la lutte contre le cancer sur le site de l’ancienne usine AZF de Toulouse, sinistré par une explosion le 21 septembre 2001. Le projet représente un investissement financier majeur, de l’ordre de 300 millions d’euros.

Cette ouverture marque l’aboutissement d’un travail de plus de dix ans, associant des centaines de soignants, de chercheurs et d’ingénieurs, avec le soutien de l’Etat et des élus locaux. Elle a été rendue possible par l’impulsion décisive donnée l’année dernière par le gouvernement : Marisol Touraine et Geneviève Fioraso s’étaient rendues le 15 juillet 2013 sur le site pour recevoir les recommandations de la mission confiée aux professeurs André Syrota et Thierry Philip et lancer le comité de suivi, chargé d’assurer la finalisation du projet.

Se concrétise ainsi un projet de réhabilitation volontariste et ambitieux, qui fera progresser la recherche et assurera aux patients une prise en charge et des traitements de pointe en matière de cancérologie.

(Source Ministère des Affaires Sociales et de la Santé)

vendredi 2 mai 2014

Le point d’indice des fonctionnaires sera gelé, dégelé, regelé...?... jusqu’en 2017


Mercredi 16 avril, après la réunion du Conseil des ministres, Manuel Valls avait détaillé le plan des économies sur les dépenses publiques, qui prévoit notamment une « participation » de l’État à hauteur de 18 milliards d’euros avant 2017.
Il avait alors précisé que le gel du point d’indice serait poursuivi, sans parler d'un échéancier; ajoutant par ailleurs qu’il n’y aurait pas de mesures portant atteinte aux règles d’avancement dans la fonction publique de l’État.

Jeudi 17 avril, à l’occasion d’un entretien à Matignon avec le responsable de l’Unsa Fonction publique, ce dernier annonçait que le Premier ministre avait confirmé que :

« le point d’indice des fonctionnaires sera gelé jusqu’en 2017 ».

Un vrai scénario catastrophe, d’autant que la ministre de la Fonction publique avait promis, en début d’année, que le point d’indice ne resterait pas gelé jusqu’en 2017, et alors que l’Insee confirmait, dans une note publiée le 16 avril, la baisse en 2012, pour la deuxième année consécutive, des salaires mensuels moyens des trois versants de la fonction publique.

En effet, si les fonctionnaires territoriaux ont vu le montant inscrit sur leur fiche de paie augmenter de 1,4 % en moyenne en 2012, il s’agit en fait, compte tenu de l’inflation estimée à environ 2 %, d’une diminution de 0,5 %, et donc d’une baisse de leur pouvoir d’achat.
La même approche montre une diminution de 0,6 % du traitement pour les agents hospitaliers. Mais les plus touchés, par rapport à 2011, sont les fonctionnaires de l’État, avec une baisse de 0,8 % de leur rémunération.
Les salaires nets moyens en équivalents temps plein atteignaient en 2012 :

- 2 460 euros dans la fonction publique de l’État,
- 1 850 euros dans la fonction publique territoriale,
- 2 240 euros dans la fonction publique l’hospitalière.

Par ailleurs, l’Insee a aussi analysé l’évolution de la “rémunération moyenne des personnes en place” (RMPP), qui concernent les agents “présents sur la totalité des deux années chez le même employeur et avec la même quotité de travail”.
Alors qu’elles augmentaient d'environ 1 % en 2011, elle a clairement stagné en 2012 :

 + 0,0 % dans les administrations de l’État.
 + 0,4 % dans les collectivités territoriales.
 -  0,1 % dans les établissements hospitaliers.

Cette étude montre que la perte de pouvoir d'achat, avec une inflation estimée à environ 2 %, est encore plus importante que celle entrevue précédemment. Elle est aussi plus vraisemblable, car cette valeur n'est pas impactée par les mouvements des fonctionnaires (entrées et sorties) dans une même fonction publique.
Avec le gel de l'indice 100, décidé en 2010, la perte de pouvoir d'achat des fonctionnaires s'accentue...pendant que d'autres refusent de toucher au mille feuilles territorial et traînent les pieds pour limiter le cumul des mandats, ce qui aurait pour effet de diminuer le montant de leurs prestations indemnitaires...

Cela ne pourra pas durer !

( Source  FGAF)

Pour" La Vie Hospitalière" : Pressé par sa majorité, le Premier ministre M. Valls a lâché du lest lundi 28 avril 2014 sur certaines mesures de son  plan de rigueur, loin  de descendre pour autant de son ballon monté...
 Ainsi  le gel des retraites, la revalorisation du RSA  pourront être revus annuellement. Il a été confirmé la hausse des salaires des fonctionnaires les plus bas...
 Souhaitons que des économies concernant les indemnités et avantages des "élus du peuple" ( qui en plus sont des cumulards pour la plupart) interviennent et que les bouteilles de Champagne à 5.200 euros soient revendues dans les plus brefs délais (1)...
Quand l'on connaît le montant de certaines pensions de petits fonctionnaires qui sont bien loin derrière les retraites de ces élus qui deviennent de  moins en moins les représentants de l'intérêt général et surtout de l'intérêt des citoyens et citoyennes dans un sens plus large, on a l'impression d'un grand malaise et surtout qu'il est temps d'abroger dans l'intérêt général les mesures qui portent atteintes à nos fondements, la sauvegarde de nos services publics apparaît impérative.

Mais, grenade sur le gâteau (sans pour autant vouloir faire d'amalgame) : rien sur le traité transatlantique (2)  qui se prépare et qui pourrait être préjudiciable aux services publics, rien sur l'ACS bien évidemment, tout est fait dans une direction qui ne peut qu'interroger  une grande majorité de français, la ruine de la France peut se réaliser, et ce serait aussi par extension l'Europe qui tomberait en ruines...ceci peut se concrétiser dans un avenir proche, car l'emprise  des financiers (sans scrupules) n'aura bientôt plus de limites (3).

1) Et, les sommes versées aux associations caritatives.
2) Qui semble diviser aussi bien la "gauche" que la "droite"...
3) La dette ne s'est jamais portée aussi bien pour tous ces profiteurs...l'article 123 du Traité de Lisbonne y est aussi pour quelque chose. Chercher à qui profitent ces actions que l'on pourra qualifier  de criminelles,  sans exagération, c'est trouver à la clef ceux qui en tirent les ficelles depuis déjà bien des années. Cette fois les responsables devront être les coupables et payer comme il se doit les coûts de leurs larcins, voire de leur traîtrise.

jeudi 1 mai 2014

Santé au travail: Plus de 1.000 décès par jour par exposition à des produits toxiques

Pour la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail, le 28 avril, l’Organisation internationale du travail (OIT) a mis l'accent sur les risques liés aux produits chimiques. 
Les infirmières sont particulièrement concernées.

Les maladies professionnelles sont la principale cause de décès liés au travail à travers le monde. Selon les estimations de l'OIT, elles font chaque année 2,34 millions de victimes, soit 5 500 par jour en moyenne. Parmi ces décès, 375 000 – soit plus de 1.000 par jour – font suite à une exposition à des produits toxiques.

Manque d'information

Par contact avec des produits chimiques ou des instruments médicaux, le personnel infirmier est particulièrement exposé.

Parmi les produits manipulés par les soignant(e)s, le formaldéhyde, utilisé pour désinfecter le bloc opératoire, est un irritant respiratoire. Nocif pour la peau et les yeux, il est aussi soupçonné d'avoir un effet cancérigène. 

Certains traitements administrés dans le cadre d'une chimiothérapie présentent également des risques lorsqu'ils sont absorbés par voie cutanée ou respiratoire. Enfin, l'halothane, utilisé comme anesthésique, peut entraîner des troubles hépatiques dans le cadre d'une exposition répétée.


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L’illégitimité de la dette est encore plus criante lorsqu’on est une femme !

La dette et les mesures d’austérité ne sont nullement neutres du point de vue du genre. Toute analyse quelque peu approfondie de la crise de la dette démontre sans ambiguïté qu’elle est sexuée tant dans ses caractéristiques que dans ses effets. De fait, elle touche les populations les plus fragilisées, les plus précaires et donc encore malheureusement majoritairement les femmes, et plus particulièrement celles qui sont les plus vulnérables (les mères célibataires, les femmes jeunes, âgées, migrantes, les femmes provenant d’une minorité ethnique, du milieu rural…). Privatisations, libéralisations, restrictions budgétaires au menu de l’austérité sabrent les acquis sociaux des femmes, accentuent leur pauvreté, durcissent et aggravent les inégalités entre les sexes.

Des pertes d’emplois et de revenus nets pour les femmes

La fonction publique est dans la ligne de mire directe de l’Europe austéritaire. Suppression d’emplois publics, gel et/ou diminution des salaires des fonctionnaires constituent les variables d’ajustement favorites des politiques imposées au nom de la gestion de la dette.
Or, comme au sein de l’Union européenne 69,2%  des travailleurs de la fonction publique sont des femmes, ces mesures ont un effet disproportionné sur leur emploi et revenus. De plus, au vu des bonnes conditions de travail généralement en cours dans le secteur public, incluant congés-payés, possibilités de conciliation entre vie privée et vie professionnelle et des salaires féminins supérieurs à ceux pratiqués dans le privé, on mesure à quel point les coupes drastiques appliquées à la fonction publique sont synonymes pour les femmes de précarisation de leur emploi et de pertes salariales sèches.

A titre d’exemples, en Irlande, pays où le taux d’emploi féminin parmi les fonctionnaires est le plus élevé en Europe (71,1%), 24 750 emplois publics ont été supprimés, les embauches sont gelées et les salaires réduits de 5 et 15%. L’Angleterre, où les femmes composent pas moins de 64,65% des salarié-e-s du secteur public, prévoit quant à elle de supprimer 710 000 postes de fonctionnaires d’ici 2017. Il faut ajouter à ces licenciements drastiques le gel depuis 2010 des salaires des employé-e-s de la fonction publique gagnant plus de 21 000£/an (c’est-à-dire plus de 25 036€/an). La Lettonie, qui compte 64,7% de femmes dans la fonction publique, a réduit de 20% l’effectif des fonctionnaires de l’administration centrale et baissé de 20% les salaires. Les professeurs dont 80% sont des femmes touchent des salaires de 30% inférieurs à ceux pratiqués en 2008.





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Un guide indispensable pour les agents hospitaliers

La Direction générale de l’offre de soins (DGOS) diffuse un  guide (1) relatif à la protection sociale des fonctionnaires hospitaliers contre les risques maladies et accident de service.
Ce guide de 55 pages (au format PDF) se présente sous forme de fiches récapitulant  les dispositions s’appliquant aux fonctionnaires hospitaliers concernant les différents types de congés pour  maladies ou accident du travail.

Les textes juridiques applicables actuellement sont notifiés.


Pour consulter la page relative à ce guide  et le télécharger  (PDF - 764.9 ko)

1) Ce guide remplace le précédent guide figurant en annexe de l’instruction n°DGOS/RH3/DGCS/4B/2012/70 du 9 février 2012 relative à la protection sociale des fonctionnaires hospitaliers contre les risques maladie et accident de service.