vendredi 27 février 2015

Premier rapport au président de la République - Plan cancer 2014-2019




Document téléchargeable ICI


mercredi 25 février 2015

Journée régionale de prévention des risques associés aux soins

Depuis 2011, l'ARS Poitou-Charentes convie les acteurs de la santé à une journée régionale placée sous le signe de la plateforme du même nom.

Elle est organisée en coordination avec le CLIN Sud-Ouest, l'Omedit Poitou-Charentes, le CNCRH, le CRPV Poitou-Charentes et l'ASN.

Cette journée est accessible gratuitement sur inscription préalable, elle est un moment d'échange entre professionnels, de présentations et de mises en situation, pour faire progresser les participants dans la démarche de prévention de tous les risques associés aux soins.


Journée régionale de prévention des risques associés aux soins

Mercredi 18 mars 2015

(S'inscrire auprès de l'ARS de la région Poitou-Charentes à Poitiers)

dimanche 22 février 2015

Pour ne plus perdre sa vie... à la gagner !

La santé au travail est une question de santé publique.
Or,  chaque semaine qui passe voit se multiplier les attaques du patronat et du gouvernement contre les droits sociaux, notamment en matière de santé au travail. Pourtant, la situation est alarmante : au nom d’une soi-disant "rationalisation" des coûts, les logiques organisationnelles aujourd’hui à l’œuvre au sein des entreprises, dans l'industrie comme dans les services, dans le secteur privé comme dans le public, contribuent à aggraver l'exploitation des corps et à dégrader de manière profonde la santé de nombreux travailleurs. 
Résumer la situation actuelle à une crise de l'emploi revient à dissimuler ces autres dérives de notre système productif. Mais certaines des mesures récemment adoptées, comme plusieurs de celles qu’envisagent aujourd’hui le gouvernement ou les organisations patronales vont plus loin : un à un, les différents acteurs de la chaîne de prévention voient leurs prérogatives ou leur marge d’action se réduire et, avec elles, ce sont les instruments de la prévention des risques et de la protection des salariés qui se trouvent remis en cause.

Pour ne plus perdre sa vie à la gagner !

La santé au travail est une question de santé publique. 
Or, chaque semaine qui passe voit se multiplier les attaques du patronat et du gouvernement contre les droits sociaux, notamment en matière de santé au travail. Pourtant, la situation est alarmante : au nom d’une soi-disant "rationalisation" des coûts, les logiques organisationnelles aujourd’hui à l’œuvre au sein des entreprises, dans l'industrie comme dans les services, dans le secteur privé comme dans le public, contribuent à aggraver l'exploitation des corps et à dégrader de manière profonde la santé de nombreux travailleurs. Résumer la situation actuelle à une crise de l'emploi revient à dissimuler ces autres dérives de notre système productif. Mais certaines des mesures récemment adoptées, comme plusieurs de celles qu’envisagent aujourd’hui le gouvernement ou les organisations patronales vont plus loin : un à un, les différents acteurs de la chaîne de prévention voient leurs prérogatives ou leur marge d’action se réduire et, avec elles, ce sont les instruments de la prévention des risques et de la protection des salariés qui se trouvent remis en cause.

Affaiblir les droits collectifs des travailleurs

La négociation collective engagée depuis septembre, à la demande du gouvernement, autour d'un projet de réforme des seuils sociaux s’affiche comme visant à « faciliter la vie des entreprises et les aider à embaucher ».

Celle-ci se révèle en fait l'occasion d'une attaque en règle du patronat qui veut limiter toute possibilité de représentation du personnel dans les entreprises de moins de 50 salariés et faire table rase des droits existants au-delà, en invoquant une instance unique aux missions vagues et dépossédée des principales prérogatives des IRP actuelles.

Cette nouvelle attaque fait suite aux réorganisations imposées à l'inspection du travail (remise en cause de son indépendance, réduction de ses moyens en effectif de contrôle) ainsi qu’à celles des Conseils de Prud’hommes (suppression de l'élection, restrictions budgétaires, diminution des délais de prescription, manque de personnel de greffe, etc...).

Le projet de loi Macron présenté en conseil des Ministres le 10 décembre 2014  (NDWM : et passé en force) enfonce le clou en prévoyant de rendre plus difficile la possibilité pour la justice pénale de sanctionner les employeurs délinquants.

Supprimer les CHSCT ?

Plus ou moins masquée parmi ces multiples attaques, s’exerce la tentative du patronat de remettre en cause l'existence même des CHSCT (Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail) dont les prérogatives ont été déjà affaiblies par les dispositions introduites par la loi sur la « sécurisation de l’emploi » transcrivant l’ANI du 11 janvier 2013.

Or les CHSCT constituent un outil collectif fondamental pour permettre aux travailleurs de s’exprimer et d’agir sur leurs conditions de travail. C'est d’ailleurs parce qu'ils permettent de rendre visibles les manquements des directions d'entreprises en matière de santé et sécurité au travail, que le patronat veut les supprimer.

Instaurés depuis 1es lois Auroux de 1982 dans les entreprises de plus de 50 salarié-e-s, les CHSCT ont largement démontré leur utilité dans la défense de la santé et l’amélioration des conditions de travail des salarié-e-s. Il en est de même s’agissant de leur capacité à mettre en cause de manière forte les choix organisationnels dans les atteintes au travail lui-même (défauts, dysfonctionnements, impossibilité de bien faire son travail) et à la santé physique et psychique des travailleurs.

Grâce aux moyens d'action des représentants du personnel comme le droit d'alerte, le droit d'enquête, le droit d'expertise, cette instance permet de proposer et d’obtenir des améliorations des conditions de travail, et au besoin d’agir directement en justice, pour prévenir des mises en danger ou faire interdire des formes d'organisation à risques ou pathogènes. Elle permet aussi d’aider à la reconnaissance de la faute inexcusable des employeurs.
Il est donc crucial d’œuvrer plutôt à lever les obstacles qui entravent encore trop souvent le fonctionnement de cette instance. Il s’agirait notamment de permettre aux travailleurs qui, de droit ou de fait, en sont encore privés (en raison de la taille de l’entreprise, de la dispersion des salariés sur des sites multiples, ou encore des différences de statuts et des effets de la sous-traitance en cascade..., autant de situations trop souvent utilisées par les employeurs pour contourner le droit et diviser les salariés) de pouvoir eux aussi en bénéficier.
Dans la même logique, le fait d’offrir un véritable statut protecteur contre le licenciement aux salariés usant de la faculté de leur droit de retrait en raison d’un danger grave et imminent permettrait de passer d’un droit théorique à un droit réel.

Une médecine du travail en miettes

La médecine du travail est en grand danger et avec elle la santé de tous les salariés. Fin octobre, F. Hollande présentait 50 nouvelles mesures destinées à « simplifier l'activité des entreprises face à la lourdeur administrative. »
Parmi elles, une première entend revoir les notions d’aptitude et d'inaptitude afin de « sécuriser » les employeurs qui sont « soumis » à des avis médicaux avec réserves trop contraignants. Cette mesure vise à empêcher le médecin du travail d’émettre des préconisations d’aménagement des postes de travail dans l’intérêt des salariés, à supprimer l’obligation de reclassement qu’ont les employeurs et à favoriser le licenciement des salariés ayant des restrictions d’aptitude.

Une seconde mesure prévoit de simplifier les règles sur les visites médicales des salariés au motif que "la visite médicale obligatoire n'est réalisée que dans 15% des cas", du fait notamment d'un manque d'effectifs médicaux. Ce chiffre de 15 % est fantaisiste car en réalité ce sont plus de 70% de ces visites qui sont actuellement assurées ! Cette mesure empêcherait l’accès à la visite médicale et au suivi de santé individualisé pour certaines catégories de salaries jugés non exposés à des risques. Alors que l’on assiste à l’explosion des TMS et des RPS, cette vision est inacceptable.

Nous rappelons que les médecins du travail sont les seuls médecins à disposer d'une formation sur les risques professionnels et qu’ils sont les seuls à bénéficier d'un statut protecteur garantissant indépendance et protection vis-à-vis des employeurs. Ils ont un libre accès au poste de travail qui leur permet de disposer d'une connaissance des risques et du travail réel. En s'attaquant ainsi à la visite médicale, c'est à la médecine du travail toute entière que le gouvernement s'en prend et aux droits des salarié-es.
En affaiblissant une nouvelle fois la médecine du travail et plus largement les services de santé au travail (SST), le patronat et le gouvernement favorisent la fragilisation des travailleurs confrontés à des conditions de travail et d’emploi de moins en moins soutenables.

Il conviendrait au contraire de donner aux SST tous les moyens d’assurer leur « mission exclusive d'éviter toute altération de la santé des travailleurs du fait de leur travail » (art. L.4622-2 du code du travail), en élargissant et en confortant notamment leur indépendance vis-à-vis des employeurs.

L’urgence d’agir et de s’unir

La santé au travail est au cœur de l’activité de tous les acteurs impliqués dans la prévention des risques et l’amélioration des conditions de travail.
Dans le contexte actuel, tous devraient voir leurs conditions d’intervention favorisées et améliorées : CHSCT, médecins du travail, inspecteurs du travail, contrôleurs Carsat, experts CHSCT, intervenants en prévention de la mutualité, tous interagissent de façon complémentaire au sein d’un ensemble devenu cohérent, celui de notre système de prévention. C’est lui qui, morceau par morceau, est progressivement défait depuis quelques années ; c’est lui que nous voulons préserver et renforcer.


Nous acteurs du mouvement syndical et de la santé au travail (syndicats, représentants du personnel au CHSCT, médecins du travail, inspecteurs du travail, experts CHSCT, psychologues du travail, ergonomes, chercheurs en santé au travail, etc.) appelons à une mobilisation et à l'organisation d’états généraux pour défendre et améliorer les droits collectifs des travailleurs en matière de santé au travail.



Pour ne plus perdre sa vie à la gagner !


C'est pas mal, mais le gouvernement peut mieux faire socialement parlant...il en a les moyens plutôt que de favoriser des nantis, des actionnaires, des multinationales...
Pour "La Vie Hospitalière" ces mesures qui tentent d'applanir encore un peu plus les acquis sociaux, de mettre à mal les conseils des Prud'hommes, les CHSCT, la médecine du travail...et bien c'est vraiment pas mal, dans le pire on ne peut pas faire mieux...(pour le moment) disons que nous avons là la preuve flagrante qu'ils se moquent  bien de l'intérêt général de tout un peuple,  ces gens là ... Ces gens là  qui représentent qui et quoi en définitive ?...
Il est évident et de plus en plus chaque jour que nous sommes trahis.
Et, la trahison est une chose grave dans un pays qui supporte gravement les conséquences d'orientations qui ne sont que des manipulations...
On voit et progressivement, notamment, (pour exemple) nos services publics menacés dans leurs fonctionnements par manque de moyens (mais on paye des impôts pour quoi...ou plus exactement pour qui ?) ...
On voit l'emprise de plus en plus signicative d'affairistes venant d'ailleurs ... ne nous trompons pas notre pays est très mal gouverné, qu'ils soient étiquetés de droite ou de gauche ce sont des pantins, depuis des années nous souffrons à cause de leurs pitreries lamentables de leurs actions qui vont toujours à l'encontre des intérêts des citoyens et citoyennes.
Jamais la République ne s'est trouvée devant autant de personnages méprisables et arrogants : méprisables pour leurs lois qui vont contre les droits et acquis des travailleurs, arrogants pour leurs discours hypocrites et leurs actes inconsidérés qui démontrent avec pertinence qu'ils ne sont pas vraiment les représentants du peuple français, mais qu'ils représentent surtout des intérêts étrangers à la France.
Leurs  orientations semblent préparer l'entrée du futur traité transatlantique avec toutes ses conséquences pour notre pays, là, l'avenir se conjuguera au passé.

vendredi 20 février 2015

La Médecine du travail menacée ?


Vu sur le blog de Gérard Filoche :
« Macron avait prévu de supprimer la médecine du travail, mais cela, semble t'il est renvoyé a une loi parallèle de Thierry Mandon dite « de simplification » du code du travail et qui supprime celle-ci en douce.

La médecine du travail a été progressivement usée, déconsidérée, et le Medef veut l’abattre totalement.

Tous les arguments sournois et stupides sont utilisés : la médecine du travail serait déjà inutile ou asphyxiée, les médecins du travail seraient déjà en voie de disparition ou bien déjà vendus au patronat, la santé au travail serait déjà tellement mise à mal que ce serait un combat d’arrière-garde, il faudrait tellement la « moderniser » que, finalement, elle serait à ranger au rayon des vieilleries !

Hé, bien non, il faut une médecine de prévention, une  spécialité médicale, ancrée sur l’étude, le suivi des conditions de travail au sein même des entreprises. La médecine du travail n’est pas « généraliste » c’est une spécialité concentrée sur la connaissance pratique des postes, des atmosphères, des cadences, des risques psychosociaux au travail. Oui, la médecine du travail est déjà mal en point, oui, il manque déjà 600 médecins, et 1700 d’entre eux partent en retraite de façon imminente, oui certains centres font des visites de routine, ou bien « ratent » des gros problèmes de santé, faute de moyens et de suivi… mais cela provient d’une mauvaise gestion délibérée, du numerus clausus, de la démobilisation idéologique et pratique orchestrée par le patronat autour de la santé au travail. »



Lire absolument l’analyse détaillée de la loi Macron 
réalisée par Gérard Filoche :
En route pour  le « régressisme » ?




mercredi 18 février 2015

La CGT, FO , et Solidaires appellent à une grève interprofessionnelle pour le 9 avril


Les organisations syndicales CGT, FO et Solidaires appellent à une grève nationale  le jeudi 9 avril. 

Cet appel est lancé pour protester contre le pacte de responsabilité, la rigueur budgétaire, nombre de dispositions du projet de loi libéral Macron qui aggravent la situation des salariés.
De nombreuses luttes et mobilisations syndicales sont d'ores et déjà engagées dans les établissements publics et privés.

Par cette action qui doit permettre de  faire converger  les revendications et exiger du gouvernement et du patronat qu’ils y répondent, il s’agit de s’engager dans un processus de mobilisation ont souligné les trois organisations.

Présente lors de la réunion intersyndicale qui s'est tenue mardi soir, la FSU a fait part de son absence de mandat ne lui permettant donc pas pour l’instant de s’engager concernant sa participation à la journée d’action, toutefois elle donnera sa décision dans le courant du mois de mars.


Nous sommes là devant une politique de non sens pour l'intérêt général, pour l'intérêt des citoyens et citoyennes. 
Pour  "La Vie Hospitalière" l'austérité tue, la loi Macron entraînera une  dérégulation du travail en France, elle est insidieuse car elle permet en contre sens la mise en place du TAFTA. 
Après l'AGCS et bien d'autres accords internationaux, les accords de libre échange vont continuer de casser les acquis des travailleurs et entraîner plus de difficultés pour tout autant les laissés pour compte de cette politique nauséabonde qui loin de faire avancer notre pays, laisse  des pans entiers de notre économie à la voracité des groupes financiers étrangers.
La loi Macron risque par une dérégulation sournoise du travail  pour l’ensemble des statuts, et conventions collectives de remettre en question les acquis que nous avons obtenus par la lutte.
Là c'est la petite goutte qui fait vraiment déborder le vase, surtout quand l'on sait que les salaires, les retraites, les pensions...sont de plus en plus l'objet de pompage obligatoire (CSG instituée par Michel Rocard etc etc) pour les travailleurs des secteurs publics et privés c'est autant de pouvoir d'achat en moins, c'est tout autant moins de possibilité pour la relance par le fait que les citoyens et citoyennes consomment de moins en moins, c'est une politique de non sens!
C'est une politique qui ne sert que des intérêts étrangers à l'intérêt général! 
 Surtout que pour les hôpitaux le TISA peut au nom de la libre concurrence internationale imposer la privatisation de tout ce qui est public. On voit déjà les atteintes portées à la Fonction Publique Hospitalière, on voit que les intérêts des banquiers prédominent sur les intérêts de nos services  publics fondamentaux (emprunts toxiques etc etc)...

Où allons-nous ?

mardi 17 février 2015

Attentats à Copenhague : Nous sommes tous danois !

Les deux attentats du 14 février, au Danemark, sont la triste réplique de ceux qui ont frappé notre pays il y a un peu plus d’un mois.

La liberté d’expression, les forces de l’ordre, la communauté juive ont été les cibles, avec la même barbarie.

Ce sont des actes de laches que nous devons combattre tous ensemble, pour le respect des droits fondamentaux et contre le terrorisme de plus en plus menaçant les pays démocratiques...

La démocratie est un rempart contre cette forme de terrorisme religieux pour qui la vie d’un homme se résume à peu de chose. C'est tristement lamentable !


Nous sommes solidaires avec le peuple danois.

Faisons en sorte que la laïcité soit un rempart contre les extrémismes religieux, soyons plus que jamais rassemblés contre cette haine qui devient de plus en plus banalisée chaque jour.

Tous ensemble, les peuples européens doivent faire front contre le terrorisme. Les syndicats ont un rôle à jouer qui est loin d’être négligeable car nous sommes porteurs de valeurs et nous ne saurions accepter plus encore les atteintes  à notre liberté d’expression, à notre démocratie (même si elle ressemble en ce moment plus à une oligarchie…) c’est aux peuples menacés dans leurs valeurs de démontrer qu'ils ont même pas peur, et, que ceux qui veulent jouer à ce jeu de minables, de misérables, apprennent que dans la finalité ils seront les grands perdants de cette guerre qui ne dit pas son nom...


On a vu à Copenhague combien les services de santé intervenaient rapidement sur les lieux (médecin urgentiste en moto notamment) et  "La Vie Hospitalière" salue ici même leurs compétences face à  tant d’atrocités.

Ceci écrit, les hommes libres marchent sans entraves alors que les autres s’assoient et attendent en vain…il est temps d’avancer maintenant vers un monde plus libre et le meilleur moyen est de mettre un terme à tous ceux qui de près ou de loin manipulent les peuples pour leurs intérêts propres, on voit où nous en sommes aujourd’hui…quelque soient les prétextes invoqués nous n'irons pas vers un avenir paisible si nous ne réagissons pas rapidement contre les démons qui pourrissent notre vie, et, là ce sont les causes (c'est à dire les origines de ces maux...) qu'il faut détruire.
Les actes accomplis sous le coup de la haine conduisent inévitablement à des échecs retentissants.


Face aux ennemis de la liberté d’expression

NOUS SOMMES TOUS DANOIS


NOUS SOMMES CHARLIE

lundi 16 février 2015

Une clinique à Paris murée pour impayés...



La police est intervenue ce lundi dès l’aube à Paris pour murer les portes d’une clinique dans le cadre d’une procédure d’expulsion. Le repreneur de l’établissement s’insurge contre ces méthodes.





Murer l’accès d’un immeuble squatté cela se pratique de temps à autres. Murer les portes d’une clinique encore en activité, c’est bien moins courant. C’est pourtant ce qui s’est passé au petit matin ce lundi dans un établissement du nord parisien dans le cadre d’une procédure d’expulsion pour cause de loyers impayés. Alors qu’une partie des 80 employés de la petite clinique Paris Montmartre a voulu prendre son service, elle est tombée sur des huissiers et policiers en train de murer les portes d’entrée. L’établissement de la rue Marcadet est essentiellement consacré à des activités ophtalmologiques et de chirurgie orthopédique, viscérale et cardiaque.


Selon Pierre Fabreguettes, qui a repris la clinique en janvier 2015, trois patients auraient été transportés le matin dans d’autres établissements.
L’Agence Régionale de Santé indique avoir été informée de la procédure d’expulsion pour cause de loyers impayés faite par la préfecture, mais pas de la date. Compte tenu de la faible activité de la structure et de l’offre par ailleurs présente sur cette zone, sa fermeture «ne prête pas à conséquence pour la bonne prise en charge de la population», précise l’organisme.


85% des arriérés déjà payés


Le repreneur des lieux, lui, ne voit pas les choses du même œil. «On n’a jamais vu un préfet vider une clinique, surtout quand on a déjà payé 85% des arriérés», s’insurge-t-il, condamnant une démarche «insensée». Selon lui, sur les 580.000 euros de loyers impayés, «il restait moins de 100.000 euros à verser».




PHARES : Un Projet Hospitalier Absentéisme Recherche Efficience et organisation Santé au travail




L'absentéisme dans les établissements sanitaires et médico-sociaux est une problématique recouvrant des réalités multiples et complexes. En la matière, les besoins d'explications et de repères méthodologiques sont criants et trois partenaires institutionnels (le Fonds National de Prévention, l’Agence Régionale de Santé des Pays de la Loire et la Fédération Hospitalière de France) ont eu la volonté de contribuer à les fournir en lançant un projet de recherche, le projet PHARES (1).


L’ambition des trois partenaires fut clairement de parvenir à comprendre un phénomène, qui touche l'ensemble des établissements sanitaires et médico-sociaux, mais également de pouvoir agir sur l’absentéisme et identifier des leviers d’action possibles. Il s'est agi ainsi de concevoir des méthodes de diagnostic et des actions, permettant aux établissements de reprendre la maîtrise du phénomène.
Pour "La Vie Hospitalière" l'absentéisme est étroitement lié aux conditions de travail, et là il est inutile de tergiverser c'est l'évidence même.

1) PHARES : Projet Hospitalier Absentéisme Recherche Efficience et organisation Santé au travail




vendredi 13 février 2015

CHU de Rennes : Urgences saturées pour cause d’épidémie... d’austérité !!!





Les Urgences adultes du CHU de Rennes sont dimensionnées, en taille et en effectifs, pour pouvoir accueillir en même temps 41 personnes physiques. Et comme chaque hiver, les urgences sont débordées, frôlant régulièrement les 200% d’occupation ! Jusqu’à 79 patients le 20/1, 73 le 3 février, 72 les 5 et 6 février, et même 86 patients le 9/2.


 La Direction accuse l’épidémie de grippe pour expliquer les difficultés à désengorger les Urgences. Pourtant, cette situation était prévisible : rien qu’en 2014, le CHU a sciemment fermé 46 lits d’aval des Urgences au cours de différentes restructurations, se privant volontairement de ces soupapes de sécurité au profit de places de chirurgie plus rentables. Elle a alors beau jeu de rouvrir ponctuellement 12 lits à l’Hôpital Sud lorsque la situation devient trop critique


 Ce faisant, la Direction du CHU est donc directement responsable de la dégradation de la prise en charge des patients en Urgence, qui ne tient que par la conscience professionnelle de soignants épuisés, travaillant dans des conditions d’insécurité totale, en l’absence de toute dignité pour les patients qui sont relégués en nombre dans les couloirs, en chemisette, sur de simples brancards.





Le syndicat SUD Santé Sociaux dénonce cette situation qui n’a rien d’une fatalité hivernale, mais qui est bien plutôt le résultat d’une politique concertée qui privilégie des logiques économiques, fort contestables par ailleurs, aux objectifs de prise en charge de la population dignes d’un service public moderne.




(Source)


mercredi 11 février 2015

Heures mutualisées…encore un peu de patience…le décret arrive…




Concernant les heures mutualisée le Ministère de la Santé donne des instructions de prorogation en demandant notamment aux ARS de se baser sur le montant des heures départementales de 2011…



En l’attente donc d’un décret qui donnera les nouvelles dispositions, et, qui devrait être publié dans le courant ... du premier semestre…(avant la fin du mois de juin probablement)...




« La Vie Hospitalière » s'étonne toutefois d'une certaine lenteur dans la pérennisation officielle (par décret) des heures mutualisées qui dans cette situation pose des problèmes évidents aux organisations syndicales..."pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?!"…


mardi 10 février 2015

Hôpitaux en Ukraine: ils sont les cibles d’assassins !



 "Tous les hôpitaux au nord de Lougansk ont été endommagés lors de bombardements" s’alarme Dena Fisher, chef du bureau du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour la région de Lougansk, " Si vous n’êtes pas en sécurité à l’hôpital, où pouvez-vous l’être ?"

Les organisations humanitaires renvoient les deux camps dos à dos...

Handicapés tués au Donbass

Pour "La Vie Hospitalière" personne est à l’abri, dans cette guerre fraticide d'autant qu'elle risque de s'étendre si il n'est pas mis un terme à la folie décadente de ceux qui ont tout intérêt à ce que le conflit  s'intensifie... nous sommes à la frontière d'une guerre qui pourrait embraser bien des pays..."la raison du plus fort est toujours la meilleure"...mais ces mots sont d'une fable, car encore faut-il que le plus fort (ou considéré comme tel...) n'ait pas perdue la raison...

Une femme et son enfant tués (tout commentaire est superflu)

Le 4 février, cinq patients ont été tués et 22 lourdement blessés à l’hôpital de Donetsk, le fief des insurgés, par un missile. La même semaine, la clinique de Debaltseve a dû fermer ses portes après avoir été en partie détruite sous les bombes.

"À chaque fois, les attaques perturbent, voire interrompent les soins, mettant en danger la santé de nombreux malades ", prévient Dena Fischer qui appelle les belligérants à respecter le droit international humanitaire.





Grève le 12 février au Centre hospitalier Le Vinatier

Les  organisations syndicales du Centre Hospitalier Le Vinatier (situé dans la ville de Bron) appellent les agents à faire grève durant toute la journée le jeudi 12 février 2015.Les personnels des centres psychiatriques Le Vinatier, de Saint-Cyr-au-Mont-d'Or et de Saint-Jean-de-Dieu se réuniront devant l'Agence Régionale de Santé ce même jour. 

Une délégation devrait y être reçue, les syndicats réclament entre autres des embauches de personnels, la réouverture de 40 lits, la mise en place d'un dispositif d'appel d'urgence dans certaines unités psychiatriques... 

En deux semaines, l'hôpital psychiatrique Le Vinatier a été touché par 3 suicides ainsi qu’une agression !...

 Là, trop c’est trop !

dimanche 8 février 2015

L'aide médicale à mourir approuvée par la Cour suprême du Canada



Dans un jugement unanime et historique, la Cour a statué que l'interdiction contenue aux articles 14 et 241 du Code criminel du Canada porte atteinte à l'article 7 de la Charte canadienne des droits et libertés qui garantit le droit à la vie, à la liberté et à la sécurité.



Dans un jugement unanime et historique, la Cour a statué que l'interdiction contenue aux articles 14 et 241 du Code criminel du Canada porte atteinte à l'article 7 de la Charte canadienne des droits et libertés qui garantit le droit à la vie, à la liberté et à la sécurité.


Cette invalidité s'applique toutefois à un groupe restreint de personnes : elle vise les personnes adultes capables; qui consentent clairement à mettre fin à leur vie; qui sont affectées par des problèmes de santé graves et irrémédiables; et dont ces problèmes leur causent des souffrances persistantes et intolérables.


La Cour n'a pas donné de détails sur l'application de ces critères. 
Par exemple, on ignore si les problèmes de santé « graves ou irrémédiables » peuvent être de nature strictement psychologique, de même que la forme que prendrait l'aide du médecin (prescription de médicaments, administration de soins…).


Elle ne mentionne pas non plus la notion de « fin de vie », une préoccupation centrale de la loi québécoise.


La décision précise néanmoins que la souffrance « persistante et intolérable » peut être de nature physique ou psychologique.



En France le droit de mourir dans la dignité pour les personnes qui ne supportent plus leurs maladies, notamment, est un sujet qui est toujours très controversé, et, particulièrement difficile à aborder dans le milieu hospitalier, rappelons que plusieurs milliers de manifestants ont défilé, le 25 janvier, à Paris contre l'euthanasie.


vendredi 6 février 2015

La FHF menace de stopper les remboursements d'emprunts pour combattre les prêts toxiques

..."La FHF (1) a décidé de faire "front commun" avec l'association Acteurs publics contre les emprunts toxiques (Acpet) (2) dans son combat contre les emprunts structurés souscrits par le passé par certains établissements publics de santé – une centaine seraient encore directement touchés aujourd'hui – et certaines collectivités territoriales. Hôpitaux et collectivités, une voix qui porte davantage que le seul secteur hospitalier auprès du secteur bancaire, remarque la FHF contactée par Hospimedia
Et, ce, alors que le déplafonnement du franc suisse décidé le 19 janvier dernier par la Banque nationale suisse est venu alourdir du jour au lendemain pour les hôpitaux leur note de sortie des emprunts toxiques de quelque 500 millions d'euros (M€), souligne la fédération. Un montant qui s'ajoute aux 3 milliards d'euros (Md€) d'ores et déjà nécessaires pour écluser sous 24 heures les 1,5 Md€ d'emprunts structurés hospitaliers.

Pour la FHF, c'est donc bien un "front commun" qui se dessine avec les collectivités mais aussi avec l'ensemble du secteur hospitalier, y compris les établissements dépourvus de ce type de prêts toxiques : "Il y a une vraie prise de conscience globale de toute la communauté hospitalière pour dire "Ça suffit !"" Ainsi, la fédération n'exclut pas de demander aux hôpitaux, dans les jours et semaines à venir, de stopper leur paiement des surcoûts générés par le déplafonnement du franc suisse, voire même leur paiement des remboursements d'emprunts dans leur ensemble. En parallèle, elle a également missionné ses avocats pour étudier l'opportunité d'un recours devant la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) contre la loi du 29 juillet 2014 relative à la sécurisation des contrats de prêts structurés souscrits par les personnes morales de droit public. 
Enfin, s'agissant du fonds de soutien de 100 M€ décidé par les pouvoirs publics pour épauler les hôpitaux englués dans ces emprunts, de minime il devient "complètement obsolète" suite aux dernières évolutions du franc suisse, note la FHF..."

(Source : HOSPIMEDIA « L’information des décideurs du sanitaire et du médico-social »)




1) Fédération hospitalière de France (FHF

2) "Acteurs publics contre les emprunts toxiques" (Acpet)