mercredi 25 mars 2015

Semaine nationale de mobilisation pour le don de moelle osseuse



 Du 29 mars au 4 avril 2015 se déroule la 10ème semaine nationale de mobilisation pour le don de moelle osseuse. Alors que l’objectif des 240 000 donneurs inscrits sur le registre France Greffe de Moelle est proche d’être atteint, l’Agence de la biomédecine remercie, au nom des malades, les donneurs, et appelle, avec ses partenaires, à la poursuite de la mobilisation. Car c’est bien grâce à tous ces volontaires, toujours plus nombreux à faire preuve de générosité et d’altruisme, que des patients peuvent bénéficier d’une greffe et avoir une chance supplémentaire de guérison.



Parcourir la France pour rencontrer les Veilleurs de Vie actuels et futurs



A l’occasion du 10ème anniversaire de la semaine nationale de mobilisation, 3 bus aux couleurs de l’opération Don de moelle osseuse, engagez-vous pour la Vie sillonneront les routes de France. Un parcours de 21 grandes villes ! Dans chacune d’elles, l’Agence de la biomédecine souhaite rendre hommage aux Veilleurs de Vie pour leur engagement et encourager le grand public à s'informer sur le don de moelle osseuse et intégrer cette grande communauté des Veilleurs de Vie. Car chaque nouveau donneur inscrit sur le registre France Greffe de Moelle représente un nouvel espoir de guérison pour un malade.



Devenir donneur



Pour s’inscrire comme donneur de moelle osseuse, il faut être en parfaite santé, âgé de 18 à 50 ans (même si l’on peut donner jusqu’à 60 ans), accepter de répondre à un entretien médical puis d’effectuer une prise de sang.





samedi 21 mars 2015

Office du juge et responsabilité de plein droit des établissements de santé publics en cas d’infection nosocomiale

Dans son arrêt Centre hospitalier de Roanne du 6 mars 2015 (requête numéro 368520), le Conseil d’Etat apporte des précisions sur l’office du juge en cas de dommages causés par une infection nosocomiale.

Mme A… avait subi au centre hospitalier de Roanne une césarienne pratiquée en urgence en raison d’une hémorragie. Au cours de l’intervention, une plaie du colon transverse avait été occasionnée par le médecin accoucheur et prise en charge immédiatement avec la mise en place d’une colostomie. C’est à ce moment que la patiente a été infectée par des germes divers qui ont nécessité une antibiothérapie, ainsi que l’a révélé une reprise chirurgicale pratiquée ultérieurement.

La loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé a fixé le cadre général de la responsabilité du fait des activités médicales et chirurgicales. L’article L. 1142-1 du Code de la santé publique pose le principe d’une responsabilité pour faute des professionnels de santé et des établissements de santé « Hors le cas où leur responsabilité est encourue en raison d’un défaut d’un produit de santé » pour « les conséquences dommageables d’actes de prévention, de diagnostic ou de soins ». Toutefois le même article précise que « les établissements, services et organismes susmentionnés sont responsables des dommages résultant d’infections nosocomiales, sauf s’ils rapportent la preuve d’une cause étrangère ».

Devant les juges du fond, Mme A. s’était exclusivement fondée sur l’existence de fautes commises, selon elle, par les médecins. Dans un jugement du 27 mars 2012, le tribunal administratif de Lyon avait rejeté sa demande au motif que les médecins n’avaient pas commis de faute. En revanche, si la Cour administrative d’appel de Lyon avait confirmé cette appréciation, elle avait estimé que le dommage était imputable à une infection nosocomiale engageant la responsabilité de l’hôpital.
Avant l’entrée en vigueur du décret n° 92-77 du 22 janvier 1992, le juge constatait au vu du dossier l’existence d’un moyen d’ordre public et il le retenait sans même le communiquer aux parties (V. dans ce sens CE Ass., 12 octobre 1979, Rassemblement des nouveaux avocats de France : Rec. p. 370 ; CE 21 octobre 1981, Bienvenot, Rec. p. 383). Mais désormais, comme le précise l’article R. 611-7 du Code de justice administrative « Lorsque la décision lui paraît susceptible d’être fondée sur un moyen relevé d’office, le président de la formation de jugement ou, au Conseil d’Etat, la sous-section chargée de l’instruction en informe les parties avant la séance de jugement et fixe le délai dans lequel elles peuvent, sans qu’y fasse obstacle la clôture éventuelle de l’instruction, présenter leurs observations sur le moyen communiqué ». Il résulte de ces dispositions que le juge ne peut se fonder d’office sur l’existence d’un régime de responsabilité sans faute sans en avoir au préalable informé les parties. Dans l’hypothèse visée par l’article L. 1142-1 cela permettra à l’établissement, le cas échéant de faire valoir l’existence d’une cause étrangère. 
En conséquence, l’arrêt attaqué est annulé.

Pierre Tifine

Professeur de droit public à l'Université de Lorraine. 
Directeur adjoint de l'IRENEE


Pour lire l'intégralité de l'article de Pierre Tifine «Office du juge et responsabilité de plein droit des établissements de santé publics en cas d’infection nosocomiale, Note sur CE, 6 mars 2015, Centre hospitalier de Roanne, n°368520 » : Revue générale du droit ©

mercredi 18 mars 2015

L’ appel à la manifestation nationale du 9 avril ne fait pas l’unanimité des organisations syndicales…

Les syndicats de fonctionnaires CGT, FO, FSU, Solidaires et FA-FP (autonomes) ont fait savoir lundi 9 mars 2015 que la journée du 9 avril 2015 contre l'austérité se traduirait par une journée de grève dans le public. Dans un communiqué commun, les cinq organisations se disent "convaincues de la nécessité de lutte commune privé-public " et indiquent qu'elles "appellent l'ensemble des agents publics à participer massivement à la journée de grève interprofessionnelle du 9 avril 2015".
Les syndicats estiment que "l'amélioration du service public passe par la fin de l'austérité" qui a des "conséquences désastreuses pour la fonction publique, les agents et les usagers". Ils exigent "une hausse du pouvoir d'achat qui passe par le dégel du point d'indice", qui sert de base au calcul des salaires des agents et n'a pas bougé depuis 2010. Ils réclament aussi notamment "la fin des suppressions d'emplois" et "le maintien et l'amélioration du statut général" des fonctionnaires.
Les cinq organisations syndicales appelant à la grève totalisent près de 60% des voix aux dernières élections professionnelles dans la fonction publique.

Le dernier mouvement d'ampleur dans le public remonte à mai 2014. Sept syndicats (CFDT, CFTC, CGT, FA-FP, FSU, Solidaires et UNSA) et FO de son côté avaient appelé à une journée d'action pour l'emploi et les salaires, y compris par la grève, une situation inédite sous l'ère Hollande. La mobilisation s'était traduite par un taux de grévistes d'environ 6,4% dans la Territoriale, 8% dans la fonction publique d'Etat, et près de 13% dans l'Hospitalière.

L'appel à une journée de grève interprofessionnelle public-privé émane initialement de FO. Les centrales réformistes CFDT, CFTC, CFE-CGC, UNSA, ne se sont pas associées à cet appel.
 (Source : AFP ©)

L’UNSA n’appelle pas à la grève

Lors de son congrès national tenu à Tours début février, FO a voté l'organisation d'une "grève générale nationale interprofessionnelle contre l'austérité, contre le pacte de responsabilité, contre la loi Macron, contre le crédit impôt compétitivité emploi". Elle a invité dans cet objectif à une réunion intersyndicale qui s'est tenue le 17 février dans ses locaux.

L'UNSA ne se reconnait ni dans cette plateforme fourre-tout tout en négatif et éloignée de ses propres mandats, ni dans un appel à la grève générale inadapté au regard des capacités réelles de mobilisation des salariés. Elle a donc décliné cette invitation. La CFDT, la CFTC et la CGC ont fait de même.
Il ressort de cette réunion un appel à une grève nationale interprofessionnelle le 9 avril, conçue comme "une convergence des nombreuses luttes et mobilisations syndicales (...) d'ores et déjà engagées dans les entreprises ". Outre FO et Solidaires, la CGT en est signataire. Rappelons pour mémoire qu'au lendemain de sa récente et difficile élection, son nouveau Secrétaire Général avait appelé à une action nationale "centralisant les luttes", action dont on comprend aussi les fortes finalités internes dans une organisation qui a connu des semaines de déchirement concernant sa direction.
L'UNSA ne conteste évidemment pas le droit de ces organisations à prendre une telle initiative. Elle maintient cependant son analyse quant à son fond et à sa forme. L'UNSA n'appelle donc pas à cette grève du 9 avril.
(communiqué de presse UNSA)

La FGAF  ne s’associe pas à la grève

Les organisations FGAF ne s’associeront pas à la grève du 9 avril
Les organisations syndicales de fonctionnaires qui composent la FGAF ont décidé de ne pas s’associer à la grève interprofessionnelle prévue le 9 avril : elles jugent que les revendications de cette dernière sont beaucoup trop générales et inspirées par des préoccupations politiques.
Dans un contexte marqué par un dialogue social de façade, nos organisations continueront néanmoins de défendre sur le terrain les intérêts des agents publics, notamment au sein des instances paritaires auxquelles elles participent.
 (communiqué de presse FGAF)


Pour « La Vie Hospitalière » il serait grand temps de revoir le syndicalisme dans son fonctionnement qui est trop vertical (ce qui démontre un manque de démocratie participative et de là de légitimité des décisions prises…), car à force les syndicats locaux ne s’y retrouvent plus, les membres se démotivent, les agents marquent un désintérêt de plus en plus profond des syndicats professionnels qui apparaissent éloignés quelque peu des préoccupations réelles des salariés, chômeurs, retraités…et plus globalement des préoccupations des citoyens et citoyennes…
Il y a aussi certaines orientations politiques qui semblent être suivies par des organisations syndicales au niveau national et qui malheureusement  laisse penser que la cohésion syndicale dans la lutte contre les atteintes aux droits des travailleurs, des retraités, des chômeurs…ce n’est pas pour demain…
Il y a un problème majeur auquel les organisations syndicales sont aujourd’hui confrontées, à savoir celui du bouleversement qui pourrait se concrétiser par la mise en place d’ orientations politico-économiques visant uniquement des intérêts de groupes financiers (étrangers pour la plupart) allant à l’encontre même de l’intérêt général…et menaçant les services publics de manière insidieuse…il serait temps que les organisations syndicales dénoncent les dérives démocratiques de notre société (nous allons droit dans le mur mais le fatalisme est de mise…) et surtout qu’ils s’insurgent contre l’ACS (TISA en anglais) qui est une menace réelle pour les services publics en général.

Là,  il est aussi temps de dénoncer cette parodie de démocratie au niveau de l’Union européenne qui dans le cadre de l’ACS donne un très mauvais exemple en diffusant peu d’informations sur cet accord, ce qui est de nature à nous inquiéter encore un peu plus.

Là, tout autant il faudra que les organisations syndicales européennes fassent un front commun, mais ceci ne sera possible que si les structures syndicales nationales se regroupent dans l’intérêt de tous les citoyens et citoyennes…quand ?...là qui pourra répondre ?...
Ceci écrit, la Suisse (modèle démocratique) s’interroge aussi sur les répercutions de l’ACS…(contexte juridique de l'accord)…

La Belgique dans le cadre des négociations de l'Accord sur le commerce des services (ACS-TiSA) présente une résolution.

Un exemple d'action qui se doit d’être portée à la connaisssance de tous les français: les citoyens de la commune de Watermael-Boitsfort (Belgique) sont intervenus auprès de la Commission européenne.

Pour ne pas conclure...il est temps de prendre conscience que nous avons tous intérêt à prendre en mains notre avenir, et ceci sans attendre plus longtemps, et là les organisations syndicales devront suivre le mouvement de contestation de tous les citoyens au risque d'être marginalisées dans le cas contraire.

mardi 17 mars 2015

Les agents de l'EHPAD de Lagnieu manifestent leur mécontentement

  
“Personnel en colère. On en a marre de la galère !” 
Ce slogan est repris en boucle dans les rues de Lagnieu, par le personnel de l’EHPAD où depuis le lundi 16 mars, l’ensemble des salariés est en grève. “L’établissement est en cours d’agrandissement, expliquent les représentantes du personnel. On crée des chambres simples, des salles à manger supplémentaires… C’est très bien, mais cela nous dispatche, et on n’est pas plus nombreuses.”

(Source La Voix de l’Ain)



lundi 16 mars 2015

Les médecins libéraux sont dans la rue

Ce 16 mars les médecins sont en colère contre Marisol Touraine plus exactement contre  certaines dispositions de la Loi Santé et particulièrement concernant le tiers payant généralisé à l'ensemble des patients pour 2017...
"La Vie Hospitalière" ne donnera pas de commentaire concernant ces revendications qui sont spécifiques à un catégorie de médecins qui favorisent surtout les cliniques et les services privés (services de radiologie privés, de radiothérapie privés, laboratoires privés etc...)...bien des personnes en France ne se font plus soigner pour le simple fait qu'ils n'ont plus les moyens de le faire et ceci devrait être pris en considération par ces médecins là ...le serment d'Hippocrate semble avoir été oublié...

Le monde hospitalier souffre de restrictions et pendant ce temps là le mécontentement ambiant de certains médecins libéraux se focalise sur d'hypothétiques remboursements d'honoraires pouvant être en retard...et, le patient dans tout cela?...Rappelons quand même que 24 pays européens ont favorisé le tiers payant...


 "...Un malade sur trois renonce, une fois par an, à aller chez le médecin. C’est pour permettre l’accès à tous aux soins médicaux que Marisol Touraine défend la généralisation du tiers payant, qui existe déjà chez les kinésithérapeutes ou encore les infirmières. Les médecins libéraux craignent, eux, que cette dispense d’avance de frais génère beaucoup de «paperasse», au détriment du temps consacré aux consultations. Des craintes qui, selon le docteur Patrick Xavier, président de la Confédération des syndicats médicaux français de Corrèze, pourraient inciter les jeunes médecins à déserter le libéral: «Le nouveau système va conduire les étudiants en médecine qui sortent des facultés à ne pas s’installer en médecine libérale, dans la mesure où cela va être trop contraignant en charge administrative.»

Plus de la moitié des Français favorables au tiers payant 

Sur la question de la généralisation du tiers payant, les Français sont partagés. Selon un sondage, 63% seraient favorables à l’application du tiers payant chez les médecins libéraux.
Comme le montre le reportage de nos confrères de France3 Limoges, les français sont à la fois satisfaits et inquiets. Satisfaits de ne plus payer une consultation chez le médecin. Inquiets des conséquences de la mesure sur la qualité des consultations. "

Source

vendredi 13 mars 2015

Un document divulgué dernièrement révèle des pourparlers secrets visant à privatiser et augmenter les coûts de la santé !




Un document de réflexion sur les services de soins de santé au sein des négociations de l'ACS (tenu secret)  révèle que certains ont estimé qu’il y avait un énorme potentiel inexploité pour la mondialisation des services de soins de santé principalement parce que les services de soins de santé sont  financés par les états ou des associations sans but lucratif… ce qui a bien évidemment aucun intérêt pour les concurrents étrangers en raison du manque d'envergure dans ces contextes…


Ci-dessous le document confidentiel examiné dans le cadre de l’accord sur le commerce des services  (ACS - TISA en anglais-), à souligner que tous les membres de l'Union Europénne (économique) participent aux négociations, qui visent près de 70% du commerce des services au niveau mondial...une manne pour les profiteurs de tous poils…


Jusqu'à présent très peu d’informations sont diffusées sur l'ACS, on voit là que ce manque de transparence (pour la cause…) va à l’encontre même de la démocratie, et, les droits des citoyens et citoyennes  sont théoriquement et pratiquement bafoués!




La proposition, qui a été mise en avant par la Turquie (1) et discutée par les Etats membres de l'Union Europénne en septembre dernier à Genève, vise à marchandiser encore un peu plus les services de santé au niveau mondial, ainsi que de promouvoir des soins  low-cost  pour les prétendus clients...et bien évidemment de défendre tout particulièrement des intérêts privés.

Le Docteur Odile Frank, de l'Internationale des Services Publics (ISP) estime que " la proposition augmenterait les coûts des soins de santé dans les pays en développement et serait de qualité inférieure dans les pays développés en Europe, Amérique du Nord, en Australie et ailleurs ", Rosa Pavanelli  (Secrétaire Générale du PSI) a précisé que "La Santé est un droit humain.Elle n'est pas à vendre et ne peut être commercialisée.La raison d'être des systèmes de santé, c'est de veiller à ce que nos familles soient en bonne santé et en sécurité - pas de permettre aux grandes entreprises de dégager des bénéfices".

Pour "La Vie Hospitalière" les bénéficiaires de l'accord seraient de grands groupes de santé, des compagnies d'assurances … ce sont bien évidemment en fait les représentants de ces lobbies qui tirent les ficelles dans  ces "négociations"…quant aux politiques on est en droit de se  demander si ils ne sont pas corrompus tant les citoyens et citoyennes deviennent les laissés pour compte de ces "tractations illégitimes"...il y aura comme pour toutes choses un prix à payer...



Ci-dessous l’analyse de l’Université d’Auckland  (source : Associated Whistle-Blowing Press)



1) Pays qui nous le rappelons n'est pas membre de l'Union Européenne (économique)...

mercredi 11 mars 2015

Mise en garde des RG : les hôpitaux vont vers une grave crise sociale




 Selon le quotidien "Le Parisien":

 …C'est une note confidentielle datée du 5 mars. Elle a été rédigée par le service central du renseignement territorial du ministère de l'Intérieur, constitué de policiers et de gendarmes. 
Un « état des lieux » des services d'urgences des hôpitaux à « diffusion restreinte ».

Il a été adressé aux plus hautes autorités (présidence de la République, Premier ministre, ministères de la Santé et de l'Intérieur) et pourrait bien révéler le prochain gros dossier de la ministre de la Santé.

« Le service des urgences malade d'un engorgement massif », est-il ainsi écrit en tête du premier paragraphe. Au point, précise la note, que « selon les syndicats, ce secteur semble au bord de l'implosion ».

Pas question de salaires, dans cette analyse, mais de la mise en lumière d'une dégradation des conditions de travail qui a déjà fait naître ici et là des mouvements de grève. Le plus souvent, la réduction du nombre de lits — pourtant en nombre élevé en France comparé à nos voisins européens — est évoquée comme contribuant, selon la note, à « saturer les services hospitaliers d'urgence ainsi que les unités d'hospitalisation de courte durée, en particulier avec les patients âgés »


Pour « La Vie Hospitalière » il apparaît évident que globalement le service public hospitalier est dans un contexte de crise préoccupant, et, ce sont les orientations engagées par le gouvernement actuel (et les précédents) qui en sont la cause principale car on ne peut pas considérer un hôpital comme une entreprise c’est une ineptie, c’est du n’importe quoi.

Nous sommes à la limite effectivement de graves conflits sociaux dans les hôpitaux, les conditions de travail sont de plus en plus dure, il est grand temps de donner les moyens en personnels notamment dans les services des urgences pour qu’ils fonctionnent correctement, c’est de pire en pire, et là non seulement les soignants n’en peuvent plus mais encore ce sont les patients qui subissent les incohérences du système mis en place qui privilégie la rentabilité sur l’humain et là tous les prétextes sont bons pour réduire les moyens de l’hôpital public.

Nous assistons à un démantèlement progressif et insidieux du secteur public hospitalier avec toutes ses conséquences…  le moment venu il faudra bien que  certains prennent leurs responsabilités… nous avons eu 19 % de surmortalité en plus, cet hiver, soit 8.500 décès supplémentaires…ce n’est pas rien et il ne faut pas mettre tous les décès sur le compte d’un épidémie de grippe…
Il y a une vérité qui ne saurait être cachée : bien des personnes ne se soignent même plus tant la misère s’installe dans notre pays qui était avant , dans le monde entier, un exemple en matière de santé et qui aujourd’hui ressemble tristement et de plus en plus au système de santé des U.S.A. c’est honteux, purement honteux.

CHSF : Semaine d'information sur la santé mentale



 
Le CHSF participe à la 26ème édition des "Semaines d'information sur la santé mentale"

Les acteurs de la santé mentale de l'Essonne en partenariat avec l'Union Nationale de Familles et de Personnes Malades et/ou handicapées psychiques de l'Essonne (UNAFAM) proposent au grand public cinq rencontres-débats.


Le Dr Roger FERRERI, Chef du service de psychiatrie infanto-juvénile du CHSF participera, mardi 17 mars 2015, de 9h à 13h (5, terrasses de l'Agora à Evry) à un rencontre-débat autour du thème de la vulnérabilité à l'adolescence.


Cette manifestation s'adresse au grand public et aux professionnels.





Le thème de l'adolescence sera le fil conducteur de la 26ème édition des "Semaines d'information sur la santé mentale".





mardi 10 mars 2015

La logique comptable tue l'hôpital public



Le journal «Libération» a eu accès à un texte confidentiel qui prévoit des économies drastiques, des coupes dans les effectifs, et accroît la centralisation.

L’hôpital devra se serrer la ceinture et réduire ses effectifs

Un bouleversement à venir ? Assurément. Et nul ne conteste la nécessité d’une forte évolution du paysage hospitalier. En France, il y a en effet beaucoup d’hôpitaux, voire trop, et ils coûtent cher. L’hôpital représente 45% des dépenses de santé. Avec près de 3 000 établissements, la France est un pays largement doté, avec 6 lits pour 1 000 habitants, le double de la Suède ou de la Grande-Bretagne. Ces hôpitaux sont en outre souvent mal localisés : trop pour les soins de courte durée, pas assez pour les handicapés et les personnes âgées. Et ils sont trop nombreux dans les grandes villes comme Paris, Lyon ou Marseille.

Mais voilà, est-ce que ce «kit» du ministère de la Santé pour mener à bien cette révolution est la bonne façon de procéder ? «Des économies ? C’est possible», réagit Gérard Vincent, délégué général de la Fédération hospitalière de France. Mais ce responsable, qui rassemble la totalité des hôpitaux de France élève aussitôt le ton : «On a le sentiment d’un double langage. La ministre nous avait promis que ce serait à chaque région, à chaque établissement de s’adapter. Et, là, on voit la technostructure du ministère qui prend le pouvoir.» Et d’enfoncer le clou : «Avec ce plan, on assiste à l’étatisation rampante du système hospitalier. Où est la ministre ?»

Pour agir sur la masse budgétaire des hôpitaux, les pouvoirs publics ont un levier fort : l’Ondam hospitalier (objectif national de dépenses de l’assurance maladie), qui fixe d’une année à l’autre l’augmentation des budgets des hôpitaux. Si rien n’est fait, le budget des hôpitaux augmente automatiquement de 2,9%, et cela en particulier avec les hausses automatiques de salaires. Là, l’objectif est clair : en 2015, l’Ondam sera de 2,1% en 2015, de 2% en 2016 et de 1,9% en 2017.

En conséquence, les budgets des hôpitaux vont baisser fortement de plusieurs centaines de millions d’euros. «Si les hôpitaux ne veulent pas augmenter leur déficit, ils doivent faire des économies. Et le premier poste, ce sont les salaires, la masse salariale représentant 65% des charges des établissements de santé, donc de l’emploi», explique sans faux-fuyant un ancien directeur des hôpitaux. Et on arrive à la question sensible de l’emploi. Le chiffre de 22 000 postes supprimés a été évoqué pour les trois années à venir dans les hôpitaux. Mais, voilà, le gouvernement ne veut pas assumer. Mercredi, la ministre de la Santé a assuré à l’Assemblée nationale que son plan de 3 milliards d’euros d’économies pour les hôpitaux d’ici à 2017 n’avait pas vocation à «baisser les effectifs hospitaliers».

















Pour "La Vie Hospitalière" c'est purement honteux que de vouloir supprimer des lits dans les hôpitaux et remettre en cause notamment et insidieusement les hôpitaux de proximité, pire taper encore un peu plus dans les effectifs qui en ont assez d'être malmenés depuis quelques années au nom de la rentabilité, la société française ressemble de plus en plus aux mauvais exemples que l'on connaît (qui se passent de commentaires tant la pauvreté dans certains pays riches est inadmissible).
Privilégier l’ambulatoire ? 
Ce n’est pas, ce n’est plus un objectif aujourd’hui car nous sommes à côté de la réalité de chaque jour, nous sommes devant un évidence la seule logique actuelle est celle uniquement d’un  logique comptable !
De cette logique qui se veut mettre en avant plus de profits mais qui tout autant  accroît les maux des plus démunis les exemples ne manquent pas hélas.
L’hôpital public n’est pas un moyen pour se faire de l’argent, en déplaise à certains... c’est un service  public dans toute sa grandeur et nous le défendrons contre les lobbies et tous les profiteurs qui pourrissent notre société depuis des années!


mardi 3 mars 2015

Les urgences d'Orléans en grève illimitée


Les personnels des urgences du Centre hospitalier d’Orléans (Loiret) sont en grève illimitée depuis le 1er mars (au soir) suite à un manque de personnels depuis plusieurs mois.
 

Les véritables raisons de l'ambulatoire sont-elles purement économiques ?




La chirurgie ambulatoire est-elle une réelle source d'économies?

En théorie, le recours à la chirurgie ambulatoire devrait permettre de réduire les dépenses de santé... Chiffres à l'appui, L'Expansion démontre qu'il n'en est rien.
 Le développement de l'ambulatoire figure en bonne place dans le plan d'économies dévoilé fin avril par Marisol Touraine.
Quand ils cherchent des idées pour réduire les dépenses de santé, tous les politiques, de droite comme de gauche, citent invariablement la même piste : le recours à la chirurgie ambulatoire. Logique, en apparence : les patients arrivent à l'hôpital le matin, sont opérés dans la journée, et rentrent chez eux le soir. Exit, donc, les dépenses liées aux frais d'hébergement et au personnel de nuit. En France, le potentiel d'économie est énorme : à peine 41% des interventions sont réalisées ainsi, contre plus de 80% aux Etats-Unis, au Canada, ou dans les pays d'Europe du Nord.
Rattraper notre retard permettrait donc, en théorie, de dégager jusqu'à 5 milliards d'euros par an, selon l'Agence nationale d'appui à la performance des établissements de santé. Le développement de l'ambulatoire figure donc en bonne place dans le plan d'économies dévoilé fin avril par Marisol Touraine.
La ministre des Affaires sociales entend ainsi doubler son rythme de croissance d'ici à 2017 pour économiser 1 milliard d'euros...
Zéro dépense en moins pour la Sécu
La somme reversée par l'Assurance-maladie étant la même, quel que soit le mode opératoire choisi, développer l'ambulatoire ne sert à rien.
" Quelle blague! Aujourd'hui, je ne suis pas loin de penser que l'ambulatoire coûte en réalité très cher à la Sécu", s'exclame, sous le sceau de l'anonymat, un des nombreux experts chargés d'encourager les hôpitaux à adopter cette pratique.



Pour "La Vie Hospitalière" il ne faut pas privilégier l'ambulatoire qui n'est pas à la hauteur des besoins de la population dans la réalité, il y aura beaucoup de laissés pour compte...
Les patients sont bien peu de choses dans ces décisions, les risques post-opératoires ne sont pas à négliger à la limite il y a un manque de conscience car ce qui est de manière probante privilégié ce sont les intérêts financiers tout le reste devient secondaire.C'est bien là du grand n'importe quoi.
D'autant que les risques que de moins en moins de personnes acceptent de se faire soigner dans ces conditions qui peuvent être alléatoires n'est pas à négliger, et là ceci dans le temps risque de coûter encore plus cher à la sécurité sociale pour les complications qui peuvent être attendues...( il faut prendre en considération  que bien des français et des françaises n'accèdent plus aux soins selon certaines sources) ceci est grave et démontre déjà un système de santé qui est loin de la réalité de chaque jour pour bien des citoyens et citoyennes.
Quant aux services chirurgicaux dans les petits hôpitaux ils seront condamnés, ne parlons pas des postes qui seront perdus là aussi ceci à un coût social et des conséquences qu'il ne faudra pas écarter...l'intérêt général dans tout ceci ne pèse pas grand chose dans la balance.
Il faut s'attaquer aux vrais problèmes qui font que la santé est devenue très chère, là il y a beaucoup à écrire...la santé est une manne pour certains...
Quand l'on sait aussi que même dans les hôpitaux les risques de mortalité (1) ne sont pas à exclure (que ce soit en France ou ailleurs) les risques de l'ambulatoire quant à eux ne font pas état à ce jour de rapports bien explicites dans ce domaine...

 Une chose est certaine que de procès en perspectives...



1) Selon une étude de la revue  médicale "The Lancet" : à chaque patient supplémentaire par infirmier une hausse de 7 % du risque de mortalité est à prendre en considération.


lundi 2 mars 2015

Fonction Publique Hospitalière : 22.000 postes pourraient être menacés !


22.000 postes pourraient être menacés, soit 2% des effectifs de la fonction publique hospitalière, et ceci afin de faire des économies, toujours plus d'économies avec bien évidemment toujours moins de moyens pour les personnels hospitaliers et plus de profits pour certains...en fait c'est la masse salariale que la ministre de la Santé veut toucher?...Mais toucher à la masse salariale c'est mettre à mal encore un peu plus les effectifs dans les services et ceci est franchement inqualifiable dès lors que l'on connaît les difficultés croissantes qui ne sont pas sans conséquences pour les personnels qui deviennent de plus en plus les laissés pour compte d'une politique où seule l'économie est le leitmotiv...
On a pas l’impression que les citoyens et citoyennes payent des impôts, une TVA à 20 %, des taxes sur l’immobilier, sur les actes de la vie civile, et des retenues sur les salaires de plus en plus importantes (CSG, CASA, financement obligatoire des grandes centrales syndicales etc etc)…
C’est le temps du grand n’importe quoi, les hôpitaux publics sont de plus en plus la proie de groupes privés pour la plupart étrangers, seuls les actionnaires de ces groupes se portent bien, quant aux personnels qui travaillent que ce soit dans le secteur public ou pire le secteur privé c’est une autre affaire !
L’Hôpital public est de plus en plus menacé et ses personnels avec,  ce qui est inadmissible dans une société construite depuis des décennies avec des valeurs qui ne sont celles des profiteurs de la politique insidieuse actuelle (qui se fatiguent pas beaucoup au travail) mais bien de citoyens et citoyennes d’un pays qui ne saurait être un territoire, mais bien plus : une nation, avec son patrimoine, sa culture et ses valeurs !


Nous y reviendrons.