vendredi 29 mai 2015

Manifestation à l'hôpital européen Georges Pompidou pendant le direct du 7/9 de France Inter

La matinale de France Inter a été retransmise depuis les locaux de l’hôpital européen Georges Pompidou... Martin Hirsch, Directeur général de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) était le principal invité...pour justifier  du bien fondé de son projet de réforme de l'organisation du travail...

Quelle bonne idée ! ...Monsieur Martin Hirsch a été quelque peu chahuté...mais à quoi devait-il s'attendre ?

Pour plus d'informations

Voir les 6 photos (© Radio France / Charlotte Savalle)

   

jeudi 28 mai 2015

Les personnels de l'AP-HP mobilisés de nouveau

Ce jeudi 28 mai les syndicats de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) ont démontré de nouveau leur refus catégorique du projet de réorganisation des 35 heures.
Dès 11 heures plusieurs milliers d’agents hospitaliers de l'AP-HP étaient devant le siège  (avenue Victoria) démontrant leur opposition au projet de réforme des  35 heures  "imposé" en quelque sorte  par le  directeur général, Martin Hirsch. Cette réorganisation  devrait  entrer  en vigueur le 1er janvier 2016, et, permettre d’économiser 20 millions d’euros par an, sur le dos des personnels...

Les syndicats quant à eux ne veulent pas de nouvelles réductions de moyens !

A la mi-journée, direction et syndicats se sont rencontrés, durant quelque minutes, sans pour autant que le dialogue ait amené de l'eau pour éteindre les braises... 
Les manifestants se sont dirigés ensuite vers le ministère de la Santé. 

Un membre du cabinet de Marisol Touraine a reçue une délégation de l'intersyndicale.

(à suivre)



Rappel du communiqué de l'intersyndicale

"Le 26 mai à 15 heures, l’intersyndicale a répondu à l’invitation du directeur général de l’AP-HP.
Les organisations attendaient la réponse suivante : le retrait pur et simple du « projet de réorganisation du temps de travail ». Martin Hirsch reste figé sur sa position et ne retire pas son projet.
L’intersyndicale dénonce le double langage de la direction générale.
Pour preuve, ce même jour à 13 heures 57, Monsieur Hirsch a communiqué par mail, dans un flash-info adressé à tous les personnels de l’AP-HP sur la journée des cadres de Necker. Dans son intervention, il précise : « Nous devons adapter nos organisations au plus près des activités médicales ».
Par ailleurs, les organisations syndicales ont constaté les prémices de la mise de son projet dans les établissements.
Devant cet état de fait et la non prise en considération de la revendication des personnels, l’intersyndicale a quitté la salle de réunion et appelle l’ensemble des personnels à amplifier le rapport de force et à participer massivement à la journée de grève et à la manifestation du 28 mai."

samedi 23 mai 2015

Une grève et une mobilisation exemplaires !


    •    Exemplaire : le front commun de toutes les organisations syndicales, du jamais vu !

    •    Exemplaire : les 8000 manifestant-es rassemblé-es devant le siège de l’AP-HP, du jamais vu pour un premier appel à mobilisation !

    •    Exemplaire : voir certains services en grève à 100% pour une moyenne de plus de 50% tous services confondus !

    •    Exemplaire : la colère digne des personnels qui, à bout, expriment le ras-le-bol de l’instrumentalisation de leur conscience professionnelle, exploitée de façon éhontée par des politiques d’austérité qui aujourd’hui mettent en cause gravement la qualité des soins et (ce qui reste) de leur vie familiale.


La Fédération SUD Santé Sociaux salue cette mobilisation sans précédent depuis 20 ans et demande, avec les autres organisations syndicales, le retrait total sans conditions du plan « Hirsch ».
Au-delà de cette résistance, la Fédération SUD Santé Sociaux revendique avec le syndicat de l’AP-HP des rythmes de travail postés compatibles avec la santé des salarié-es : 4 jours de travail (en 32h) pour les équipes diurnes et 3 jours de travail (en 30h) pour les équipes de nuits.


Cette lutte exemplaire n’est qu’un début qui devrait être vraisemblablement suivie d’une autre mobilisation le 28 mai.
La Fédération SUD Santé-Sociaux souhaite vivement que l’ensemble des établissements de la santé s’inspirent de cette lutte pour rétablir un système de santé de qualité pour la population et respectueux de la vie des personnels.

(Communiqué de presse de la Fédération SUD Santé-Sociaux )

Voir aussi:

RTT à l'AP-HP : un odieux chantage ! 
(communiqué CGT du 20 mai)


Les syndicats interviennent auprès du Premier-Ministre



Les représentants des syndicats : UFFA-CFDT, CFE-CGC, CFTC-FAE, UGFF-CGT, FA-FP, UIAFP-FO, UNSA, FSU et SOLIDAIRES FP sont intervenus auprès de VALLS...
Souhaitons une réponse de ce dernier, quant aux résultats attendus, il ne faut pas rêver...nous savons à qui nous avons affaire...
Pour "La Vie Hospitalière" il y a maintenant que des actions sur le terrain même qui pourront faire fléchir le gouvernement, des actions qui seront pérennisées tant que l'on se moquera des personnels ces laissés pour compte d'une politique de santé où les seules orientations engagées sont dictées par le profit, après l'AGCS, nous allons avoir l'ACS (1) et toutes ses conséquences dans le domaine de la santé publique.
Nous sommes menés par le bout du nez, abusés par des responsables qui veulent surtout faire des établissements publics hospitaliers des usines à soins, l'impensable hier est aujourd'hui une triste réalité.


1) La négociation TISA/ACS contient une série d'annexes. Celles-ci s'appliqueront de manière transversale et lieront ainsi toutes les parties. Si ces annexes ne sont pas accessibles au public, plusieurs d'entre elles ont fuité. L'année dernière, Wikileaks publiait une annexe relative aux services financiers, visant à une nouvelle dérégulation de ces derniers. Plus récemment, une nouvelle annexe portant sur le thème "E-commerce, technology transfer, cross-border data flows and net neutrality" fuitait. Cette dernière suscite de nombreuses questions et craintes puisqu'elle ouvre, par exemple, tout le débat sur la protection des données, leur possible transfert,...(etc)...
Une nouvelle annexe visant à privatiser les services de santé et à promouvoir le tourisme médical  a été divulguée. Or, on ne  connaît rien de ces annexes tant  à leur nombre qu'à leur contenu. Les effets qui pourraient en découler - sur la société dans son ensemble comme sur les services publics - sont difficiles à évaluer et les incertitudes conséquentes.

jeudi 21 mai 2015

Manifestation devant le siège de l'AP-HP : un coup de semonce !

Malgré les réquisitions, des indisponibilités aussi liées à la vie familiale près de 10 % des personnels de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris étaient devant le siège de ladite AP-HP (Avenue Victoria) !
Toutes les organisations syndicales étaient là dans un front commun et déterminées à ce que cessent toutes les actions visant à ce que ce soient les personnels qui fassent les frais de la politique actuelle liée à la marchandisation de la santé, tous les prétextes sont bons pour arriver aux objectifs fixés  insidieusement depuis des années déjà.

Assez de "management à l'américaine" et plus de ménagements des personnels!
Le directeur général Martin Hirsch doit mettre à la poubelle son projet de réorganisation des 35 heures.
Ce sont 75.000 agents de la Fonction Publique Hospitalière (hors personnels médicaux) qui pourraient être touchés à terme, il y en a assez des mesures qui visent toujours les personnels et qui font que depuis des années le travail devient de plus en plus difficile à assumer dans des conditions correctes.
Monsieur Martin Hirsch et tous ses amis  devraient venir renforcer les équipes  de soins, retroussez leurs manches, ils  en auront besoin.Ainsi  ils seront bien plus près de la réalité de chaque jour.

La réforme de l'organisation du travail c'est niet !
Mais de toute évidence le cap est maintenu par la direction de l'AP-HP et des "négociations" seront ouvertes à partir du 28 mai, il est temps de marquer un point d'arrêt à cette politique désastreuse qui ne respecte plus les personnels de la Santé...ces laissés pour compte.

Le gouvernement a confirmé le gel du point d'indice des fonctionnaires et ceci ... jusqu'à la fin de sa mandature. Ainsi Monsieur Valls, en tant que  Premier-Ministre use de la même arme budgétaire que ses prédécesseurs de gauche et de droite pour limiter les dépenses, aux dépens des émoluments des 5,2 millions de fonctionnaires.
Pourtant ce n'est pas en rognant les salaires, les retraites, en augmentant les taxes (etc) que la relance de la consommation se fera,  la preuve est faite de leur incompétence à diriger le pays dans l'intérêt des citoyens et citoyennes... dans l'intérêt de la France, et surtout de ne pas mener le pays comme ils le font vers une dérive fatale qui pourrait remettre en cause les fondements même de notre société (nous avons un exemple avec la Grèce, il semble que ce n'est pas suffisant)...
Mais pour tous ces politiques leur petit train train de vie n'est pas gelé, ils continuent à se moquer des citoyens et citoyennes, à se goinfrer à la barbe et aux yeux de tout le monde.
Il y en a assez de tous ces individus sectaires qui s'imaginent pouvoir encore longtemps nous mener par le bout du nez ! Nous rendre la vie impossible tandis qu'ils profitent et font profiter leurs petits amis de notre patrimoine, le pillant, mettant à mal  nos institutions, créant ici et là toutes les conditions pour leur politique de déstabilisation.
Car ce sont bien des actions de déstabilisations qui sont entreprises à tous les niveaux que ce soit au travail ou ailleurs.
Pour en revenir à la réorganisation du travail dans les hôpitaux, nous voyons bien que les personnels ne peuvent plus se reposer correctement tant les plannings sont pour la plupart intenables, les personnels n'en peuvent plus, les urgences sont surchagées et là le manque d'effectifs est criant, rien que ça déjà c'est alarmant ! Mais c'est hélas la même chose dans les autres services où les effectifs sont de plus en plus en "service minimum" !




Alors, il est grand temps de revoir effectivement l'organisation du travail et de faire en sorte que dans le milieu de la Santé nous nous orientons vers la semaine de 32 heures.





Les personnels de l'éducation nationale apparaissent bien plus privilégiés que ceux de la Santé, il est temps de revoir effectivement l'organisation du travail mais dans un  cadre où les personnels ne seront plus les dindons de la farce.

1) Et, les personnels de Santé ne sont pas épargnés, loin de là, il n'y a pas un jour où l'on remet en cause tel ou tel poste au nom de la rentabilité "l'hôpital entreprise" c'est le grand n'importe quoi,  bien calqué toutefois sur les très mauvais exemples du management et des orientations "mode in USA" ce qui pue est exporté de plus en plus en France...

mercredi 20 mai 2015

La remise en cause des 35 heures : une belle manipulation !

C'est parti, la Fédération Hospitalière de France (qui représente les directeurs) n'hésite pas à marquer le pas en avançant insidieusement vers la remise en cause des 35 heures dans la Fonction Publique Hospitalière !
C'est de la haute manipulation, les personnels épuisés déjà avec les conditions de travail qui sont actuellement les leurs n'en peuvent plus, on ne compte plus les arrêts de travail, TROP c'est TROP!
La marchandisation de la Santé il y en a assez!
Les prétextes liés aux économies à faire sont à rejeter tant tous ces cadres ne sont plus dans la réalité de chaque jour du monde hospitalier.
Monsieur Frédéric VALLETOUX il est temps de vous mettre au travail avec les équipes de soins et de voir ainsi loin de votre bureau les conditions de travail de plus en plus insupportables pour les personnels et les conséquences de ces "conditions" sur les soins donnés aux patients.


Les 35 heures nous en avons été les dindons de la farce, avec l'instauration de cycles de travail, la remise en cause d'acquis, la planification du temps de travail à l'image d'une usine, avec un encadrement de plus en plus strict et incohérent dans la pratique! Et, donner un repos après une journée de travail, pour reprendre ensuite le travail, est-ce bien là la possibilité pour les équipes de soins de reprendre le travail dans de bonnes conditions, c'est aujourd'hui du grand n'importe quoi!

Pourquoi s'arrêter en si "bon chemin"? 

Les gouvernements successifs s'entendent pour réformer tout ce qui peut l'être, toujours à l'encontre des travailleurs,  avec pour seule vision la rentabilité, mais là tout ce qui touche au monde hospitalier dans le cadre public ne saurait être considéré comme acceptable, nous ne sommes pas des dindons!

Depuis la transposition de la directive communautaire n° 93-104, remplacée depuis par la directive n° 88 - 2003 (1), c'est une organisation de travail qui a surtout optimisé le travail dans les services, avec en plus une réduction du temps nécessaire aux transmissions dans certains services, et insidieusement la politique du non remplacement des départs à la retraite de certains agents  qui a été mise en place,  a rien arrangé, toutes ces décisions contribuent à épuiser les personnels.
Et, puis il y a plus grave, comme ci la remise en cause des 35 heures ne suffisait pas, ils invoquent aussi l'allongement de la date de départ à la retraite.

Nous sommes vraiment dans une société pourrie par le monde de l'argent, pourrie jusqu'à l'os !
On voit les réformes tomber ici et là, et chaque jour qui passe nous supportons encore un peu plus les errements des responsables de ce grand marasme, des "responsables" qui deviennent de plus en plus irresponsables!

Car les conséquences de toutes ces orientations, dictées pour des intérêts particuliers bien souvent...et non pour l'intérêt général, ne se feront pas attendre, le monde hospitalier en a assez de ne plus pouvoir faire ses missions dans des conditions de travail correctes.

Je pense qu'ils sont fous ces "humains"!...



1) Rappelant que les directives (CE) n° 104/1993 et (CE) n° 34/2000 ont été abrogées par la directive (CE) n° 88/2003 du Parlement européen et du Conseil, du 4 novembre 2003, concernant certains aspects de l'aménagement du temps de travail.

lundi 18 mai 2015

Réforme des 35 heures à l'AP-HP : Martin HIRSCH promet de garder les RTT


Le directeur général de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) Martin Hirsch a déclaré qu'il ne voulait "pas un hôpital sans RTT" et ferait des propositions "équilibrées" en ce sens, à quatre jours d'une grève appelée par les syndicats contre son projet de réforme des 35 heures.

"L'hôpital est passé aux 35 heures sans changer son organisation. On a gardé les mêmes horaires en se disant qu'on verrait bien... Cela a tenu dix ans, cela ne tient plus du tout. Du coup, on traite les problèmes avec quinze ans de retard et de rancoeurs accumulées", affirme M. Hirsch au Journal du dimanche. "Il faut des RTT, et les propositions que nous mettrons sur la table maintiennent des RTT. Je ne veux pas un hôpital sans RTT", martèle-t-il.

"Nous ferons des propositions équilibrées. Nous raisonnons d'abord en fonction des activités médicales, de ce qui correspond aux besoins des patients, pour savoir quels schémas horaires sont les plus adaptés", ajoute le patron de l'AP-HP. Il évoque les contreparties de son projet. Une part des gains obtenus "doit aller à la maîtrise des dépenses", une "deuxième part peut aller vers des investissements, les nouveaux matériels, l'humanisation des locaux" et enfin "une part revenir aux agents" à travers notamment "une amélioration des conditions de travail et des garanties sur l'emploi", assure-t-il.

Il affirme ne pas vouloir "passer en force" mais "écouter les inquiétudes". "Nous mettrons plusieurs options sur la table pour qu'il y ait matière à négocier", dit-il. Selon M. Hirsch, il est "indispensable" de renégocier le temps de travail dans les hôpitaux de Paris à la fois pour "adapter" l'organisation du travail "aux besoins des patients" et pour "préserver l'emploi" et "la qualité du travail".

L'ensemble des syndicats de l'AP-HP appellent à la grève pour le 21 mai contre le projet de réforme des 35 heures.

(Source: "Le Parisien")

vendredi 15 mai 2015

Le CH de Melun revient à l'équilibre budgétaire en 2014 avec un an d'avance

Présentant un déficit persistant en 2013, en l'occurrence de 2 millions d'euros (M€), le CH Marc-Jacquet de Melun (Seine-et-Marne) a fait de son retour à l'équilibre financier l'un des grands enjeux de l'exercice 2014. C'est chose faite puisque l'établissement francilien a officiellement présenté ce 24 avril par communiqué un résultat légèrement excédentaire proche des 200 000 € pour un budget global consolidé de 147,6 M€. Et ce alors que le prévisionnel budgétaire tablait sur un montant encore dans le rouge de l'ordre des 500 000 €. Dépenses contenues, développement de l'activité, révision de certaines organisations médicales, tels sont les trois éléments avancés par l'hôpital pour étayer cette bascule budgétaire. Les investissements se sont élevés à 12,8 M€.

Ainsi, l'année 2014 a vu l'extension de la capacité d'accueil du service de court séjour gériatrique, la création d'un hôpital de semaine par redéploiement de lits d'hospitalisation complète, l'augmentation "très sensible" de l'activité d'obstétrique après la fermeture de la maternité de la Clinique Saint-Jean l'Ermitage le 31 décembre 2013, le développement "significatif" de l'activité ambulatoire en chirurgie, la réduction de la durée moyenne de séjour, etc. Côté chiffres, l'hôpital a enregistré 65 550 passages aux urgences pour 175 440 appels traités par le Samu et 5 000 sorties du service mobile d'urgence et de réanimation (Smur). S'ajoutent 202 000 journées d'hospitalisations complètes, 8 900 d'hôpital de jour et 10 890 d'hémodialyse, 2 727 interventions chirurgicales, 80 226 consultations externes, 2 681 naissances...

Ayant anticipé d'un an la trajectoire financière exigée par le comité pour la performance et la modernisation des établissements de santé (Copermo) pour le versement de l'aide de 40 M€ destinée à financer la construction de la future plateforme hospitalière publique-privée de Melun, l'établissement espère désormais conforter cette année ce résultat en 2015, "année de mobilisation des premiers emprunts pour le chantier du nouvel hôpital".

Thomas Quéguiner
Commentaire vu sur le site d'HOSPIMEDIA

..."Le résultat est une information vide de sens si on n'a pas connaissance de la CAF. Un résultat positif peut être le reflet d'une bonne gestion mais peut aussi provenir de politiques de faibles amortissements, de carences de dépréciations, d'absences de provisions... toutes politiques qui améliorent artificiellement le résultat.
Prenons donc l'habitude de fonder la présentation de l'état de santé d'un établissement sur sa CAF (non aidée) et/ou sa marge brute (non aidée) et non exclusivement sur son résultat même si les effets de la démarche certification/fiabilisation des comptes devraient permettre de donner progressivement plus de sens au résultat net. "
(Gérard de DARAN)

©  HOSPIMEDIA

jeudi 14 mai 2015

Meurtre d’un éducateur spécialisé : Appel à grève et manifestation le 19 mai 2015 !!!


 Le   Jeudi 19 mars, nous avions appris avec stupeur, incompréhension tristesse et colère, la mort d’un Éducateur Spécialisé du Service Social de Protection de l’Enfance dans l’exercice de ses fonctions.
  
    - Jacques, devait encadrer une visite médiatisée dans son service entre une fillette de 4 ans et son père, celui-ci est arrivé pour s’en prendre à son ex-compagne. Jacques s’est alors interposé pour protéger la mère. Le père lui a alors asséné un coup de couteau mortel.
  
    - Les collègues de Jacques, très choqués n’ont pas pu reprendre le travail pour l’instant. Une cellule psychologique a été mise à leur disposition. Le vendredi 20 mars, une centaine de travailleurs sociaux s’est rassemblée devant le palais de justice de Nantes pour rendre un dernier hommage à leur collègue tué pour vouloir protéger. De nouveaux rassemblements ont eu lieu : le 23 mars avec 600 personnes et 2500 personnes le 2 avril, suite à l’appel à la grève de l’intersyndicale 44.
  
    - Pour nos organisations, la mort de cet éducateur n’est pas un fait divers. Nous dénonçons l’absence de reconnaissance à la hauteur de l’enjeu par les pouvoirs publics de ce drame professionnel.
  
    - Ce drame questionne les conditions d’exercice du travail social en Loire-Atlantique comme en France.
  
    Les salariés du social, du médico-social et du sanitaire des secteurs Public et Privé du département travaillent de plus en plus dans l’urgence, auprès des familles comme dans les services publics de santé (services d’urgences, maternités…). La charge de travail augmente d’années en années avec des budgets de plus en plus contraints.
  
    Ils sont trop souvent la cible d’insultes, de menaces et d’agressions de la part des publics en difficulté qu’ils accompagnent ou prennent en charge.
  
    Leur expertise professionnelle n’est pas suffisamment prise en compte par les institutions.
    Ils alertent régulièrement leur hiérarchie, en vain, pour disposer de vrais moyens humains et financiers indispensables à des organisations de travail de qualité.
  
    La mort de ce travailleur social ne doit pas être assimilée à un « risque du métier » et exige des réponses immédiates et concrètes de sécurité et de conditions de travail des personnels.
  
    Les salariés du travail social, sanitaire et médico-social revendiquent :
  - Des moyens financiers et humains pour les institutions afin de mener à bien les missions confiées (social, justice, ARS)
 - La considération et la reconnaissance des métiers et des travailleurs du social, du sanitaire et du médico-social : par exemple, le projet de réforme actuel des métiers du travail social vient à l’encontre de cette reconnaissance en réduisant la formation et la valeur du diplôme.
  
    C’est pour cela que nous appelons toutes les travailleuses et tous les travailleurs du social, du sanitaire et du médico-social à une :

    GREVE ET MANIFESTATION
    MARDI 19 MAI à 10 heures 30
    devant le CONSEIL DEPARTEMENTAL 35
    1 avenue de la préfecture RENNES- BEAUREGARD
    
    
    
    → Pour rendre un hommage à notre collègue
    → Pour sensibiliser les pouvoirs publics aux conditions de travail
    des travailleurs sociaux, médico-sociaux et du sanitaire
    → Pour revendiquer de vrais moyens humains et financiers dans le travail du social et du médico-social
    
    Le Président du Conseil Général a accepté de recevoir une délégation de l’intersyndicale pour présenter nos revendications
  
    Des préavis de grève et à manifester sont déposés dans chaque établissement privés et publics.

(Communiqué syndical)


Le 27 mai Journée régionale "Amélioration des conditions de travail et de la qualité de vie en établissement sanitaire"

L'ARS Poitou-Charentes organise une journée d'échanges et de réflexion sur l'Amélioration des conditions de travail et qualité de vie en établissement sanitaire mercredi 27 mai à l'ARS à Poitiers. Lors de cette journée, seront présentées les conclusions de l'enquête diligentée par l'ARS auprès de l'ARACT (Association régionale d'amélioration des conditions de travail) pour connaître l'impact des actions menées  depuis 1c84 3 ans auprès des établissements de santé.

Sont invitées 4 personnes par établissement : Directeur des Ressources Humaines ou son représentant, référent CLACT, représentant du personnel siégeant au Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) et un médecin du travail. 
Inscriptions avant le 25 mai.
 
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lundi 11 mai 2015

La Sécurité sociale va fêter ses 70 ans


Il y a soixante-dix ans naissait une idée. L’idée selon laquelle « chacun est responsable de tous », selon les mots de Saint-Exupéry.

Cette idée est née de l’espoir d’un monde meilleur, dans un pays blessé, décidé à se relever des ruines. Un monde incarné dans la République retrouvée et réinventée.
Cette idée, née du désastre des années 1930, c’est aussi l’affirmation que pour éviter de sombrer face aux menaces, face à la crise, le pays doit être uni et solidaire.
La solidarité, c’est une grande ambition. Celle d’une protection sociale pour tous les citoyens, à chaque étape de leur vie.

Parce que soixante-dix ans après sa naissance, la Sécurité sociale reste d’une formidable modernité, plus que jamais au cœur de notre pacte républicain.
Depuis 70 ans, les bénéfices de ce modèle protecteur pour notre société sont sans appel. Des naissances en plus, par l’accompagnement des parents dans leurs choix et la possibilité d’être à la fois parent et actif. De la santé en plus, grâce à l’accès pour tous au progrès médical. Des années de retraite en bonne santé et dans des conditions matérielles améliorées. Bref, le bilan de la Sécurité Sociale pour la société française et pour chacun d’entre nous, c’est « de la vie en plus ».
La Sécurité sociale est dans notre ADN ; elle fonde notre identité sociale collective, elle est notre fierté et notre bien commun. Populaire, la Sécurité sociale reste pourtant méconnue.
A une époque où les peurs et les égoïsmes prospèrent, nos compatriotes – et je pense en particulier aux plus jeunes – n’ont pas toujours conscience de la chance et de la force que représente la Sécurité sociale. Notre devoir est donc d’agir, pour qu’elle demeure une promesse d’avenir pour la jeunesse.
Pour tenir cette promesse, nous devons garantir que notre système de sécurité sociale réponde aux évolutions de la société :
    •    l’adapter aux évolutions de la famille,
    •    adapter notre assurance maladie aux défis du XXIe siècle,
    •    l’adapter à la diversité des parcours professionnels,
    •    adapter notre système de Sécurité sociale aux nouvelles réalités du travail.

Tout au long de cette année de célébration, nous rappellerons que la Sécurité sociale renforce nos vies, qu’elle apporte mais ne retire rien.
Nous réaffirmerons sans cesse notre volonté inébranlable de continuer à faire vivre ce cœur battant de notre République sociale.

(Extrait du discours de Marisol Touraine, Ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, pour le lancement des 70 ans de la Sécurité sociale, le 5 mai 2015).

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Le Centre Hospitalier de Meaux organise du 17 mai au 9 juin prochains une exposition exceptionnelle

Cette exposition est intitulée " Mémoire d’un siècle, mémoire photographiée  une version contemporaine des images de la grande guerre par nos aînés ". 
En partenariat avec le Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux,  ce projet initié il y a plus d’un an est intégré dans la programmation des années centenaires du Musée de la Grande Guerre mais également dans le programme officiel du Festival Eclats d’Arts 2015, célèbre festival Meldois dont la renommée n’est plus à faire. En associant un intervenant professionnel d’ateliers-théâtre, une photographe professionnelle, le Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux, les résidents de l’EHPAD et de l’USLD d’Orgemont du Centre Hospitalier de Meaux et leurs familles, ce projet prendra la forme d’une restitution des photographies et des différentes mises en scène sur de très grands kakémonos, qui seront exposés successivement :
- sur le site d’Orgemont du CH de Meaux du 17 mai au 23 mai inclus ;
- au Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux du 27 mai au 1er juin inclus ;
- sur le site principal de Saint-Faron du CH de Meaux du 2 juin au 9 juin inclus.
Débutant dans quelques jours, cette exposition itinérante est une grande première pour le Centre hospitalier de Meaux et ce à plusieurs niveaux :
        - Une 2ème participation officielle à un festival de premier plan.
        - Une association exceptionnelle et pérenne (depuis 2010) avec le Musée de la Grande Guerre des Pays de Meaux.
        - Un travail de composition, de mise en scène et de partage entre professionnels de la photographie, professionnels des arts scéniques, et patients du Centre Hospitalier  de Meaux.
        - Une restitution sur 3 semaines dans plusieurs lieux permettant une audience large  et diversifiée.

Venez découvrir du 17 mai au 9 juin  cette exposition  exceptionnelle garantissant émotions, moments de partage et retours poignants sur cette terrible période de la Grande Guerre.

vendredi 8 mai 2015

Lettre ouverte des syndicats USAP-CGT, FO et SUD Santé de l’AP-HP à Madame Marisol Touraine, Ministre de la santé, et Monsieur Martin Hirsch, Directeur général de l’AP-HP.

Madame la Ministre, retirez votre projet de loi santé !
Monsieur le Directeur général, abandonnez le plan Stratégique 2015-2019 et tous vos projets de remise en cause des acquis sociaux.
Monsieur le Directeur général, Vous le savez, le 9 avril, à l’appel des organisations syndicales nationales CGT, FO, Solidaires, les personnels hospitaliers avec des centaines de milliers de salariés ont fait grève et manifesté « Pour le retrait du pacte de responsabilité et la loi Macron ».
Madame la Ministre, Vous avez déposé et présenté à l’Assemblée nationale et au Sénat un projet de loi santé que nos fédérations ont caractérisé comme étant un projet de loi de démantèlement des hôpitaux et contre lequel elles appellent, courant juin, à une grève nationale avec un rassemblement devant votre ministère. Ce projet de loi va se traduire, par l’obligation pour les hôpitaux de se regrouper en Groupe Hospitalier de Territoire (GHT), par une accélération des restructurations, des fermetures d’hôpitaux et de services, des centaines de suppressions de lits et d’emplois et représente une menace contre l’unicité de l’AP-HP, l’existence des 37 hôpitaux et de toutes ses structures (Siège, Blanchisseries, Ambulances, SMS, AGEPS,...)
Monsieur le Directeur général, Vous avez décidé de maintenir le plan stratégique 2015-2019 rejeté unanimement par tous les syndicats siégeant au CTCE qui est la traduction concrète du projet de loi santé à l’AP-HP. Avec ce plan, c’est : la fin de la transformation de l’Hôtel Dieu en « hôpital sans lits », le projet de l’hôpital Nord par la fusion de Beaujon et Bichat en complémentarité avec le « nouveau Lariboisière » qui va supprimer plus de 600 lits, le regroupement de Louis Mourier avec le CASH de Nanterre, de Charles Richet avec Gonesse,..., la fermeture de Paul Doumer Villemin etc...
Monsieur le Directeur général, Vous avez décidé, contre l’avis de tous, de passer une convention avec la CAF générant ainsi une augmentation des tarifs de crèche allant du simple au double voire au triple pour certains agents.
Monsieur le Directeur général, Concernant les agents contractuels de catégorie C (hors personnels diplômés), vous avez décidé de n’autoriser, par le biais des commissions de sélection, que 170 mises en stage d’ici juin-juillet 2015, 250 en janvier 2016 et 200 à partir d’avril 2016. 
Vous le savez, les chiffres annoncés par vos services indiquent qu’il y a 2826 personnels contractuels de catégorie C : 923 agents hospitaliers (ASHQ), 438 adjoints administratifs (AAH), 177 agents d’entretien qualifiés (AEQ), 876 aides-soignants (AS),... Sur les 170 mises en stage prévus pour juin-juillet 2015, il y aurait 58 ASHQ, 68 AAH, 28 AEQ et 16 BAEQ (Blanchisseurs d’entretien qualifiés). 
Aucune proposition de mises en stage pour les Aides-Soignants. Vos propositions sont inacceptables. Nous vous le disons. Nous avons besoin des collègues CDD qu’ils soient sur postes permanents ou sur mensualités de remplacement. Sans eux, les services ne peuvent plus fonctionner. Le nombre de 7840 ETPR correspondant à des besoins permanents pour la continuité des services. Ils doivent être intégrés dans le Statut AP-HP. C’est ce qu’exigent, dans une pétition, les plus de 10 000 collègues de toutes catégorie.
Monsieur le Directeur général, Vous avez décidé de remettre en cause les jours RTT et les organisations de travail des personnels, avec notamment la systématisation des horaires en 7 heures avec mise en application au 1er janvier 2016. Vous nous avez déclaré. C’est dans un but d’augmentation de la productivité, de la mobilité et d’une flexibilité accrue afin de récupérer 25 millions d’euros sur les 150 millions d’euros d’économies à réaliser en 2015 qu’exige le gouvernement et le pacte d’austérité. Encore une fois, ce sont les personnels qui doivent payer la note !
Madame la Ministre, Monsieur le Directeur général, Nous vous mettons solennellement en garde. En maintenant vos projets, vous allez créer une situation de tension dans les hôpitaux dont vous porterez la seule responsabilité.

POUR FO AP-HP Jean-Emmanuel CABO : 01.40.27.19.18 
POUR L’USAP-CGT Rosemay ROUSSEAU : 01.42.08.82.14 
POUR SUD Santé Jean-Marc DEVAUCHELLE : 01.45.59.35.01

Le 21 mai les hospitaliers seront devant le siège de l'AP-HP !



Le 21 mai à 11 heures les hospitaliers seront devant le siège de l’AP-HP (avenue Victoria) contre la remise en cause du protocole des 35 heures et la réorganisation du temps de travail, proposé par Martin HIRSCH.

Le 12 mai: Journée internationale de l'Infirmière

La Journée internationale de l'infirmière est célébrée le 12 mai, qui est le jour anniversaire de la naissance de Florence Nightingale.



C’est une occasion pour réaffirmer son attachement à vouloir améliorer les conditions de travail des professionnels de l'art infirmier. En effet, la pénibilité de ce métier, notamment dans les hôpitaux, est intenable au point que nombre d'infirmiers et d'infirmières quittent la profession au bout de quelques années, créant par là même, une réelle pénurie auprès du patient, ce qui aggrave encore les conditions de travail.


Qui est Florence Nightingale ?






Florence Nightingale a posées les bases de la profession infirmière contemporaine. Ses contributions sont nombreuses : elle a été la première personne à définir que chaque patient a des besoins individuels, que le rôle de l'infirmière vise à satisfaire ces besoins et elle a pris en compte les dimensions santé-maladie des soins infirmiers. Elle a fait des soins infirmiers une occupation respectée en établissant une formation, en soulignant l'importance d'une éducation continue, et en distinguant les soins infirmiers de la médecine. Elle croyait qu' "une bonne pratique infirmière ne grandit pas seule; elle est le résultat d'études, d'enseignement, d'entraînement, de pratique, qui se finalise dans une base solide qui peut se transférer dans tous les milieux, auprès de tous les patients.


Objectif

Durant la Journée internationale de l’infirmière, la FSSS-CSN (Fédération de la santé et des services sociaux de la Confédération des syndicats nationaux), qui représente près de 100.000 syndiqué(es) du réseau de la santé et des services sociaux, souhaite qu’une meilleure organisation du travail dans les soins infirmiers diminue les surcharges de travail et les burn-out dont sont victimes, entre autres, les infirmières. Le Québec a de plus en plus de problèmes car sa politique se santé ne saurait, aujourd'hui, être un exemple, et en France on copie (c'est toujours facile et à la portée du premier imbécile venu...) là on pense aussi à ces Partenariats Publics-Privés (PPP) qui avaient été mis en place, qui sont de véritables chevaux de Troie pour les services publics hospitaliers ! 
Nous avons un exemple avec le CHSF d'Evry (Essonne) et on espère que ne se réitèrera pas des "montages financiers" où non seulement les personnels en supportent les conséquences mais bien évidemment par la force des choses: les patients et par extrapolation les contribuables!
Ceci écrit revenons à ces femmes qui représentent plus du tiers de la main-d’œuvre du réseau de la santé et travaillent dans des conditions difficiles en raison des réductions de personnels.
Pour "La Vie Hospitalière" on peut toujours espérer de meilleures conditions de travail pour les infirmières, les infirmiers et tous les personnels attachés aux soins mais il ne faut pas rêver, la réalité démontre que la marchandisation de la santé ne laisse pas de place réellement au côté humain de la profession, on s'éloigne, on s'éloigne des grandes valeurs pour ne s'intéresser qu'à la valeur de l'argent...(de cette valeur qui tuent les autres...).
Le mal être des personnels soignants est grandissant, dans une société où le "management à l'américaine" ne ménage pas les personnels qui souffrent de plus en plus, c'est là un paradoxe  dans ce monde de la Santé qu'il nous apparaît important de souligner.




mardi 5 mai 2015

Nellie Bly la première infiltrée dans un établissement de soins

Nellie Bly pionnière  du journalisme d'investigation a fait son premier article d'investigation dans un asile pour y dénoncer les conditions d'hospitalisations des patientes.

 Pour la petite histoire; Joseph Pulitzer, du New Yok World l'a recruté après qu'elle eut semé le trouble dans les locaux. Pulitzer lui promet alors un contrat si elle parvient à s'infiltrer dans un asile. Elle accepte. Sa première tâche consiste ainsi à écrire un article au sujet d'un asile de fous pour femmes, le Blackwells Island Hospital à Roosevelt Island. Où elle se fait passer pour une personne malade et s'invente des problèmes psychiatriques afin d'y être internée et de pouvoir dévoiler les conditions épouvantables des patientes. Elle reste dix jours dans l'hôpital.
Ce mode de journalisme, le reportage clandestin, devient sa spécialité. Le reportage fait scandale en dévoilant les horreurs des méthodes utilisées et amène un changement radical des pratiques.
Elle publie son aventure sous le pseudonyme de L. Munro : Ten Days in a Mad-House (1887). (1)

Tout ceci ne vous rappelle pas un peu l'émission "Les infiltrés"?...qui avaient trouvé rien d'autres que d'aller à la Maison de retraite de Saint-Jean-les-Deux-Jumeaux (Seine-et-Marne) pour aller dénoncer des conditions de travail des personnels qui par voie de conséquences se répercutaient dans la qualité des soins...rappelons qu'il y avait, en ce temps là, un seul directeur pour s'occuper du Centre hospitalier de Coulommiers, de l'Hôpital de Jouarre et de la Maison de retraite de St. Jean...il n'y a pas de petites économies...il peut y avoir toutefois  des conséquences...
Ceci écrit gageons que "Les infiltrés" auraient fait un travail journalistique un peu plus ciblé en allant faire un tour du côté de certaines "Maisons de retraites" privées qui manquent encore plus de personnels et là bien souvent il y a à dénoncer.

Mais voilà l''émission n'était pas faite au hasard, qu'on se le dise...


1) Source Wikipédia.


Le 12 mai tous devant le Sénat !

Boycott du Conseil Supérieur de la Fonction Publique Hospitalière

Les organisations syndicales siégeant au CSFPH (CGT – FO – UNSA – SUD) dénoncent l’absence de dialogue social au niveau de la Fonction Publique Hospitalière (FPH), depuis plusieurs mois sur plusieurs dossiers importants, ainsi qu’aucune programmation de réunions spécifiques permettant de les aborder et de trouver la solution négociée et partagée.



Déclaration Publique CGT – FO – SUD - UNSA

Nous nous sommes opposés le 11 septembre 2014 à ce que le projet de loi Santé (devenu depuis, projet de loi de modernisation de la Santé) n’ait fait l’objet que d’une présentation partielle devant le CSFPH (seulement 4 articles soumis à son avis).
Entre autres, ce projet de loi, non seulement, rend obligatoire l’adhésion pour tous les hôpitaux à un Groupement Hospitalier de Territoire (GHT), mais il prévoit aussi l’assouplissement du droit des Groupements de Coopération Sanitaire (GCS), pour en faciliter la constitution et le fonctionnement, afin d’accompagner la création des GHT, auxquels pourront être associés des établissements privés. Elle prévoit aussi la mise à disposition de plein droit de fonctionnaires aux GCS.
Ces dispositions aggravent la loi HPST (Hôpital Patient Santé Territoire) en matière de restructuration de l’offre de soins, de destruction d’effectifs, et vont accélérer la privatisation de l’hôpital. Les organisations syndicales de la FPH, vous demandent, Mme la Ministre d’abandonner ces mesures en retirant votre projet de loi.
De plus, les 54 milliards d’économies, dont 3 milliards pour l’hôpital décidés par le gouvernement, dans le cadre de la baisse des dépenses publiques, remettent en cause le service public et l’emploi, conduisant à 22 000 suppressions de postes dans les hôpitaux. Les annonces de nouvelles mesures d’économies dont la diminution programmée du niveau de l’ONDAM (Objectif National de Dépense d"Assurance Maladie), vont amplifier la situation budgétaire catastrophique de la plupart des établissements déjà confrontés à un CREF (Contrat de Retour à l’Equilibre Financier).
Malgré de très timides informations délivrées par la DGOS (Direction Générale de l’Offre de Soins) au cours de la commission des statuts du 23 avril 2015, nous décidons de ne pas participer aux travaux de ce premier CSFPH qui fait suite aux élections professionnelles du 4 décembre 2014.
Nous attendons des réponses concrètes sur les dossiers suivants, depuis des mois, voir des années :
 L’abrogation de l’ordre national infirmier, ceci dans le prolongement de l’initiative parlementaire prise et votée dans la nuit du 9 au 10 avril 2015 visant à la suppression de l’ordre national infirmier, nous attendons que le Gouvernement reprenne à son compte cette initiative dans un projet de loi spécifique visant à l’abrogation des ordres.
 Le dossier des heures mutualisées départementales dont la prorogation provisoire du dispositif s’éteint le 30 juin 2015. Nous exigeons un nouveau projet de décret sanctuarisant le volume de 1 million 900 mille heures.
 L’absence de ratio promus/promouvables pour les corps de psychologues et pour permettre aux ASHQ (Agents de Service Hospitaliers Qualifiés) l’accès à l’échelle 4 de rémunération, cette absence de ratio est un scandale est une offense faite aux 80 000 personnels de ce corps.
 Concernant l’indemnité de vie chère pour les personnels des DOM (Départements d’Outre Mer) partant en formation, les organisations syndicales siégeant au Conseil d’Administration de l’ANFH (Association Nationale de Formation Hospitalière) ont dans un courrier du 16 octobre 2014, saisit les Ministères de la Fonction Publique, de la Santé et des Outre-Mer, sur les conditions de versement de l’indemnité de vie chère dans ces départements pour toutes les formations d’une durée supérieure à 52 jours par an, ainsi que le maintien du régime indemnitaire dans le cas d’un congé de formation professionnelle. Malgré une intervention de nos organisations lors du CCFP (Conseil Commun de la Fonction Publique) du 14 avril dernier, nous n’avons aujourd’hui aucune réponse des pouvoirs publics sur la révision des articles 8 et 31 du décret n° 2008.824 du 21 août 2008.
 Concernant l’arrêté du 12 novembre 1969, relatif au classement des emplois en catégorie active de nos professions, nous constatons qu’à ce jour, bien qu’un arbitrage ait été rendu par le Premier Ministre, nous ne disposons que d’une notification de la Ministre de la Fonction publique, qui ne permet pas à ce stade, une application de cet arrêté à l’ensemble des emplois et grades concernés.
 Nous attendons du ministère de la santé que des mesures soient prises pour l’application pleine et entière de la loi Agent Non Titulaire pour contraindre les établissements à organiser les concours réservés et pour le respect des nouvelles dispositions concernant les contractuels.
 D’autres sujets traînent et dont l’absence de réponses met en difficulté les agents comme la non remise en cause des horaires en 12 heures, l’absence d’évolution du point d’indice …
Nous constatons que sur ces dossiers qui font consensus auprès des organisations syndicales de la Fonction Publique Hospitalière, nous sommes dans l’attente depuis plusieurs mois d’arbitrages et de décisions qui ne viennent pas, ce qui nous conduit à adopter la positon de boycott du prochain CSFPH que nous prenons aujourd’hui, personne ne peut nous objecter que nous avons tous attirés, à de multiples reprises, l’attention, et du Cabinet de la Ministre, et des services de la DGOS sur l’exaspération qui était la nôtre ainsi que celle des personnels, le silence assourdissant en retour qui nous est opposé nous conduit à officialiser ce que nous avions envisagé.
Nous considérons maintenant que ce geste fort des organisations syndicales de la Fonction Publique Hospitalière, permettra au Cabinet de la Ministre et aux services de la DGOS, non seulement d’apporter des réponses claires et des arbitrages positifs sur ces problématiques, mais incitera également l’administration à remettre en place les conditions d’un vrai et constructif dialogue social.



vendredi 1 mai 2015

Grève à l’hôpital de Taaone (CHPF)

Les radiologues du Centre Hospitalier de la Polynésie Française de Taaone sont en grève depuis le 30 avril 2015.

Hôpital arrivée urgence © CHPF
Entrée des urgences (© CHPF)

Leur principale revendication : obtenir 2 heures d’arrêt par semaine compte tenu des expositions aux rayonnements ionisants durant leur travail.
La direction du Centre Hospitalier de la Polynésie Française  se défend par des textes. Selon elle, le protocole d’accord signé en janvier 2012 faisait bien état d’un congé de réduction du temps d’exposition. Mais, dans un rapport récent, la Chambre territoriale des comptes n’aurait pas pris en considération ce point afin d’éviter les surcoûts.

Malgré cette grève, le service radiologie fonctionne normalement:deux manipulateurs, un radiologue et une aide ont été réquisitionnés.