jeudi 18 juin 2015

La maternité de l'Hôpital du Blanc pourrait être menacée de nouveau

L’ARS Centre avait annoncé la fermeture de la chirurgie en novembre 2011, cette décision entrainant la rétrogradation de la maternité du niveau I au niveau centre de périnatalité.
Après plus d'un an  d’une lutte exemplaire de la population, des élus... le Comité de défense de l’hôpital du BLANC, après des mois de négociations, obtient que ces décisions ne soient pas seulement reportées mais tout simplement annulées.

Un communiqué de l’ARS Centre, validé par le ministère de la santé, confirme alors fin novembre 2012 ce résultat et dessine en quatre points les conditions dans lesquelles seront établis un plan de retour à l’équilibre répondant à la volonté de réduire les dépenses, et un projet médical de territoire destiné à améliorer l’activité par une meilleure adéquation de l’offre avec les besoins de santé de la population.

L'ARS a indiqué dans un communiqué que :

« l’hôpital du Blanc correspond (et doit continuer à correspondre) aux besoins de santé de la population de ce bassin de vie. A ce titre, le service des urgences, les consultations de médecine et les soins de suite et de réadaptation seront progressivement améliorés. Une dotation financière spécifique de 3 Millions d'euros permet la continuité de l’activité.
La maternité de niveau 1 poursuivra ses activités dans le cadre des recommandations du professeur Pierre, chef de pôle mère-enfant du CHU de Poitiers. Pour assurer une parfaite sécurité sanitaire, les grossesses à risques seront dirigées vers des maternités de niveau 2 (Châteauroux) et de niveau 3 (Poitiers).
La chirurgie ambulatoire sera développée. La chirurgie de semaine sera maintenue avec à terme des coopérations renforcées entre le Blanc et Montmorillon. Les recrutements nécessaires seront entrepris ; leur succès conditionne cette réorganisation, qui sera conforme aux objectifs du Projet régional de santé.
Dans le cadre de la direction commune avec le CH de Châteauroux, les coopérations seront renforcées avec tous les hôpitaux proches, notamment le CHU de Poitiers et le CH de Montmorillon, en matière d’anesthésie, de chirurgie et d’obstétrique. La continuité des soins sera assurée par des mécanismes d’astreinte. »
 

Le PRE et le PMT, où la contribution du Comité de défense a été largement prise en considération, sont effectifs depuis 2013.

Après bientôt deux ans, le Comité de défense souhaite qu’un état précis de leurs applications soit établi. 
Dans ce sens trois rendez-vous ont été pris avec l’ARS Centre, la direction du Centre hospitalier de Châteauroux et le Ministère de la santé.



(à suivre)

vendredi 12 juin 2015

Lettre d'une infirmière à Martin HIRSCH

Ci-dessous  la lettre que Clémentine FENSCH, infirmière à l’Hôpital Saint-LOUIS, a adressée à Martin HIRSCH, Directeur général de l’AP-HP , dans laquelle elle exprime ses sentiments, avec pour conclusion sa démission.


Monsieur le Directeur, cette semaine j'ai perdu mon sourire, cette semaine j'ai perdu l'espoir, cette semaine j'ai perdu mon énergie, et surtout j'ai perdu ma foi en le service public.

Je vous invite, vous et vos conseillers, à venir non pas un jour, mais une semaine au moins, examiner notre quotidien hospitalier, avec sa charge de travail, son lot de violence, d'exigences, de souffrances, de fins de vies, de soins palliatifs.

Venez à nos places tenter de réparer les vivants, passer vos journées debout à courir sans avoir le temps de manger, ni même d'uriner, terminer vos journées avec ce mal de dos, ces jambes lourdes et le cœur serré d'avoir vu la décrépitude des corps. Venez croiser le regard des mourants, trouver les mots justes pour essayer de les réconforter, eux et leurs proches. Tout cela en exerçant de gestes techniques précis, en anticipant des situations à risque vital, en exécutant toujours plus de tâches administratives, en encadrant des élèves infirmiers, tout cela avec toute notre énergie, notre bienveillance, avec nos sourires et sans jamais nous plaindre.

Comment osez-vous penser une seule seconde à raccourcir notre temps de travail quotidien, et a supprimer des jours de congés, si précieux pour nous ressourcer ?

N'avez-vous donc jamais mis les pieds plus d'une heure ou deux dans un service hospitalier. Nos jours de congés nous permettent de nous éloigner de cette masse de souffrance, de prendre soin de nous et de nos proches.

Dois-je vous rappeler que nous travaillons en général un week end sur deux, voire plus ? Que nous ne comptons pas nos heures lorsqu'il faut rester plus tard pour gérer une situation de crise ?

Nous ne sommes pas des fonctionnaires comme les autres. Je n'effectue pas des journées de sept heures trente, mais des journées de huit, voire de neuf heures, tout cela pour soigner correctement.

Vous, vous nous proposez le pire, et nous ne pouvons l'accepter. Aujourd'hui, les services hospitaliers sont au mieux en surchauffe, au pire en crise. On fait face à un nombre croissant de malades, à la découverte de nouveaux types de cancers, bref à une population de plus en plus vieillissante, et donc polypathologique et extrêmement fragile.

Vous voulez réaliser des économies sur notre dos : ce n'est ni éthique, ni moral. Nous prenons soin de vos grands-mères atteintes de Parkinson ou d'Alzheimer, de vos oncles atteints de leucémie, de vos enfants atteints de drépanocytose.

Nous sommes passablement usés, mais avec votre projet de réforme, nous sommes désabusés.

Il y a quelques années la durée de vie d'une infirmière à l'hôpital était de dix ans, aujourd'hui elle est de sept. Cela vous questionne-il ?

Vous devriez gonfler le budget hospitalier et surtout nos salaires, nous, le petit personnel, qui avons les mains dans la merdre, au sens propre comme au sens figuré.

Vous êtes en train de tuer le service public, tuer notre motivation et nos convictions. J'ai 31 ans, je travaille depuis 5 ans entant qu'infirmière pour le service public.

Après 3 années d'activité professionnelle dans un service de réanimation de 18 lits, que vous avez d'ailleurs eu l'occasion de visiter récemment, j'ai fait un burn out.

Je ne me suis jamais vraiment remise de la mort d'une patiente de 60 ans. Nous l'avons faite sortir en urgence pour accueillir un autre patient atteint d'une insuffisance rénale aigue qu'il fallait dialyser en urgence. Je me revois installer cette patiente sur un brancard, lui expliquer en deux mots qu'on la transférait dans un service plus léger. J'ai vu dans ses yeux son inquiétude, et faute de temps, je n'ai pu prendre ne serait-ce que deux minutes afin de la rassurer. Toujours plus de patient et toujours moins de temps. Cette patiente est revenue quarante minutes après sa sortie de notre service, intubée, ventilée sous catécholamine Elle avait fait un arrêt cardiaque de stress. Elle est décédée trois jours plus tard.

Et si cette femme avait été votre mère ? Que penser ? Que ressentir ? Que dire à ses deux enfants? J'ai posé ma lettre de démission quelques jours après.

Je vous donne une piste intéressante pour réaliser des économies: les laboratoires pharmaceutiques, qui devraient être une industrie tournée vers l'humain et non le profit.

Trouvez-vous cela éthique et moral qu'ils facturent 41.000 euros trois mois de traitement par Sofosbuvir, médicament soignant l'hépatite C ?
Ces entreprises pharmaceutiques dépensent seulement 12% de leur fonds propres en recherche et développement, le reste étant financé par des fonds public. Commencez par vous servir dans l'argent que brassent ces entreprises. Et puis remettons le principal intéressé au centre de nos préoccupations : le patient.

La qualité des soins du service public passe d'abord par du temps, un bon accueil, une bonne évaluation clinique.

Vous allez faire mourir nos compétences, puisqu'on sera contraint d'en faire toujours plus avec moins de temps et c'est le patient qui va en pâtir. Le patient c'est vous demain, l'un de vos proches, votre bien aimée, vos enfants.




Pour "La Vie Hospitalière" (nous l'avons déjà écrit maintes et maintes fois) tous ces décideurs, ces "cadres supérieurs" devraient retrousser leurs manches et venir travailler dans les services hospitaliers afin qu'ils aient une idée de la réalité.
Pour le moment nous nous éloignons de plus en plus de la réalité hospitalière. Jusqu'à quand ?



Clémentine FENSCH était l’invitée du “Magazine de la santé” le mardi 9 juin ( France 5). 

lundi 8 juin 2015

Grève au CHU de Nice

Alors que le déménagement de l'hôpital Saint-Roch vers le nouveau CHU (Pasteur 2) continue, un préavis de grève renouvelable a été déposé ce jour suite aux conditions de travail qui "se détériorent", selon le syndicat CGT initiateur du mouvement revendicatif.

Le personnel est invité, dès 8 heures 30,  pour manifester son mécontentement à se réunir dans le hall d'entrée.

300 postes seraient ainsi manquants !

Le manque d'effectif est criant, selon la CGT, aujourd'hui, il y a une infirmière de nuit pour 28 lits, alors qu'avant elles étaient à deux pour 30 lits. "
S'ajoutent en plus des revendications sur :
- Des suppressions d' indemnités de nuit du personnel contractuel (1100 personnes sur les 6000 agents).
- Des  suppressions des primes de laboratoire,.
- Des suppressions des heures supplémentaires... 
Malgré deux réunions la Direction et les  représentants syndicaux  n'ont pas trouvé une plateforme d'accord... La Direction refusant toute négociation alors que les conditions de travail à "Pasteur 2" sont à revoir impérativement.
Maintenant les syndicalistes en appellent à l'ARS et au président du  Conseil de surveillance du CHU, et,   maire de la ville de Nice, Monsieur Christian Estrosi.


(à suivre)

SUD Santé appelle à une mobilisation massive dans la santé pour le Jeudi 11 juin 2015

Plusieurs jours après les mobilisations des 21 et 28 mai, le climat reste toujours brûlant dans les établissements de l'AP-HP. Les tentatives médiatiques d'apaisement du directeur n'y font rien, la colère gronde, monte encore et toujours.

Martin Hirsch perd pied quand il ne maîtrise plus la boite de pandore qu'il a cru bon d'ouvrir. L'étau se resserre sur le directeur général et le très modéré soutient de la tutelle ne lui est pas vraiment d'un grand soulagement : « Fais ta réforme, si ça marche, nous serons avec toi, sinon démerde toi…. » pourrait définir la position de la ministre.



SUD Santé qui veut démêler la situation, ouvrir de vraies négociations sur les sujets des conditions de travail et leur amélioration ne se satisfait pas de cette position.
Si Hirsch est contraint, il ne tient en fait qu'à la ministre, à son courage politique, de sortir de son terrier et de réviser la feuille de route qu'elle impose au directeur général.
SUD Santé soutient en ce sens les hospitaliers qui crient leur ras le bol, leur envie de bénéficier enfin d'une vraie réduction du temps de travail et leur demande d'un partage du travail en embauchant dans nos hôpitaux.

SUD Santé réaffirme sa position : 10 000 créations d'emplois pour parvenir à la semaine de 4 jours.
SUD Santé suggère à Hirsch de s'appuyer sur la grogne légitime de ses salariés pour exiger de la ministre le retrait du plan d'économie.
SUD Santé rappelle à la ministre le discours du Bourget de son candidat président et lui suggère de moins écouter la finance et d'avantage les salariés et les usagers.
SUD Santé est conscient que l'AP-HP est aujourd'hui un laboratoire pour le reste de la fonction publique hospitalière. Si elle en assume le poids, elle en appelle pas moins l'ensemble des hospitaliers à en partager le combat dès demain.

Le 11 juin doit devenir une date majeure de la lutte en lui donnant une dimension nationale. Elle peut être le début d'un grand mouvement contre les politiques de rigueur qui étranglent l'hôpital public et qui n'ont que trop duré…

(Communiqué de SUD Santé)


 

Agence nationale de Santé publique : le rapport de préfiguration remis à Marisol Touraine

Le  directeur général de l’Institut de veille sanitaire (InVS) et de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES), a remis le 2 juin 2015 à la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, son rapport de préfiguration concernant la création de l’Agence nationale de santé publique.

La loi de modernisation du système de santé, adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale, prévoit la création d’une nouvelle agence réunissant l’InVS,  l’INPES et l’Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (EPRUS). 

Il s’agit, à l’instar d’autres pays occidentaux, de doter la France d’un établissement d’excellence regroupant l’ensemble des missions de santé publique (prévention, promotion de la santé, surveillance et observation de l’état de santé de la population, veille et alerte, préparation et réponse aux crises sanitaires, etc.).

Pour organiser les modalités concrètes de la création de cette nouvelle entité, la ministre a confié à François Bourdillon une mission de préfiguration. Ce dernier a rendu  un rapport détaillant la démarche, les missions et les principaux enjeux pour le futur établissement.


dimanche 7 juin 2015

Pétition pour l'abrogation de l'Ordre Infirmier

Pétition nationale pour l'ABROGATION de l'ORDRE NATIONAL INFIRMIER imposé à la profession infirmière en décembre 2006. En cas de litige, les tribunaux du peuple suffisent à rendre la justice. Pas besoin des chambres disciplinaires ordinales où tout n'est que magouilles et petits arrangements entre amis. 
L'ordre infirmier est sur endetté et se retrouve pieds et poings liés au bon vouloir de sa banque qui continue à le soutenir abusivement dans le seul but de récupérer sa mise de départ de ... 19 millions d'euros. 
Cet ordre est devenu l'enjeu de pouvoirs politiques et financiers qui n'ont rien à voir avec les intérêts de la profession infirmière.

Signez la pétition

mardi 2 juin 2015

Nouvelle manifestation le 11 juin des personnels de l'AP-HP


L'Intersyndicale de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) appelle à une nouvelle grève  le 11 juin, invitant les personnels à manifester en direction de l'Elysée pour contester le projet de réforme des 35 heures de Martin Hirsch.

Dans un communiqué commun les syndicats   CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, SUD et UNSA, au lendemain d'une grève suivie par près de 25% des agents de l'AP-HP (selon la direction...) ont prévenue que "La colère des personnels augmente de jours en jours" ...

L'intersyndicale appelle, de fait,  "au maintien de la grève, à la poursuite des actions, et à amplifier le mouvement".

Les agents sont ainsi invités à se rassembler de nouveau, le 11 juin,  devant le siège de l'AP-HP (Avenue Victoria).

Le gouvernement ne semble pas avoir compris que les personnels en ont assez d'être les laissés pour compte d'une politique devenue de plus en plus nauséabonde.

L'austérité et toutes ses conséquences : ras le bol !

Des syndicats interviennent auprès du Président de la République concernant le gel du point d'indice

Le 26 mai une intersyndicale a envoyée une lettre  au Président de la République, relatif au gel et à la valeur du point d’indice de la Fonction Publique.

Monsieur le Président,

De manière exceptionnelle, les organisations syndicales de la Fonction Publique (CGT – FSU – FO – SOLIDAIRES - FAFP) ont décidé unitairement de s’adresser à vous. La situation des agents, les missions essentielles qu’ils mènent pour le bien de la population et pour l’intérêt général, leurs conditions d’exercice se sont extrêmement dégradées et deviennent préoccupantes.
En effet, de trop nombreuses années de politiques d’affaiblissement de la Fonction publique - avec lesquelles, malheureusement, vous n’avez pas effectué toutes les ruptures attendues - conduisent aujourd’hui à un constat particulièrement inquiétant.
Le gel de la valeur du point d’indice entamé depuis 2010, mesure injuste et régressive sans précédent, entraîne une perte de pouvoir d’achat inédite et catastrophique pour tous les agents des trois versants de la Fonction publique et ce quelle que soit leur catégorie. Cela a même des effets de paupérisation pour nombre d’agents qui s’ajoutent à un sentiment de déclassement.

A contrario de la décision annoncée par votre gouvernement, nous vous demandons l’ouverture de négociation permettant d’aboutir à une augmentation immédiate, générale et significative de la valeur du point d’indice ainsi qu’à des mesures de rattrapage pour les pertes intervenues les années antérieures.

En ce qui concerne l’emploi, le constat est également sombre. Hormis les rares secteurs définis comme prioritaires, les suppressions de postes se poursuivent et s’aggravent
De ce fait, l’exercice de missions publiques est mis à mal et les conditions de travail des agents s’en trouvent détériorées. 

Nous revendiquons la fin des suppressions d’emplois et les créations dans les meilleurs délais des emplois statutaires nécessaires pour répondre aux besoins de la population sur l’ensemble du territoire.

Si nous écrivons créations d’emplois statutaires, ce n’est nullement un hasard. En dépit de plans successifs pour la résorption de l’emploi précaire dans la fonction publique, le recours indu à la précarité et au non titulariat ne cesse de progresser dans les trois versants. Cette situation est contraire au statut général et socialement insupportable. L’urgence est donc à mettre en oeuvre un vaste plan de titularisation et des mesures fortement contraignantes vis-à-vis des employeurs publics pour mettre un terme à ces recours abusifs et insupportables.

De nombreux projets législatifs et règlementaires, telles que la loi sur la Nouvelle Organisation Territoriale de la République, la loi SANTE, la Revue des Missions publiques, le Décret portant charte de déconcentration, l’Administration Territoriale de l’Etat ou la métropolisation impactent fortement la Fonction publique, notamment du fait des restructurations et des mobilités forcées. Ils sont source de nouvelles dégradations des conditions de travail et des missions, et de risques psychosociaux. A cela s’ajoute qu’ils sont conçus et élaborés dans des conditions de dialogue social tout à fait insupportables. Il faut revenir sur ces projets et répondre aux revendications légitimes régulièrement exprimées en particulier à l’occasion des journées de mobilisation passées ou à venir.

Au moment où la préparation du Projet de loi de Finances 2016 bat son plein, nous voulons souligner fermement combien il est essentiel que celui-ci ne s’inscrive plus dans les politiques d’austérité que vous avez choisies de mener, avec, notamment, les conséquences désastreuses du Pacte de Responsabilité.

Monsieur le Président, l’heure ne peut plus être simplement aux propos sur les valeurs irremplaçables de la Fonction publique et le rôle indispensable de ses agents. L’heure est maintenant aux mesures pour répondre aux attentes de ceux-ci.
C’est juste socialement, nécessaire économiquement et parfaitement possible budgétairement. Cela implique un changement de cap par rapport aux choix effectués jusqu’ici.

Dans l’attente de votre réponse, veuillez croire, Monsieur le Président de la République, à nos sentiments respectueux.

CGT - FSU - FO - Solidaire - FA-FP




lundi 1 juin 2015

Comment les pouvoirs publics organisent le déficit des hôpitaux publics !

A l’occasion des derniers Salons Santé Autonomie (19 au 21 mai), le Ministère de la Santé a annoncé une aggravation probable du déficit des hôpitaux publics en 2014. Le chiffre avancé est de l’ordre de 400 millions d’euros. 

La FHF avait, quant à elle, pronostiqué une diminution du déficit 2014 par rapport à celui de 2013, en raison notamment d’une campagne budgétaire et tarifaire plus équitable que les années précédentes. C’était hélas sans compter sur le tour de passe-passe des Pouvoirs Publics. 

L’aggravation du déficit est en effet le simple et consternant résultat du non-respect par l’Etat de ses engagements. 

Comme tous les ans, le Parlement vote les crédits devant financer le secteur de la santé. La part de l’ONDAM réservé au secteur hospitalier fait l’objet, en début d’année, de réserves prudentielles que la FHF ne remet pas en cause dans son principe, mais qui sont régulièrement débloquées, en fin d’exercice, si l’ONDAM est respecté, c’est-à-dire si les prévisions d’activité du secteur sont conformes aux prévisions ayant servi de base au calcul des tarifs. 

Cette année les Pouvoirs Publics ont innové. Une partie des crédits affectés aux missions d’intérêt général (MIGAC), à la psychiatrie et aux soins de suite et réadaptation (soit 429 millions d’euros !) ont été tout simplement  annulés. 

Dans le même temps la DGOS annonce une sous exécution de l’ONDAM hospitalier  de l’ordre de 500 millions d’euros !

La conclusion qui s’impose est que les hôpitaux devraient être à l’équilibre. Le Gouvernement fait le choix de ménager les comptes de la sécurité sociale au détriment de ceux des établissements hospitaliers. 

Une telle politique n’est pas de nature à rétablir la confiance du monde hospitalier vis-à-vis des Pouvoirs Publics.

La FHF publiera, comme chaque année, les résultats budgétaires des hôpitaux au début de l’été. 

Fréderic Valletoux
Président de la FHF
Gérard Vincent
Délégué général 


(Communiqué de la FHF)