samedi 25 juillet 2015

L'ONI...qui mal en pense ? Pas les sénateurs toutefois...

Les sénateurs ne veulent pas que l’Ordre national infirmier (ONI) disparaisse, alors que les députés ont  souhaité le contraire estimant qu'il coûtait cher et était inefficace...
Avant l’adoption définitive, à la rentrée, du projet de loi Santé, l’Ordre infirmier est en suspens. Les députés ont voté sa suppression en avril, contre l’avis du gouvernement... 
Les sénateurs l’ont rétabli mercredi 22 juillet, en soirée, lors du passage du texte devant la commission des Affaires sociales. « Les structures ordinales exercent des missions indispensables à la régulation des professions concernées, et qui ne sauraient être endossées par les syndicats », ont souligné les rapporteurs au Palais du Luxembourg. 
Elles produisent des statistiques, sanctionnent les écarts déontologiques, participent au débat public, ont-ils fait valoir. Les sénateurs ont aussi critiqué le fait que la mesure a été introduite au stade de la séance publique, sans étude d’impact. « Les raisons de fond avancées pour justifier la suppression ne correspondent pas à la réalité », selon eux, et de fait l'article 30 de la loi Santé a été rejeté...
"La Vie Hospitalière" souligne toutefois qu'il existe, par exemple,  dans la Fonction Publique Hospitalière des instances qui ont la faculté de sanctionner d'éventuels écarts déontologiques. C'est aujourd'hui plus une orientation politique  de vouloir maintenir un "Ordre" dont l'utilité est relative (particulièrement pour les infirmiers et infirmières qui travaillent dans le secteur public hospitalier ! )...
Un point important aussi est à prendre en considération : les infirmiers et infirmières n'ont pas à payer pour exercer leur profession et là nous entrons dans un système autoritaire né d'un temps que l'on croyait révolu...l'Ordre des médecins (1) a été créé pendant la période de l'occupation allemande...par la loi du 7 octobre 1940 (parue au JO du 26 octobre 1940).
Cette loi a supprimé, rappelons-le,  aussi les syndicats professionnels. Elle a été complétée par la loi du 26 mai 1941 portant sur l'exercice illégal de l’art médical et de l’art dentaire et par celle du 26 novembre 1941 qui règle les élections à l’Ordre des médecins.
Un peu d'histoire ne fait pas de mal, il est vrai dit-on que l'histoire  n'est qu'un éternel recommencement...
L'essentiel est loin d'être privilégié...mis à part certains intérêts... il serait de bon aloi de demander l'avis de près de 616.800 (2) infirmiers et infirmières concernés pourtant par cet Ordre que la grande majorité de la profession a refusé. 
La démocratie est bien malade elle aussi...


1) Comprenant le Conseil supérieur de la médecine et les Conseils départementaux.
2) Données de la DRESS: 616.796 IDE au 1er janvier 2014.






Une pétion est lancée pour l'abrogation de l'Ordre National Infirmier

Pétition nationale pour l'ABROGATION de l'ORDRE NATIONAL INFIRMIER!
L'ONI est imposé à la profession infirmière depuis décembre 2006. Or, en cas de litige, les tribunaux du peuple suffisent à rendre la justice. 
Pas besoin des chambres disciplinaires ordinales où tout n'est que magouilles et petits arrangements entre amis. 
L'ordre infirmier est sur endetté et se retrouve pieds et poings liés au bon vouloir de sa banque qui continue à le soutenir abusivement dans le seul but de récupérer sa mise de départ de ... 19 millions d'euros. 

Cet ordre est devenu l'enjeu de pouvoirs politiques et financiers qui ne sont pas bénéfiques pour  les intérêts de la profession infirmière.
Les infirmiers et infirmières de sauraient accepter de payer pour exercer leur profession.

Pour signer la pétition






vendredi 24 juillet 2015

Les médecins urgentistes de l'hôpital de Dreux sont en grève du 23 juillet au 30 août 2015.

Les médecins urgentistes de l’hôpital de Dreux se  sont mis  en grève,  ils réclament plus de moyens et dénoncent une situation inquiétante dans leur service!
L'augmentation des entrées dans le service des Urgences de près de 8 % depuis le début de l'année a été un facteur déclenchant (la grève a été décidée majoritairement).Ils sont une douzaine de médecins oxyologues au service des urgences,  alors que l'effectif devrait être de 18. Les conditions de travail  se sont dégradées de manière insidieuse pour devenir intolérable.
Depuis lundi matin, les médecins sont à leur poste, arborant les signes de leur insatisfaction.
« On fait de l'abattage» dénonce le délégué de l'Association des Médecins Urgentistes de France ,(AMUF) « ... les erreurs médicales se multiplient. »
 La compétence semble devenue accessoire au sein du service. Les médecins en grève demandent le recrutement rapide de médecins urgentistes.
Les urgences de l'Hôpital de Dreux enregistraient 35.000 passages en 2005, contre plus de 42.000 dix ans après, or, les  moyens  n'ont pas augmenté. et de fait la situation est devenue dramatique.
Il est temps que des moyens à la hauteur des besoins soient attribués,  il y va non seulement de l'intérêt des patients, du respect des revendications justifiées des médecins urgentistes mais encore d'une responsablité pleine et entière des autorités sanitaires qui semblent survoler les problèmes sans pour autant s'y attarder...

mercredi 22 juillet 2015

En 2017 les Centres hospitaliers de Fontainebleau, Montereau et Nemours (Sud 77) auront fusionné...

Après la mise en place d'une direction commune aux trois hôpitaux (1),  un projet de fusion a été approuvé lors d'une réunion,  au début du mois de juillet, en présence de Monsieur Claude Evin, Directeur de l'Agence Régionale de Santé (ARS), des Directeurs des établissements concernés, et, de Monsieur Frédéric Valletoux, Maire de Fontainebleau et Président de la Fédération Hospitalière de France (FHF).

De la mi-septembre au début d' octobre, les instances des trois Centres hospitaliers se prononceront chacun sur leur projet d'établissement, ainsi que sur le plan global de financement pluriannuel et la délibération de fusion.

Des syndicats opposés au projet:

Il semble qu'une opposition au projet de fusion se profile dès la rentrée, en effet, la CGT de Nemours, notamment, est contre le projet d'établissement et la fusion
« ...En l’état, nous ne voterons pas le projet d’établissement et la fusion ..." "...Nous pensons qu’après cette fusion, le grand hôpital de Melun et ses partenaires privés, viendront se mêler de la gestion des trois autres hôpitaux » a affirmé la secrétaire de la CGT du Centre hospitalier  de Nemours, quand au syndicat CGT du Centre hospitalier de Montereau, sa secrétaire estime que ce projet renforce « l’éloignement progressif des soins (2), le trop fort développement de l’ambulatoire et une maternité fragile ».

Un projet de fusion qui pourrait se diriger vers un Groupement Hospitalier de Territoire (GHT):

 Dès janvier 2017, l'entité représentant les trois établissements fusionnés disposera d'un compte de résultat touchant les 200 millions d'euros pour quelque 2.500 emplois et 550 lits et places de MCO.
La  fusion ainsi concrétisée pourrait être le premier pas vers la création d'un GHT associant le Centre hospitalier de Melun, ce GHT serait alors en mesure de rivaliser avec le Centre Hospitalier Sud Francilien (CHSF).
Notons, en passant que dans le Nord 77 se profile aussi la création d'un GHT entre les centres hospitaliers de Coulommiers, Jossigny, et, Meaux (qui sont déjà en direction commune).

1) Une direction commune entre les hôpitaux de Nemours et de Fontainebleau  était opérationnelle depuis le 1er novembre 2013.
2) Pour "La Vie Hospitalière" l'éloignement des soins constitue un risque d'accentuation pour les franciliens de ne pas aller se faire soigner, plus la population augmente et moins les services de soins sont de proximité et là c'est une situation qui démontre des inégalités criantes pour certaines communes.

mardi 21 juillet 2015

Investissements d’avenir : 32,5 Millions d'euros pour les premiers lauréats de l’appel à projets "Recherche Hospitalo-Universitaire en santé"

Le gouvernement vient d’annoncer l’attribution de 32,5 Millions d'euros aux quatre premiers lauréats de l’appel à projets « Recherche Hospitalo-Universitaire en santé » (RHU) lancé dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir et opéré par l’Agence nationale de la recherche (ANR).

L’appel à projets « Recherche Hospitalo-Universitaire en santé » (RHU) du programme d’investissement d’avenir soutient des projets de recherche innovants et de grande ampleur dans le domaine de la santé.
S’appuyant sur le réseau structuré des départements hospitalo-universitaires et des fédérations hospitalo-universitaires, le programme RHU finance en particulier des projets de recherche translationnelle (activité liant étroitement recherche fondamentale et recherche clinique) associant secteurs académique, hospitalier et entreprises. L’action est dotée de 200 Millions d'euros et prévoit plusieurs appels à projets successifs.

Le jury international a examiné 29 dossiers sur des critères de qualité scientifique, d’innovation, mais aussi sur leur potentiel en matière de retombées médicales et socio-économiques. Il a retenu quatre projets particulièrement prometteurs, couvrant des champs thérapeutiques, des besoins (maladies rares, pathologies chroniques largement répandues, prise en charge du handicap) et des approches particulièrement variés (médicament, dispositif médical, diagnostic…).



Ces lauréats sont :

Le projet LIGHT4DEAF (9,5 Millions d'euros), qui vise à lutter contre le syndrome de Usher qui se caractérise par une atteinte de l’audition et une perte progressive de la vision. Pour lutter contre ce handicap multi-sensoriel particulièrement invalidant qui touche environ 1 personne sur 20.000, LIGHT4DEAF s’appuiera sur une approche interdisciplinaire totalement innovante qui regroupera chercheurs et spécialistes en ophtalmologie, ORL, neurosciences et sciences humaines.

Le projet BIOART-LUNG 2020 (5 Millions d'euros), qui a pour objectif d’apporter une réponse thérapeutique innovante dans la prise en charge de l’insuffisance respiratoire terminale pour laquelle la transplantation pulmonaire est aujourd’hui la seule solution disponible. BIOART-LUNG 2020 propose de développer un dispositif médical implantable utilisant une source d’énergie portable favorisant l’autonomie des patients.

Le projet FIGHT-HF (9 Millions d'euros), qui s’attaque à l’insuffisance cardiaque, qui, bien que commune, reste encore peu diagnostiquée précocement. Le projet FIGHT-HF ambitionne de revisiter profondément l’étiologie de la maladie, de réussir à établir un profilage des malades et une classification reconnue internationalement des patients, de prendre en compte des comorbidités et, enfin, de repenser la prise en charge par une approche globale ou holistique de la pathologie.

Le projet CARMMA (9 Millions d'euros), qui envisage d’explorer de nouvelles voies thérapeutiques autour des comorbidités de l’obésité. CARMMA permettra la mise en place de nouveaux outils de diagnostic et de prévention, ainsi que de nouvelles voies thérapeutiques sur un problème majeur de santé publique.


Les projets financés vont permettre de développer les liens entre la recherche fondamentale et ses applications cliniques et industrielles, dans des domaines thématiques variés. Ils s’inscrivent dans la stratégie nationale de recherche et la stratégie nationale de santé voulues par le Gouvernement.

Cette première vague de l’appel à projets RHU a mis en évidence une forte dynamique de la recherche hospitalo-universitaire dans le domaine de la recherche translationnelle. 
Afin de soutenir cette dynamique, un second appel à projets doté de 167,5 Millions d'euros sera lancé dans les semaines qui viennent.

Pour plus d'information sur les investissements d’avenir


samedi 18 juillet 2015

Le CH de Pontoise et les GH du Vexin et Carnelle Portes de l'Oise, ont officialisée leur direction commune

La direction commune entre le Centre hospitalier René-Dubos de Pontoise, le Groupement hospitalier intercommunal du Vexin et le Groupe hospitalier Carnelle Portes de l'Oise s'est par la force des choses concrétisée.

Depuis septembre 2014 une direction commune existait entre les deux derniers établissements, qui s'est trouvée ainsi élargie après les réunions des Conseils de surveillance des susdits établissements qui ont été favorables à cette direction commune.

Le vote a été loin de faire, toutefois, l'unanimité,  ainsi le syndicat Autonome (UFAS) du CH René-Dubos a voté contre cette direction commune.
Une attitude digne que "La Vie Hospitalière" entend souligner à titre d'exemple. Malheureusement tous les syndicats n'ont pas la même perception des conséquences de ces directions communes qui en définitive entraînent des mutualisations de moyens et avec elles des réductions inévitables de personnels (qui se font sentir dans un premier temps dans les services administratifs).




vendredi 17 juillet 2015

La santé au Canada : Couper maintenant !... réfléchir ensuite ?...

Le ministère de la Santé demande aux établissements de revoir la « pertinence des soins et des services en santé physique » à la hauteur de 150 millions de dollars dans le budget actuel. Mais les chantiers de l’Institut national d’excellence en santé (INESSS), qui doivent élaborer les lignes directrices pour aider les établissements à définir ce qui est pertinent ou non, viennent à peine de débuter et les résultats ne seront pas connus avant de 12 à 18 mois, a appris Le Devoir.

En août 2014, le ministère de la Santé a mandaté l’INESSS pour qu’il revoie la pertinence de certains services offerts dans le réseau. En se basant sur les données scientifiques les plus récentes, les experts de l’INESSS vont ainsi plancher sur 14 chantiers pour déterminer les meilleures pratiques et répertorier les soins et services qui ne sont plus pertinents.

On se penchera notamment sur l’utilité d’avoir recours à l’imagerie par résonance magnétique (IRM) pour des douleurs musculo-squelettiques, sur le bilan de santé chez l’adulte, l’antibiothérapie et différents projets en cardiologie tertiaire. « Ça touche autant les technologies que les pratiques cliniques que l’usage optimal des médicaments, ça touche vraiment à tout », explique Olivia Jacques, conseillère en communication à l’INESSS.

Au ministère, on estime qu’il serait ainsi possible « de réduire jusqu’à 30 % les coûts du système de santé », précise la porte-parole Noémie Vauher. En se basant sur cette prémisse — mais « de façon plus conservatrice » —, le ministère demande aux établissements de couper 150 millions dans leur budget actuel.

« Les chantiers avec l’INESSS, c’est à l’échelle nationale, mais c’est sûr que lorsqu’on parle de la pertinence clinique des interventions, ça touche évidemment [les établissements] sur le terrain. Les établissements sont donc encouragés à revoir leurs façons de faire avec leurs équipes de travail sur le terrain pour mieux utiliser leurs ressources. »

Concrètement, le ministère estime que les établissements sont en mesure d’aller chercher des gains « en révisant leurs pratiques, la pertinence de certains [soins] ou le recours de certaines interventions, quand on parle de surdiagnostic ou de choses comme ça », illustre la porte-parole du ministère.

Début des travaux

Le problème, c’est que l’INESSS vient à peine d’entamer ses travaux. « On est au tout début parce que ça a pris assez de temps pour déterminer les projets qu’on allait évaluer et les chantiers sur lesquels on allait travailler », explique Olivia Jacques de l’INESSS. Et les résultats de leurs travaux ne seront pas connus avant la fin du présent budget.

Un premier guide sur « l’usage judicieux de 14 analyses biomédicales » a été publié en avril dernier, soit avant le début officiel du mandat, mais pour le reste, Québec s’attend à avoir des résultats « dans de 12 à 18 mois ». Certains chantiers visent même « du plus long terme », confirme la porte-parole du ministère.

Comment, dans ces circonstances, les établissements de santé peuvent-ils déterminer les soins et services en santé physique qui sont pertinents ou non ? « Ce n’est pas nécessairement juste avec les chantiers de l’INESSS, répond Noémie Vauher. Ce qu’on demande aux établissements, c’est de mettre en place des initiatives dans ce domaine-là pour répondre à la cible budgétaire qui leur a été donnée en révisant leurs processus. C’est aux établissements à déterminer comment ils vont y arriver. Certains vont agir sur les médicaments, d’autres, sur les analyses de laboratoire, mais ce qu’on leur demande, c’est d’optimiser leurs processus en termes de pertinence des soins avec leurs équipes sur le terrain parce qu’on est dans un domaine qui est très clinique et pratique. »

En attendant les recommandations de l’Institut national d’excellence en santé, le ministère n’a pas jugé bon d’offrir des lignes directrices pour aider les établissements à déterminer ce qu’ils doivent couper dans la catégorie des soins et services non pertinents. « Le ministère n’a pas acheminé au réseau de directives précises ni n’a ciblé d’analyses ou de tests sur lesquels ils devaient spécifiquement agir. Ce sont les établissements qui sont imputables de répondre aux cibles budgétaires sans affecter l’accès aux services », précise Mme Vauheu.

Révision de l’offre de services

Pour certains établissements, on parle de plusieurs millions de dollars à récupérer dans cette catégorie. Et chacun y va de son interprétation. « Plusieurs [des mesures] ont déjà été mises en oeuvre comme la diminution des heures supplémentaires et l’amélioration de méthodes de travail », répond Sylvie Robitaille, du Département des communications du CHUM, qui doit récupérer 11,3 millions en soins non pertinents.

Au CISSS du Bas-Saint-Laurent, c’est 4,9 millions qui doivent être coupés. « On va revoir nos pratiques cliniques, regarder les coûts qui sont liés à une fin de contrat, essayer d’optimiser au niveau des médicaments, des fournitures, de revoir la pertinence clinique, de se fier sur les données probantes et les pratiques qui sont reconnues », explique la porte-parole, Lise Chabot.

L’établissement devra revoir son offre de services, concède-t-elle. « Tous les services qui étaient offerts continuent à être offerts, sauf qu’on va essayer de voir les opportunités qu’on a, les départs à la retraite, les postes vacants vont nous permettre de revoir notre offre de services. [Nous voulons revoir] comment on offre les services, sur quel territoire on les offre : est-ce que c’est le bon professionnel à la bonne place pour le bon service. »

À l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé (APTS), on estime que l’existence même de cette catégorie dans le budget des établissements risque de se traduire par une « révision du panier de services », comme en témoigne Chantal Mantha. « Ça permet aux gestionnaires de justifier de supprimer des services ou de limiter l’accès à des services en disant : c’est moins pertinent et j’ai des cibles de pertinence à atteindre. Au sein des établissements, ça crée des situations difficiles aussi parce qu’on dit aux équipes : si ce n’est pas ça [qui va être coupé], ça va être ça. Alors entre deux maux, des fois, ils acceptent des décisions jugées inacceptables. »

Source : Le Devoir

Lettre ouverte pour un moratoire sur l'organisation de travail en 12 heures


La CGT, FO, SUD Santé-Sociaux, et l' UNSA interpellent la ministre de la Santé concernant les risques pour la santé du travail en 12 heures.

Lors de la réunion du 9 Juillet 2015 du groupe de travail sur l’organisation du travail en 12 heures dans la Fonction Publique Hospitalière, la représentante du Ministère de la Santé a enfin reconnu les effets néfastes sur la santé de la mise en place du travail en 12 heures pour les personnels.

En effet, la synthèse des études scientifiques démontre une fatigue plus importante, une augmentation des TMS (troubles musculo-squelettiques), une dette de sommeil qui contribue à différents dérèglements hormonaux, des troubles cardiaques, à un risque d’erreur accru dans les soins, à des accidents d’expositions aux sang augmentés et des risques d’accident de trajet plus importants, etc…

En reconnaissant expressément les risques ci-dessus exposés, le Ministère de la Santé se doit de suspendre la prolifération d’une telle organisation du travail au sein des établissements de la FPH et d’exiger qu’elle soit accompagnée immédiatement de mesures protectrices de la santé et de la sécurité des personnels concernés.

Les 4 Organisations Syndicales ( CGT, FO, SUD et UNSA,), qui représentent près de 70% des personnels hospitaliers, interpellent donc directement Madame la Ministre des Affaires Sociales, de la Santé et des Droits des Femmes pour obtenir un moratoire sur l’organisation du travail en 12 heures et pour rappeler la responsabilité des employeurs de la Fonction Publique Hospitalière qui soumettent les personnels à des risques professionnels avérés et supplémentaires dus à l’organisation du travail en 12 heures conformément aux articles L.4121-1 et suivants du Code du Travail.

Montreuil, le 15 Juillet 2015

(Communiqué de presse)

 
Note de "La Vie Hospitalière" : 

Arrêtons aussi une certaine forme d'hypocrisie de circonstance car dans la pratique  il faut aussi mettre en avant le fait que le travail en 12 heures c'est en définitive bien plus que 12 heures de travail effectif par jour, en toute illégalité ! Dont une partie fait appel au bénévolat par pure conscience professionnelle des personnels des services de soins, c'est une situation inqualifiable...le temps de l'esclavagisme est loin d'être révolu...
En effet il n'est pas pris en compte la nécessité des transmissions entre les équipes de travail, et là c'est la petite goutte d'eau (pour ne pas écrire "de sueur") qui fait déborder le vase, il faut bien 30 minutes pour faire des transmisssions correctes, donc les personnels travaillent en réalité 12 heures 30 payées 12 heures !
Les "risques d’accident de trajet plus importants" peuvent très bien ne pas être pris en considération comme accident de trajet, un jour qui ne sera pas fait comme un autre...
Alors les 12 heures (surtout dans le milieu de la santé qui nécessite une attention de tous les instants auprès des patients) qui sont en fait 12 heures 30 de travail effectif si l'on prend en considération le temps nécessaire aux transmissions (en moyenne) c'est le grand n'importe quoi, surtout que la santé au travail se doit d'être privilégiée.
Avec le temps ces "12 heures" auront un prix à payer et nous nous étonnons que tous ces "décideurs" n'aient pas pris en considération les effets secondaires, qui eux seront bien plus préoccupants...

mercredi 15 juillet 2015

Vente d'organes de fœtus aux USA !...

Piégée par des militants pro-life en caméra cachée, une responsable du Planned Parenthood détaille la collecte et le trafic auquel se livre l'organisation, accusée de vendre des organes de fœtus avortés pour la recherche. Les Conservateurs américains demandent une enquête.

La vidéo agite les milieux «pro-life» (militants contre l'avortement) américains. Tournées en caméra cachée, les images montrent une responsable du Planning Parenthood Federation of America (PPFA, équivalent américain de notre Planning Familial) parler des organes de fœtus avortés que l'association vendrait à des cliniques pour de la recherche médicale.
La vidéo a été publiée par le Center for Medical Progress, un groupe d'activistes contre l'avortement. Deux militants se sont fait passer pour des représentants d'une société biotechnologique et ont filmé en caméra cachée leur rencontre avec Dr Deborah Nucatola, responsable du Planning Familial, en juillet 2014, dans un restaurant californien...

Pour lire la suite de cet article publié dans "Le Figaro"


mardi 14 juillet 2015

Une doctoresse européenne qui devait s'installer en Vendée. Vexée par une décicion du Conseil de l'Ordre, est repartie dans son pays...

Le désert médical avance inexorablement dans les communes rurales. Damvix en Vendée ne fait pas exception. Depuis décembre, cette ville de 750 habitants est privée de médecin après le départ du dernier praticien. Le maire pensait avoir trouvé la solution en allant recruter un généraliste à l'étranger.

A peine arrivée en France, la médecin originaire de Roumanie a refait ses valises pour rentrer chez elle. L'attitude du Conseil de l'ordre qui devait valider son installation l'a refroidie, comme le raconte Ouest France.

50.000 euros investis pour son installation

En février dernier, le maire de Damvix, Jean-Claude Richard, se rend en Roumanie. Il y recrute une urgentiste de 40 ans qui accepte de venir s'installer en France en échange d'un contrat. 50.000 euros sont investis par la commune pour la création de son cabinet et d'un logement meublé.
La praticienne arrive début juin en Vendée. Pendant un mois, elle va suivre une formation pour comprendre le logiciel de la Caisse Primaire d'Assurance Maladie. Puis passe devant le Conseil de l'Ordre des médecins qui doit valider son installation.


Une formation supplémentaire

Une dizaine de médecins la questionne. A l'issue de cet entretien, ils estiment que "ses connaissances sur le plan médico-administratif" sont insuffisantes, raconte le maire de Damvix, qui assure avoir récupéré sa "sauveuse" complètement "effondrée".
L'autorité supérieure des médecins a demandé en réalité à la médecin roumaine de suivre une formation pendant un mois auprès d'un généraliste. "Nous avons argumenté, lui avons dit que ce n'était pas un refus", commente Jean-Claude Richard. Rien n'y fait, se sentant "humiliée", l'urgentiste décide de retourner dans son pays.

"Salaire de départ intéressant"

Le Conseil de l'Ordre assure avoir seulement appliqué un article de son règlement. Le délégué territorial de l'Agence régionale de santé explique au quotidien local ne pas comprendre les raisons de cette "déstabilisation".
Aujourd'hui, l'élu ne décolère pas. En Roumanie, "les médecins touchent en moyenne un salaire de 450 €", indique-t-il expliquant que sa commune allait lui assurer "un salaire de départ intéressant, en attendant qu’elle se constitue sa patientèle".
 J.C.




jeudi 9 juillet 2015

Plainte de l'Ordre des Médecins contre le Professeur JOYEUX...

Le Professeur JOYEUX donne sa position:
À PROPOS DES PÉTITIONS SUR LA DANGEROSITÉ DE CERTAINS VACCINS ET DU CONSEIL NATIONAL DE L’ORDRE DES MÉDECINS (CNOM) QUI PORTE PLAINTE

Une plainte et l’impossibilité de poursuivre ma mission de consultant à l’ICM de Montpellier.

C’est le 18 juin 2015 que le Conseil National de l’Ordre des Médecins s’est réuni à Paris pour examiner les 2 pétitions diffusées sur les réseaux sociaux concernant respectivement :
– l’une la vaccination contre les cancers du col de l’utérus, que les laboratoires cherchent à généraliser dès l’âge de 9 ans chez garçons et filles,
– l’autre la rupture de stock calculée par les fabricants du vaccin trivalent contre Diphtérie-Tétanos-Polio (DTP) obligatoire selon la loi ; ceci entraînant l’obligation pour les familles d’utiliser deux mois après la naissance un vaccin Héxavalent contre 3 maladies supplémentaires : l’hépatite B, la coqueluche ainsi que les maladies dues à l’Hémophilus Influenzae de type b. Une belle arnaque !
J’ai donc reçu une plainte du Conseil de l’Ordre National des Médecins qui a décidé de saisir la Chambre disciplinaire de première instance du conseil de l’ordre de la région Languedoc-Roussilon à laquelle j’appartiens.
Simultanément, je recevais la consigne du directeur de l’Institut du Cancer de Montpellier (ICM) dans lequel je travaille depuis 1970, de stopper les consultations à partir du 7 juillet à l’issue d’un contrat d’une année qui ne sera donc pas renouvelé.
Ainsi, les patients déjà inscrits pour mes consultations des prochains mois seront vus par d’autres médecins, ce qui me rassure, car l’équipe de l’ICM est de très grande qualité.
Sur ordre de qui me direz-vous ? Probablement de la ministre, qui n’apprécie pas mes propos concernant les vaccins, alors qu’elle écrivait noir sur blanc la même chose sur les adjuvants lors de la dernière campagne présidentielle :
« De nombreuses études ont ainsi alerté sur le possible potentiel cancérigène et perturbateur endocrinien des sels d’aluminium. […] La nature des adjuvants utilisés dans leur fabrication doit faire l’objet d’une attention particulière et doit être communiquée aux familles afin qu’elles soient pleinement informées. Elles doivent également avoir le choix de faire procéder aux vaccinations obligatoires par des vaccins sans sel d’aluminium, d’autant plus que cela était le cas jusqu’en 2008. » [1]
Au lieu de reconnaître ses propres inquiétudes, auxquelles les miennes font écho, la ministre préfère dériver sur d’autres sujets sans rapport avec la vaccination pour tenter de me faire taire.

Que me reproche le Conseil National de l’Ordre des Médecins ?

De publier sur des sites internet des articles à charge contre la politique vaccinale de l’État en particulier du haut conseil de santé publique. 
Voici les arguments :
«  preuves scientifiques non établies, discours alarmistes », car « le médecin est au service de la santé publique » avec rappel des « principes de moralité et de probité », « nécessité de concourir à l’action entreprise par les autorités compétentes en vue de la protection de la santé des individus et de l’éducation sanitaire », « obligation de prudence et soucis de répercussions des propos auprès du public », « interdiction de déconsidérer la profession » selon un grand nombre d’articles du Code de la santé publique que je connais bien.
Pourquoi pas de réponses à ses questions et à celles de très nombreuses familles ?
La ministre, comme ses collaborateurs et subordonnés, cherche à me faire passer parmi les excessifs, activistes réactionnaires systématiquement contre les vaccins. 
Cela est entièrement faux et démontre qu’il s’agit d’un faux procès.
Leur seul objectif est de me faire taire par les moyens légaux afin que je rentre dans le moule de ceux qui leur proposent une vaste planification de santé publique imposée à tous, comme ce fut le cas au siècle dernier dans des dictatures bien connues, y compris au sujet des vaccinations. Et il est interdit de sortir du rang.
Ainsi la propagande médiatique très bien orchestrée économiquement peut diffuser sans discussion des informations quasiment publicitaires, destinées à faire peur aux familles pour imposer la vaccination généralisée, sans expliquer qu’il y a d’autres moyens qui ne coûtent rien pour éviter certaines de ces maladies.
C’est sans compter sur les réseaux sociaux qui ont le grand avantage d’informer très rapidement le maximum de personnes sans passer par les médias officiels ou qui ont pignon sur rue et sont fort gênés de donner des informations qui ne vont pas dans le sens de leurs ”sponsors”.
Alors je ne suis pas étonné de ne recevoir aucune réponse aux deux questions élémentaires qui se posent :

1/ le vaccin contre les cancers du col de l’utérus est-il nécessaire dès 9 ans et sans dangers pour les enfants ?

2/ pourquoi imposer à des nourrissons de 2 mois un vaccin Hexavalent qui n’est pas obligatoire et qui contient des adjuvants dangereux pour la santé ?

Mes premières réponses pour la santé publique
Je maintiens que je ne suis pas opposé à la vaccination obligatoire DTP et que les laboratoires doivent fabriquer à nouveau ce vaccin sans adjuvant dangereux pour la santé. De très nombreuses familles l’attendent.
Je maintiens que les familles n’ont pas l’assurance d’absence de dangers immédiats ou plus tard liés à la vaccination contre les cancers du col de l’utérus et l’hépatite B. On ne tient pas à les faire connaître, ce qui fait le jeu des laboratoires et de lobbies ayant des intérêts financiers énormes.
Je maintiens qu’il n’est pas nécessaire de vacciner un enfant de 2 mois contre l’hépatite B à moins qu’un ou ses deux parents soient porteurs du virus.
Je maintiens que je continuerai à informer les familles qui ont droit à une information juste, prudente, car même si je respecte l’État comme citoyen, ma liberté d’expression reste entière pour informer clairement afin de que les décisions soient prises de manière libre, autonome et responsable.
Je connais parfaitement le serment d’Hippocrate qui engage le médecin à protéger le malade et sa famille, pour l’avoir prêté avec confiance en 1972. Sous aucun prétexte je n’en dévierai, sans n’avoir de leçon à donner à personne.
Je n’ai aucune leçon de moralité et de probité à recevoir, ayant toujours exercé mon métier de chirurgien cancérologue sans jamais avoir eu de relations financières avec les patients, et sans la moindre plainte d’aucun d’entre eux.
Quant au Conseil de l’ordre des médecins, je vois bien qu’il est plus aux ordres de l’État et des lobbies qu’au service des patients pour les informer loyalement et les protéger. Il ne faut donc pas s’étonner que la profession médicale soit de plus en plus contestée, voire décriée par l’État, lui même quand ça l’arrange.
Le Conseil National de l’Ordre des Médecins, une des institutions représentant le corps médical, essentiellement responsable des sujets éthiques, a trop souvent défendu les intérêts de médecins influents. Il a malheureusement dans son histoire en plusieurs circonstances apporté son soutien et même couvert certains médecins sans scrupule et exploiteurs de situations de détresse humaine.
Je reste donc à la disposition des familles et des enfants pour leur meilleure santé.
Pour l’instant, continuez à faire signer la pétition autour de vous, c’est la seule solution pour faire bouger les pouvoirs publics et les laboratoires très attentifs à leurs intérêts respectifs.

Bien cordialement à tous,
Professeur Henri Joyeux

[1] Lettre du 20 avril 2012 pendant la campagne présidentielle de Mme la députée Marisol Touraine à Monsieur Didier Lambert administrateur de l’association E3M.

 

Note de "La Vie Hospitalière" : Nos objectifs sont de vous informer en toute indépendance, nous sommes effectivement par essence : autonomes et laissons aux lecteurs le soin d'approfondir les textes publiés, de faire leurs propres recherches, c'est ainsi que se forgent des positions, que des oppositions se créent sur tel ou tel sujet...
Nous ne prenons pas directement de position, nous informons, nous faisons des investigations, nous allons toujours plus loin car nous estimons qu'il est important de traiter l'information dans sa profondeur et non pas dans son apparence (quelquefois trompeuse et bien souvent manipulée pour la cause...).

L'intérêt général doit dans tous les cas primer sur les intérêts particuliers quelqu'ils soient. La santé est l'affaire de tous, et dès qu'un problème apparaît notre rôle est de le dénoncer.`
De plus en plus, des vaccins sont remis en cause par la toxicité de certains adjuvants notamment, ce n'est pas rien car si des effets secondaires graves apparaissent pour les patients il y a là matière à des recherches approfondies, l'utilisation notamment de l'aluminium dans la composition de vaccins est sujet à bien des controverses...
À vous de poursuivre en tant que personne concernée, directement et indirectement par ce problème qui apparaît de plus en plus préoccupant dans ce monde où le profit estompe le principe même de précaution...

mardi 7 juillet 2015

L’inauguration du CHU, à Dijon, a été reportée

L’inauguration du Centre Hospitalier Universitaire François Mitterrand qui devait avoir lieu le lundi 6 juillet 2015, en présence de Marisol Touraine a été annulée...
Toutefois la manifestation contre la loi Santé a quant à elle été maintenue, les manifestants protestaient aussi contre le changement de nom du CHU...

Ce nouveau  CHU est considéré comme un pôle de référence sanitaire d'envergure régionale, il apparaît être à la pointe de la recherche et il assure aussi un rôle d’enseignement.
Le regroupement des établissements de santé sur un site commun, concerne l'hôpital du Bocage, l'hôpital d’enfants du CHU, le Centre de convalescence et de rééducation, le Centre d’hémodialyse, la maternité,  le Centre gériatrique de Champmaillot et l’Unité de Soins Palliatifs (USP) La Mirandière, à Quetigny.

Cette relocalisation des activités sur un site unique a entraînés des surcoûts importants et avec un très fort accroissement de la dette de l’établissement... à cet effet, "La Vie Hospitalière" rappelle que la Cour des comptes avait rendu public le mardi 17 septembre 2013 un rapport sur l’application des lois de financement de la sécurité sociale, où le CHU de Dijon était  pointé du doigt pour sa situation financière très fragile ( dette de 390 millions d'euros), et, les dérives de son projet de relocalisation.

 Souhaitons à ce CHU un prompt rétablissement de son équilibre budgétaire, et, une longue vie dans ce monde incertain...




lundi 6 juillet 2015

HPV et effets secondaires...

La vaccination des adolescentes contre le papillomavirus humain (HPV) a eu comme objectif d’empêcher le cancer du col de l’utérus. Le premier vaccin contre le HPV appelé « Gardasil » (Merck) a été approuvé en 2006 et un second vaccin appelé « Cervarix » (GSK) a été introduit en 2007. A la fin de 2013, environ 130 millions de doses de Gardasil et 44 millions de doses de Cervarix avaient été distribuées dans le monde entier. En 2010, les deux vaccins ont été largement administrés aux jeunes-filles japonaises. En avril 2013, le gouvernement japonais a recommandé et ajouté les deux vaccins au calendrier vaccinal.

Forte incidence d’effets secondaires

En juin 2013, deux mois seulement après que la loi ait été votée, le gouvernement japonais a suspendu la recommandation pour ces vaccins. Une nouvelle étude a fait apparaitre que les effets secondaires du Gardasil et du Cervarix étaient de 1,7 à 3,6 fois plus élevés que ceux des autres vaccins. Un groupe de travail gouvernemental a analysé les rapports d’effets secondaires de ces vaccins contre le HPV. Ils ont examiné 2.500 cas et trouvé que 617 d’entre eux,  soit 25% pouvaient être considérés comme étant des cas « graves ».
Etonnamment, le groupe officiel de travail a ensuite publié cette déclaration :
« Ne trouvant aucune cause physique aux effets indésirables présumés de ces jeunes-filles vaccinées, il ne nous est pas possible de recommander une thérapie spécifique. Nous en concluons que leurs soi-disant réactions indésirables sont de nature psychosomatique. Le gouvernement devrait fournir des conseils à ces jeunes-filles afin qu’elles puissent être libérées de leurs réactions psychosomatiques. »

Gravité des effets secondaires

Lorsque d’autres experts de santé ont réévalué ces différents cas, ils ont trouvé que 1.112 (44%) d’entre eux étaient graves. L’apparition  initiale des symptômes a eu lieu plusieurs semaines à un an après que le vaccin contre le HPV ait été administré. Ces effets secondaires comprenaient : maux de tête, étourdissements, faiblesse musculaire, douleurs, nausées, hypersomnie, difficultés d’apprentissage, troubles de l’écriture, photophobie, tremblements des bras, des pieds et des doigts, douleurs articulaires, menstruations irrégulières, troubles de la marche, perte de mémoire, eczéma et acné.
Les diagnostics des filles qui ont connu des effets indésirables de la vaccination contre le HPV ont été diversement diagnostiqués. Ces jeunes-filles ont souffert de :
Dysfonctionnement supérieur cérébral
Syndrome de Guillain-Barré
Sclérose en plaques
Encéphalomyélite aiguë disséminée
Panencéphalite subaiguë sclérosante
Syndrome douloureux régional complexe
Syndrome de tachycardie orthostatique posturale
Syndrome des anticorps antiphospholipides
Lupus érythémateux disséminé
Polyarthrite rhumatoïde
Syndrome de fatigue chronique
Fibromyalgie
Syndrome de Cushing
Maladie d’Hashimoto (attaque de la glande thyroïde)
Hyperprolactinémie
Les résultats de laboratoire mettent en valeur :
Chimie normale du sang
Aucun signe d’une condition inflammatoire dans le sang
Augmentation des cytokines pro-inflammatoires dans le liquide céphalo-rachidien (IL-2, IL-10,TNF-a)
Réduction de la circulation sanguine du cerveau (scintigraphie par perfusion)
Sensibilité élevée des leucocytes contre l’aluminium.

Les vaccins contre le HPV contiennent de l’aluminium toxique

Les vaccins contiennent souvent un adjuvant qui est un produit chimique destiné à provoquer la réponse immunitaire au vaccin. Les vaccins contre le HPV contiennent un adjuvant avec un composé d’aluminium, le sulfate d’hydroxyphosphate d’aluminium amorphe (AAHS)
La recherche actuelle implique fortement les adjuvants d’aluminium dans divers troubles neurologiques inflammatoires et auto-immuns chez les humains et les animaux. Par exemple, un document de recherche récente a expliqué que les nanomatériaux  tel que l’adjuvant aluminium peuvent être transportés par les cellules du système immunitaire dans le sang, les ganglions lymphatiques et la rate. Dans certains cas, l’aluminium peut pénétrer dans le cerveau. [1] Cette possibilité d’accès dans tout le corps est potentiellement mortelle. Les symptômes qui se manifestent au niveau du cerveau  sont souvent les plus retardés du fait qu’il faut à l’aluminium un certain temps pour voyager dans le sang et traverser la barrière hémato-encéphalique.
L’aluminium s’accumule dans les neurones du cerveau. Il est toxique pour les neurones et provoque une variété de conditions pathologiques. Il inhibe l’absorption de la dopamine et de la sérotonine qui sont d’importants neurotransmetteurs du cerveau. La toxicité de l’aluminium est un facteur connu de la maladie d’Alzheimer. Il peut contribuer aux pertes de mémoire, à la perte de coordination, à la confusion et à la désorientation. Des expériences faites sur animaux, notamment sur des lapins auxquels on avait administré de l’aluminium ont mis en valeur des problèmes de mémoire, comme des difficultés d’apprentissage.
Traitements efficaces pour les réactions indésirables de la vaccination contre le HPV
Protocole 1:
Cocktail de Vitamine C & Glutathion, administré par voie intraveineuse (Dr. Yanagisawa)


Eau stérile, 250ml
Vitamine C, 12.5g – 25g (12 500 – 25 000 mg)
Glutathion, 800 – 1 200mg
0.5 M Sulfate de Magnésium, 10-20ml
8.5% Gluconate de Calcium, 2ml
Complexe de Vitamines du groupe  B (B1, B2, B3, B5, B6, B12)

Rapport de cas: jeune-femme de 17 ans.

23 mai 2014. Quand elle fréquentait la clinique, elle ne pouvait pas marcher sans aide. Elle se plaignait de fatigue généralisée, de douleurs articulaires et de fréquents mouvements involontaires. La patiente a été traitée par le cocktail intraveineux de Myers contenant de la vitamine C (12,5 g) et du Glutathion (1200 mg) et des suppléments nutritionnels oraux (vitamine C, vitamines du groupe B, curcumine, S-Adenosyl-L-Méthionine (= SAM-e.) etc. Après 10 jours de traitement avec la vitamine C et le glutathion, elle pouvait marcher sans assistance. En décembre 2014, elle pouvait jouer au tennis. La fréquence et la durée des mouvements involontaires fut réduite et la fatigue ainsi que la douleur ont drastiquement diminué.

Protocole 2:
Vitamine C, Glutathion & EDTA, administrés par voie intraveineuse (Dr. Claus Hancke, Danemark)

Glucose à 5%, 250ml
Vitamine C (500mg/ml), 50ml (25 000mg)
Na2-EDTA (= Calcium-EDTA) (150mg/ml), 10ml (1.5g)
Bicarbonate de soude à 8,4%, 10ml
Sulfate de magnésium (2mmol/ml), 4ml
Quand la perfusion est presque finie, ajouter 4ml de Glutathion à concentration de 150 mg/ml (600 mg)

Protocole 3:
Thérapie d’échange par Phospholipides et Gluathion par intraveineuse (Dr Damien Downing, Royaume-Uni)

Ce protocole stabilisateur de la membrane (cellulaire) constitue une version étroitement surveillée du « Lipid Rescue », un protocole d’urgence utilisé par les médecins anesthésistes dans des cas aigus et urgents d’intoxications. Comme avec tous les traitements intraveineux, ceci doit seulement être mis en place par une personne dûment entraînée/qualifiée.

Phosphatidylcholine (sous forme liposoluble ou bien pur)1 250mg ainsi que
Leucovorin (acide folinique) 10mg et aussi
 Glutathion 1 000mg

Protocole 4:
Suppléments oraux (Dr. Claus Hancke et Dr. Atsuo Yanagisawa)

Multivitamines et minéraux

2, 3x par jour (A augmenter lentement de 1/jour à 6/jour)
Acides gras EPA/DHA/GLA
2 x 3 doses par jour
Vitamine D (1500 UI)
1 x 3 doses par jour
Citrate de magnésium
1 x 2
Vitamine C, 750mg
2 x 2
Vitamines du groupe B (complexe)
1 x 2
Thiamine (B1), 300mg
1 x 1
Probiotiques
1 x 2
Curcuma
1 x 2
Acide alphalipoïque, 300mg
1 x 2
Coenzyme Q10, 100mg
1 x 1
S-adenosylmethionine (SAMe)
400mg/jour
MTHF 5- methyltetrahydrofolate (MTHF)
5mg/jour

Protocole 5:
Mesures diététiques/alimentaires (Dr. Claus Hancke)


Aliments alcalins, sans poisson, sans sucre, sans blé et sans lait.
Pas de produits chimiques ou d’aluminium dans la nourriture (par exemple de sel de table conventionnel car celui-ci contient de l’aluminium)
Plus de verdures, de noix et de baies.
Usage de graisses et d’huiles saines : huile d’olive, huile de coco, beurre bio
Préférer le thé au café
Pas d’alcool ni de tabac.
Pour alcaliniser davantage le corps, prendre un verre d’eau avec une cuillère à café de bicarbonate et le jus d’un citron 3 ou 4 fois par jour.

Autres options de traitement:

    1.    L’acide férulique issu du son de riz contre les pertes de mémoire et les troubles de l’apprentissage.
    2.    Faibles doses de théophylline pour les maux de tête, 50-100 mg le matin (excellents résultats chez certaines personnes)
    3.    Faibles doses de naltrexone pour l’hypersomnie (excès de sommeil) et les maux de tête, 3mg au coucher.
    4.    Suppléments spécifiques pour les douleurs articulaires, les troubles de la démarche et de la marche et pour améliorer la libération des cellules souches.
Résumé
Le timing et la forme des effets secondaires et des symptômes liés aux vaccins HPV varient pour chaque patient. Ces symptômes diffèrent de tout ce dont nous avions auparavant l’expérience. Malheureusement, les gouvernements et la profession médicale n’ont pas fait face de façon proactive à cette situation. Bien que des traitements de médecine orthomoléculaire aient pu être utiles dans beaucoup de cas, ils ne suffisent cependant pas toujours à revenir en arrière et à inverser le cours des effets chez les patients. Dans le but d’établir un protocole efficace, les scientifiques et les cliniciens doivent travailler ensemble et collaborer.
La survenue d’effets secondaires après l’administration des vaccins HPV se produit plusieurs mois voire un an ou plus après l’injection. Ce délai d’apparition rend plus difficile de faire le lien avec le vaccin HPV. Au Japon, plus de 1200 filles ont été considérées comme des « cas graves » et les cas de plusieurs autres patientes sont encore enregistrés chaque jour. Nous estimons à plus de 100 000 les cas non reconnus d’effets secondaires légers à modérés chez des jeunes filles ayant reçu ces vaccins HPV. Parmi les symptômes qui affectent ces jeunes filles (qui s’ignorent en tant que victimes des vaccins HPV), on retrouve entre autres la fatigue, les douleurs musculaires, les maux de tête, les troubles de l’apprentissage, les difficultés au réveil (réveils difficiles), l’hypersomnie, les troubles des menstruations (règles irrégulières).

Les médecins devraient être conscients des effets secondaires des vaccins HPV. Malheureusement, il n’y a pas de preuve de l’efficacité des vaccins HPV pour la prévention du cancer du col de l’utérus. C’est pourquoi, en tant que médecin, mon opinion est que nous devrions interrompre le plus vite possible cette dangereuse vaccination HPV.

Remerciements
Je voudrais remercier le Dr Damien Downing, président de la société britannique de médecine écologique, et le Dr Claus Hancke (FACAM), spécialiste en médecine générale, pour leur importante contribution à ce présent article.
L’auteur de cet article : Dr Atsuo Yanagisawa est président du Collège japonais de thérapie intraveineuse. Il fut précédemment Professeur de médecine clinique à l’Ecole des Sciences de la Santé de l’Université de Kyorin, et Professeur de cardiologie clinique à l’hôpital universitaire de Kyorin. Le Dr Yanagisawa est l’auteur de 140 publications scientifiques en anglais et en japonais et il a publié plusieurs livres. Le présent article constitue une version condensée de la présentation du Dr Yanagisawa à la Conférence de Médecine orthomoléculaire de 2015 à Toronto. (http://www.orthomed.org/omt/omt.html)
Références:
1. Khan Z, Combadière C, Authier F-J et al. Slow CCL2-dependent translocation of biopersistent particles from muscle to brain. BMC Medicine 2013, 11:99. DOI: 10.1186/1741-7015-11-99.
Vidéo sur le cas rapporté ci-dessus: https://www.youtube.com/watch?v=GO2i-r39hok

La médecine nutritionnelle est la médecine orthomoléculaire
La médecine orthomoléculaire utilise une thérapie sûre et efficace pour combattre la maladie. Pour plus d’information : http://www.orthomolecular.org

Trouver un médecin 

Pour trouver  un médecin qui pratique la médecine orthomoléculaire près de chez vous : http://orthomolecular.org/resources/omns/v06n09.shtml
Source : Orthomolecular.org
Avertissement: les présentes informations fournies par le Dr Yanagisawa ne sont PAS un encouragement à se soigner tout seul mais au contraire une aide pour les patientes concernées dans leur dialogue avec les professionnels de santé auxquels elles auront affaire, de façon à leur offrir les meilleures chances d’amélioration maintenant que le mal est fait et compte tenu de la pauvreté des options disponibles dans le cadre si étroit de la seule médecine conventionnelle.
Voir aussi: Japon: le Ministère retire sa recommandation en faveur des vaccins HPV Gardasil & Cervarix.

Source: Initiative Citoyenne





vendredi 3 juillet 2015

Dialogues...de sourds...

Le 25 juin, à l’issue d’une journée de manifestations réunissant les salarié-es des secteurs sanitaires et sociaux dans 80 villes de France, dont plus de quatre mille personnes à Paris, l’intersyndicale CGT, FO et SUD a été reçue par Mme Christine Dardel, conseillère auprès de Mme Marisol Touraine.

Après un tour d’horizon fait par les représentants syndicaux sur l’état des lieux de nos secteurs, de l’insupportable pression vécue sur le terrain par les salarié-es, nous n’avons eu pour toute réponse que du déni.
Que les secteurs sanitaires public et privés non lucratif, sociaux et médico-sociaux associatifs soient en lente déliquescence, que les dépressions et suicides chez les professionnel-les soient en augmentation, déni. 
Que les soins, l’accompagnement se dégradent au détriment des usager-ères et des résident-es, déni.
La baisse de l’espérance de vie de la population, l’augmentation de la mortalité maternelle périnatale, la surmortalité de la grippe cet hiver… ne sont-elles que fantasmes de représentants syndicaux ? 
Que les attaques sur les 35 heures dans les établissements soient une insupportable goutte d’eau pour les personnels, que la refonte des métiers conduisent à une perte d’aptitudes professionnelles ne sont-elles que lubies pour les représentants du personnel ?
C’est pourtant l’avis du cabinet du ministère en tout cas, pour elle et eux nous ne sommes que des « nostalgiques » du passé alors qu’elles et eux restructurent pour notre bien, ré-organisent nos façons de travailler pour nous rendre plus efficient-es… et nous enseignent la « bientraitance » comme une insulte jetée au visage des formateurs et formatrices des instituts professionnels et en jetant l’opprobre sur l’ensemble des personnels.
Ce n’est en rien du dialogue social, c’est du dialogue de sourds.
Pour la Fédération SUD Santé Sociaux et ses partenaires dans la mobilisation, il va falloir substituer au pseudo dialogue social cher au ministère une négociation à la façon syndicale, sous la pression d’un rapport de force que nous construirons pour l’automne de nature à faire prendre conscience à nos gouvernants de la réalité.
Jean Vignes

Secrétaire Général



Source : SUD Santé-Sociaux

Le projet d'établissement 2015-2019 du Centre hospitalier de Melun se construit autour du futur nouvel hôpital

Le CH Marc-Jacquet de Melun (Seine-et-Marne) a adopté le 18 juin dernier en conseil de surveillance son projet d'établissement 2015-2019. Sachant que l'hôpital "bénéficiera en 2017 de l'opportunité d'un renouveau", comme il le rappelle par communiqué, "sa complète reconstruction, sur une plateforme mutualisée avec le secteur sanitaire privé, le positionnera comme établissement pilote d'une coopération publique-privée d'une envergure encore inégalée en France"...(...) L'hôpital va d'ailleurs signer le 8 juillet les prêts souscrits avec la Banque européenne d'investissements et la Caisse de dépôts et consignations.
Dans ce contexte, le projet d'établissement entend renforcer l'ancrage territorial de l'hôpital, définir une stratégie de développement compatible avec la soutenabilité financière, particulièrement au regard du projet immobilier, et moderniser les outils de gestion et fonctions support. Ce dernier axe passe notamment par l'amélioration du processus de facturation avec la mise en œuvre de la facturation individuelle des établissements de santé (Fides) ou par le choix d'investir dans un dossier patient informatisé rénové. Pour ne citer que lui, le projet médical (favoriser les coopérations, adapter les modes de prise en charge, développer l'activité programmée, optimiser les filières d'urgence...) insiste notamment pour soutenir l'implantation sur place d'une première année commune aux études de santé (Paces). Il est aussi prévu de développer l'activité de formation du Centre d'enseignement des soins d'urgence (Cesu).

Auteur de l'article : Thomas Quéguiner
Source :  HOSPIMEDIA (l'actualité des territoires de santé)

jeudi 2 juillet 2015

Réflexions sur l'évaluation professionnelle dans la Fonction Publique Hospitalière et ailleurs...

Que ce soit dans les entreprises privées ou dans la fonction publique, le salarié ou l’agent, – qui sera dénommé travailleur dans cet article -, doit confesser ses fautes et susurrer ses desiderata à son N+1, c’est-à-dire à son cadre le plus proche. Ce dernier, au regard des objectifs fixés l’année précédente, va évaluer la valeur professionnelle de son « collaborateur ».
S’il s’agissait d’arriver à l’heure tous les matins, ou d’être appliqué ou de discuter sur le meilleur moyen d’améliorer le travail, cet échange pourrait être agréable et constructif.
Par exemple le travailleur pourrait souligner le manque de temps dont il dispose pour mieux faire son travail et le N+1 d’envisager des réponses pour augmenter ce temps.
En fait il n’y a plus de temps ! 
Le temps est utilisé de façon très différente. On prend le temps de réaliser des évaluations, mais il n’y a plus de temps pour réaliser le travail.

De plus en plus de contrôleurs et de moins en moins de travailleurs.

Il serait intéressant d’étudier la réalité du vrai travail, c’est-à-dire de comparer l’évolution du temps réellement consacré au travail , le temps consacré aux soins, à l’hébergement, à l’entretien, à la gestion des dossiers, au temps qui est consacré à l’organisation et au contrôle du travail. 
Peut-être observerions-nous qu’il y a de plus en plus de contrôleurs et de moins en moins de travailleurs. Ceux qui réalisent le travail réel se voient privés d’un temps qui est accaparé par les procédures de contrôles de vérification, d’évaluation, etc...

Ils n’évaluent plus le travail, mais le travailleur

C’est dans ce contexte contraint que les N+1 doivent évaluer le vrai travail. En fait, ils n’évaluent plus le travail, mais le travailleur.
Dans la fonction publique, hors hôpitaux(1), l’entretien porte essentiellement sur « les résultats professionnels eu égard aux objectifs qui lui ont été assignés et aux conditions d’organisation et de fonctionnement de son service ». Dès lors, les questions essentielles portent sur des objectifs qui sont décidés par la chaîne interminable de la hiérarchie. Aujourd’hui les objectifs assignés un peu partout consistent à contraindre le travailleur à remplir l’ensemble de ses tâches dans un temps de plus en plus réduit. Est-ce que ce dernier arrive a réaliser le travail dans le temps qu’on lui laisse ? Si oui c’est un bon, il est dans la norme, il est rentré dans le moule objectivé ! Si non, c’est un mauvais qui ne comprend pas les objectifs de l’entreprise. Il doit être sanctionné ou formé à la culture d’entreprise.

Mais pour quel résultat sur la qualité du travail ?

Si l’on reprend l’exemple de l’hôpital, les questions de l’évaluation devraient porter sur le résultat, c’est-à-dire sur la qualité des soins, de l’hébergement, de l’entretien, de la gestion des dossiers, etc. Mais quel entretien annuel pose les questions du résultat qualitatif du travail collectif ? Quasiment aucun et c’est logique.
L’objectif de l’évaluation n’est pas le travail mais le travailleur. Le travail est ainsi dévalué. Il n’a plus d’importance car il s’agit de conditionner les travailleurs dans un raisonnement purement individuel. Ces derniers doivent rendre compte de leur propre capacité à partager des objectifs artificiels fixés en dehors de la réalité du travail.
Reprenons une nouvelle fois l’exemple de l’hôpital et de la qualité des soins. Quels sont les éléments qui composent la qualité des soins. D’abord une bonne prise en charge dans des délais raisonnables. Un bon diagnostic. Une bonne prescription et une bonne réalisation de cette prescription. Pour que celle-ci soit réalisée dans de bonnes conditions il faut certes une compétence, qui est délivrée généralement par un diplôme, mais ensuite des moyens qui sont essentiellement du matériel et du temps. Le temps c’est un nombre de travailleurs à pied d’œuvre.
Curieusement, c’est à l’époque ou il manque cruellement de moyens que la question de l’évaluation des salariés se pose...

Le débat sur les moyens est interdit et se reporte donc sur le comportement des hommes au travail. L’évaluation individuelle, les contrats d’objectifs, sont des outils du nouveau management qui est mené par des « managers de laboratoire », entendez par là, des gens qui n’ont jamais réalisé ce qu’ils exigent des autres. Nous pouvons comprendre que la réalité du travail et de sa qualité ne soient plus à l’ordre du jour. Ils se défendront de cela et diront à qui veut bien les croire que l’on doit bien évaluer chaque travailleur. Ce dernier reçoit une paie pour un travail donné et il ne serait pas normal que les « fainéants » perçoivent autant que les « vaillants ». Les « vaillants » acquiesceront certainement cette objection car ils sont nécessairement plus «méritants » que les « fainéants » et ils auront certainement raison.
Mais, en abordant la question sur la base de ce raisonnement, nous pénétrons dans l’enceinte de l’individualisation des rapports au travail dans laquelle nous trouverons davantage d’éléments d’évaluation des individus que sur le travail lui-même. Tout le monde pourra reprocher à tout le monde de ne pas travailler exactement comme tout le monde. Ici la procédure ne sera pas scrupuleusement respectée, là il aura mis plus de temps que son collègue, ailleurs il aura eu besoin de plus de matériel, celui-ci n’arrive pas toujours à l’heure ou bien encore celui-ci réclame des moyens qui sont irréalistes, etc, etc...
.
Le travail bien fait ne se voit pas

La question du résultat constaté est rarement abordé car il est généralement atteint. Que chaque travailleur regarde l’objet de son travail, les soins pour une infirmière, un local bien entretenu pour des agents du ménage, la paie qui tombe chaque mois au même jour, l’ordinateur qui fonctionne, tout ceci est le résultat du travail ordinaire, celui qui ne se voit pas et donc, celui qui n’est pas évalué.
Mais les moyens consacrés au travail de qualité sont réduits en fonction de directives données par la pléthorique hiérarchie et le travailleur doit passer moins de temps sur les mêmes tâches.

Il en résulte une baisse sensible de la qualité. Procédures dégradées dans tous les hôpitaux par exemple – ou toilettes accélérées dans les Etablissements Hébergeant des Personnes Agées Dépendantes (EHPAD). La qualité est un luxe qui n’est plus autorisée !

C’est ainsi que les « improductifs », entendez ceux qui donnent les ordres sans connaître et donc sans comprendre le travail réel, organisent et alimentent le débat par des contrats d’objectifs individuels et l’entretien annuel d’évaluation des résultats produits. « -Avez-vous réussi à réaliser les 15 toilettes dans l’heure ? » Savoir si la personne est bien traitée ou si elle se trouve dans un état respectable n’a que peu d’importance.

L’entretien annuel consacre l’incontournable objectif économique du travail au détriment de la qualité du travail abandonnée. Ce n’est pas simplement une mesure qui permet de discuter calmement avec son supérieur hiérarchique ou, à ce dernier, de prendre connaissance de tout ce que souhaite le salarié pour mieux travailler. C’est un des éléments de la nouvelle organisation générale des rapports au travail qui individualise les relations et contribue à isoler le salarié dans un rapport de force qui lui est défavorable.



1) L’entretien annuel d’évaluation ne peut plus servir pour déterminer la valeur professionnelle des agents dans la Fonction Publique Hospitalière depuis le 1er janvier 2014. En effet il s’agissait d’une expérimentation pour les années 2011, 2012 et 2013. (Article 65-1 de la Loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière)  






Textes de référence applicables aux trois versants de la fonction publique 

- Loi n°83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires (Loi dite loi Le Pors) : Article 17
- Loi n°86-33 du 9 janvier 1986 relative au statut de la fonction publique hospitalière (FPH) : Article 65, 65-2
- Décret n°94-617 du 21 juillet 1994 relatif à la notation des personnels de direction des établissements de la fonction publique hospitalière
- Arrêté du 6 mai 1959 relatif à la notation du personnel des établissements d'hospitalisation, de soins et de cure publics