lundi 31 août 2015

Un CHU recrute des volontaires pour une étude sur l'obésité

Anneau gastrique ou restriction alimentaire, quelle est la méthode d'amaigrissement la plus efficace ? 
C'est la question à laquelle va tenter de répondre le CHU de Toulouse qui recherche au minimum 25 personnes de plus de 60 ans pour participer à une étude clinique sur l'obésité nommée "ELDSURG".
Choisi par le ministère de la Santé, le CHU de Toulouse coordonnera ainsi 7 centres en France (Paris, Lille, Lyon, Angers, Nantes et Toulouse) qui réaliseront les mêmes travaux scientifiques.
En fait, les scientifiques sollicités vont tenter de montrer qu’une perte de poids importante (d’environ 20 kg) améliore les capacités musculaires d’une personne obèse, quand elle est associée à un entraînement physique et sportif.
Rapportées par le site des Hôpitaux de Toulouse, les modalités de participation sont très précises. En détail, un tirage au sort sélectionnera les participants dans deux catégories : soit d’une perte de poids importante (20 kg) obtenue en mettant en place un anneau gastrique, qui est une des stratégies de chirurgie de l’obésité ; soit une perte de poids de 3 à 5 kg, obtenue grâce à des mesures diététiques basées sur l’équilibre alimentaire, avec le soutien d’un coach. Dans les deux cas, tous les participants bénéficieront d’un entraînement physique encadré, tel qu’il est recommandé lors d’une perte de poids.

Les autres critères pour participer à ces travaux sont les suivants : il faut être un homme ou une femme de 60 à 75 ans, être en excès de poids (IMC >30 kg/m2) avec des maladies associées, telles qu’une hypertension artérielle, des apnées du sommeil ou d’autres troubles respiratoires sévères, un diabète de type 2, des atteintes ostéo-articulaires invalidantes. Enfin, avoir une gêne physique (marche ralentie par le poids ou un handicap, perte de force musculaire…), accepter le principe d’une chirurgie de l’obésité (par anneau gastrique), ou encore être affilié à un régime de sécurité sociale ou équivalent font aussi partie des critères pour participer.

Contact : recherche.obesite@chu-toulouse.fr, ou au n° de téléphone : 05 61 32 33 61.
Source : Egora "Les médecins prennent la parole"

dimanche 30 août 2015

LETTRE OUVERTE du Syndicat Autonome du CHI de Montreuil


·      L’injustice ça se combat
·      Quand nous ne défendons plus nos droits, nous devenons mûrs pour l’esclavage.
·      Bien informés nous sommes plus libre.
·      Mal informés nous devenons des sujets.
Historique de Montreuil : deuxième hôpital le plus endetté d’Ile de France, les prédécesseurs gestionnaires qui nous ont laissés des emprunts qui représentent les ¾ de la dette qui s’élève en 2011 à plus de 113 millions d’euros qui représente 244 années d’autofinancement, maintenant nous travaillons pour les banques à rembourser la dette DEXIA qui coûte 2 millions de surcoût/an jusqu’en 2026.
  QUI PAYENT ?: les salariés hospitaliers de Montreuil
·      Sur les accords collectifs
·      Sur notre santé
·      Sur des licenciements
·      Sur l’avenir

Sur les accords collectif:
- Dictature sur un droit d’entrée, inexistant avant pour le self depuis le lundi 13 juillet 2015.
- Réorganisation du service restauration sans étude au préalable, ni groupe de travail avec licenciement. Pour rappel, la stérilisation devait devenir privé, mouvement social. En   2014, cette unité a été primée.
- agent temps plein au CGOS retiré.
- Journée de la femme supprimée. 
 - calcul de la prime d’absentéisme revu à la baisse pour des jours enfants malades pris. 

Sur notre santé :
-  Réorganisation avec une éthique du management avec des pools soignants conséquents, si rappel des soignants des services de les noter sur une liste d’astreinte (compensation).
- Titulaire n’ayant pas de mutuelle étaient pris en charge par le CHI, quelle est l’organisation prévue pour 2016 avec les mutuelles obligatoire payées par l’employeur ? 
 - changement régulier des médecins du travail avec un temps partiel, une semaine supplémentaire de congés était accordée au senior.   
  
 Sur l’avenir : 
- Offre de formation de pratique avancée de la profession d’infirmier pour préparer les métiers de demain.
- Quelles démarches ont été entreprises auprès de l’UNEDIC au titre du régime d’assurance chômage par notre établissement  ?
- Mise en place et création du document unique pour une véritable politique de prévention des risques professionnels, le décret N° 2001-1016 du 5 novembre 2001 et son accessibilité.

Ce que nous demandons une MATURITE DU DIALOGUE SOCIAL AVEC DES ORGANISATIONS CO-CONSTRUITES.
·      Pour toutes les raisons évoquées, nous exigeons que des groupes de travail soient mis ne place immédiatement avec les organisations syndicales représentatives de l’établissement et la DRH.
·      sur le document unique,
·      sur la mutuelle pour chaque salarié,
·      sur les initiatives sociales comme prestation de service de type conciergerie visant améliorer les conditions de séjour des patients et celle du travail du personnel,
·      Sur le règlement des CAP à signer pour accord par tous les syndicats,
·      Sur l’avenir avec des possibilités d’investissement : FEDER.

Syndicat Autonome du C.H.I.André-Grégoire
56 boulevard de la Boissière 
93100 Montreuil
Tél : 01.49.20.33.49
Syndicat.ufas@chi-andre-gregoire.fr

                                                    


                                                    



 

jeudi 20 août 2015

Hôpitaux et cliniques, le palmarès 2015

Le Point publie dans son numéro de ce jour 
le palmarès des hôpitaux et des cliniques.


lundi 17 août 2015

La situation critique du CH de Valognes témoigne des tensions existant dans les services d'urgences

La fermeture début août de l'un des services d'urgences du CH public du Cotentin illustre les difficultés que rencontrent actuellement de nombreux établissements, à l'image de Firminy ou de Saint-Vallier. Goutte d'eau qui fait déborder le vase ? 
L'Amuf estime que sans mesures d'urgences, la situation de Valognes risque de se reproduire.
La direction du CH public du Cotentin (CHPC, Manche) a pris la décision de fermer à partir du 6 août les urgences de son site de Valognes. Comme l'a alors expliqué à Hospimedia la directrice adjointe, Bénédicte Gastebois, cette décision a été prise sous la contrainte du manque d'effectif médical. En effet, indique l'ARS Basse-Normandie dans un communiqué le 11 août, pour faire fonctionner le dispositif d’urgences dans le Nord-Cotentin, l’hôpital a besoin de la présence de sept médecins urgentistes le jour et de quatre la nuit, soit un effectif total de vingt-quatre équivalents temps plein (ETP). Or le CHPC est confronté depuis de nombreux mois à "d'importantes difficultés de recrutement de médecins", "aggravées au sein de l’équipe hospitalière ces derniers mois par un départ en congé maternité, deux départs volontaires et un arrêt maladie non consolidé ce jour". Et ces difficultés n'ont pour l'heure pas trouvé de solutions pour pouvoir rouvrir de manière pérenne les urgences de Valognes. 
Encore un mois de fermeture pour Valognes
...(...)L'absence de solution sur le long terme contraint le directeur à maintenir la fermeture pour encore au moins quatre ou cinq semaines, plutôt que de rouvrir prématurément et de devoir fermer à nouveau le service...(...)...La mobilisation interne se poursuit en revanche puisque des médecins du CH vont venir épauler les urgentistes du site de Cherbourg. En outre, les plannings ont été revus pour pouvoir ouvrir au moins sur ce week-end du 15 août le Smur de Valognes, précise Maxime Morin. Mais il sera aussitôt fermé dès lundi. L'hôpital a aussi fait appel au CHU de Caen mais, en cette période estivale, il est confronté, lui aussi, à un manque de personnel...

Les services tirent la sonnette d'alarme
Depuis mi-juillet, nombreux sont les services d'urgences à avoir tiré la sonnette d'alarme ou à s'être réorganisés. Ainsi, l'Hôpital Le Corbusier à Firminy (Loire) a été contraint de revoir "temporairement son accueil des urgences nocturnes", en n'assurant plus les urgences adultes et enfants que de 8h à 20h. La décision de la direction a été prise après que plusieurs arrêts maladie ont été déclarés conjointement, rajoutés aux congés annuels de l'équipe médicale. Une fois encore, la problématique des ressources humaines se retrouve en première ligne. 
Au CH de Soissons (Aisne), par exemple, Armand Nghemkap, représentant des urgentistes de l'établissement, a indiqué par voix de presse que son service était en tension. Il a précisé à nos confrères de L'Union s'être retrouvé seul avec un interne pour l'accueil des urgences vitales et non vitales, la visite dans l’unité d’hospitalisation de courte durée et les interventions Smur. Contacté par Hospimedia, le directeur du CH, Freddy Serveaux, affirme que la période estivale est effectivement une période difficile conjoncturellement qui, couplée à des réorganisations internes en lien avec le nouveau temps de travail des urgentistes, peut aboutir à des situations tendues. Un point a été fait avec le chef de pôle pour vérifier que le bon nombre de professionnels de santé est présent aux urgences pour garantir la sécurité des soins, indique-t-il.

Des mesures urgentes à prendre
Pour l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf), "cette situation était prévisible". Le Gouvernement avait été alerté en décembre 2014 "sur le risque de ne pouvoir assurer la continuité du service public faute de médecins dans de nombreux hôpitaux". Dans un communiqué, elle estime que le seuil de rupture a été atteint...
L'Amuf appelle à la mise en place de mesures urgentes nécessaires.  "La limitation du temps de travail des urgentistes est une absolue nécessité" pour les maintiens de postes. Par ailleurs, il faut que davantage d'urgentistes soient formés chaque année dans les régions "pour assurer la relève"...Sinon, indique l'Amuf, "si rien n'est fait, l'exemple de Valognes risque de se répéter dans les mois et les années à venir".

Les élus du Nord-Cotentin écrivent à la ministre
Dans un courrier daté du 10 août, le maire de Valognes, Jacques Coquelin, et cinq autres élus * alertent la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes sur la situation des urgences de Valognes. "La fermeture de ces services met en péril la sécurité des soins de la population de tout un territoire proche de 60 000 personnes, hors touristes", écrivent-ils. Une situation qu'il dénonce d'autant que le ministère s'est engagé le 7 juillet dernier pour maintenir la qualité et la sécurité des soins sur le territoire. Des engagements confirmés par la ministre dans un courrier du 16 juillet, ajoutent-ils. "Or aujourd'hui (...) la seule réponse apportée par la direction du CHPC et validée par l'ARS consiste en la fermeture de ces services à la population."  
Pour les élus, l'enclavement du site de Cherbourg, la circulation urbaine comme obstable à une prise en charge rapide des patients, l'afflux de touristes, la présence du terminal Areva-La Hague en gare de Valognes, le transport de matières radioactives "imposent un fonctionnement H24 de soins d'urgence". Ils demandent par conséquent que soient affectés les effectifs médicaux suffisants pour que soient rouvertes les urgences de Valognes.

(Extrait de l'article de Géraldine Tribault )

Source: HOSPIMEDIA


* Il s'agit de Jean-Louis Valentin, président de la communauté de communes du Cœur du Cotentin, de Michel Quinet, président de la communauté de communes de la Vallée de l'Ouve, de Yves Asseline, président de la communauté de communes du Val de Saire, de Jean-Paul Gosselin, président de la communauté de communes de la Côte des Isles, et de Jean-Pierre Mauquest, vice-président de la communauté de communes de la région de Montebourg.

"La Vie Hospitalière" vous invite à tester gratuitement HOSPIMEDIA l'information des décideurs du sanitaire et du médico-social.


De son côté l'Association pour la Protection contre les Rayonnements Ionisants (APRI) est intervenue auprès de Marisol Touraine estimant notamment inadmissible que les services d'urgences des hôpitaux proches du centre de retraitement des déchets radioactifs de La Hague ne soient pas pourvus en effectifs médicaux suffisant.


Lire aussi: 

Fermeture des urgences de Valognes  : " l'aspect économique l'emporte sur la logique médicale".

Urgences et Smur de Valognes : forte mobilisation contre la fermeture. 

vendredi 14 août 2015

Urgences : sept patients sur dix reçoivent des soins dans l’heure qui suit leur arrivée

Une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) montre que l’accueil et l’orientation aux urgences sont réalisés dans la demi-heure qui suit l’arrivée pour neuf patients sur dix, et que le début effectif des soins débutent dans l’heure pour sept patients sur dix.

Selon les auteurs  de l’étude, « cette prise en charge médicale est d’autant plus rapide que l’état de la personne est jugé grave : patient amené par le service mobile d’urgence et de réanimation (87% dans l’heure), accueil en salle des urgences vitales, détresse respiratoire ou douleur thoracique (80% dans l’heure). »
« A contrario, les patients âgés, ceux qui se présentent avec des motifs liés à la dermatologie, à la rhumatologie ou à la traumatologie, qui vont dans des points d’accueil qui reçoivent une importante patientèle, attendent plus longtemps le début des soins. », indiquent-ils.
Ils constatent que « l’étendue des actes et des soins réalisés aux urgences, avec éventuellement un recours au plateau technique, détermine la durée de passage, un temps inhérent à leur réalisation étant nécessaire. Ainsi, un parcours aux urgences sans actes ni soins dure moins de 76 minutes pour la moitié des patients, contre 106 minutes pour un parcours avec une radiographie ».

Les temps d’attente entre les étapes de la prise en charge sont d’autant plus importants que l’affluence dans le service est élevée et la densité de personnels moindre. La disponibilité de lits influe aussi sur la durée de passage aux urgences. La recherche d’une place d’hospitalisation prend plus de 50 minutes dans la moitié des cas dès que plusieurs appels sont nécessaires pour l’obtenir.

Source : Layla Ricroch, Albert Vuagnat, 2015, « Urgences : sept patients sur dix attendent moins d’une heure avant le début des soins », Études et Résultats, n°929, Drees, Août.

mercredi 12 août 2015

Une greffe sauve un bébé de 10 mois

Un bébé, âgé  de 10 mois, est devenu gravement malade du jour au lendemain; il a été sauvé par une greffe de foie, alors que ses jours étaient comptés.
La petite Paityn Walters a commencé à être léthargique, elle vomissait,  et,  passait la plupart de son temps à pleurer. Ses parents se sont mis à s'inquiéter sérieusement.
Les médecins ont diagnostiqué  une «simple» grippe, mais plus le temps passait, et plus son état de santé se dégradait...
C'est seulement lorsque ses parents sont retournés aux urgences que le diagnostic est tombé: la petite avait contracté un virus (qui n'avait pas de rapport avec celui de la grippe). Le virus s'est attaqué à son foie, le rendant dysfonctionnel. 

Paityn n'avait plus que quelques jours à vivre.

«Son foie était presque mort», a raconté son père, Eric Walters, à différents médias américains, dont ABC.
«Le risque de mourir était de 100 %, car dès que le foie n'est plus fonctionnel, les autres organes suivent», a expliqué à ABC le Dr Johnny Hong, spécialisé en greffes d'organes dans plusieurs hôpitaux du Wisconsin (USA).
La petite de 10 mois a été placée sur la liste de dons d'organes, mais aucun donneur ne correspondait.
«L'attente était insupportable, je me suis rendue malade à attendre l'appel tant espéré», a dit sa mère, Tara Ellison, au réseau de télévision américain.
Les membres de la famille ont tous passé le test quant à savoir si l'un d'entre-deux était compatible avec le bébé.
C'est finalement la cousine de la mère, Caitlin Lock, qui a été considérée comme le «match parfait» à la suite des tests.
La femme a dû cesser de travailler pendant un mois. Malgré l'opération majeure et risquée, Caitlin Lock a toute de suite accepté de donner une partie de son foie.
L'opération s'est déroulée, durant presque 12 heures, le 27 juillet dernier.



Grâce à ce don, le bébé devrait se remettre parfaitement et ne garder aucune séquelle du terrible virus qui l'a affligé.
Néanmoins, les épreuves vers la guérison sont nombreuses. La petite a dû être réopérée deux fois. Elle devra également prendre des médicaments antirejet pour le reste de ses jours.
Selon l'American Liver Foundation, 1500 personnes mourront cette année parce qu'ils n'ont pas reçu la transplantation du foie qui aurait pu les sauver.
Le foie est un organe capable de se multiplier, ainsi lorsqu'une partie est donnée, le foie reprend sa taille initiale.

Source: Canoe.ca    

mardi 11 août 2015

Nouvelles règles de gestion et d'indemnisation du chômage pour les hôpitaux


Le 30 septembre, l'adhésion des établissements publics de santé à l'Unedic au titre du régime d'assurance chômage arrivera à échéance. Ils n'auront plus alors comme choix que l'auto-assurance, avec une double possibilité : soit une gestion stricte, soit une délégation à Pôle emploi. La DGOS en dévoile les modalités pratiques dans une instruction.
Les établissements publics de santé intéressés par la signature d'une convention de gestion avec Pôle emploi pour lui déléguer la gestion de l'indemnisation du chômage doivent le faire savoir à l'opérateur avant le 30 septembre prochain. Il leur en coûtera alors 4 800 euros de frais de mise en œuvre, précise la DGOS par le biais d'une instruction mise en ligne ce 6 août. Mais ce tarif étant négocié, il bondira à compter du 1er octobre à 10 000 euros pour les hôpitaux retardataires, auxquels s'ajouteront des frais de migration. Une convention-type a été élaborée entre Pôle emploi et la DGOS, sachant que les établissements hospitaliers conservent in fine la charge financière de l'indemnisation.

La dénonciation de l'adhésion Unedic pas nécessaire
Ces précisions fournies par le ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes sur le changement de régime des hôpitaux en matière de gestion et d'indemnisation du chômage font suite à la fin de leur adhésion à l'Union nationale interprofessionnelle pour l'emploi dans l'industrie et le commerce (Unedic). La date d'échéance est en effet fixée au 30 septembre (lire ci-contre). Comme le rappelle la DGOS, cette évolution résulte de la loi HPST, qui a fait des hôpitaux des établissements publics de l'État et leur a donc supprimé tout rattachement territorial*. Jusqu'à cette loi, trois possibilités s'offraient à eux : l'auto-assurance stricte (lire l'encadré) ; l'auto-assurance par convention de gestion avec Pôle emploi ; l'adhésion à l'Unedic. "En fonction des systèmes locaux, les établissements ont opté pour l'un de ces systèmes", glisse la DGOS. Mais les nouvelles règles nées d'HPST supprimant de facto le volet Unedic, elles ne laissent plus aux hôpitaux que les deux choix d'auto-assurance. La dénonciation de l'adhésion Unedic n'est pas nécessaire, souligne la direction : celle-ci prendra fin automatiquement au 1er octobre. "Pôle emploi fournira à l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss) la liste des établissements publics de santé désormais en convention de gestion ; les autres seront automatiquement en auto-assurance stricte", ajoute-t-elle. Sachant que "si l'employeur est actuellement adhérent au système de l'Unedic et que le contrat d'un agent prend fin avant le 30 septembre en entraînant le versement d'une allocation pour perte involontaire d'emploi, l'indemnisation est prise en charge dans le cadre de cette adhésion et cela jusqu'à épuisement des droits".

L'auto-assurance laisse la possibilité d'un prestataire de service
L'auto-assurance stricte, l'une des deux possibilités qui reste donc ouverte aux hôpitaux, voit l'établissement assurer par lui-même la gestion et le financement de l'indemnisation chômage de ses anciens agents. Cependant, l'hôpital peut décider de recourir à un prestataire de services (externalisation ou logiciel) pour assurer le calcul des indemnités et la délivrance de certains justificatifs, rappelle la DGOS.

Une convention-type DGOS-Pôle emploi
La convention-type scellée avec Pôle emploi liste l'ensemble des prestations à la charge de l'opérateur et les obligations qui demeurent du ressort de l'hôpital. Les frais de gestion des dossiers des allocataires sont calculés à l'acte : 82,33 euros pour le traitement d'un dossier d'indemnisation ; 6,67 euros pour le traitement mensuel de l'actualisation. Le tout est "facturé annuellement en mai sur la période de l'exercice précédent" mais "une avance sur les frais de gestion est facturée mensuellement sur la base d'un pourcentage du montant des allocations versées", indique la DGOS. Quant aux établissements actuellement en auto-assurance, des frais de migration s'ajouteront pour les dossiers en cours s'ils décident de transférer leur gestion à Pôle emploi. Le coût de ces frais variera en fonction du nombre de dossiers et le transfert sera progressif à partir de 2016.

Article de Thomas Quéguiner  (HOSPIMEDIA)

Source:  HOSPIMEDIA (L'information des décideurs du sanitaire et du médico-social)



lundi 10 août 2015

Un hôpital suisse reçoit 11 millions de francs pour la recherche


Un hôpital zurichois a reçu un don de 11 millions de francs suisses (plus de 10 millions d'euros) de la part d'un ancien patient. Avec cette somme, la fondation de l'hôpital va pouvoir financer deux programmes de recherche pendant six ans dans le domaine de la cardiologie.
Ce don va permettre de créer quatre postes d'assistants afin de renforcer la recherche sur les maladies cardiaques à l'Université, et, à l'Hôpital universitaire de Zurich, a indiqué jeudi l'Université de Zurich dans un communiqué.
C'est le cheikh Khalifa Bin Hamad Al-Thani qui a fait don des 11 millions de francs à l'hôpital zurichois. Il veut ainsi montrer sa gratitude après avoir été soigné avec succès dans différentes cliniques universitaires zurichoises. Il habite en Suisse depuis bientôt 20 ans.

Source: Le Nouvelliste


samedi 8 août 2015

Rémunération des fonctionnaires: la grande stagnation


« La rémunération des fonctionnaires n’est pas juste », a eu le courage de reconnaître  la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu.
Pourtant, alors que les syndicats réclament depuis plusieurs mois une « amélioration conséquente » des carrières et rémunérations des cinq millions d’agents de la fonction publique, les mesures annoncées paraissent bien timides : entre 30 et 70 euros supplémentaires par mois pour tous les fonctionnaires à partir de 2017, refonte des grilles et allongement des carrières, amélioration des retraites par l’incorporation de certaines primes dans le traitement servant au calcul des pensions… Pas de quoi, en tout cas, rompre avec plus d’une décennie de stagnation des revenus des fonctionnaires.

Le point d’indice au point mort

Une étude menée par quatre économistes, qui vient d’être publiée, montre en effet que le mode de rémunérations des agents du secteur public a connu de profondes transformations depuis le début des années 2000. La principale d’entre elles est sans conteste la très faible progression du point d’indice qui, désindexé de la hausse des prix depuis 1983, est désormais gelé depuis 2010. Le traitement indiciaire représentant près des trois-quarts de la rémunération des fonctionnaires (le reste étant composé de primes et d’indemnités), la mesure a fortement impacté le pouvoir d’achat des fonctionnaires.

Cette désindexation a cependant été compensée par divers mécanismes. En 2008 a été ainsi mise en place la Garantie individuelle du pouvoir d’achat (GIPA), qui comble l’écart entre l’évolution de la rémunération individuelle et l’inflation pour les fonctionnaires ayant été en poste tout au long des quatre années précédentes. En 2012, 130 000 fonctionnaires en ont bénéficié, pour un montant moyen de 719 euros. Les agents de service public ont également pu profiter entre 2007 et 2012 (année où elle a été abrogée) de l’exonération de cotisations sociales sur les heures supplémentaires, ainsi que de la possibilité de convertir des jours de congé en rémunération, dans la logique du « travailler plus pour gagner plus » chère à Nicolas Sarkozy.

Surtout, le traitement indiciaire minimum a dû être indexé sur le Smic lorsque celui-ci a fini par le rattraper, si bien qu’il a évolué plus vite que l’indice des prix (voir graphique ci-dessus). Une mesure qui, rappelle les chercheurs, a touché directement 945 000 fonctionnaires en 2013, et a contribué par là à un tassement des rémunérations au bas de la grille de la fonction publique.
L’indexation de la rémunération minimum de la fonction publique sur le SMIC a touché 945 000 agents en 2013
Elle reste cependant « la seule mesure transversale (i. e. s’appliquant à toutes les administrations et à tous les corps) concernant le traitement indiciaire ». Certaines catégories de fonctionnaires ont pu par ailleurs bénéficier de reclassement (passage des infirmières en catégorie A), de revalorisation des débuts de carrière (enseignants), ou de révision des corps et des carrières (police nationale). Ces efforts spécifiques ont été financés par la politique de non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux, mesure phare de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) instaurée en 2007. L’engagement, alors pris par le gouvernement, de redistribuer sous forme de rémunération la moitié des économies réalisées s’est également traduit par la mise en place de primes de performance qui ont contribué à une certaine individualisation des salaires et ont bénéficié à environ 115 000 personnes en 2012.

L’aplatissement des carrières

Le bilan de ces transformations est mitigé selon les quatre économistes. D’un côté, ces mutations n’ont pas entraîné, en moyenne, de pertes de pouvoir d’achat au niveau individuel. De même qu’elles ne se sont pas traduites « par une augmentation des inégalités de salaires au niveau global », le rapport entre les 10 % des rémunérations les plus hautes et les 10 % les plus basses baissant même légèrement entre 2000 et 2010. Elles ont en revanche produit un certain aplatissement des carrières, avec notamment un resserrement important des écarts à l’entrée en raison de la hausse du Smic. Au grade le plus bas, un administrateur territorial (catégorie A) gagnait ainsi 71,5 % de plus qu’un adjoint administratif (catégorie C) en 2003 ; dix ans plus tard, l’écart n’est plus que de 46,3 % (voir graphiques ci-dessous).

Les bas salaires ont progressé beaucoup plus vite...mais leur progression est nettement ralentie.
Les catégories les plus qualifiées ressentent ainsi, non sans raison, un certain déclassement, tandis que les moins qualifiées éprouvent, avec une certaine justesse, un sentiment de stagnation dû au fait que leur carrière démarre désormais plus haut mais voient leur progression nettement ralentie. Autant de facteurs qui expliquent le fort mécontentement des fonctionnaires concernant leur rémunération, et pose la question de la motivation et de l’attractivité pour certaines professions. Une fragmentation accrue
Reste que cette stagnation d’ensemble n’a guère été contestée, comme le soulignent les chercheurs. Selon les économistes, dans un contexte où l’Etat a fait jouer l’arbitrage salaire/emploi, les syndicats ont privilégié l’augmentation des emplois à celle des salaires.
L’ampleur de compensations est inégale selon les administrations et les rapports de force que les syndicats ont pu construire localement
Malgré tout, à travers la défense d’augmentations ciblées et catégorielles, en investissant de nouveaux champs tels que les inégalités hommes/femmes et en s’opposant aux réformes inspirées du nouveau management public (abandon des primes de performance, lutte contre l’usage de contrats précaires), ils ont contribué à ce que l’austérité salariale s’accompagne d’un minimum de compensations. Mais l’ampleur des compensations est inégale selon les administrations et les rapports de force que les syndicats ont pu construire localement. Au ministère des Finances, par exemple, 65 % des sommes économisées grâce au non-remplacement des départs en retraite ont été redistribuées, contre seulement 30 % au ministère de l’Agriculture. Une « fragmentation croissante de la politique salariale de la fonction publique » qui, jusqu’à présent, n’a guère été dénoncée au sein d’une administration publique pourtant marquée par son fort égalitarisme.
 
Article de Xavier Molénat
 
Source : Altereco +
(à faire connaître autour de vous)



mardi 4 août 2015

L'Arabie saoudite doit 3,7 Millions d'euros à l'AP-HP

Le Roi d'Arabie saoudite, qui a quitté le 3 août la Côte d'Azur, n'a pas profité de son séjour pour faire un geste concernant les  3,7 Millions d'euros d'impayés de son pays auprès de l'AP-HP.

C'est le Médecin urgentiste Patrick Pelloux, Président de l'Association des Médecins Urgentistes de France (AMUF), qui a allumé la mèche sur Twitter, le 3 août dès 8 heures : " Avant de partir, le Roi d'Arabie saoudite pourrait payer ses factures de 3,7 Millions d'euros aux Hôpitaux de Paris...Un geste de politesse ! ». 

Ces impayés ne sont pas le fait du seul roi Salmane, mais comprend, pour toute l'Arabie saoudite : des particuliers, les organismes et l'ambassade à Paris. " Le souci n'est pas celui de la privatisation d'une petite plage" , soupire Patrick Pelloux, " Si Barack Obama était venu, on aurait privatisé la Méditerranée"..." Le vrai problème, c'est que de richissimes chefs d'Etat, des personnels d'ambassade viennent se faire soigner en France puis laissent leur ardoise derrière eux. " 



Pourquoi l'AP-HP ferme-t-elle les yeux sur ces lignes de créances qui viendraient pourtant soulager son budget ? "En France, nous n'avons pas l'habitude de réclamer" précise Patrick Pelloux " Nous sommes trop sympas avec les rois et les diplomates..." "Surtout, réclamer auprès d'un Etat étranger implique de passer par le Quai d'Orsay, décrypte un spécialiste des grands contrats d'armement. C'est prendre le risque de froisser des susceptibilités... et de s'asseoir sur des accords à plusieurs milliards d'euros ". Les comptables de l'AP-HP ne doivent, en définitive, pas trop compter sur les politiques pour taper du poing sur la table, selon "Le Parisien" (2).

L'AP-HP entend toutefois réagir. « Maintenant que nous avons recensé toutes les dettes, nous allons revoir les conventions de dispenses d'avances de frais avec certains pays et exiger des prépaiements »... il est vrai que...les riches patients étrangers peuvent aussi permettre de renflouer les caisses des hôpitaux (surtout quand ils doivent de l'argent)...
Depuis 2012, l'AP-HP a décidé de surfacturer de 30 % les soins programmés auprès des non-résidents, ce qui lui a rapporté l'an dernier 10 Millions d'euros de recettes supplémentaires, oui mais pour "La Vie Hospitalière" les 3,7 Millions dus par l'Arabie Saoudite ce n'est pas une petite somme, quand même, nous avons là l'exemple de profiteurs qui devraient, par exemple,  se retrouver avec des saisies de biens faute d'honorer ce qu'ils doivent.
Qui paye ses dettes s'enrichit dit-on...

Source: "Le Parisien"

1) Ce montant a été confirmé au « Parisien » - « Aujourd'hui en France » par l'AP-HP.

2) Exemple récent de juteux accords: Paris et Riyad ont signés des contrats d'une valeur de 10,8 Milliards d'euros ! Comparativement, les 3,7 millions dus par l'Arabie sont une goutte d'eau.
 Le problème n'en reste pas moins réel. Comme indiqué dans les éditions du 17 juillet, du Parisien, la dette cumulée (sur l'ensemble des années) des pays étrangers à l'égard de l'AP-HP culminait à 118,6 Millions d'euros pour l'exercice  2014. 



Pour plus d'informations: Lire "Hôpitaux: les faramineux impayés des patients étrangers"