vendredi 27 mai 2016

Le Professeur Henri Joyeux jugé par l'Ordre...


Le professeur Henri Joyeux est-il coupable d'avoir "déconsidéré la profession" ? Le cancérologue doit comparaître ce vendredi devant la chambre disciplinaire du Conseil de l'Ordre des médecins de Languedoc-Roussillon, à Montpellier.
"Nous portons plainte contre le Professeur Joyeux", avait annoncé le Dr Patrick Bouet, président du CNOM, en juin dernier. La plainte va au-delà de la pétition alarmiste sur les vaccins, et vise "l'ensemble de ses propos non conformes aux obligations déontologiques, discours qui peut être dangereux en discréditant la vaccination. Nous ne pouvons pas cautionner des dérives de cette nature", avait précisé le Dr Bouet. "Si la sanction ne nous semble pas proportionnée aux faits, nous ferons appel", avait-il ajouté.
Ancien président de Familles de France, une association qui s’est opposée au mariage homosexuel, Henri Joyeux est connu pour ses prises de position conservatrices sur la famille. Marisol Touraine l’a décrit comme "un médecin qui s’est déclaré contre la pilule, contre l’avortement, qui a pris des positions rétrogrades sur toute une série de sujets."
Avec plus de 150.000 exemplaires vendus, son livre Changez d’alimentation (Le Rocher) est un succès de librairie, certaines de ses vidéos sur le Web ont été vues des dizaines de milliers de fois, les conférences qu’il tient deux à trois fois par semaine en France ou à l’étranger font salle comble.
Dans un texte publié il y a un an sur Internet et affichant plus d’un million de signatures de soutien, le médecin dénonce les substances "dangereuses", voire "très dangereuses", contenues selon lui dans les adjuvants des vaccins dits hexavalents. Il assure y voir une "arnaque des laboratoires" pour imposer un vaccin "sept fois plus cher".
Se disant victime d’un "procès médico-politique", il assure sur son site Internet que le "seul objectif" des autorités sanitaires est aujourd’hui de le "faire taire par les moyens légaux", afin qu’il "rentre dans le moule" et ne dise rien d’un "scandale d’Etat" impliquant les laboratoires pharmaceutiques.
La décision de la chambre disciplinaire de Montpellier devrait être rendue dans les trois à six semaines.
(Sources : Egora.fr et Lemonde.fr ) 

jeudi 26 mai 2016

Le déficit des hôpitaux en augmentation...


Avec un déficit global cumulé estimé à 411 millions d'euros, pour l'année 2015, selon les résultats provisoires dévoilés le 25 mai par la Direction générale de l'offre de soins (DGOS).
C'est  près de 170 millions d'euros de déficit en plus par rapport à 2014, année où ce dernier était déjà à 243 millions d'euros...

La moitié du déficit serait «imputable à 26 établissements en 2015 contre 36 en 2014», a   tenu à déclarer Madame Anne-Marie Armanteras-de Saxcé, directrice générale de l'Offre de soins.Mais la détérioration est encore plus sévère en ce qui concerne les seuls comptes de résultats principaux (qui correspondent aux activités de soins, soit l'essentiel des budgets) : leur déficit cumulé tourne autour de 590 millions d'euros en 2015, contre 382 millions en 2014.
Les établissements de santé publics ont réalisé «un effort de productivité sans précédent», a toutefois estimé la directrice  générale de l'Offre de soins, pointant une activité «en croissance régulière» de 2,3% par an, alors que «les produits versés par l'assurance maladie enregistrent une moindre progression (+2% en 2015)».
Globalement l'investissement hospitalier s'établit à un peu plus de 4 milliards d'euros, respectant ainsi la stratégie nationale d'investissement fixée en 2012 et au cadrage prévisionnel de 4,5 milliards d'euros par an. 
Pour ces investissements, le taux d'autofinancement «très élevé» (77%) permet «d'éviter une augmentation de la dette», avec un recours nul à l'endettement en 2015, relève la DGOS. 
La dette des hôpitaux s'est ainsi stabilisée en 2015, le ratio d'endettement passant de 39% en 2014 à 38% en 2015, ce qui représente un encours de dette de 29,2 milliards d'euros.

"La Vie Hospitalière" rappelle que la ministre de la Santé a annoncé deux jours auparavant un plan d'investissement de 2 milliards d'euros, sur cinq ans,  afin d'accompagner les hôpitaux dans leur mise en oeuvre des Groupements hospitaliers de territoire (GHT), imposés par la loi santé...
Pour Marisol Touraine, les hôpitaux ont largement actionné le levier de la masse salariale, estimant que les dépenses de personnels ont augmenté que de 1,75% en 2015 contre 2,7% en 2014, grâce notamment à des réorganisations. 
Il ne faut pas oublier de prendre en considération les surcoûts relatifs à la prise en charge des patients couverts par l'aide médicale d'Etat  qui a subie une baisse de prix, ce qui a entraîné plusieurs millions d'euros de manque à gagner pour les établissements, et, "La Vie Hospitalière" entend dénoncer aussi le fait que les traitements dans les protocoles thérapeutiques sont de plus en plus coûteux, le prix des antiviraux ( en particulier contre l'hépatite C), et, ceux contre les cancers ont augmentés considérablement. Les laboratoires ne se portent pas trop mal, profitant du manque de contrôle et surtout de règles, dans la réalité, des prix des médicaments, dont certains sont plus qu'injustifiés.
Pour ne pas conclure...


mardi 24 mai 2016

La sécurité des volontaires qui participent à des essais cliniques est renforcée


Marisol Touraine a présenté un plan d’action pour renforcer la sécurité des volontaires qui participent à des essais cliniques en France. Cette initiative fait Suite à l'accident grave survenu à Rennes, le 10 janvier,  accident sans précédent en France qui a entraîné le décès d’un homme et l’hospitalisation de cinq autres volontaires. 
Le plan d’action présenté s’appuie sur les conclusions de la mission confiée par la ministre à l’Inspection générale des affaires sociales (Igas).

Pour plus d’information, le rapport de l’Igas :




lundi 23 mai 2016

Le 26 mai grèves et manifestations contre la loi travail



Jeudi 26 mai 2016 manifestation interprofessionnelle unitaire régionale 
Départ à 14 heures - de la Place de la Bastille à Nation 

Malgré le passage en force à l’Assemblée nationale avec l’usage du 49.3, les stratégies de tensions et de pourrissement des manifestations visant à décourager la participation du plus grand nombre , malgré les déclarations scandaleuses du Premier ministre menaçant de recourir à la force pour lever les éventuels blocages organisés par les organisations syndicales, malgré la poursuite de la propagande éhontée, relayée par la plupart des médias, pour faire croire que cette loi n’est pas une mise à mort du code du travail, la mobilisation sociale se poursuit et s’amplifie.
Des grèves reconductibles sont lancées, de nouveaux secteurs se font entendre, les routiers, les raffineries, Aéroport de Paris... avec toujours le même objectif : le retrait de ce projet de loi rétrograde et dangereux !
Pour continuer de marquer notre totale opposition à ce texte, le principe d’une votation citoyenne vient d’être décidé. Dès que les modalités et le matériel seront disponibles, les organisations régionales signataires s’engagent à y travailler collectivement et à faire signer massivement.
D’ores et déjà, en Île de France, les organisations signataires appellent à de nouvelles journées d’action pour maintenir la pression et faire savoir au gouvernement et au Président de la République, que nous ne céderons pas :
Journée de grèves et manifestation nationale à Paris le 14 juin.
D’autres initiatives régionales sont en préparation
Un seul objectif, le retrait !
(Communiqué régional commun des organisations régionales d’Île de France CGT, FO, FSU, Solidaires, FIDL, UNEF, UNL).

dimanche 22 mai 2016

Les emprunts toxiques étranglent les hôpitaux !

La très sérieuse Mission d'évaluation et de contrôle du financement de la Sécurité sociale (MECSS),  présidé à l'Assemblée nationale par Pierre Morange, a présenté un rapport sur l'exposition aux emprunts toxiques des hôpitaux publics.
Selon ce rapport on a le CHU de Nantes (98 millions d'euros - données 2012 -) le CHU de Saint-Etienne (96 millions d'euros), les hôpitaux franciliens de Montreuil (80 millions d'euros), de Juvisy (25 millions d'euros), de Meaux (22 millions d'euros) ...
Pierre Morange  a donné son avis : « Ces prêts à taux variable sont en train d'étrangler les hôpitaux. C'est insupportable quand on sait les centaines de milliards d'euros d'aides publiques qu'ont reçu ces banques pour survivre à la crise ! » 
Effectivement, c'est insupportable, mais ce qui est le plus inconcevable c'est d'entraîner dans le cadre de Groupement hospitalier de territoire (GHT), et pire de fusions d'autres établissements de santé dans une dérive financière qui s'avérera dans le temps catastrophique pour l'avenir même des hôpitaux publics qui ont contractés ces  emprunts toxiques, il est temps, grand temps d'en prendre conscience, et de prendre en considération les risques d'un effet domino, en cas de fusion particulièrement. 

vendredi 20 mai 2016

Le gouvernement VALLS a frôlé le renversement, ce n'est probablement plus qu'une question de temps


Depuis le 11 mai on peut considérer que la "loi  travail" est imposée aux citoyens et citoyennes !

Voilà là un bel exemple de ce qu'il ne faut absolument pas faire dans un pays comme la France qui au fur et à mesure que le temps passe voit ses réformes de plus en plus contraignantes pour tous.

Que des orientations qui ouvrent grande la porte à un marasme comme jamais la France l'aura connu au XX ème siècle, et, c'est peu écrire, il suffit d'ouvrir grands les yeux pour voir combien depuis maintenant des années (1) tout est orienté pour le plus grand profit de multinationales, d'actionnaires, de groupes financiers internationaux...
La démission du gouvernement VALLS ne doit pas se faire attendre, ce gouvernement ne représente plus les citoyens et citoyennes qui aspirent à une politique d'avenir et non à une soumission plus ou moins déguisée mais bien réelle aux U.S.A. (2)...

Le traité transatlantique (TAFTA) (3) arrive à grand pas avec toutes ses conséquences pour la France, et tout autant pour l'Europe, pour ne pas écrire pour le monde en général, car c'est bien là le pire des traités que celui qui prend le pouvoir de contrôle sur tous actes commerciaux, voire même allant à l'encontre des pouvoirs exécutifs des pays signataires...

Nous avons eu l'AGCS qui a permis de privatiser bon nombre de services publics, on peut voir aujourd'hui où nous en sommes ! 
Les hôpitaux sont eux aussi victimes de ces mesures par une concurrence directe et des installations de plus en plus marquée de services privés (restauration, sécurité, espaces verts, gestions de parkings, cafétarias, services d'aide à la personne, services de soins extérieurs à l'hôpital etc etc)...

L'hôpital se vide petit à petit de ses services, se restructure pour la cause... se regroupe avec d'autres établissements... voire va même jusqu'à fusionner entraînant ici et là des contraintes nouvelles pour les personnels et les patients - nous y reviendrons - que de prétextes invoqués, et en définitive ce sont des groupes privés qui progressivement s'installent tels des coucous qui jettent les oeufs des nids pour tirer profits de la situation ainsi créée...

L'AP-HP a perdu bon nombre de personnels et le gouvernement continu à inciter à des restructurations malignes qui entraînent encore plus de difficultés pour les personnels paramédicaux et médicaux (effectifs de plus en plus réduits dans les services, conditions de travail inacceptables etc etc) le service public hospitalier se doit pourtant d'être garant d'un service de qualité auprès des patients.
Pourtant, ce service public perd de plus en plus de sa grandeur, de ses moyens pour ses missions et ceci au nom d'impératifs économiques et surtout de profits, qui sont  générateurs d'une exploitation de l'homme par l'homme encore plus contraignante qu'auparavant.

Aujourd'hui, après EDF-GDF (5), France Telecom (6), La Poste (7) ... c'est l'hôpital public qui est menacé plus que jamais, il faut en prendre conscience et agir comme il se doit !

Il est temps, grand temps de défendre ce service public qui tombe progressivement entre les griffes d'individus malfaisants et qui ont que faire de l'intérêt général, là,  la complicité de certains hommes politiques est plus à démontrer, tant elle apparaît évidente, et il faudra là aussi éclaircir bien des situations, au nom notamment du respect de notre Constitution et non pas d'un seul article comme le 49 (alinéa 3) ...

L'article 35 apparaît maintenant de plus en plus d'actualité:

"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."

Pour ne pas conclure...

GP


1) L’État est progressivement devenu l’otage d’un système financier privé:
(Si les taux d’intérêt ont fortement diminués ces deux dernières années, s’établissant à moins de 1%, ils ont été très élevés par le passé.) Car à ce petit jeu notre pays serait déjà en faillite avec  tout ce que ceci comporte comme difficultés pour tenter d'en sortir, impliquant bien évidemment des "mesures d'assainissement" encore plus profitables aux manipulateurs, grands responsables de la situation actuelle qui devient de plus en plus incontrôlable...ce qui n'avait probablement pas été prévu...

Ceci écrit, dans les années 2000, le taux d’intérêt à 10 ans était de 3,9%, dans les années 90 de 6,3%, dans les années 80, de 11,9% !
On ne rembourse plus que les intérêts, écrasé par une dette qui est loin, très loin d'être anodine...

Il faut savoir qu'en 1978, la dette publique représentait 72,8 milliards d’euros et 21,2% du PIB.
En 1988, 302,8 milliards d’euros et 33,3% du PIB.
En 1998, 787,4 milliards d’euros et 59,6% du PIB.
En 2005, elle représentait 1147,6 milliards d’euros et 66,8% du PIB
La charge de la dette (paiement des intérêts seuls) se montait à 47,4 milliards d'euros, soit la presque totalité de l'impôt sur le revenu payé par les Français. Et, le gouvernement parle de baisser les impôts ?... comprenne qui peut...

Cette charge était le deuxième poste budgétaire de l'État français, après celui de l'Éducation nationale et avant celui de la Défense, on voit où ceci nous entraîne progressivement, l'affaiblissement de notre pays économiquement et militairement apparaît au grand jour...

En 2007, la dette publique atteignait 1211,6 milliards d'euros et 64,2 % du PIB. La charge des intérêts se montait à plus de 50 milliards d'euros, soit l'équivalent du déficit public. 
Fin 2013, la dette publique, « au sens de Maastricht » estimée par l'Insee, a été évaluée à 1 925,3 milliards d'euros, soit 93,5 % du PIB
Elle a dépassé officiellement les 2.000 milliards au deuxième trimestre 2014 et c'est relativement grave.

2) N'oublions pas le testament politique du Président François Mitterrand qui, dans le livre de Georges-Marc Benamou confiait aux Français :
« La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort. »

3) 27 pays, dont la Suisse, les Etats-Unis et l’Union européenne, négocient en secret dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce un accord sur le commerce des services, l'objectif étant de remplacer l’AGCS par un accord plus profitable. Ce nouvel accord (ACS) est plus connu sous son acronyme anglais TiSA. 
Il vise une libéralisation totale du « marché des services ».

4) Lire à ce sujet la lettre adressée par  Michel TUBIANA , Président de la Ligue des droits de l'homme (LDH) à Monsieur Jean-Pierre RAFFARIN (alors Premier Ministre)  en  mars 2003.

5) La déréglementation progressive de Gaz de France et les étapes successives menant EDF à une privatisation déguisée.

6) Devenu Orange depuis le 1ᵉʳ juillet 2013.

7) "La Poste" a engagée une ouverture de capital en janvier 2011,  qui avait été précédé, un an plus tôt d'un changement de statut de "La Poste" qui est devenue une société anonyme.






jeudi 19 mai 2016

1.800 personnes ont manifesté à Bayonne ce jeudi 19 Mai


Ce sont encore 1.800 personnes qui ont manifesté à Bayonne leur refus de la Loi Travail. Avec la présence des agents des services  publics ou assimilés (EDF, Hôpital, La Poste, SNCF etc…) et du secteur privé (Dassault, Turbomeca etc…). 

On continue jusqu’au retrait !

Cette manifestation ne doit pas nous faire oublier les revendications portées par les hospitaliers de Bayonne lors d'une autre manifestation intersyndicale (CGT, FSU, Solidaires) en octobre 2015.
Derrière la banderole "Pour de meilleures retraites, l'emploi, les salaires, l'avenir des services publics", il y avait des délégations de la CPAM, du Conseil départemental, des agents territoriaux Pays basque, de Dassault, retraités et actifs, de Turbomeca, des PTT, de l'hôpital de Bayonne, de l'Education nationale, d'Energie Sud Aquitaine...

"...Pourquoi en est-on arrivé à ce stade d'exaspération ? " (s'interrogeait alors la secrétaire syndicale CGT à la CPAM.) " Ce dont on ne parle pas, c'est de la violence subie au quotidien par les salariés. Nous avons de plus en plus de dossiers pour harcèlement ou burn-out " (1).  
" On a oublié que derrière, il y a 3.000 personnes sur le carreau. La violence, elle est là " (2), commente un soignant de l'hôpital de Bayonne, qui explique " marcher parce que plus rien n'avance, que ce soit notre statut ou le point d'indice. On nous demande plus de rentabilisation avec toujours moins de personnels. Mais quand il y a un problème, c'est toujours le service public qu'on appelle. Sauf qu'on ne fait rien pour le garder et qu'on crée des précaires, y compris dans nos métiers ".

Pour "La Vie Hospitalière" effectivement on est loin d'avancer, on rétrograde, nous allons tout droit vers des mouvements contestataires durs tant que nous auront comme représentants politiques des guignols à la solde de la haute finance mondiale.

 Après la loi santé nous avons la loi travail, maintenant ça suffit !

GP

1) Le Syndrome d'épuisement professionnel (SEP) est une réaction à un état d'anxiété chronique lié directement au travail. Les soignants en sont de plus en plus les victimes ... épuisement émotionnel, dépersonnalisation, diminution du sens de l’accomplissement personnel... voilà les conséquences de conditions de travail de plus en plus inacceptables.

2) Oui la violence elle est là, mais tout autant chaque jour, induite par les réformes imposées par des "représentants" du peuple qui ne sont plus que des marionnettes et qui vont à l'encontre même des intérêts de la majorité des citoyens et citoyennes. 

Des traîtres, des traîtres qui devront à un moment ou un autre s'expliquer sur bien des orientations politiques qui ont fait que notre pays est au bord de la faillite.

mercredi 18 mai 2016

Distribution des médicaments par des ASHQ, le Tribunal Administratif de Nantes a tranché


Le centre hospitalier de Blain (44) avait décidé que les agents de service hospitalier (ASHQ) distribuent les médicaments.
Malgré une intervention du syndicat CGT la direction a refusé de respecter le fait que le rôle d'un ASHQ n'est pas de contribuer aux soins. Le Tribunal administratif de Nantes (TA) a été saisi, par le syndicat CGT. Il en résulte que le TA a annulé la décision du directeur du centre hospitalier de Blain qui refusait d’exclure la participation des ASHQ à la distribution des médicaments.

Le TA de Nantes a rappelé que « la distribution et l’administration des médicaments, qui relèvent de la compétence des infirmiers (...) n’entrent pas dans les compétences que peuvent exercer les agents des services hospitaliers qualifiés ».
Il est donc,  par cette décision, confirmé que les agents des services hospitaliers qualifiés  ne figurent pas dans les catégories d’agents susceptibles de collaborer avec les infirmiers pour l’administration des médicaments.

Toutefois il n'a pas été estimé par le susdit tribunal de rendre obligatoire la sécurisation de l’administration des médicaments par une surveillance infirmière, ce qui sous-entend que les médicaments peuvent être donnés par des aides soignant(e)s sans contrôle effectif de l'IDE...dans un EHPAD (par exemple), la nuit, peut être quand l'effectif infirmier est au strict minimum, dans tous les cas l'AS endosse une responsabilité qui est assurément pas la sienne.
Rien est parfait il est vrai, mais pour "La Vie Hospitalière" l'AS si il donne des médicaments il doit le faire sous le contrôle de l'IDE, il semble qu'il y a autrement un glissement de tâches. Glissement de compétences qui laisse en l'état une insécurité juridique très préoccupante dans la réalité.


Mouvement de contestation à l’hôpital de L'Aigle


Depuis quelque mois l'hôpital de l'Aigle (Orne) a été placé sous la surveillance de l' ARS (suite à un déficit de 3 millions d'euros)... 
Présentement les syndicats estiment qu'il y a un non respect de la législation sur le travail, par l'administrateur ministériel provisoire de l'établissement. 

Rappelons que les syndicats du centre hospitalier de L’Aigle (1)  avaient appelé à la grève, le mardi 17 mai, dans le but d'avoir de  véritables négociations  sur la réorganisation de l'hôpital...Les syndicats précisent avoir tenté, déjà, d'alerter la direction le 26 avril... sans résultat.

Bien des points demandent un dialogue avec l'administration, dont:
La coordination entre le personnel médical et l’équipe paramédicale, le respect du Code du travail et de la Fonction Publique Hospitalière, l'arrêt des suppressions des effectifs dans les services, le respect de la charte du patient… 


 1) Qui dans le cadre d'un GHT devrait être rattaché à l'hôpital d'Evreux  (Eure) - sic-.

Manifestation du 18 mai ...où se trouve la réelle violence ?


Deux syndicats de Police, de gauche (CGT Police) et de droite (Alliance), ont dénoncé la manipulation de certains groupes de casseurs par le gouvernement, et la stratégie de pourrissement et de montée des tensions orchestrée par le ministère de l’Intérieur et le préfet de police de Paris. 

Le syndicat de police Alliance a lancé un appel à tous les policiers à venir manifester « contre la haine anti flics » sur la place de la République, place de réunion quotidienne des acteurs de la Nuit debout (rebaptisée « place de la Commune » par leurs soins) , le mercredi 18 mai à midi. 

Pour certains manifestants, il ne s’agit que d’une provocation. Mais d’autres participants à Nuit Debout y voient une occasion de dialogue historique et inespérée avec les forces de l’ordre. Vers une convergence des luttes inattendue et pourquoi pas, réellement révolutionnaire ?

Au vu des violences générées des deux cotés de la matraque par les conditions de contestation et de répression de la « Loi Travail », rien ne semblerait plus impromptu à certains manifestants et à certains policiers, qu’une convergence des luttes entre ces deux forces sociales a priori  antagonistes.



Même le service d'ordre des syndicats CGT et FO utilise des matraques... est-ce normal?



Pour "La Vie Hospitalière" il est  évident que des manipulations de membres du gouvernement existent, à qui profite le crime ? Telle est la  question...

Quand l'on voit par exemple que la  Fonction Publique Hospitalière est  de plus en plus menacée dans son intégrité on est en droit de se poser bien des questions.  Alors la police, l'armée ...  sont tout autant en danger ! La politique actuelle ouvre toutes grandes les portes de notre  pays aux U.S.A.

Le TAFTA arrive à grands pas avec  lui bien des réformes s'imposent préalablement comme la loi du travail avec toutes ses conséquences, nous y reviendrons. 
Un jour ou l'autre il faudra bien que l'heure des comptes se finalise...On ne peut pas continuer dans cette dérive  qui entraîne notre pays à la faillite, cette situation est pire que l'issue d'une guerre considérée comme perdue.

GP

----------------------------------------------------------

Mise à jour du 18 mai 2016 à 23 heures 26

Nous ne saurions admettre plus encore les violences qui se banalisent lors des manifestations (qu'elles viennent des manifestants, d'éléments étiquetés comme "casseurs", des services d'ordre des organisations syndicales, des forces de l'ordre...). La situation est grave, et,  il  apparaît nécessaire afin de mettre un terme à ces violences de plus en plus graves de jeter à la poubelle sans plus attendre la loi travail !
Autrement nous considérerons que le gouvernement  supportera l'entière responsabilité des débordements à venir qui deviennent, de toute évidence, de plus en plus incontrôlables. 
La violence entraîne d'autres violences qui petit à petit  peut que mener à une guerre civile. Tous les ingrédients sont là.

mardi 17 mai 2016

L'ARS Ile-de-France et l'AP-HP déploient une astreinte régionale de conseil en infectiologie


L’Agence régionale de santé Île-de-France et l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), en partenariat avec la Collégiale des Infectiologues d’Île-de-France, mettent en place une astreinte d’infectiologie. 
Son objectif est de permettre à tous les prescripteurs hospitaliers d’Île-de-France, hors pédiatrie, prenant en charge des patients atteints d’une infection, de bénéficier d’un conseil spécialisé, diagnostique et thérapeutique, en dehors des horaires de prise en charge classiques (la nuit, le week-end et les jours fériés).



lundi 16 mai 2016

Amplifier la mobilisation face au déni de démocratie !


Les salarié(e)s, les jeunes, les privés d'emploi, les retraité(e)s sont mobilisés depuis plus de 2 mois pour le retrait du projet de loi travail et l’obtention de nouveaux droits. 

L’opinion publique reste massivement opposée à ce texte et encore plus opposée à l’utilisation du 49.3 mais, le gouvernement a décidé de passer en force et d’imposer son projet de loi ! 
Il n’y a pas eu de dialogue social en amont, il n’y aura pas de débat parlementaire en aval ! C’est inacceptable !
Les mobilisations ont contraint le gouvernement à revoir à la marge sa copie, le cœur rétrograde de son projet demeure : instaurer un code du travail par entreprise à l’opposé de la "hiérarchie des normes", élément protecteur et égalitaire. C’est scandaleux de la part d’un gouvernement qui n’a pas été élu sur un tel programme ! C’est ce que nous voulions rappeler au président de l’Assemblée Nationale qui devait nous recevoir en audience. 






Avec le 49.3 cette rencontre n’a plus aucun sens et nous ne nous y rendrons pas ! Même avec l’utilisation du 49.3, la procédure parlementaire se poursuit, la mobilisation est plus que jamais indispensable ! En 2006, le CPE avait été adopté par le 49.3 et face à l’immense mobilisation le gouvernement De Villepin avait été contraint de retirer son projet
Pour nos organisations, cette situation renforce la nécessité d’amplifier les mobilisations déjà engagées dans un climat de tension dont le premier ministre porte l’entière responsabilité ! Les pouvoirs publics doivent garantir le droit de manifester dans la sécurité.

Plusieurs secteurs professionnels continuent de développer des actions, des grèves (cheminots, routiers, énergie, chimie, construction, aéroport de Paris, etc.), qui sont autant d’éléments d’appui et de dynamiques dans la poursuite et l’élargissement du rapport de force.
A partir de tous ces éléments, les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires d’Île-de-France et les organisations de jeunesse, UNEF, UNL et FIDL d’Île-de-France invitent leurs structures à organiser des assemblées générales avec les salarié(e)s, les étudiant(e)s, les jeunes pour débattre des modalités d’actions, de la grève et de sa reconduction.

Elles appellent leurs organisations à construire deux nouvelles journées de grèves et manifestations :
- Le mardi 17 mai avec une manifestation à 14 heures Place Ecole Militaire (proximité du MEDEF) vers Matignon
- Le jeudi 19 mai avec une manifestation à 14 heures de la place de la Nation à la Place d’Italie.
Une nouvelle réunion des organisations syndicales régionales se tiendra le 20 mai pour décider de nouvelles mobilisations. Elles n’excluent aucune possibilité y compris celle d’une manifestation nationale.


jeudi 12 mai 2016

Aux Mureaux : Une réunion d'information est organisée contre le GHT


Le Groupement hospitalier de territoire (GHT) Yvelines-Nord entraînera des restructurations avec certaines conséquences.

Une réunion organisée, ce jour 12 mai, par l'intersyndicale ( CFTC, CFDT, CGT, FO et SUD ) de l’hôpital public des Yvelines ainsi que du collectif Coeur hôpital de Mantes-la-Jolie dénoncera les aspects néfastes de ce projet.

La loi santé impose de rapprocher avant le 1er juillet 2016 les hôpitaux de Mantes-la-Jolie, de Meulan - Les Mureaux et de Poissy - Saint-Germain ainsi que les Ehpad de Conflans-Sainte-Honorine et Sartrouville pour "unir leurs offres de soins"...

Réunion d’information publique à l’hôpital de Bècheville aux Mureaux.
à 19 heures à la Salle de spectacle ( 1, rue Baptiste-Marcet).

Venez nombreux.

mercredi 11 mai 2016

Télémédecine : des expérimentations dans 9 territoires pilotes


Pour faciliter le déploiement de la télémédecine, un programme d’expérimentations prévu pour 4 ans avait été lance en 2014. Auparavant circonscrit aux plaies chroniques et/ou complexes, ce programme, baptisé "Etapes", voit son périmètre élargi à tous les patients en "affection de longue durée" ainsi qu’aux résidents de structures médico-sociales dans 9 territoires pilotes (Alsace, Basse-Normandie, Bourgogne, Centre, Haute-Normandie, Languedoc-Roussillon, Martinique, Pays-de-Loire et Picardie).

La télémédecine constitue une réponse aux difficultés que rencontrent certains patients pour accéder aux soins et une source d’innovations pour notre système de santé. Le programme "Etapes permettra de déterminer le modèle tarifaire adéquat et d’analyser l’impact de la télémédecine sur le système de soins.

mardi 10 mai 2016

Contre la loi « travail », nouvelle journée de grève et de manifestations, le 12 Mai 2016


Sept syndicats de salariés, d’étudiants et de lycéens appellent à une nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations le 12 mai, pour réclamer le retrait du projet de loi travail.



Cette date correspond à la fin des débats à l’Assemblée nationale et avant le vote du projet par le PS et la droite le 17 mai.



Le 12 Mai 2016 mobilisation interprofessionnelle 

 pousser jusqu’au retrait total !


La mobilisation depuis plus d’un mois a permis d’obtenir des reculs partiels sur le projet de loi initial. C’est déjà une première victoire qu’il ne faut pas minimiser. Mais le gouvernement s’arc-boute sous la poussée du MEDEF et avec la complicité des syndicats réformistes.
Il est nécessaire que la mobilisation s’amplifie pour obtenir le retrait de cette loi. Nous en subirons toutes et tous les conséquences quel que soit notre secteur, privé dans un premier temps et public dans un second, selon la stratégie rodée des gou-vernements pour diviser les salarié(e)s. Si le gouvernement restait sourd au désaveu de plus de 70% de la population il faudra sérieusement envisager la grève totale interprofessionnelle. Bloquer tout ! jusqu’au retrait total !

Articles retirés du texte

 Les apprentis mineurs pourront travailler 10 heures par jour et 40 heures par semaine.
 La durée du congé en cas de décès d’un proche (enfant, conjoint, ...) n’est plus garantie par la loi.
 La durée maximale de travail de nuit augmentée.
 Un recours facilité au temps partiel.
 Plus de minimum de dommages et intérêts en cas de licenciement injustifié.
 Augmentation du nombre de semaines consécutives où l’on peut travailler 44h (ou 46h).

Articles modifiés du texte

 Le dispositif « forfaits-jours », qui permet de ne pas décompter les heures de travail, est étendu.
 Modulation du temps de travail sur… 3 ans !
 En cas de licenciement illégal, l’indemnité prud’homale est plafonnée à 15 mois de salaire.
 Les 11 heures de repos obligatoires par tranche de 24 heures peuvent être fractionnées.

Articles maintenus dans le texte

 Une entreprise peut faire un plan social sans avoir de difficultés économiques.
 Une mesure peut être imposée par référendum contre l’avis de 70% des syndicats.
 La durée de congé en cas de maladie ou de handicap d’un proche n’est plus garantie par la loi.
 Changement de mission des médecins du travail.
 La durée du congé pour catastrophe naturelle n’est plus garantie par la loi.
 La durée et les modalités du congé sabbatique ne sont plus garantis par la loi.
 Le contrat de professionnalisation ne sera plus forcément qualifiant.
 Les Négociations annuelles sur les salaires pourront être organisées tous les 3 ans.
 Financement des Centres de Formation des Apprentis privés hors contrat par la taxe d’apprentissage.
 La loi facilite les licenciements en cas de transfert d’entreprise.
 Temps partiel : des heures complémentaires moins payées.
 Des horaires pouvant être modifiés 3 jours à l’avance pour les temps partiels.
 Congés payés : des changements de dates au dernier moment rendus possibles.
 Les accords d’entreprise auront maintenant une durée de 5 ans maximum
 Trop perçu : Pôle emploi peut prélever directement sur les allocations chômage
 Les temps d’astreinte peuvent être décomptés des temps de repos
 Licenciement économique déclaré nul : baisse des indemnités pour les salarié(e)s
 Moins d’indemnités pour les malades et les accidenté(e)s licencié(e)s.
 La visite médicale d’embauche transformée en une... visite d’information.
 Par simple accord on peut passer de 44 heures à 46 heures de travail maximum.
 Une entreprise peut, par accord, baisser les salaires et changer le temps de travail.
 Il suffit d’un accord d’entreprise pour que les heures supplémentaires soient 5 fois moins majorées.
 Après un accord, un salarié qui refuse un changement dans son contrat de travail peut être licencié.
 Par simple accord on peut passer de 10 heures à 12 heures de travail maximum par jour.

Si le secteur social, le medico-social et le sanitaire privé sont déjà mobilisé dans notre champ, nous sommes loin d’avoir fait le plein. Il faut amplifier la mobilisation, les agents de la Fonction Publique Hospitalière doivent s’impliquer réellement. L’inversion des normes imposée par la loi El Khomri finira par s’imposer aussi sur la FPH!
Ce serait une illusion de se croire à l’abri.
La stratégie des gouvernements depuis plusieurs décennies est de jouer sur la division. On l’a vue à l’œuvre pour les retraites.

Nous ne devons pas être dupes. Après la loi El Khomri, le tour du Service Public viendra et à ce moment là ses agents seront isolés.

C’est maintenant qu’il faut toutes et tous s’y mettre !

Gagner contre la loi El Khomri nous ouvrira les portes sur d’autres dossiers brûlants qui détruisent nos droits sociaux et affaiblissent notre rôle social.
Assèchement des crédits sur le secteur social accompagné de fermeture de structures (CHRS, hébergement des mineurs isolé...), mise en œuvre de la loi « de modernisation de la sante » avec son cortège de Groupements Hospitaliers de Territoire et la création de déserts médicaux.

Révision à venir du décret de 2002 sur le temps de travail dans la FPH et la fin des 35 heures. 
Mise en route du PPCR (Parcours Professionnel Carrières et Rémunération), Loi NOTRe sur la réforme territoriale… la liste est longue.

Gagnons contre la loi travail, Gagnons pour construire une autre société ! 
Toutes et tous dans la rue et en grève le 12 mai pour une étape décisive !


(Communiqué SUD Santé-Sociaux)

dimanche 8 mai 2016

Les membres du Comité de défense et de promotion de la santé et des hôpitaux publics de Creil et Senlis sont inquiets suite à un projet de regroupement avec le Centre hospitalier de Compiègne...


La fusion entre les deux hôpitaux de Senlis et Creil a donné le Groupe hospitalier public du sud de l’Oise...
La belle affaire : la diminution des coûts, escomptée avec la fusion, n’a pas rencontré l’effet voulu. Pire, l’activité des deux établissements est en diminution.

Mais l'ARS persiste et signe et souhaite maintenant un regroupement avec le Centre hospitalier de Compiègne...?...Ceci bien évidemment dans le cadre d’un Groupement hospitalier de territoire (GHT). Pour le collectif, c’est NON !

Si la coopération entre établissements de santé est nécessaire,  il faut que chacun conserve son autonomie pleine et entière, or, c'est l'inverse qui est engagé dans les orientations à venir.
"... le groupement aurait pour but de réduire les dépenses, mais c’est avant tout un accélérateur de la privatisation des soins..." selon un médecin membre du collectif, et, ancien responsable du service de gynécologie-obstétrique de l’hôpital de Creil durant plus de trente années.
 L’ensemble des personnels (médicaux, soignants... ne sont pas favorables à ce projet de regroupement.
Et, puis les problèmes liés au manque d'effectifs sont loin d'être résolus, les urgences de l'hôpital de Creil sont saturées, l'hôpital est lui même en difficulté, le service de pédiatrie débordé, le pôle Mère-enfant (pourtant prévu depuis plus de 10 ans) a été abandonné… 

La responsabilité de l'ARS est engagée dans ces orientations qui sont loin d'être anodines pour "La Vie Hospitalière"...