jeudi 30 juin 2016

Hôpitaux : Demain sera un autre jour...


La CFDT toujours fidèle à ses "engagements" !


La loi travail qui a été votée mardi par les Sénateurs, elle sera de nouveau examinée le 5  juillet à l'Assemblée Nationale. La CFDT par la voix de son secrétaire général a confirmé son soutien inconditionnel au gouvernement VALLS. Mais comment peut-il en être autrement quand on connaît les affinités de cette confédération au Parti socialiste...

Ainsi le gouvernement relève son pari de ne pas toucher formellement à l’article 2 du projet de loi, qui élargit le champ de la négociation d’entreprise, tout en donnant des garanties à ceux qui s’alarmaient d’un possible dumping social. Ce tour de passe-passe a, une nouvelle fois, été inspiré par Laurent Berger. 
Le secrétaire général de la CFDT sera ainsi resté in extenso le premier conseil de l’exécutif dans l’élaboration de cette loi.
Dans une interview publiée mardi à L’Opinion, le syndicaliste proposait que « dans chaque branche, une négociation puisse être ouverte pour définir l’ensemble des règles auxquelles l’accord d’entreprise ne peut déroger ». Cohérent avec lui-même, il s’est contenté de déclarer, à sa sortie de Matignon, que « le cœur du texte n’est pas touché, donc la CFDT est satisfaite ».
Sans plus de commentaire.

mercredi 29 juin 2016

Le travail posté nuit gravement à la santé


Dans un avis présenté le 21 juin, l’Agence de sécurité sanitaire dresse un sombre tableau des effets du travail de nuit sur la santé. Elle recommande de le circonscrire au strict nécessaire, à l’heure où il ne cesse de se développer.
« Travailler de nuit tue ! » Verra-t-on un jour cet avertissement au bas des feuilles de paye des salariés postés, à l’instar des messages de prévention sur les paquets de cigarettes ? Sans doute pas. Pourtant, les constatations de l’Agence de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), dans son avis sur les risques sanitaires liés au travail de nuit présenté le 21 juin, sont inquiétantes.
Quatre cents pages de rapport, près de vingt participants au groupe de travail constitué par l’agence, des centaines de publications épluchées et pesées durant plus de trois ans… L’Anses s’est appuyée sur du lourd pour rendre ses recommandations et répondre à la saisine effectuée par la CFTC en 2011. " On sait depuis longtemps que le travail de nuit a des impacts négatifs sur la santé " rappelle Claude Gronfier, chronobiologiste et président du groupe de travail. Dans ce rapport, un niveau de preuve a été attribué à chacun des effets sanitaires évalués ; pour certains, il est très élevé. Une démarche particulièrement précautionneuse, qui repose sur une vaste analyse critique des données publiées dans la littérature scientifique.
Source avérée de troubles du sommeil
Très attendue sur la cancérogénicité de ce type d’organisation horaire, l’Anses confirme les conclusions du Centre international de recherche sur le cancer (Circ), qui, en 2007, avaient fait grand bruit en la considérant comme « probable ». « Les éléments de preuve sont renforcés, avec des évidences plus nombreuses pour le cancer du sein, parce qu’il a été davantage étudié », précise Claude Gronfier. L’évaluation repose sur des données épidémiologiques récentes et plus abondantes que dans l’étude du Circ. Etudes expérimentales et biologiques à l’appui, les experts concluent globalement à un effet cancérogène probable. Même si, pour les cancers autres que celui du sein (prostate, ovaire, pancréas…), les apports de l’épidémiologie ne permettent pas de conclure.
Indiscutablement, s’agissant des troubles du sommeil, l’effet est « avéré ». « Compte tenu des découvertes récentes sur le rôle du sommeil dans la régulation métabolique – l'immunité et l’humeur notamment –, il faut attacher beaucoup d’importance à ce résultat », indique Claude Gronfier. Les horaires de nuit imposent une réorganisation des rythmes biologiques. Le nouveau cycle activité-repos/veille-sommeil est en décalage avec les rythmes circadiens calés sur un horaire de jour. La qualité et la quantité de sommeil en pâtissent. Et la réduction du temps de sommeil est directement associée à certaines pathologies. A court terme, les performances cognitives sont aussi altérées (effet probable).
Autre grand domaine exploré, celui des troubles du métabolisme. L’effet du travail de nuit est avéré sur la survenue du syndrome métabolique [1]. Sur l’obésité et le surpoids, il est probable. De même que sur le diabète de type 2, avec une relation dose-réponse : plus la durée du travail posté incluant la nuit est importante, plus le risque est élevé. L’effet sur les maladies coronariennes est également probable, dans la mesure où le travail de nuit est « associé à l’augmentation de prévalence de la plupart des facteurs de risque cardiovasculaire connus (lipides, poids, hypertension artérielle, tabagisme) », notent les rapporteurs.
La santé psychique n’est pas épargnée. Les nouvelles études analysées permettent de conclure à un effet probable : « Le travail de nuit semble augmenter les facteurs de risques psychosociaux et/ou les troubles du sommeil, qui à leur tour augmenteraient les risques de troubles mentaux. »
Baisse de la vigilance
Au-delà des aspects strictement sanitaires, l’expertise se penche sur l’accidentologie et en déduit que « la fréquence et la gravité des accidents survenant lors du travail incluant la nuit sont généralement augmentées ». En cause, somnolence et dette de sommeil qui entraînent une baisse de la vigilance. Mais les facteurs organisationnels, environnementaux et managériaux influent aussi sur les caractéristiques comportementales et physiologiques. Sont pointés la durée des postes, le nombre de nuits successives, les heures supplémentaires… D’où la nécessité, pour la prévention, de s’attacher à une analyse ergonomique des situations de travail.
Cette thématique du travail fait précisément l’objet d’un chapitre dans le rapport de l’Anses. Comment ses caractéristiques, notamment sa nature et sa pénibilité, se combinent-elles avec les effets du travail de nuit ? Les données analysées « incitent à ne pas faire abstraction des effets propres des exigences des tâches et de leurs conditions d’exécution », est-il écrit. Les répercussions du travail de nuit sur la vie familiale et sociale ont également un traitement spécifique. Les conséquences biologiques se cumulent avec celles résultant d’arbitrages complexes entre les sphères privée et professionnelle. Un temps limité de rencontre et de partage peut altérer les relations familiales et, par ricochet, affecter la santé psychique.
Pas simple, dans des situations où interagissent autant de facteurs de nature différente, de définir des pistes de prévention. Sur les aménagements horaires, plusieurs études préconisent de limiter à trois la succession des nuits, de privilégier les rotations rapides et dans le sens horaire (matin, après-midi, nuit), de ne pas commencer trop tôt le matin, d’éviter les postes longs, ou encore d’insérer des siestes courtes… Mais il n’y a pas de consensus scientifique sur ces pistes. Surtout, insiste le rapport, il n’y a pas de solution unique, l’organisation temporelle renferme des contradictions et est affaire de compromis. « Comment définir la durée des postes, construire un roulement ? s'interroge l'ergonome Béatrice Barthe. Il y a un décalage physiologique, mais aussi familial et social. Commencer son poste de jour à 4 heures du matin est délétère. Mais changer de système remet en cause les déjeuners familiaux et les soirées qu’autorisent les fins de poste à midi ou à 20 heures. »
Faciliter le retour à des horaires de jour
D’où une préconisation volontairement générale : « Tout ce qui réduit la désynchronisation et la dette de sommeil est a priori favorable. » L’Anses rappelle aussi la nécessité d’agir sur le contenu du travail et sa dimension collective, source de fiabilité et de préservation de la santé. Egalement recommandée, l’action sur les parcours professionnels de façon à faciliter le retour à des horaires de jour. Ce qui suppose d’adapter la surveillance médicale des personnes, y compris après la cessation de l’activité de nuit. Autre piste, évaluer la pertinence d’une inscription de certaines pathologies au tableau des maladies professionnelles. Autant de mesures qui, pour intéressantes qu’elles soient, n’enlèvent rien à la recommandation première de l’agence de limiter le recours au travail de nuit aux seules situations nécessitant d’assurer les services d’utilité sociale ou la continuité de l’activité économique. On en est bien loin aujourd’hui.
Isabelle Mahiou 

( Source Santé & Travail © ) 

Voir l'article complet dans le numéro de juillet de Santé & Travail (à paraître).

Pour en savoir plus

Evaluation des risques sanitaires pour les professionnels exposés à des horaires de travail atypiques, notamment de nuit, rapport d’expertise collective, Anses, 2016.
Evaluation des risques sanitaires liés au travail de nuit, avis de l’Anses, 2016.
Ces documents sont accessibles sur le site de l’Anses : www.anses.fr.

lundi 27 juin 2016

Fermeture de l’hôpital du Val-de-Grâce : La CGT appelle à la mobilisation.


Le 15 octobre 2015, le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian annonçait la fermeture du Val-de-Grâce, reniant sans vergogne les engagements pris en 2012.


À travers la fermeture du Val-de-Grâce, hôpital emblématique de l’excellence et du savoir-faire des hôpitaux militaires, c’est le démantèlement progressif du service de santé des armées (SSA) que l’on peut craindre.
En effet, le projet SSA 2020 qui crée des hôpitaux plate-forme et hors plate-forme laisse des incertitudes sur leur avenir. On ne sait à terme s’ils ne subiront pas le triste  sort du Val-de-Grâce ?
À compter du 1er juillet 2016, un nouveau mode de coopération entre établissements de santé publique et hôpitaux militaires, les groupements hospitaliers de territoire (GHT) verront le jour. La réalité de ces nouveaux partenariats est la disparition de services, la disparition de spécialités, la perte de compétence (médecine civile) etc ; pour ne conserver que la médecine de guerre.
Ce démantèlement du Val-de-Grâce ne s’est pas fait sans casse.Les agents ont subi un véritable bouleversement de leur cadre de travail :
mobilité contrainte, reconversion professionnelle etc.
Une fois de plus les personnels sont la variable d’ajustement des « contraintes budgétaires » et les victimes des politiques de « rationalisation »
L'Hôpital militaire du Val de Grâce
Rassemblement : le 30 juin, devant l'hôpital militaire du Val de Grâce, dès 10 heures 30. (au 74 boulevard de Port Royal ) 


Pour "La Vie Hospitalière" nous voici aux portes de la décadence sociale, les citoyens et citoyennes doivent prendre conscience que nous arrivons à un point de non retour. Dès le 1er juillet les établissements de santé seront regroupés dans des GHT, c'est là un moyen pour faire insidieusement des restructurations et avec elles entraîner des pertes de postes...
Une société sans partage ne mérite plus le nom de société.

Risque de pénurie de produits anesthésiants dans les hôpitaux belges


Les hôpitaux belges risquent de manquer, dans les prochains mois, de certains produits anesthésiants, à la suite d'une interruption temporaire de la production dans une usine italienne de GSK, rapporte la revue professionnelle De Apotheker lundi. L'agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS) est au courant et réfléchit à différentes mesures. "Mais il n'y a actuellement aucune réelle pénurie sur le marché belge", indique-t-elle. Le risque de manque réside dans les produits que GSK fabrique pour la compagnie pharmaceutique Janssen-Cilag.
Le porte-parole de GSK en Belgique confirme que des problèmes sont survenus en avril dans l'usine située à Parme (Italie). Depuis, la production a été rétablie. Pour les produits que GSK fabrique à Parme pour Janssen-Cilag, un risque de pénurie existe.

Les problèmes se sont également présentés dans d'autres pays européens, les demandes pour des alternatives sont ainsi nombreuses. Pour un produit, il n'existe pas d'alternative, indique à De Apotheker Katy Verhelle, présidente de l'association flamande des pharmaciens d'hôpitaux (VZA).

Lettre ouverte aux gouvernements et parlements, fédérés et fédéral, de Belgique.


Mesdames et Messieurs les Elus de Belgique, les traités de commerce transatlantiques de l’Union européenne (UE) avec les Etats-Unis (TTIP) et avec le Canada (Ceta) soulèvent une vague d’indignation et d’inquiétude croissante dans la population belge et européenne.
La Commission européenne demande aux gouvernements de se prononcer le 28 juin sur la poursuite des négociations du TTIP, et le 22 septembre sur la signature du Ceta.

Ce ne sont pas de simples accords de commerce, ils auront de lourdes conséquences dans tous les domaines: ils pourraient notamment détruire des milliers d’emplois, réduire nos salaires, détériorer nos conditions de travail, « marchandiser » l’accès à la santé et à l’enseignement, empêcher l’interdiction de produits toxiques, menacer la survie de nos petits agriculteurs, affaiblir la protection de notre vie privée et marginaliser encore davantage les pays en développement sur la scène internationale.
Comment? Avec le TTIP et le Ceta, la liberté pour les autorités publiques d’organiser comme elles le souhaitent les services publics sera limitée de manière drastique. Cette libéralisation rendra par exemple difficile la régulation des services financiers, pourtant bien nécessaire pour éviter une nouvelle crise avec son cortège de mesures d’austérité dont souffrira encore plus la population. De plus, cette libéralisation conduira inéluctablement à de nouvelles privatisations.
Tribunaux privés
Ces traités commerciaux permettront même aux lobbies d’affaires de participer directement, en amont de nos parlements élus, à la rédaction de la législation. Ils donneront également aux investisseurs privés le privilège d’attaquer des politiques démocratiquement choisies dans tous les domaines, via des tribunaux privés (Investorto- State Dispute Settlement – ISDS of Investment Court System – ICS) dont l’indépendance des juges n’est pas garantie.
Ces tribunaux privés pourront imposer le paiement de lourdes compensations financières aux autorités en raison de réglementations qui limiteraient leur marge bénéficiaire future. Aucune sanction n’est par contre prévue en cas de violation des normes sociales et environnementales par les gouvernements ou par les investisseurs privés. Ces traités peuvent donc mettre en concurrence nos protections sociales et environnementales et imposer ainsi leur nivellement par le bas tandis qu’ils offrent aux multinationales le privilège d’une juridiction d’exception. Tous ces éléments augmenteront encore le pouvoir, déjà beaucoup trop important, du monde des affaires au détriment de l’environnement, des travailleurs, des consommateurs et de l’intérêt général.
Pourquoi ces sacrifices?
Pourquoi devrions-nous consentir à tous ces sacrifices au profit de quelques actionnaires alors qu’une étude, publiée fin 2014 et qui utilise les méthodes de calcul des Nations Unies, indique que le TTIP aurait les effets suivants sur l’Europe: une diminution de la croissance de 0,3% à 0,5% selon les zones, une perte annuelle de revenus de 3.400 à 5.550 euros par travailleurs, une suppression de 600.000 emplois, une perte fiscale allant jusqu’à 0,64% du PIB.
Les pays du Nord et de l’Ouest de l’Europe, dont la Belgique, seraient particulièrement touchés. C’est notamment pour cela que nous appelons nos élus, dès ce 28 juin, à stopper les négociations du TTIP, pour mettre en place un système de commerce international juste.
Les gouvernements de ce pays auront très prochainement la lourde responsabilité de décider si la Belgique soutiendra la signature du premier traité transatlantique Ceta. Un moment clé de décision est le Conseil des ministres européens du commerce les 22 et 23 septembre.
Nous adressons la présente à tous les élus de Belgique qui ont dans leurs prérogatives la sauvegarde de l’emploi, de l’agriculture, de l’environnement, des consommateurs, de la coopération au développement, de la santé, des budgets publics, de l’enseignement, du développement durable. Avez-vous fait tout ce qui est en votre pouvoir pour vous assurer que rien dans les 1.600 pages du Ceta ne va à l’encontre de vos prérogatives? 
Pouvez-vous nous le garantir? Nos analyses dans ces domaines sont disponibles sur stopCETA. be.
La Commission européenne essaie de faire appliquer le Traité Ceta avant même qu’il ne soit approuvé par nos parlements, voire même de ne jamais les consulter. Nous demandons à nos gouvernements de ne pas appuyer de telles démarches. Nous les exhortons à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour s’assurer que le Ceta soit considéré comme un accord mixte.
Nous organisons une mobilisation massive, le « STOP TTIP & CETA DAY », le 20 septembre prochain à la veille de la réunion du Conseil de l’UE qui pourrait décider de la signature du Ceta. Nous demanderons à nos ministres belges en charge du Commerce de refuser la signature du Ceta.

* Marie-Hélène Ska, CSC, Secrétaire générale; Olivier Valentin, CGSLB, secrétaire national; Jean-Pascal Labille, Mutualités socialistes, secrétaire général; Geert Messiaen, Mutualités libérales, secrétaire général; Jean-Philippe Ducart, Test-Achats; Karine Watelet, Tout Autre Chose; Christophe Schoune, Fédération Inter-Environnement Wallonie, secrétaire général; Thierry Bodson, plateforme no-transat; Karin Verelst, Alliance D19-20; Marc Goblet, FGTB, secrétaire général; Jean Hermesse, Mutualités chrétiennes, secrétaire général; Xavier Brenez, Mutualités libres, directeur général; Philippe Mayné, Mutualités neutres, secrétaire général; Christian Wiertz, MIG; Arnaud Zacharie, CNCD-11.11.11, secrétaire général; Vincent de Brouwer, Greenpeace, directeur; Alexis Deswaef, Ligue des droits de l’Homme, Président; Christine Mahy, Réseau wallon de lutte contre la pauvreté, secrétaire générale et politique.

Source : Le Soir


Un collectif s'est créé pour la défense du centre hospitalier de Coulommiers


Un appel est lancé aux citoyens et citoyennes, patients, et, usagers potentiels, ainsi qu' aux personnels hospitaliers (syndiqués et non syndiqués) de la région de Coulommiers (en Seine-et-Marne) pour la défense du Centre hospitalier qui risquerait d'être menacé dans son intégrité en cas de fusion avec les hôpitaux de Jossigny et de Meaux.

L'hôpital public garanti l'égalité d'accès aux soins, encore faut-il qu'on lui donne de véritables moyens pour assurer ses missions correctement ( particulièrement des effectifs en nombre dans les services etc).
Actuellement, il est plutôt cherché à démanteler nos services hospitaliers en prétextant notamment des " raisons économiques " qui apparaissent peu justifiées quand doivent être respectées en tout premier lieu les valeurs fondamentales du service public et ceci dans l'intérêt général.
Ainsi, en ce qui concerne le projet de fusion, les personnels risquent d'en subir certaines conséquences, une mobilité est possible elle est toutefois  impensable particulièrement pour ceux qui ont des enfants en garde  - par exemple - les personnels ne pourront tolérer longtemps des conditions de travail qui pourront démontrer un manque de respect évident de leurs droits et acquis (1),  pour les patients ce sont encore les plus vulnérables qui seront le plus touchés, les usagers subiront des contraintes comme pour certains recevoir des soins indispensables à des kilomètres (qui paiera les frais de transports ? )  ces usagers devenus " clients " pourront se retrouver ensuite suivis dans une clinique sous le prétexte d'un suivi des soins…quel manque à gagner pour l'hôpital public ! (2) 
Maintenant ça suffit !
Ce projet de fusion en l'absence évidente d'analyses démontrant de manière probante l'intérêt pour le Centre hospitalier de Coulommiers  de rentrer dans ce susdit processus de fusion apparaît de fait infondé en l'état. Nous demandons que le projet soit porté à la connaissance des populations qui sont de toute évidence concernées, elles ne sauraient être les laissés pour compte. Considérant qu'il y a aucune  " étude d'impact " qui permet d'apprécier l'intérêt réel d'une telle opération qui apparaît comme très contestable  juridiquement en l'état et injustifiée.
Un projet dénué de bon sens ?  
L'avenir nous le dira,  il faut très rapidement connaître les aboutissants, et surtout quels intérêts réels nous aurons en matière d'effectifs, de services de soins etc 
Nous rappelons que l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) a dénoncé le risque des fusions hospitalières et que ces dernières doivent se réaliser que très rarement, ce rapport va même jusqu'à remettre en cause la pertinence de certaines mesures qui, toujours selon l'Igas, pourrait desservir les patients et mettre en danger la stabilité du secteur public hospitalier sur l'ensemble du territoire concerné par la fusion.
Forts des conclusions du rapport de l'Igas et en l'absence d'analyses sérieuses nous nous opposons formellement au projet de fusion, et appelons toutes les personnes (morales et physiques) à faire de même.
Il est impensable de remettre en cause l'avenir du Centre hospitalier de Coulommiers dans le cadre d'une fusion, injustifiée en plus, rappelons le, car étant déjà dans un groupement hospitalier dont les hôpitaux ont chacun leur identité propre et adaptée à leurs bassins de vie, c'est du grand n'importe quoi, d'autant que le Groupement hospitalier de territoire (GHT) sera opérationnel dans 4 jours, et qu'il peut très bien apporter toutes les réponses souhaitées en matière de soins pour les différents bassins de vie.
Le projet de fusion est très loin d'être judicieux !
Les premières difficultés de cette fusion pourront être d'ordre structurel, notamment compte tenu de l'éloignement géographique entre les différents hôpitaux (3) . Les transports de patients d'un point à un autre ont un coût qui ne saurait être négligeable, nous attendons une projection analytique permettant d'apprécier à juste titre les conséquences d'éventuelles restructurations.Tous les déplacements supplémentaires ainsi créés contribuent aussi à une surconsommation en énergie… à des frais supplémentaires, sans compter la non prise en considération du confort du malade (qui pourrait passer plus de temps à voyager qu'à avoir un examen ou un soin, par exemple) - une évaluation doit être réalisée à ce sujet - et puis, c'est aussi occulter en cas d'hospitalisation d'un patient loin de son domicile, tous les impondérables pour non seulement le patient mais encore  sa famille et ses amis qui voudraient lui rendre visite. (4)
Il semble qu'il y a un manque de réflexion sur  bien des points, l'économique prenant le pas sur l'humain…c'est un comble en matière de santé, mais hélas ce n'est pas nouveau !
Et, puis c'est sans considérer les personnels qui pourraient être amené à se déplacer pour effectuer des missions, là il faudra prévoir un dédommagement réel au niveau des frais supplémentaires et du temps perdu pour se rendre à un poste, il faudra aussi prendre en compte tous les préjudices, car il ne suffit pas de décider il faut aussi l'accord des personnels amenés à travailler dans des conditions qui peuvent devenir  compliquées et  susciter des réticences, voire des démissions notamment de la part du personnel médical pas volontairement enclin, quelquefois,  à exercer sur un site trop loin de leur lieu de travail habituel. 
L'éloignement des trois hôpitaux,  situés sur des bassins de vie différents pourrait même favoriser l'augmentation du taux de fuite des patients  vers un autre établissement de santé comme par exemple une clinique si jamais les services dont ils bénéficiaient devaient être transférés, même partiellement.
L'exemple parfait d'une fusion compliquée
Le Centre hospitalier de Meaux
La mauvaise santé financière de l'hôpital de Meaux est un élément de complication qui nous apparaît évident. La fusion en tant que telle est une opération qui apparaît impensable  de surcroît lorsqu'elle intervient entre des établissements différents et aux intérêts distincts selon leurs bassins de vie. Les patients en cas de restructurations pourraient se retrouver à plus d'une demi-heure de route de certains services, c'est inconcevable dans la réalité pour bien des personnes.
Il existe des exemples de fusions qui en définitive se sont très mal passées et dont,  aujourd'hui, les établissements vivent une situation financière délicate. Pour l'hôpital de Coulommiers (alors qu'il est excédentaire) il pourrait se retrouver très vite devant des problèmes financiers, en effet comment subir d'éventuelles restructurations, perdre des revenus substantiels et se fondre budgétairement dans un espace économique où il lui faudra avancer sur des sables mouvants au risque de s'enfoncer dangereusement…Les analyses qui permettent de penser que l'hôpital de Coulommiers ne sera pas le grand perdant dans cette fusion sont inexistantes ? Pourtant notre hôpital se retrouvera dans le cadre d'une globalisation des budgets (pour la cause…) à participer aux remboursements des emprunts toxiques de l'hôpital de Meaux et tout autant au financement du nouvel hôpital qui doit se construire près de la prison...
Sur un autre plan il ne faut pas oublier l'existence de la Fondation Abel-Leblanc qui a des lits inaliènables, bien des points doivent être éclaircis sans détours, particulièrement pour le strict respect des dernières volontés d'Abel Leblanc, bienfaiteur de notre ville.
Pour toutes ces raisons (et bien d'autres...) nous estimons que le projet de fusion en l'état apportera rien de positif pour l'offre de soins de proximité pour notre région, et qu'il pourrait être porteur de risques importants au niveau de l'économie locale et de l'emploi.
Nous sommes de fait foncièrement contre ce projet, et le ferons savoir haut et fort.
Communiqué de la Coordination pour la Défense du Centre Hospitalier de Coulommiers
(Constituée à l'initiative de syndiqués de SUD Santé-Sociaux, de l'UNSA Santé-Sociaux et d'usagers)


1) Rappelons que 2 jours de congés compensatoires risquent d'être supprimés pour les personnels, ceci est assez probant quant aux orientations engagées…
2) Pour exemple : l'hôpital de Lagny a perdu sa radiothérapie publique pour laisser place à un service purement privé, et, bien évidemment les patients qui vont par la force des choses se faire soigner au nouvel hôpital de Marne-La-Vallée (à Jossigny), se voient obligés d'avoir un suivi à la clinique Saint-Faron de Mareuil-lès-Meaux… c'est sans autre commentaire quant au manque à gagner pour le GHEF, qui dans 4 jours maintenant sera un groupement hospitalier de territoire (GHT) comme l'impose aujourd'hui la loi santé...
Un GHT avec en priorité un projet médical repensé dans l'intérêt général pourquoi pas, mais le principe d'une fusion est loin d'être correcte pour Coulommiers et sa région.

3) Distance de Coulommiers à Meaux = 31 Km Temps moyen = 40 minutes
Distance de Coulommiers à Jossigny = 32 Km Temps moyen = 40 minutes
 (données purement indicatives, moyenne horaire effectuée selon les  trafics routiers)

4) Il faut aussi prendre en considération que l'accès à l'hôpital de Marne-La-Vallée est payant et que ce droit de stationner coûte très cher (même si la première heure est gratuite) on vous soutire votre  argent pour le seul profit de VINCI PARK, et donc d'intérêts privés.Nous vous conseillons donc de ne pas venir avec une voiture personnelle si vous devez vous rendre dans cet établissement,  ou alors de stationner en ville,  mieux encore, faire le choix de prendre les transports en commun, ou venir en vélo.

L'Hôpital de Marne-La-Vallée à Jossigny

Le TAFTA un danger bien réel pour les services publics !


"La Vie Hospitalière" a dénoncé à plusieurs reprises les dangers de ces accords qui détruiront encore un peu plus les petites entreprises, les services publics seront menacés et bien évidemment tout le secteur de la santé se trouvera sous les griffes d'intérêts plus ou moins mafieux.
Il est temps de réagir et surtout d'agir afin de mettre un terme à ces tentatives d'emprises commerciales qui bouleverseront tout notre système social et créeront des pertes d'emplois considérables, la loi travail elle n'est pas anodine, par exemple, car elle crée aussi toutes les conditions pour les entreprises étrangères pour s'installer en employant des personnels dont les droits seront de plus en plus limités, quant aux salaires ils risqueront aussi de subir une baisse importante.
De toutes les manières, nous pouvons déjà mener des actions en refusant dès à présent tout produit venant des U.S.A.  pays qui est loin d'être un exemple avec ses 102 millions de chômeurs. 
Signalons, en passant, que Manuel Valls s'est exprimé, hier, à Belleville-sur-Mer (Seine-Maritime) déclarant devant des militants de son parti :
« Dorénavant, aucun accord de libre-échange ne doit être conclu s’il ne respecte pas les intérêts de l’Union. L’Europe doit être ferme. La France y veillera. Et moi, je vous le dis franchement, il ne peut pas y avoir d’accord de traité transatlantique. »


Nous y reviendrons... car ce qui compte ce sont les résultats et non les blablas qui ne font pas avancer les choses, ce qui est évident : l'Europe si elle continue à suivre la politique économique actuelle elle va droit dans le mur. Que le vote des anglais serve de leçon, nous en doutons car nous avons affaire à des gens qui s'imaginent que l'argent peut tout acheter, que l'argent peut tout... de piètres individus que tous ces gens là. L'heure des comptes viendra à un moment ou un autre les citoyens et citoyennes en ont assez de tous ces pantins.



Toutefois si la France le décide, le TAFTA vit peut-être ses dernières heures, pour la simple raison qu'un sommet européen est convoqué les 28 et 29 juin pour décider de la poursuite des négociations sur l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les U.S.A.
Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker va demander aux dirigeants de l’Union européenne de reconfirmer le mandat de la Commission pour conduire ces négociations.
L'heure de vérité approche... 



Ceci écrit, rappelons que le 19 avril à Roubaix (Nord) un débat avait été organisé par Attac Métropole, l’Université Populaire et Citoyenne de Roubaix et les Retraités Solidaires, ainsi que de syndicalistes CGT et SUD Santé sociaux de l’hôpital de Roubaix, il était dénoncé les dangers du TAFTA préfiguré par une action en justice d'une fédération de cliniques. Ce dédat s'est inscrit dans le cadre de la défense des services publics comme outils de solidarité et boucliers contre la cupidité des entreprises privées et des multinationales.
L’affaire est peu banale, toutefois. Une fédération de cliniques privées a décidé d’attaquer en justice l’hôpital public, ils ne gagnent pas assez d'argent probablement...
Sur quelle base est engagée cette action en justice ? Tout simplement parce que l’hôpital reçoit des fonds de l’Etat pour assurer les urgences et l’accueil des populations en souffrance.
La fédération des cliniques réclame les mêmes montants, évidemment sans avoir l’intention d’assurer les mêmes prestations.
On est là devant une préfiguration de ce que pourrait donner les Accords de libre échange (Tafta, Ceta). En d’autres termes, c’est du Tafta avant la lettre, où n’importe quelle entreprise privée pourrait attaquer un service public pour entrave à ses profits, sans autre commentaire.


samedi 25 juin 2016

Pas de dérogation pour l'hôpital de Ruffec ?


Mardi, une soixantaine de personnes, de l'association de soutiens à la vie de l'hôpital de Ruffec, étaient réunies devant les locaux administratifs. Une délégation était reçue par Hubert Bougueret, directeur du centre hospitalier. La délégation est constituée de deux personnes de l'association (Édith Pot et Claudette Ordonneau) d'élus locaux et de citoyens.
Du fait de son isolement géographique, l'hôpital de Ruffec pourrait demander une dérogation de non-adhésion à un GHT (Groupement hospitalier de territoire). D'après la délégation, la réponse est: « Il n'y aura pas de demande de dérogation, ce serait un non-sens car cela isolerait l'hôpital qui a besoin de passer des conventions pour fonctionner. »
La convention constitutive du GHT Charente est écrite. Le projet médical n'y apparaît que dans ses objectifs.

Quelles activités de soins chaque hôpital pourra-t-il faire? 
Qu'en sera-t-il du service d'urgence, du SMUR. 
Le pôle imagerie restera-t-il accessible 24h sur 24 et 7 jours sur 7?

L'association s'inquiète du fait que les documents seront soumis au vote des instances locales de l'hôpital « On va leur demander de valider un document général, les filières de soins ne seront connues qu'en juillet 2017. » Réponse selon les délégués: « le directeur nous a redit que le GHT était nécessaire pour constituer les filières et les conventions, par conséquent qu'il signerait le document... Il a tenté à nouveau de nous convaincre qu'il n'y avait pas de risque tout en reconnaissant qu'il n'avait que sa parole de directeur à nous donner. A la question signera-t-il quand même si la majorité des instances locales s'y opposent ou refusent de se prononcer: pas de réponse de sa part. »
Le président du conseil de surveillance, Bernard Charbonneau, a annoncé à l'extérieur, devant l'association qu'il demandera l'abstention du comité: attendre pour voir. L'association redoute que la signature des documents laisse la porte ouverte aux transferts de compétences d'activités médicales vers l'établissement de Giracà Angoulême.




vendredi 24 juin 2016

Le 28 juin de Bastille à la Place d'Italie manifestons contre la loi travail !


Le mépris ça suffit ! Le gouvernement doit entendre !
La journée du 23 juin a démontré une nouvelle fois la grande détermination des salarié(e)s, jeunes, privé(e)s d’emplois et retraité(e)s, à poursuivre la mobilisation pour obtenir le retrait du projet de loi Travail et des nouveaux droits.
De nombreuses actions multiformes ont eu lieu dans tout le pays, malgré toutes les tentatives du gouvernement pour discréditer le mouvement social, en agitant la peur et la remise en cause des libertés fondamentales à travers l’interdiction du droit à manifester à Paris (...) Le 23 juin a été également une journée importante de votation citoyenne.
C’est d’ores et déjà plusieurs centaines de milliers d’expressions des salarié(e)s, jeunes, privé(e)s d’emplois et retraité(e)s qui réaffirment très majoritairement leur opposition au projet de loi travail, particulièrement sur : l’inversion de la hiérarchie des normes, les accords de développement et de maintien de l’emploi, les conditions de licenciement, le référendum d’entreprise, la médecine du travail.
C’est lors d’une nouvelle journée d’actions, de grèves et de manifestations, le 28 juin, que seront remises ces votations auprès des préfectures dans les départements et auprès de la présidence de la République. Les organisations tiendront une conférence de presse le 28 juin au matin.
Le Président de la République persiste dans son refus d’entendre le mouvement syndical et les 70% de françai(e)s opposé(e)s au projet de loi travail. Un tel mépris est inqualifiable.
Le gouvernement a la responsabilité pleine et entière de trouver une issue à cette crise.
Si le gouvernement reste sourd, elles appelleront à poursuivre la mobilisation durant le débat parlementaire, début juillet. Elles se retrouveront le 29 juin.
Les organisations apportent leur soutien à la journée de mobilisation contre la loi Peeters de ce jour en Belgique et leur ont adressé un message de solidarité.

(Communiqué CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNEF, UNL, FIDL)

mercredi 22 juin 2016

Vive opposition au projet de parking payant à l'hôpital de Perpignan


La décision de rendre payant le parking de l'hôpital de Perpignan reste toujours aussi impopulaire auprès des patients, des visiteurs et du personnel de l'établissement de santé.
La grogne monte à l'hôpital de Perpignan. Personnels, patients, accompagnateurs ou visiteurs poursuivent leur mobilisation contre le choix probable de la part de la direction de l'établissement public de santé de rendre payant son parking. Postés mardi après-midi devant l'accueil du site, les syndicalistes de la CGT n'ont pas eu besoin de longues palabres pour convaincre les personnes de signer la pétition s'opposant à la fin de la gratuité. En l'espace de quelques heures, plus d'une centaine de signataires ont rejoint les rangs des mécontents et appellent Vincent Rouvet, directeur de l'établissement, à revoir sa copie.

"Mesure indécente et inhumaine"
Lancée il y a une semaine, cette pétition s'ajoute à celle lancée par le mouvement politique L'Olivier qui a rassemblé à ce jour 2 500 personnes en quatre mois. "Cette mesure est inadmissible", détaille, entre deux signatures, Emmanuel Caron, représentant de la CGT au centre hospitalier de Perpignan. "On considère que rendre payant ce parking est une double peine, car personne ne vient à l'hôpital pour le plaisir. Les gens n'ont déjà pas les moyens de se payer une mutuelle et, alors que les soins augmentent, ils n'accepteront pas d'être ponctionnés pour se faire soigner ou pour rendre visite à quelqu'un. Ce n'est pas la faute du citoyen si rien n'a été envisagé pour le stationnement. C'est d'autant plus grave que les futurs aménagements sur le site prévoient encore une diminution du nombre de places pour permettre la construction de nouveaux bâtiments. Le domaine de la santé est un sanctuaire à préserver. Faire payer le parking est une mesure indécente et inhumaine".


Pour "La Vie Hospitalière" il y a quelque chose qui pue de plus en plus dans ce monde, on dit que l'argent n'a pas d'odeur ?...Alors c'est probablement ceux qui tirent les ficelles d'un monde de plus en plus inhumain et pourri par les spéculateurs, les multinationales etc etc... le profit ne semble plus avoir de limite.
Après le Centre hospitalier Sud Francilien (qui avait fait l'objet d'une manipulation financière), nous avons eu le Centre hospitalier de Marne-La-Vallée, là où la société VINCI fait bien des profits sur le dos des usagers, des visiteurs...c'est une honte !
Quand arrêterons-nous tous ces profiteurs ?

Mobilisation européenne à Lille contre les lois travail en France et en Belgique



Les organisations syndicales obtiennent le respect du droit de manifester


Le gouvernement avait franchi un nouveau cap dans sa volonté de bâillonner le mouvement social, en interdisant la manifestation parisienne du 23 juin.
Cette décision représentait une remise en cause grave d’une liberté fondamentale garantie par la constitution : le droit à manifester.
Les organisations ont toujours affirmé leur volonté de manifester pacifiquement.
Après des discussions serrées avec le ministre de l’Intérieur, les organisations syndicales et de jeunesse ont obtenu le droit de manifester à Paris le 23 juin, sur un parcours proposé par le Ministre de l’Intérieur, ainsi que l’autorisation de manifester le 28 juin, selon des modalités à discuter avec la Préfecture.
Les organisations syndicales et de jeunesse ne se laisseront pas détourner du coeur du problème qu’est le projet de loi travail.
Un projet de loi largement rejeté par une majorité de français, sondage après sondage, mobilisation après mobilisation.
Un projet de loi visant le dumping social, rejeté par la majorité des organisations représentatives du pays et imposé aux forceps aux parlementaires par le 49.3 et la menace de l’utiliser de nouveau.
Les organisations syndicales et de jeunesse appellent les salarié(e)s, les jeunes, les privé(e)s d’emploi et les retraité(e)s à participer à la votation.
Les organisations syndicales et de jeunesse affirment, depuis le début, leur disponibilité pour faire des propositions concrètes, porteuses de progrès social et de nouveaux droits.
Le Président Hollande n’a toujours pas répondu à notre lettre commune adressée le 20 mai dernier.
Le Président Hollande n’a d’autre issue, pour sortir de cette impasse, que de réunir les organisations syndicales et de jeunesse très rapidement.
Les organisations syndicales et de jeunesse appellent les salarié(e)s, jeunes, privé(e)s d’emploi et les retraité(e)s à participer massivement aux manifestations des 23 et 28 juin.
( Communiqué de l'intersyndicale CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FID )

Après la CSG des fédérations de l’Unsa commencent à s'opposer au projet de loi Travail

Des fédérations du privé de l'Union Nationale des Syndicats Autonomes (UNSA) ne veulent pas de la primauté de l’accord d’entreprise.


« Nous avons conclu un compromis solide avec les syndicats réformistes » sur le projet de loi travail, expliquait encore début juin le Premier ministre, Manuel Valls, citant la CFDT, la CFTC, l’UNSA et la CGC... (1)
Le 15 juin, sur France Inter, le chef du gouvernement n’a donc plus évoqué qu’un compromis avec la CFDT, la CFTC et l’UNSA sur le projet de loi El Khomri et en particulier l’inversion de la hiérarchie des normes qu’il prévoit sur l’organisation du temps de travail.
Mais le soutien de l’UNSA ne lui est en réalité pas réellement acquis  aujourd’hui. « Manuel Valls fait de la politique, nous n’avons pas la même position que la CFDT qui estime que la loi ne doit plus bouger », souligne aux « Echos » Luc Bérille, le secrétaire général de l’Union nationale des syndicats autonomes (UNSA).
L’inversion de la hiérarchie des normes et la primauté donnée à l’accord d’entreprise ne passent pas du tout auprès de certaines fédérations du privé du syndicat. Et la nouvelle réunion du bureau national de l’Union, ce mercredi, pourrait être tendue. « Nous nous opposons à l’inversion de la hiérarchie des ­normes », explique le secrétaire général de la Fédération des banques et assurances, Gilles Desseigne. Une position par­tagée par la Fédération des transports, mais aussi celle du commerce. « La Fédération est contre », déclare sa responsable, Fatiha Hiraki.
Le dernier bureau national de l’UNSA a donc adopté une déclaration où l’organisation demande que soit « renforcé le rôle des branches pour sanctuariser la hiérarchie des normes », en plus d’autres exigences comme la suppression du référendum. 
Cela a permis qu’elle soit votée à l’unanimité. Mais certains reprochent à la direction de l’UNSA de ne « pas vouloir contrarier le gouvernement », donc d’être trop discret sur le sujet. Guillaume Trichard, de la Fédération de l’industrie et de la construction, lui, « nie l’idée de tensions au sein de l’Unsa ».
Renforcer le rôle des branches
Luc Bérille le conteste aussi. Il plaide pour une modification du projet de loi pour renforcer le rôle des branches dans la même direction que celle sur laquelle travaille le rapporteur du projet de loi, Christophe Sirugue. « Il faut donner aux branches la possibilité d’exercer un droit de regard sur les accords d’entreprise et de leur demander de reconsidérer leur accord le cas échéant », explique le numéro un de l’UNSA. Cette demande ne serait pas impérative, précise-t-il, soulignant que les trois quarts des conventions collectives ne prévoient rien sur l’organisation du temps de travail et que, de fait, les accords d’entreprise dominent déjà dans beaucoup de secteurs.
(Source: "Les  Echos" )

"La Vie Hospitalière" rappelle que de son côté François Hommeril représentant la Confédération Générale des Cadres ( CGC ) a  dénoncé, fin mai, la loi travail, il demande au gouvernement de renvoyer le dossier aux partenaires sociaux.

En conclusion les organisations syndicales nationales qui ne remettaient pas en cause la loi travail commencent à avoir un certain recul sur ce projet de loi qui est rétrograde en ce qui concerne les acquis des travailleurs, d'autant que le Sénat a en début de semaine remis en cause les 35 heures qui passeraient en 39 heures par défaut en cas d'absence d'accord d'entreprise.
Heureusement que ce ne sont pas les sénateurs qui votent les lois autrement nous entrerions vers une révolte d'une grande partie des travailleurs qui en ont assez d'être les dindons de la farce. Rien que dans le milieu hospitalier les conditions de travail sont devenues inadmissibles et ont des conséquences sur la santé même des personnels, ceci est un comble. Il n'est plus possible de saigner les établissements hospitaliers, de réduire les effectifs entraînant des problèmes de plus en plus insolubles (arrêts de travail suite à des dépressions etc etc)...nous voyons dans ces réformes des orientations insidieuses qui ne présagent pas des jours meilleurs pour l'avenir de la masse laborieuse. Les travailleurs sont de plus en plus dans la précarité, de plus en plus malléables à merci, l'avenir pour eux devient de plus en plus incertain.
Aussi, es fonctionnaires des trois fonctions publiques se doivent d'être vigilants et particulièrement, bien évidemment,  leurs organisations syndicales.
Mis à part les organisations syndicales comme la CFDT et la CFTC qui suivent les orientations du gouvernement, l'UNSA semble en partie  ne plus être réellement favorable à la loi travail, il est évident qu'il y aura un après loi du travail et là les travailleurs vont en subir les conséquences néfastes plus que les "retombées   positives", de là commenceront de sérieux conflits, mais le gouvernement et ses sbires ont fait un choix, ils sauront alors en supporter toute les responsabilités.


lundi 20 juin 2016

Manifestations à Paris contre la Loi travail, le 23 et 28 juin !


Massive, dynamique, combative, revendicative, la manifestation nationale unitaire du 14 juin a été une très grande réussite. Les salariés, les sans-emplois, les jeunes, les étudiants étaient venus en nombre et le cortège de la région Île-de-France était une nouvelle fois impressionnant.
Malheureusement, cette grande réussite a été entachée par des violences inadmissibles n’ayant rien à voir avec la lutte contre la loi travail. 
Encore une fois nos organisations syndicales n’ont pu manifester jusqu’au terme de la manifestation pourtant déposée, et ont été noyées sous les nuages de gaz lacrymogènes. Nos organisations condamnent sans ambiguïté ces violences qui ont émaillé les abords de la manifestation bien loin de notre service d’ordre qui une fois encore a joué tout son rôle en assurant, du mieux possible le bon déroulement du cortège et la sécurité des manifestants.
Il est insupportable que niant la responsabilité de l’état devant garantir les bonnes conditions d’exercice du droit de manifester, le Premier ministre préfère polémiquer et menacer !
Il est inadmissible que Manuel Valls assimile, comme il l’a fait, les manifestants à ceux qu’il qualifie de casseurs et rejette sa propre responsabilité sur les organisations syndicales en leur imputant le climat social qui se détériore.
Il veut interdire les manifestations ! Comme si en muselant la contestation, il réglait le problème !
Il n’y a qu’une façon de régler la tension dont lui et son gouvernement sont responsables : retirer le projet de loi et négocier … enfin !
Comment peut-il continuer de mépriser ainsi l’expression de millions de salarié(e)s, de privé(e)s d’emplois, de jeunes et de retraité(e)s, tandis que le président lui reste silencieux, comme si rien ne se passait ?
Comment peuvent-ils refuser le dialogue que demandent les organisations depuis des mois : Retrait d’un projet de loi dangereux pour les salariés et ouverture de négociations pour l’obtention de nouveaux droits.
Dans ce contexte ; et toujours pour se faire entendre, nos organisations appellent à poursuivre les actions revendicatives (comme les votations citoyennes que nous organiserons en Île-de-France) et à participer massivement aux journées de mobilisation nationales les 23 et 28 Juin prochains :
Le jeudi 23 juin de Bastille à Nation à 14 heures (grèves et manifestation) et le mardi 28 juin, jour du vote au Sénat, à 14 heures de Nation à Place d’Italie.
Nous ne céderons pas aux intimidations et manifesterons de toute façon. Il faut défendre la démocratie, le droit de manifester, de revendiquer.

( Communiqué de l'intersyndicale CGT - FO - FSU - Solidaires - UNEF - FIDL - UNL d’Ile-de-France )

vendredi 17 juin 2016

Suicide d'un infirmier au CHU de Toulouse...



Un infirmier du CHU de Toulouse s'est suicidé le 13 juin, selon un communiqué diffusé  ce jour par le syndicat CGT. 
Le syndicat précise que l'infirmier "allait mal", et, "vivait mal ses conditions de travail dans un contexte de restructuration..." son passage à l'acte semble avoir été précipité par des conditions de travail difficiles ajoutées à des problèmes personnels.
Cet homme de 55 ans avait effectué la majorité de sa carrière au service de réanimation, travaillant au CHU de Toulouse depuis plus de 30 ans. «Il est arrivé lundi matin et s'est enfermé dans son bureau où il s'est donné la mort. Il a été découvert par sa voisine de bureau» a déclaré une représentante du syndicat à la Dépêche du Midi.

jeudi 16 juin 2016

Réactions aux propos inacceptables du Premier Ministre Valls !




Le Premier Ministre vient d’accuser la CGT d’être responsable des violences intervenues en marge de la manifestation nationale du 14 juin, à Paris, contre le projet de loi travail.
La CGT tient à rappeler au Premier Ministre que cette mobilisation, comme les précédentes, n’a pas été organisée par la CGT mais par 7 organisations syndicales de salariés et de jeunesse qui, depuis 4 mois, dans l’unité, demandent le retrait de ce texte régressif.
Quelle est la réalité des faits ? C’est en marge du cortège de cette manifestation, déposée par les organisations et validée par la Préfecture de police de Paris, que des bandes de casseurs se sont à nouveau livrées à des exactions que la CGT a d’ailleurs condamnées officiellement, une fois de plus, dans son communiqué national.
Le Premier Ministre ne peut ignorer qu’il incombe aux pouvoirs publics, dont il a la première responsabilité, d’assurer la sécurité et le maintien de l’ordre.
La CGT souligne le sang-froid et la maitrise des militants de son service d’ordre qui, sans faillir, ont pris les dispositions nécessaires afin de garantir la sécurité des participants à cette manifestation massive.
En conscience et prenant en compte les informations données par les services de la Préfecture, les organisations syndicales ont fait le choix de ne pas aller jusqu’au bout du parcours prévu, malgré la frustration légitime des participants, pour ne pas les exposer davantage à la violence et aux incidents générés par des éléments extérieurs. Face à cette contrainte, une fois encore, l’ensemble des services d’ordre des organisations ont su créer et mettre en œuvre les conditions pour que les participants, venus de toute la France, puissent rejoindre leurs moyens de transport.
La CGT tient à rappeler au Premier Ministre que, comme il n’est pas de la responsabilité des supporters d’assurer la sécurité dans et autour des stades de l’euro de football, de la même façon il n’est pas de la responsabilité des manifestants d’assurer la sécurité dans et autour d’une manifestation autorisée par la Préfecture de police.
Menacer d’interdire les manifestations est le signe d’un gouvernement aux abois.
Plutôt que de faire l’inventaire tendancieux d’éléments à charge contre la CGT, Manuel Valls ferait bien mieux d’entendre la majorité des salariés, des jeunes et plus largement des citoyens qui rejettent ce projet de dumping social et de destruction de notre modèle de société.
(communiqué de la CGT en date du 15 juin 2016)


Pour "La Vie Hospitalière" il faut simplement se poser une question concernant les violences du 14 juin : " à qui profite le crime ?"... Ces violences faites de la part de vandales non contrôlées par les forces de l'ordre ...qui pourtant en nombre pouvaient très bien intervenir et arrêter en flagrant délit les casseurs (présumés), d'autant que cibler l'hôpital Necker apparaît comme une action médiatique visant plus la manifestation contre la loi travail que les réels casseurs...mais qui sont ces gens là ? 

Des vandales, des mercenaires à la solde de qui...?
Que de questions pouvons-nous nous poser.
Ce ne sont pas des manifestants pourtant, et en quoi les syndicats peuvent être responsables de dérives...plus ou moins orchestrées ? 


Le gouvernement est pleinement responsable des événements actuels !
C'est au gouvernement d'assurer la sécurité des biens et des personnes, et non aux manifestants qui se sont vus ce jour là plus ciblés que les "casseurs"... et encore une fois les violences policières faites aux citoyens et citoyennes qui manifestaient contre la loi travail étaient dignes d'un régime autoritaire, qui ne dit pas son nom, dit régime qui dans ses actes ne fait que le berceau d'un avenir bien sombre... l'histoire il est vrai est un éternel recommencement...


Une répression inqualifiable !
Il n'est pas fait état des nombreux blessés dans cette manifestation, il n'y a eu qu'une volonté de réprimer le mouvement social afin d'imposer des orientations  visant à exploiter encore un peu plus la masse salariale, et de la rendre corvéable à merci... 

Un manifestant gravement blessé par la police 


Des orientations autoritaires et rétrogrades !

La loi travail est bonne à être jetée à la poubelle, car elle n'est pas une loi de progrès social, elle est rétrograde tout comme les hommes politiques actuels qui défendent (pour la plupart) plus des intérêts supranationaux, des intérêts de la haute finance que les intérêts des citoyens et citoyennes. Le progrès social ce n'est pas la remise en cause des 35 heures (dans certains pays sont mises en place les 32 heures) ce n'est pas favoriser les licenciements pour créer plus de chômeurs et de travailleurs précaires sans avenir, ce n'est pas payer les heures travaillées encore moins chères etc etc

Nous y reviendrons, mais de toutes les manières il faudra que le gouvernement se plie à la volonté du peuple et non l'inverse, il faudra faire un choix évident entre la démocratie et... la dictature de la haute finance internationale  qui devient de plus en plus omniprésente...

GP

« Il y a trois sortes de violence. La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés.
La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la première.
La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres.
Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue. »
Hélder Pessoa Câmara