mardi 26 juillet 2016

Les barbares sont de retour...



Un prêtre (âgé de 84 ans) ainsi qu'un paroissien de l' église de Saint-Etienne-du-Rouvray  (Seine-Maritime), ont  été égorgés par des barbares se réclamant d'un mouvement islamiste...
C'est horrible, le prêtre est décédé, quant à la seconde victime elle est entre la vie et la mort, ceci nous laisse sans aucun mot pour qualifier ces actes odieux, dans notre société qui est de plus en plus la cible d'extrémistes.
Ce sont tous les chrétiens qui sont dans ces crimes visés, et bien évidemment notre pays la France. Il y a un lien, dans le passé, entre les chrétiens et les hospitaliers, un lien où la charité, la solidarité étaient de mise, mais que penser aujourd'hui ?


La charité, la solidarité...sont des mots qui perdent de plus en plus leurs valeurs, la violence s'est banalisée, et, rien est entrepris pour vivre en paix, bien au contraire aucune orientation permet d'envisager un avenir serein où le progrès profite à tous sans exception (mis à part les barbares qui n'ont pas leur place dans notre société, dite société qu'ils combattent par tous les moyens.
Il est temps, grand temps de s'attaquer aux causes de nos maux.
"La Vie Hospitalière" adresse à tous les proches du défunt ses sincères condoléances.
PG

vendredi 22 juillet 2016

La loi relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels fait l'objet d'une saisine auprès du Conseil Constitutionnel


Le gouvernement a utilisé pour la troisième fois  l'article 49 alinéa 3 de la Constitution (vers 16 heures 15 le 20 juillet) un délai d'un jour permettait une motion de censure, ce recours ne s'est pas réalisé. Le projet de loi Travail a été définitivement adopté le jeudi 21 juillet. 
Un recours a été déposé le même jour auprès du Conseil Constitutionnel par 60 sénateurs, 
Le Conseil Constitutionnel dispose maintenant d'un mois pour statuer sur le texte ( la saisine porte le numéro 2016-736 DC).

Loi travail : "Ainsi font, font, font, les petites marionnettes...


Les sénateurs ont rejeté mardi la loi travail sans même l’examiner, revenu le lendemain à l’Assemblée nationale, Manuel Valls a usé pour une troisième fois de l'article 49 alinéa 3 de la Constitution (1) pour considérer ce texte comme adopté : "...ce texte est un texte de progrès pour notre économie..." a t 'il déclaré vers 16 heures 25 (sic) en quelque minutes le rideau s'est baissé  "ainsi font, font, font, les petites marionnettes"... il semble pourtant qu'il y a un abus de pouvoir institutionnel pour imposer une "loi" sans majorité ni recherche réel d'un dialogue dans la finalité.
L'article 49.3 a été utilisé 3 fois...c'est là l'amorce d'une nouvelle  réforme institutionnelle probablement dans laquelle effectivement nous faisons l'économie de l'ensemble des députés, voire même pourquoi pas des sénateurs, une loi pouvant être voté par un seul homme, quel progrès mais le dialogue est devenu un monologue bien probant quant à la représentativité des politiques face au peuple... triste constat.
Dans la réalité le gouvernement a fait un choix balayant les acquis des luttes passées, démontrant un autoritarisme  très particulier mais loin d'être étonnant compte tenu des orientations dictées par Bruxelles...et, puis nous avons le spectre du TAFTA qui est à l'horizon, et là il faudra bien des employés corvéables à merci...
Le progrès social semble être derrière nous, mais nous nous trompons peut être, si cette loi qui continue de mécontenter pourtant 71 % des Français est génératrice d'emplois ( selon un sondage Odoxa ), attendons...mais nous aurons très peu de patience, il y en a assez de toutes ces manipulations du pouvoir qui visent plus à faire profiter des intérêts particuliers que l'intérêt général, le temps sera pour nous probant...
Gageons que les décrets d’application seront rapides afin de mettre en œuvre cette loi qui devra pour nous être abrogée, car elle est une provocation pour ceux qui créent les richesses de ce pays par leur travail !
Les travailleurs ne s’y trompent pas, beaucoup font déjà l’expérience des accords compétitivité-emploi, dérogatoires au Code du travail qui avaient été adoptés  sous le gouvernement de Sarkozy (bonnets blancs, blancs bonnets...), ils se sont révélés être des outils de chantage patronal à l’emploi avec augmentation du temps de travail (2) et baisse des salaires !
Le 15 septembre nous nous retrouverons sur les pavés face à la répression policière du mouvement social,  qui est de plus en plus violente et dictée par le pouvoir en place qui cherche à s'affirmer profitant des moyens offerts par l'état d'urgence, mais l’intersyndicale (qui regroupe aussi les hospitaliers qui en ont assez de subir les malversations de la loi santé) n'en restera pas là d'autant que 55 % des Français sont favorables à une poursuite de la contestation, et pour nous l'abrogation pure et simple de cette loi travail apparaît être l'objectif de la rentrée.


1) Afin que nul l'ignore : "Le Premier ministre peut, après délibération du Conseil des ministres, engager la responsabilité du Gouvernement devant l'Assemblée nationale sur le vote d'un projet de loi de finances ou de financement de la sécurité sociale. Dans ce cas, ce projet est considéré comme adopté, sauf si une motion de censure, déposée dans les vingt-quatre heures qui suivent, est votée dans les conditions prévues à l'alinéa précédent. Le Premier ministre peut, en outre, recourir à cette procédure pour un autre projet ou une proposition de loi par session." (Article 49 alinea 3 de la Constitution de 1958).

1) Concernant les 35 heures, un rapport (non publié) de l'IGAS a précisé que la baisse du temps de travail (passé de 39 heures à 35 heures avaient permis la création de 350.000 emplois...au fait où sont les milliers d'emplois promis par le MEDEF, qui a pourtant profité de primes pour la cause ?...





 http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/03/26/les-accords-competitivite-emploi-ou-la-fin-du-droit-du-travail_1674925_3232.html

jeudi 21 juillet 2016

L'ARS vient d'annoncer la liste et la composition des 15 groupements hospitaliers de territoire (GHT) de la région d'Île-de-France.



Le Directeur général de l’Agence Régionale de Santé d'Île-de-France, a arrêté le 1er juillet la liste des 15 groupements hospitaliers de territoire (GHT) franciliens.



Cette étape intervient après un long travail des établissements de santé pour constituer leur projet et une phase nourrie de concertation avec leurs instances. Les établissements vont poursuivre le travail sur l’élaboration du projet médical partagé.
La loi de modernisation de notre système de santé fixait le 1er juillet comme échéance pour arrêter la liste et la composition des groupements hospitaliers de territoire (GHT), à cette date, les établissements publics de santé devaient avoir conclu une convention constitutive, comportant notamment les objectifs du projet médical partagé du GHT.
La composition des GHT franciliens est issue d’un long travail de concertation piloté par l’ARS Île-de-France dès la fin de l’année 2014 en étroite collaboration avec la représentation régionale de la Fédération Hospitalière de France (FHF). Le Directeur général de l’ARS tient à remercier les équipes et les communautés médicales des centres hospitaliers pour leur précieux travail de coordination et d’échanges et pour la qualité de leur engagement.
Deux établissements, le Centre Hospitalier de Provins et l’Etablissement Public de Santé Barthélémy Durand, bénéficient d’un temps de réflexion supplémentaire sur les modalités d’intégration à un GHT.
Trois établissements de santé n’intègrent pas un GHT en raison de leurs spécificités : l’Etablissement Public de Santé National de Fresnes ; le Centre Hospitalier National d’Ophtalmologie ; l’Etablissement Public de Santé de Ville-Evrard.
Les GHT ont vocation à garantir au patient une offre de proximité ainsi que l’accès à une offre de référence, permettant d’assurer à la fois le maillage territorial d’accès aux soins de premier recours et le suivi des patients dans des parcours de prise en charge gradués. Dans cette perspective, les GHT consolident les équipes médicales autour de plateaux techniques sécurisés, afin de minimiser les tensions pesant sur certaines professions médicales, du fait de la rareté des praticiens. Les GHT doivent également permettre aux établissements publics de santé de dégager des marges de manœuvre sur leurs fonctions support pour les redéployer au bénéfice des patients.

La publication de la liste des GHT, une première étape
La signature des conventions et la publication de la liste sont une première étape dans la mise en place des GHT. Les établissements vont poursuivre le travail d’élaboration du projet médical partagé, qui devra être finalisé pour le 1er juillet 2017. Une étape intermédiaire, fixée au 1er janvier 2017, permettra aux établissements de définir la mise en œuvre des objectifs médicaux par filière (chirurgie, permanence des soins en établissements de santé et urgences, périnatalité, santé mentale, cancérologie, soins critiques, prise en charge au domicile).
L’enjeu majeur de cette prochaine étape est de construire des projets médicaux de territoire organisant la gradation des soins et permettant une meilleure lisibilité des parcours de soins coordonnés.
Au-delà, les GHT ont vocation à créer des liens entre les centres hospitaliers, les établissements médico-sociaux et la médecine de ville. Les projets médicaux concertés et partagés permettront d’aborder plus solidement les enjeux à venir tels que le virage ambulatoire, la réforme de la permanence des soins et la démographie médicale.
Dans le cadre de l‘élaboration de leur projet médical partagé, les GHT devront impérativement prévoir des espaces d’échanges avec les usagers et les partenaires (établissements de santé privés, structures médico-sociales, professionnels de ville), afin d’insérer les groupements dans leurs territoires et d’assurer, notamment par les comités territoriaux des élus, l’information des usagers et des citoyens sur les améliorations de leurs parcours de santé.

(Source : ARS d'Île-de-France)

mercredi 20 juillet 2016

La fusion des hôpitaux de Fontainebleau, Montereau et Nemours validée par un arrêté de l'ARS d'Île-de-France

Un arrêté signé par Monsieur Christophe DEVIS, Directeur Général de l'ARS d'Île-de-France, officialise la fusion des hôpitaux de Fontainebleau, Montereau et Nemours (en Seine-et-Marne).
Cette fusion prendra effet au 1er janvier 2017, des élections professionnelles sont prévues pour le 8 novembre 2016.


Ci-dessous, pour information, le texte complet de l'arrêté.




Le Directeur Général de l'ARS d'Île-de-France vient de signer l'arrêté de fusion des hôpitaux de Coulommiers, Marne-La-Vallée et Meaux.


 

13 jours après la création du GHT regroupant les hôpitaux de Coulommiers, Marne-La-Vallée et Meaux, la fusion tant annoncée depuis le début de l'année a fait l'objet d'un arrêté de la part du nouveau Directeur de l'ARS d'Île-de-France (Monsieur Christophe DEVIS).

Ci-dessous, pour information, le texte complet de l'arrêté.


vendredi 15 juillet 2016

Loi travail ; Tous et toutes concerné(e)s !



"La Vie Hospitalière" dénonce les coups portés aux droits des travailleurs sous le prétexte de réformer le Code du travail, nous avons là la preuve qu'insidieusement ces orientations gouvernementales vont à l'encontre de la masse laborieuse et de ses intérêts fondamentaux.
On voit de plus en plus comment les conditions de travail deviennent intolérables, les exemples ne manquent pas dans les établissements de santé, où il est fait peu de cas de l'anxiété des personnels obligés d'assurer leurs missions dans de très mauvaises conditions...
Si cette loi passe le 20 juillet, alors il nous faudra engager des actions visant à son abrogation pure et simple. Monsieur VALLS connaîtra alors le prix à payer pour user de moyens inacceptables ( car injustifiés) comme l'article 49.3 de notre Constitution.
Les électeurs et électrices sauront se rappeler le moment venu toutes les dérives des "élites politiciennes" qui favorisent plus des intérêts privés (voire étrangers) que l'intérêt général.

PG

jeudi 14 juillet 2016

Attentat à Nice faisant plus de 70 morts !


Ce jeudi 14 juillet, à Nice, sur la Promenade des Anglais, un camion fou s'est lancé sur la foule faisant plus de 70 morts... le conducteur a été abattu par la police après avoir toutefois   utilisé son arme à plusieurs reprises...
Il y a de nombreuses victimes dont le pronostic vital est réservé par le monde médical, bien évidemment aucune information filtre réellement en ce moment, et il est demandé, par les autorités, aux habitants de rester chez eux par mesure de sécurité.

Le Centre hospitalier universitaire de Nice a déclenché le Plan Blanc (1), avec la mise en place d’une ligne téléphonique pour les familles au 04 93 72 22 22. 
Nous avons encore vu sur place combien les personnels hospitaliers et les services de secours (pompiers, protection civile, police...) ont démontré qu'ils étaient opérationnels en toutes circonstances.
Le plan Orsec a lui aussi été activé.
Une cellule d’aide aux victimes a été ouverte au ministère des Affaires étrangères avec un numéro d’urgence pour les proches: 01.43.17.56.46.
De nombreux avis de recherches sont lancés par des personnes restées sans nouvelles de leurs proches présents sur les lieux, le hashtag #RechercheNice centralise ces avis.


C'est un acte terroriste évident avec toute son horreur et "La Vie Hospitalière" adresse toutes ses condoléances  aux familles des victimes et à leurs proches, et souhaite un prompt rétablissement à toutes les personnes blessées dans cet attentat qui démontre qu'il est urgent de mettre un terme aux guerres engagées, ce sont de toute évidence des innocents qui payent à chaque fois de leur vie les violences faites de part et d'autres.
Quand l'humanité ne sera plus sous le joug de manipulateurs et de mafiosi (marchands d' armes etc) alors nous pourrons tous ensemble vivre en paix loin, très loin de toutes ces violences qui démontrent encore à ce jour que l'homme  est possédé par un désir impérieux de destruction de ses semblables pour des "intérêts cachés", des "idéaux", des "idéologies"... voire d'autodestruction (plus ou moins avancée) qui  présage rien de bon pour l'avenir de tous les êtres vivants sur notre planète, comprenne qui veut, comprenne qui peut...
Il est grand temps de s'orienter vers des chemins de paix, car la violence entraîne la violence et nul ne sait où ceci peut mener dans la finalité.
Certes, il est évident que la France a encore été touchée en son coeur, mais elle se doit toutefois d'oeuvrer pour la paix avec son coeur et son âme, loin de tous ces  individus répugnants qui tirent profits des conflits guerriers et contribuent  à  entraîner  l'humanité vers un conflit qui se généralise de plus en plus...

1) Un appel aux dons de sang a été lancé. L’Établissement français du sang (EFS), situé au 45 rue Auguste-Gal dans le nord de Nice ouvrira ses portes dès 9h30 pour accueillir les potentiels donneurs. Bourg-en-Bresse, Dijon, Saint-Brieuc, Aix-en-Provence… Le site Dondusang.net a mis en ligne une carte recensant l’ensemble des endroits dans lesquels les citoyens et citoyennes peuvent donner leur sang.

mercredi 13 juillet 2016

Le Professeur Henri JOYEUX radié de l'Ordre ? Une honte !


La radiation est elle suffisante, pour lever les doutes sur l’utilisation des vaccins avec des adjuvants dangereux? 
Au lieu de contrer les dires du Pr Joyeux avec des arguments circonstanciés, des rapports d’enquêtes qui mettraient à mal les affirmations du professeur, en prouvant l’innocuité des adjuvants, l’ordre des médecins le radie. La fièvre n’est jamais tombée, en jetant le thermomètre..
La chambre disciplinaire ordinale de première instance du Languedoc-Roussillon a rendu sa décision ce vendredi 8 juillet. Le Conseil national de l’Ordre des médecins avait déposé une plainte contre le médecin montpelliérain en raison de ses propos sur la vaccination (...).
Une pétition en ligne
Le chirurgien cancérologue de Montpellier a fait l’objet une plainte du Conseil national de l’Ordre des médecins. Patrick Bouet, président de cette instance, avait alors expliqué que les faits reprochés au Pr Joyeux étaient « la tenue de propos non appuyés sur des bases scientifiques [et portant] atteinte à la profession » ainsi qu’un « discours qui peut être dangereux pour la population parce qu’il s’agirait de discréditer le mécanisme de vaccination préventive ». Le professeur avait publié une pétition en ligne qui avait réuni, ce samedi 9 juillet à 20 h 30, 1 036 612 signatures. Dans le texte accompagnant cette pétition, il avait dénoncé les substances « dangereuses » contenues selon lui dans les adjuvants des vaccins dits hexavalents (qui protègent de six maladies) que les parents sont obligés d’utiliser pour leurs enfants, en raison de la pénurie de vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP) – les trois seuls obligatoires.


Pour "La Vie Hospitalière" la question est de savoir si le Professeur Henri JOYEUX a vraiment manqué à sa déontologie compte tenu du fait qu'il est à l’origine d’une pétition  sur les dangers de certaines vaccinations, nous le considérons comme un lanceur d'alerte, de ce fait il est injuste de radier un homme qui a écouté que son devoir, en toute conscience, le serment d'Hippocrate semble tomber dans l'oubli pour certains, pour rappel :

"Je promets et je jure d'être fidèle aux lois de l'honneur et de la probité dans l'exercice de la Médecine. Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans discrimination. J'interviendrai pour les protéger si elles sont vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité."
Si le Professeur Henri JOYEUX est radié de l'Ordre des médecins à compter du 1er décembre, suite à la décision de la chambre disciplinaire ordinale de première instance du Languedoc-Roussillon, c'est la médecine qui se doit de se remettre en cause, car elle ne répond plus au sens premier qui lui était donné.
Une bonne nouvelle, toutefois, le Professeur Henri JOYEUX compte bien se défendre. en faisant appel de la décision de l'Ordre des Médecins. 

RETRAIT DE LA LOI TRAVAIL, pour une société autogestionnaire !


Depuis cinq mois, le mouvement contre le projet de loi ne faiblit pas. L’affluence aux manifestations est variable, mais comment pourrait-il en être autrement ? Une journée de grève c’est une journée sans salaire, c’est une journée où l’on sait que la tension physique et psychologique sera au rendez-vous du fait de l’attitude des CRS, police et autres structures aux ordres des décisions et stratégies politiques du gouvernement. Et pourtant, la détermination de celles et ceux qui s’opposent à la casse du code du travail, elle, est toujours forte. Tout l’indique, l’opinion publique ne varie pas et s’oppose fortement à cette régression sociale qu’est la loi travail. Ce ne sont pas les quelques « concessions » accordées par un gouvernement aux abois qui nous satisferont.
Au-delà de cette loi, durcie par le Sénat ou modifiée par le gouvernement avant son retour à l’Assemblée nationale le mardi 5 juillet, c’est contre l’idéologie clairement affichée par ce projet que nous nous battons. Nous ne voulons pas d’une société où les libertés individuelles se résument à l’isolement du travailleur face à un patronat tout-puissant. Nous ne voulons pas d’une société où les seules garanties collectives sont celles de se faire exploiter, licencier ou maltraiter.
La société que nous voulons construire est celle de l’action collective, de l’égalité et de la solidarité, où chacun-e aurait le pouvoir d’agir sur sa propre vie et sur son environnement.
Contre cette aspiration à la liberté, le gouvernement utilise la manière forte : remise en cause du droit de manifester, attaque de locaux syndicaux comme ceux de la Confédération Nationale du Travail à Lille, blocage de la Bourse du travail à Paris, incarcérations, arrestations préventives et violences policières occasionnant des blessures graves. Nous exigeons la fin des poursuites judiciaires et des mesures administratives contre les militantes et militants du mouvement social.
nous ne cèderons rien !
Notre mobilisation continue aujourd’hui comme à la rentrée. L’arme des travailleuses et travailleurs, c’est la grève et le blocage de l’économie. C’est le seul langage que comprennent le gouvernement et le patronat.
La CNT appelle à poursuivre et amplifier la mobilisation, partout où il le faudra, comme il le faudra, jusqu’où il le faudra.
(Communiqué de la CNT)


"La Vie Hospitalière" dénonce le fait que le 5 juillet, de 12 heures à 14 heures environ, 2  représentants des forces de l'ordre se trouvaient sur le seuil même de la porte de la Bourse du Travail à Paris (rue du Château d’eau) et une trentaine de fourgons étaient garés devant... des dizaines  de CRS (et/ou gardes mobiles) ont bloqué la rue du Château d’eau et fouillés tous les passants sur le trottoir... à ceci il fallait rajouter 7 véhicules de la BAC un peu plus loin  (Place de la République...) ?...
S'attaquer particulièrement aux syndiqué(e)s, et à la Bourse du Travail sont des actes indignes d'un gouvernement élu par le peuple... pour théoriquement le représenter...
La démocratie n'est plus de mise !
Il est vrai qu'il est plus que flagrant qu'aujourd'hui ces énarques, ces "élites" après la casse du Code du Travail , et, sans vergogne tentent de briser toute forme d'opposition. 
C'est là le seul dialogue qu'ils connaissent dans la réalité de chaque jour, les faits sont là pour nous le rappeler.

Une première en France concernant la protection des lanceurs d'alerte


Depuis quelques années, le législateur est intervenu pour protéger, contre des mesures de représailles, les salariés qui dénoncent des faits répréhensibles dont ils ont connaissance dans le cadre de leurs fonctions. Dernièrement, la loi n° 2013-1117 du 6 décembre 2013 relative à la lutte contre la fraude fiscale et la grande délinquance économique et financière a, ainsi, inséré dans le code du travail l’article L. 1132-3-3 qui dispose notamment qu’aucun salarié ne peut faire l’objet d’une mesure discriminatoire pour “avoir relaté ou témoigné de bonne foi, de faits constitutifs d’un délit ou d’un crime dont il aurait eu connaissance dans l’exercice de ses fonctions”, une telle mesure étant sanctionnée par la nullité du licenciement, en application de l’article L. 1132-4 du même code.
Dans l’affaire ayant donné lieu à l’arrêt du 30 juin 2016, le salarié engagé en qualité de directeur administratif et financier par une association ayant pour mission de gérer un centre d’examen de santé, partie intégrante du dispositif de santé publique en Guadeloupe, avait été licencié, en mars 2011, pour faute lourde, après avoir dénoncé au procureur de la République les agissements d’un membre du conseil d’administration et du président de l’association susceptibles de constituer une escroquerie ou un détournement de fonds publics.
Or, si la cour d’appel a jugé que ce licenciement était sans cause réelle et sérieuse aux motifs que le salarié - dont la bonne foi ne pouvait être mise en cause - n’avait commis aucune faute en révélant de tels faits aux autorités judiciaires, elle a en revanche refusé d’annuler le licenciement, considérant que la nullité ne pouvait être prononcée, en l’absence de texte la prévoyant, puisque les articles L.1132-3-3 et L.1132-4 du code du travail, issus de la loi du 6 décembre 2013, n’étaient pas applicables au moment de la dénonciation des faits ayant donné lieu au licenciement.
Sur le pourvoi formé contre cette décision, la Chambre sociale de la Cour de cassation, dans le prolongement des décisions de la Cour européenne des droits de l’homme qui considèrent que les sanctions prises à l’encontre de salariés ayant critiqué le fonctionnement d’un service ou divulgué des conduites ou des actes illicites constatés sur leur lieu de travail constituent une violation à leur droit d’expression au sens de l’article 10-1 de la convention de sauvegarde des droits de l’homme [1], et dans le prolongement de sa propre jurisprudence qui admet la nullité du licenciement ou de toute mesure de rétorsion portant atteinte à une liberté fondamentale du salarié [2], censure l’arrêt de la cour d’appel et affirme pour la première fois qu’ “en raison de l’atteinte qu’il porte à la liberté d’expression, en particulier au droit pour les salariés de signaler les conduites ou actes illicites constatés par eux sur leur lieu de travail, le licenciement d’un salarié prononcé pour avoir relaté ou témoigné, de bonne foi, de faits dont il a eu connaissance dans l’exercice de ses fonctions et qui, s’ils étaient établis, seraient de nature à caractériser des infractions pénales, est atteint de nullité”.
Une telle décision est de nature à protéger les lanceurs d’alerte, dans la mesure où, par ailleurs, la chambre sociale instaure cette immunité non seulement lorsque les faits illicites sont portés à la connaissance du procureur de la République mais également, de façon plus générale, dès lors qu’ils sont dénoncés à des tiers.
Source: Cour de Cassation
[1]Cour EDH 18 octobre 2011 Sosinowska n°10247/09 ; Cour EDH 12 février 2008 Guja c/Moldavie no14277/04)
[2] soc 6 février 2013 n°11-11.740, Bull. V, n° 27 ; soc 29 octobre 2013 n°12-22-447 Bull V n°252
Pour en savoir plus:


vendredi 8 juillet 2016

Journée d’actions et d’initiatives le 15 septembre pour l’abrogation de la loi Travail


Les organisations syndicales de salarié(e)s et de jeunesse (CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL) ont pris acte et dénoncent la nouvelle utilisation du 49.3, véritable déni de démocratie, pour faire passer le projet de loi travail. C’est bien la preuve, si celle-ci était nécessaire, que ce texte de régression sociale reste minoritaire. Soutenues par une large majorité de la population, elles réaffirment leur opposition à ce projet et la nécessité de nouveaux droits pour les salarié(e)s, privé(e)s d’emploi, étudiant(e)s, lycéen(ne)s, retraité(e)s. Ce sont encore plus d’un million qui ont participé à la votation citoyenne et signifié leur rejet de ce projet. Les nombreux rassemblements et manifestations de ces derniers jours, notamment le 5 juillet, ont réunis plusieurs dizaines de milliers de participant(e)s.
Les organisations syndicales et de jeunesse dénoncent les conditions contraignantes de manifestations qui ont empêché certain(e)s d’y participer. Elles réaffirment que la liberté de manifester doit rester un droit.
Les mobilisations initiées depuis quatre mois n’ont pas été entendues par ce gouvernement. Qu’à cela ne tienne ! La détermination, malgré le passage en force à l’assemblée nationale, reste intacte et toute la période estivale sera l’occasion de la rappeler. Nombre d’initiatives locales, sur tout le territoire, sont déjà prévues et organisées de manière unitaire.
Les organisations syndicales et de jeunesse invitent l’ensemble des salarié(e)s, privé(e)s d’emploi, étudiant(e)s, lycéen(ne)s, retraité(e)s à adresser une carte postale au président de la République pour lui assurer qu’ils seront toujours mobilisés à la rentrée !
Les organisations (CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL) donnent rendez-vous à l’ensemble des salarié(e)s, privé(e)s d’emploi, étudiant(e)s, lycéen(ne)s, retraité(e)s pour une journée d’actions et d’initiatives le 15 septembre pour obtenir l’abrogation de la loi Travail et conquérir de nouvelles garanties et protections collectives. Elles se retrouveront pour faire le point le 31 août.
Paris, le 8 juillet 2016

jeudi 7 juillet 2016

Contre la Loi Travail : Les syndicats SUD Solidaires sont plus que jamais en lutte !


SUD Santé Sociaux, comme la plupart des syndicats SUD est hyper mobilisé depuis 4 mois contre cette loi et son monde, mobilisés avec Solidaires (notre Union Syndicale interprofessionnelle) et avec les autres organisations qui composent l’intersyndicale qui réclame le retrait de cette Loi.

Énormément d’actions ont été engagées ces 4 derniers mois. Des manifestions d’ampleur on rassemblées jusqu’à 1.300.000 personnes sur une seule journée. De nombreuses gréves spectaculaires et massives ont eu lieu, ainsi que d’autres gréves moins spectaculaires mais tout aussi efficaces. Même si ce projet de Loi n’est pas encore du passé, des secteurs professionnels en gréve ont déjà gagnés plusieurs acquis et/ou garanties grâce à cette mobilisation (SCNF, Air France, Chauffeurs routiers, et  d’autres entreprises moins visibles).
Les militants opposés à Loi ont redoublé d’inventivité et de symboles pour maintenir la pression : opérations péages gratuits, soutiens à des salariés et entreprises isolés, coupures d’électricité visant les élus du gouvernement qui cassent nos droits et nos acquis, ou coupure d’électricité encore visant le patron du patronat.
Après le secteur des raffineries, des centrales électriques, des ports et docks, des transports, d’autres secteurs ou entreprises rejoignent régulièrement la mobilisation et la lutte et les secteurs de la santé et du social connaissent de plus en plus de gréves ou autres actions en Ehpad ou dans des cliniques au cours de ces dernières semaines.
Une chose est sûre, malgré des ralentissements passagers, des pauses ou des réorientations stratégiques, le mouvement ne manque pas de souffle et est loin d’avoir dit son dernier mot. Avec l’ensemble des organisations syndicales en luttes, nous avons appelé à l’actions et à manifestation mardi 5 juillet. 
Sans surprise, l’appel à votation citoyenne a donné des résultats qui prouvent que les citoyens et citoyennes ne veulent pas  de la loi travail.


CHU de Caen : Les personnels des urgences en colère !


Près d’une trentaine de personnels du service des urgences du CHU ont marché en direction de l’Hôtel de ville de Caen , ce matin, entre 11 heures et 13 heures, pour dénoncer le manque d’effectifs tant le jour que la nuit. A l’appel d’une intersyndicale SUD et UNSA, les personnels déplorent “la dégradation des conditions de travail”, insistent sur la multiplication des actes de violences subies, à l’instar de cette infirmière dont le poignet a été retourné par un patient “irrité”,etc. Les grévistes de ce jour n’ont pas l’intention, disent-ils, de “se taire” ni de cesser cette grève lancée depuis plus de trois semaines aux urgences. De son côté, “la direction a assuré que les urgences du CHU fonctionnaient normalement” “la Direction souhaite réaffirmer que les urgences fonctionnent normalement et assurent la continuité de la prise en charge au service de la population. 
Aucun accès à un patient se présentant au Département d’Accueil et de Traitement des Urgences (DATU) depuis ce matin n’a été refusé ni réorienté. Tous les patients accueillis sont pris en charge normalement. 
Aucune information n’a été transmise aux cliniques du plateau caennais ou au SAMU pour signaler que le service des urgences ne pouvait plus accueillir de patients : le service fonctionne correctement. La grève en cours n’a aucun impact dans la prise en charge des patients grâce au professionnalisme de notre personnel. Dans le strict respect du droit de grève, la Direction a recensé les personnels se déclarant grévistes et a assigné, en conséquence les effectifs au niveau du service minimum. 
Une partie non négligeable du personnel, qui ne s’était pas déclaré gréviste, ne s’est cependant pas présenté à 8 heures, sans déclaration préalable. En conséquence du personnel paramédical, qui avait une expérience, dans la prise en charge des patients au service des urgences, a été positionné au DATU pour se substituer au personnel absent. La Direction en lien avec le responsable de service est soucieuse de la continuité du service public hospitalier y compris sur ses activités d’urgence”.


Information complémentaire (mise à jour du 7 juillet 2016) :

Les grévistes se sont rendus, ce mardi 5 juillet 2016, devant la mairie de Caen pour dénoncer « les postes supprimés, les agents violentés, les statuts menacés, la sécurité démantelée, les arrêts de travail non remplacés, les heures supplémentaires imposées », ainsi que des difficultés liées aux travaux réalisés dans l’accueil de l’hôpital. Ils ont été reçus par le directeur du cabinet du maire de Caen. “Les violences envers le personnel soignant n’arrêtent pas… Encore lundi 4 juillet 2016, un patient agité a dû être maîtrisé par 12 personnes », explique à Normandie-actu, Philippe Sinclair, délégué du syndicat Sud au CHU de Caen. « Sanglé, il a fini par se détacher et sauter par la fenêtre des urgences…” Les grévistes demandent à ce qu’« un agent de sécurité soit présent 24 heures sur 24 dans les urgences, qu’un médiateur gère le lien entre les familles et les patients et du personnel en plus ». Les représentants des syndicats Unsa et SUD ont obtenu un rendez-vous avec la direction du CHU.
Source : Syndicat SUD Santé du CHU de Caen
(à suivre)

Concernant les suicides de personnels hospitaliers, le silence de Marisol Touraine est inconvenant !


À la mi-juin un infirmier se suicidait sur son lieu de travail au CHU de Toulouse. Quelques jours plus tard, au Havre, une infirmière de l’hôpital Jacques-Monod se suicidait après avoir laissé une lettre dans laquelle elle dénonçait ses conditions de travail. Lors de la minute de silence organisée à sa mémoire le mari de l’infirmière a lu le courrier qu’elle a laissé. Elle y dénonce la pression exercée depuis plusieurs mois par sa hiérarchie, afin de l’obliger à quitter le service néo-natalité pour le service de réanimation pédiatrique – et ce dans le cadre d’une politique de polyvalence et de suppression de postes mise en place en janvier 2016.
Au Havre les syndicats demandent que ce suicide soit reconnu comme accident du travail. Ils réclament également l’arrêt immédiat de la « politique de polyvalence » et la mise en place de mesures de prévention face au risque de suicide. L’infirmière, âgée de 44 ans et mère de deux enfants, avait été reçue par un cadre auquel elle avait fait part de ses réticences et de son malaise.
Professionnels abandonnés
Le site Egora.fr publie, sur ce thème douloureux, un entretien avec Nathalie Depoire, présidente de la Coordination nationale infirmière : « Suicides d’infirmiers : « Le silence de Touraine, c’est de la non-assistance à personne en danger » ». Mme Depoire dénonce le silence public de Marisol Touraine, ministre de la Santé :
« Il y a effectivement un silence total qui fait beaucoup réagir la profession, qui n’est pas compris. Les professionnels se sentent abandonnés. Ils vivent des contraintes au quotidien qui ont beaucoup d’impact sur la santé des soignants. Le fait qu’il n’y ait pas de communication de la part du ministère est très très mal vécu. Ne pas vouloir en parler, c’est peut-être une façon de ne pas reconnaître la problématique.
Je ne m’explique pas ce silence. C’est assez surprenant pour le moins. Le minimum c’est d’envoyer un message de condoléance aux familles. J’espère que ça a été fait, même sans communication officielle. Je pense que notre profession méritait un message officiel national. On avait déjà eu ce problème avec une collègue assassinée dans l’exercice de ses fonctions il y a deux ans à Strasbourg. On avait déjà eu ce même silence assourdissant du ministère. On souhaite une réaction, et surtout il faut ouvrir des discussions pour trouver des solutions. Cette problématique de suicides est toujours un sujet délicat. Il faut que les enquêtes soient menées et que le lien soit avéré. Dans les deux cas évoqués, on a plus de que de fortes présomptions et ça mérite au moins une communication avec les représentants de la profession. »
« Se foutre en l’air »
La présidente de la Coordination nationale infirmière va jusqu’à parler de « non-assistance à personnel en danger ». Elle dit mesurer le poids de la formule :
« Ce sont des mots lourds de sens. Ils n’ont pas été écrits de manière anodine. Dans la position de responsabilité qu’a le ministère, rester dans le silence et ne pas appréhender cette problématique, c’est de la non-assistance à personne en danger. Et elle est en train de prendre de l’ampleur. On entend des agents dans les services dire qu’ils n’en peuvent plus. Certains vont jusqu’à verbaliser « Je vais finir par me foutre en l’air ». » »
« Nous avons alerté Marisol Touraine à de nombreuses reprises. On lui a adressé il y a quelques jours une lettre ouverte avec une demande de rendez-vous et nous restons sans réponse. Nous l’avons interpellée lors de sa visite à la Health care week (sic), au sujet de l’augmentation de l’absentéisme. Elle a pris acte, mais elle ne nous a fait aucune réponse. »
Sentiment de mal faire
Sur les causes d’un phénomène aussi inquiétant Mme Depoire évoque une inadéquation entre l’exercice quotidien réel et l’exercice pour lequel les infirmiers formé… le sentiment de mal faire leur travail…. les contraintes économiques …les difficultés à pouvoir gérer le quotidien… les flux tendus… les absences qui deviennent une problématique majeure … les absences de définition claire du « ratio soignants  au lit du patient »…. les sous-effectifs permanents… des rappels sur les temps de repos… des problèmes d’épuisement des soignants. Comment résumer tout cela ?
« Ça signifie que les infirmiers ne sont pas des machines à actes. Dans nos missions, il y a de l’éducation, de la prévention, de l’information. Une grande part de relationnel. Là, on court plus sur ce qui est prescrit, sur des impératifs et on n’a pas forcément le temps nécessaire à accorder à la réponse relationnelle. Les professionnels rentrent chez eux, souvent en retard, épuisés, avec le sentiment de ne pas avoir fait tout ce qu’il fallait faire. Et ça, ça perturbe énormément les soignants aujourd’hui. C’est un facteur de stress. A cela s’ajoutent les contraintes de polyvalence.
« Dans nos permanences, on reçoit des soignants en larmes qui se sentent dévalorisés, qui ne se sentent pas compétents parce qu’ils n’ont pas pu répondre à un patient. Mais c’est parce qu’on ne les a pas accompagnés à répondre. Les directions sont elles-mêmes soumises à des contraintes économiques et qui n’ont plus assez d’effectifs pour faire face, ni les moyens pour remplacer. Ils ont des contraintes de diminution d’effectifs. Cela fait plusieurs années qu’on observe cette situation. Depuis ce système de T2A, de rentabilité, d’actes, les groupements de territoire. On est dans la mutualisation de moyens à l’extrême. »
Aujourd’hui 5 juillet 2016 Marisol Touraine, ministre de la Santé, a officialisé la création des 135 groupements hospitaliers de territoire. Mme Touraine s’exprime beaucoup dans les médias. Répondra-t-elle aux infirmières et aux infirmiers qui travaillent dans ces établissements et qui disent avoir le sentiment, paradoxal, d’être en danger ?
Texte de Jean-Yves NAU


mercredi 6 juillet 2016

Loi Travail : à deux voix près, pas de motion de censure de la gauche, la loi sera adoptée par l’Assemblée nationale...?


Les députés de gauche n’ont pas réussi à réunir les 58 signatures nécessaires pour déposer une motion de censure contre le gouvernement ce mercredi, au lendemain de l’annonce par Manuel Valls du recours au 49.3 pour faire passer la loi Travail.
Comme à la fin du mois de mai dernier, seuls 56 députés ont signé, soit deux de moins que le nombre nécessaire.
Source: Franceinfo.fr

Nous voyons encore, à quel point la mise en scène est pathétique ...
Ils s'orientent "nos" représentants du peuple pour la mise en place d’un nouveau système qui ne profitera jamais aux travailleurs ! 
Quoi qu'ils disent, les textes sont bien rédigés dans le but non pas de simplifier le Code du travail mais bien  dans celui de rogner encore un peu plus les droits des travailleurs et permettre de licencier ceux-ci avec beaucoup plus de facilités !  Et, ils prétendent lutter contre le chômage en mettant dehors ceux qui demain seront des chômeurs de courte ou longue durée... qui retrouveront un emploi probablement mais avec peu de sécurité dans ce dernier, malgré ce qu'ils disent. Dès lors que les droits sont bafoués de plus en plus, l'avenir du monde ouvrier devient très préoccupant, c'est toute notre économie qui risque contrairement à ce qu'ils disent d'en prendre un sérieux coup. Le chômage a un prix, et ce n'est pas en baissant les salaires, et favoriser des licenciements que l'on relancera la consommation, loin de là, c'est du n'importe quoi.
Le théâtre de guignol est bien évidemment de mise, une "opposition" à la loi travail s'est dressée mais la motion de censure ne s'est pas concrétisée... faute d'opposants... toutefois  de justesse, histoire de faire passer le temps, d'amuser le monde et d'avancer malgré tout vers cette "loi" qui sera probablement la pierre tombale des droits des travailleurs. 
La santé et l'éducation subiront de plein fouet les retombées de cettedite "loi" dont l'avenir se doit rappelons le de finir dans une poubelle. 
Le peuple aura le mot de la fin.

Toute la CGT attaquée !


Mardi, à Paris, pour la 12ème fois depuis le 9 mars 2016, plusieurs dizaines milliers de manifestants ont défilé pour exiger le retrait de la Loi El Khomri et l’ouverture de véritables négociations. Malgré les multiples provocations, les attaques d’une violence inouïe, la campagne médiatique sans précédent et la violence verbale de plusieurs responsables politiques et patronaux, les organisations syndicales, la CGT en premier lieu, n’ont eu de cesse de les déjouer.
La maturité, le sang-froid et le sérieux des militants de la CGT, auxquels a été confiée la responsabilité d’assurer la sécurité des manifestations au sein des cortèges, n’ont jamais été démentis. Nos camarades chargés de la sécurité des rassemblements sont des militants de la CGT au même titre que tous les autres.
Certains de ces militants ont fait l’objet de répression répétitive, de harcèlement et d’arrestations. Le Gouvernement et la Préfecture de Police de Paris ont décidé de franchir une nouvelle étape. Mardi, à l’occasion de la manifestation du 5 juillet, plusieurs camarades des services d’ordre de l’intersyndicale ont fait l’objet de détentions arbitraires. Notre Camarade Laurent, militant de la CGT du Val-de-Marne – à ce jour et à cette heure toujours en garde à vue - doit passer ce jeudi 7 juillet, dans l’après-midi, en comparution pour un motif toujours inexpliqué.
Il s’agit clairement d’une attaque d’envergure contre toute la CGT. Elle doit susciter une réaction à la hauteur la gravité de la répression. Comme le dit depuis longtemps la CGT, « lorsque l’on s’attaque à un militant de la CGT, c’est toute la CGT que l’on attaque. » C’est donc toute la CGT qui doit réagir face à un procès politique. 
Nous appelons tous les militants, tous les syndiqués de la CGT ainsi que tous les salariés et les citoyens attachés à la démocratie, à la liberté d’expression, à se mobiliser, le 7 juillet, en début d’après-midi, pour accompagner notre Camarade Laurent lors de sa comparution devant le Palais de Justice de Paris.
La répression n’entamera jamais la détermination de la CGT afin d’obtenir le retrait de la loi travail.
(Communiqué Cgt Service de presse )

Pour "La Vie Hospitalière" les violences engagées vont bien plus loin que des attaques ciblées contre les militants de la CGT, non seulement ce sont toutes les organisations rassemblées en intersyndicale qui sont visées mais encore tous ceux qui contestent (syndiqués ou non) cette loi du travail dictée par une oligarchie (étiquetée à "gauche"...)  qui sert plus les intérêts des grandes entreprises que les intérêts des travailleurs !


lundi 4 juillet 2016

Le 5 juin nous serons dans la rue contre la loi travail


La journée du 28 juin a été comme toutes les autres journées de mobilisation depuis 4 mois, un succès des salarié(e)s, jeunes, privé(e)s d’emplois et retraité(e)s ! 
Ceci malgré certaines conditions de manifestation qui n’ont pas permis à toutes et à tous d’y participer.
Les premiers résultats de la votation citoyenne, lancée par les organisations syndicales depuis un mois, ont été remis à l ’Elysée au conseiller social du Président de la République le 28 juin au matin ainsi que dans les préfectures pour les votations départementales. Plus de 700.000 votants, 15.796 bureaux de votes principalement dans les entreprises, 92% des votants pour le retrait du projet de loi travail, viennent renforcer l’ensemble des rassemblements, actions et manifestations unitaires.
De même, l’opinion publique dans les derniers sondages soutient toujours la mobilisation contre ce projet de loi, 70% disant même qu’ils sont contre l’utilisation du 49.3 pour la faire adopter.
Ce projet est minoritaire à tout point de vue.
Le Premier ministre a organisé des rencontres bilatérales le 29 juin. Mais il reste sourd aux propositions, particulièrement celles destinées à établ ir de nouveaux droits et à lutter contre le dumping social. Les amendements au projet de loi avancés par le gouvernement ne sont pas de nature à modifier profondément ce texte, même si certaines modifications sont à mettre au crédit des mobilisations.
Les organisations signataires appellent à poursuivre la mobilisation contre ce projet de loi, sur des formes à déterminer localement, durant le débat parlementaire, notamment le 5 juillet.
Pour Paris, le 5 juillet la manifestation débute à 14 heures de la Place d’Italie en direction de la Place de la Bastille.


Meeting unitaire contre la Loi travail à Paris


À l’appel de l’ensemble de l’intersyndicale (CGT, Solidaires, FO, FSU, UNL, FIDL, UNEF) et en réponse au nouveau coup de force que s’apprête à faire le gouvernement en voulant utiliser une nouvelle fois le 49.3 à l’assemblée nationale .
Grand meeting Mercredi 6 juillet 2016 de 17h30 à 19h30, gymnase Japy, 2 rue Japy 75011 Paris.



Les objectifs demeurent le retrait de la loi travail et l'obtention de nouveaux droits dans le cadre d' un Code du travail digne du 21 ème siècle .

vendredi 1 juillet 2016

Dysfonctionnement hospitalier : la colère d’un chirurgien orthopédiste


Chirurgien orthopédiste, chef de service à l’hôpital Lariboisière à Paris, directeur d’un laboratoire de recherche du CNRS, Laurent Sedel, s’il aime toujours son métier, n’en est pas moins exaspéré par les dysfonctionnements qui le rendent de plus en plus difficile à exercer. 
« Chirurgien au bord de la crise de nerfs » est un état des lieux des incohérences et des dérives de la chirurgie à l’hôpital en même temps que le récit d’un médecin passionné.
FURIEUX des dysfonctionnements de la médecine hospitalière, de la mainmise de l’administration sur les soignants, de la multiplication des obligations et des contraintes bureaucratiques aux dépens des soins, de l’envahissement de la vie hospitalière quotidienne et de chacun de nos gestes par le principe de précaution. Exaspéré par une mauvaise organisation globale, par les incohérences et le caractère inapplicable des lois, règles et protocoles auxquels doivent se soumettre les équipes soignantes et qui ne font que se multiplier, par la cotation des actes, la tarification à l’acte. Par l’absurdité de l’obligation d’EPP pour les médecins hospitaliers qui, comme lui, assistent à au moins sept réunions collégiales par semaine, contrastant avec certaines carences de l’enseignement.

« Au bord de la crise de nerfs » donc, non pas par indiscipline chronique ou du fait d’un caractère paranoïaque, mais parce que cette évolution n’améliore pas la qualité des soins, bien au contraire. Pas de grands discours théoriques, mais le récit du quotidien du chirurgien et de son équipe empêchés par les procédures, tracasseries et restrictions en tout genre. 
Évocations des dysfonctionnements qui font que les patients attendent parfois trois jours avant d’être opérés d’une fracture, restent des semaines, sinon des mois, dans un service d’« aigus » particulièrement onéreux et inadapté, faute de place ailleurs, ou de moyens de transfert, ou de problème administratif de prise en charge, a fortiori pour les plus vieux, les plus démunis, les patients souffrant de troubles mentaux, les étrangers en situation irrégulière, sans parler de ceux qui ont le malheur de cumuler plusieurs de ces caractéristiques !

Bref, l’auteur pointe les absurdités d’un système qui, en dépit de beaux discours, ne place plus, selon lui, ni le patient ni le médecin au cœur du système de soins et voit à court terme. Les indications de la prothèse de hanche en céramique, par exemple, dont on lui doit le développement, progrès tout à fait révolutionnaire, sont en passe d’être restreintes, pour des raisons budgétaires ; au prix de conséquences importantes pour les patients telles que les réinterventions par exemple, augmentant à moyen et à long terme le coût de la prise en charge. Méconnaissance et dévalorisation du métier de chirurgien conduisent logiquement, charge écrasante de travail aidant, à la détérioration du recrutement, explique cet enseignant. Parallèlement, l’aggravation des difficultés de coordination des différentes intervenants au sein de l’hôpital (du brancardier à l’anesthésiste en passant par l’infirmier), du fait de l’accroissement du corporatisme corporatisme, de la réduction du temps de travail, entre autres raisons, sont autant d’éléments qui participent à la dérive et mettent en péril la discipline et le travail d’équipe, indispensables en chirurgie, explique Laurent Sedel.

Une manne mal répartie.
Le chirurgien ne se contente pas de brocarder les dysfonctionnements et les absurdités du système et évoque quelques pistes explicatives. Si la médecine coûte cher, elle peut aussi rapporter gros, selon Laurent Sedel, aux investisseurs, aux lobbys en tout genre, ceux des nouvelles technologies, mais aussi à d’autres professionnels de la santé, assureurs et autres investisseurs. Et la répartition de cette manne financière est de plus en plus inégalitaire, dit-il, les moins favorisés étant finalement les patients. Il émet également une série de propositions constructives pour améliorer la médecine hospitalière : concentration des moyens lourds, même si cette mesure n’est pas populaire, meilleure définition des missions des secteurs privé et public, abandon de la culture de la protection catégorielle (infirmières contre médecins, anesthésistes contre chirurgiens, brancardiers contre anesthésistes, tc.), changement des modalités de rémunération des uns et des autres en fonction de l’activité et de la pénibilité. Tout cela dans l’objectif de soigner, bien, si possible ; de former de futurs praticiens, y compris ceux du privé, afin de « garantir à toute une population une qualité globale de soins » et éviter que le « système ne soit géré par les financiers et les assureurs qui sauront très bien séparer les bons et les mauvais risques ».

Notre système médical est pourtant performant et jusqu’ici assez exceptionnel, souligne avec force l’orthopédiste. L’auteur a pu le mesurer dans sa chair, puisqu’il a récemment bénéficié d’une greffe de foie. Entre chaque chapitre, comme placé là discrètement telle une illustration, ce qui lui donne encore plus de force, figure le récit de cette expérience personnelle de notre système hospitalier. Laquelle s’est bien terminée puisque, heureusement, Laurent Sedel court (15 km) tous les dimanches pour se détendre. Si sa pensée reste critique, sa santé, elle, va bien. Et c’est tant mieux.
« Chirurgien au bord de la crise de nerfs »,
Albin Michel, 270 pages, 17 euros.