jeudi 18 août 2016

Marisol Touraine rend effectifs les nouveaux droits des personnes en fin de vie


Les nouveaux droits des personnes en fin de vie sont désormais pleinement effectifs.
Trois textes réglementaires signés par Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, et publiés vendredi 5 août 2016 au Journal officiel permettent l’application de la loi du 2 février 2016, qui consacre le droit de chaque personne à demander une sédation profonde et continue jusqu’à son décès, dans certaines conditions. « Souhaitées par le Président de la République, longuement et largement concertées, les mesures qui entrent aujourd’hui en vigueur représentent une avancée fondamentale pour les droits du malade et de l’individu.
Elles constituent, sur un sujet aussi intime, le point d’équilibre qui rassemble le plus largement dans la société française », a déclaré Marisol Touraine.
Un premier décret précise les conditions dans lesquelles peuvent être décidés l’arrêt des traitements et la mise en œuvre de la sédation profonde et continue jusqu’au décès de la personne, nouveau droit ouvert par la loi du 2 février 2016.
puce.gif Décret n° 2016-1066 du 3 août 2016 modifiant le code de déontologie médicale et relatif aux procédures collégiales et au recours à la sédation profonde et continue jusqu’au décès prévus par la loi n° 2016-87 du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie
Un second décret et un arrêté fixent les critères de validité des directives anticipées, déclaration écrite par laquelle chaque individu peut indiquer à l’avance s’il souhaite limiter ou arrêter les traitements qu’il pourrait recevoir en fin de vie, au cas où il deviendrait alors incapable d’exprimer sa volonté.
puce.gif Décret n° 2016-1067 du 3 août 2016 relatif aux directives anticipées prévues par la loi n° 2016-87 du 2 février 2016 créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie
Un modèle type mais facultatif est proposé dans l’arrêté pour établir cette déclaration.
puce.gif Arrêté du 3 août 2016 relatif au modèle de directives anticipées prévu à l’article L. 1111-11 du code de la santé publique
Pour promouvoir ce modèle des directives anticipées et permettre à chacun de s’approprier ces nouveaux droits, la ministre lancera à la fin de l’année une campagne d’information auprès des professionnels de santé, puis du grand public, sous l’égide du Centre national des soins palliatifs et de la fin de vie.
Cette initiative viendra compléter les actions inscrites dans le Plan national 2015-18 pour le développement des soins palliatifs et l’accompagnement en fin de vie, présenté fin 2015 par Marisol Touraine et déjà largement engagé (toutes les actions du plan ont été initiées et plus d’un tiers auront été réalisées avant fin 2016, grâce à la mobilisation de 120 acteurs du champ sanitaire et médico-social).




mercredi 17 août 2016

Les fusions hospitalières s’adaptent aux besoins des territoires selon l'ARS d'Île-de-France


"Renforcer les partenariats entre établissements, voire, quand la situation le justifie, fusionner des structures aux activités complémentaires installées sur un même territoire… C’est pour l’ARS une manière d’améliorer la cohérence des parcours de soins et d’optimiser la gestion des hôpitaux.
Améliorer l’accessibilité aux soins, fluidifier les parcours… La construction de l'offre hospitalière francilienne répond à de multiples enjeux. Afin de mieux la structurer, l’ARS Ile-de-France incite les établissements de soins d'un même territoire à collaborer notamment dans le cadre de groupements de coopération sanitaires (GCS), ou de communautés hospitalières de territoire (CHT). Et lorsqu’elle le juge opportun, l’ARS peut également suggérer à deux structures de fusionner.
« Nous n’imposons rien. Nous discutons avec les directions pour voir à quel moment des projets de coopération, déjà bien aboutis, pourraient amplifier leurs effets grâce à une fusion. Ensuite, nous accompagnons les établissements dans la mise en place de leur projet médical. Depuis 2010, 6 opérations de fusion se sont réalisées dans la région. », explique Christine Schibler, directrice du Pôle Etablissements de santé de l’ARS.

Concrétiser les rapprochements existants
Parfaite illustration de cette démarche de coopération, le Groupe hospitalier Carnelle-Porte de l’Oise est né le 1er janvier 2015, de la fusion du centre hospitalier intercommunal des portes de l'Oise (Beaumont, 95) et du centre hospitalier de Carnelle (Saint-Martin-du-Tertre, 95). « La fusion était la suite logique du rapprochement engagé par les deux établissements depuis 2012 », souligne Christine Schibler.
Membres de la communauté hospitalière de territoire Vexin Nord Val d'Oise, les deux sites partageaient déjà une direction et des services administratifs communs. Pour sceller leur union de manière définitive, ils ont élaboré, avec l’appui de l’ARS, un projet médical en cohérence avec l'offre de soin déjà proposée sur le territoire et complémentaire de l'activité des deux autres membres de la CHT : le Centre hospitalier de Pontoise et le Groupement hospitalier intercommunal du Vexin.
Recentré sur l'activité de médecine, chirurgie, obstétrique (MCO), le site de Beaumont répond au besoin de soins aigus de proximité du territoire, notamment en gériatrie. Spécialisé en soins de suite et de réadaptation (SSR), le site de St-Martin-du-Tertre peut accueillir les patients des sites de Beaumont et de Pontoise qui le nécessitent.

Adapter l’offre de soins à l’évolution des besoins du territoire
En janvier 2015, le Centre Hospitalier Spécialisé en Pneumologie (CHSP) de Chevilly-Larue (94), et le Centre de lutte contre le cancer (CLCC) Gustave Roussy (Villejuif, 94) ont fusionné. « Le projet médical de Chevilly Larue n'était plus adapté aux besoins du territoire, ce qui expliquait ses difficultés financières. Gustave Roussy, de son côté, cherchait à accroître sa capacité d’accueil en SSR et en lits d’aval », note Eric Véchard, délégué territorial du Val de Marne.
L'ARS a encouragé les établissements à coopérer depuis 2013 et a accompagné ce rapprochement. Cette opération améliore le parcours mais aussi la situation de Chevilly Larue qui était auparavant en difficulté « L’ARS a soutenu cette dynamique de travail. En effet, Gustave Roussy est une structure imposante, d’envergure internationale et le CHSP est un site isolé, davantage centré sur son territoire. Les équipes ont beaucoup travaillé pour trouver une intelligente complémentarité et une organisation partagée efficiente », précise Eric Véchard.
Aujourd’hui Chevilly Larue est le deuxième site de Gustave Roussy après Villejuif. Appelé à devenir un site spécialisé en oncologie à champ élargi, il voit son activité redémarrer progressivement. Les équipes de Chevilly Larue suivent une formation en oncologie et une démarche d’accompagnement du changement est en cours. Gustave Roussy, de son côté, est en mesure de mieux répondre aux besoins d’aval. Une véritable synergie a été trouvée."


Des orientations qui privilégient un certain centralisme selon "La Vie Hospitalière" et entraînent plus facilement des restructurations sous le prétexte d'une meilleure offre de soins notamment, alors que l'hôpital de proximité doit être renforcé et non faire l'objet de mesures pouvant être génératrice d'un manque à gagner, de pertes d'emplois... ce qui au niveau de l'économie locale est préjudiciable dans le temps et non sans conséquence.
Le patient ne doit pas naviguer d'un hôpital à un autre comme c'est de plus en plus le cas et surtout effectuer des distances entre les services qui sont quelquefois de plusieurs dizaines de kilomètres dans des régions où les transports en commun peuvent être au strict minimum (exemple en Seine-et-Marne : les territoires ruraux ou le maillage des transports est très relatif) et puis imposer aux patients, et à leurs proches (qui veulent rendre visite à la personne hospitalisée, par exemple) des établissements publics qui font payer chèrement le droit de stationner des véhicules (pour le seul bénéfice de sociétés privés, en plus !)  ce n'est pas génial.
Nous avons donné déjà notre position à ce sujet et notamment lorsque l'hôpital de Marne-la-Vallée (à Jossigny en Seine-et-Marne) a permis que le stationnement soit payant,  un établissement qui a perdu beaucoup du prestige qu'il pouvait avoir dans cette orientation injustifiée par ailleurs (la gestion des emplacements de parkings aurait très bien pu s'organiser avec des agents publics rattachés au service de la sécurité, par exemple). 
Personnellement je me refuse à payer un quelconque droit de stationner mon véhicule, je me refuse d'engraisser les actionnaires, individus qui ont le cul sur un fauteuil alors que d'autres travaillent !
Je suis formellement en opposition avec ces décisions, dignes de l'ultra-libéralisme, car un bien qui se veut public ne doit pas être la proie de  profiteurs. C'est d'autant plus inadmissible que des cliniques privées  ne font pas payer le stationnement des véhicules...
Mais ceci ne doit pas faire oublier que l'on doit engager une politique de santé qui doit privilégier,  les plus démunis, et, non l'inverse, le droit à la santé pour tous est de plus en plus remis en question par les problèmes financiers  de ceux qui sont économiquement faibles et qui ont souvent bien des difficultés pour se déplacer dans de bonnes conditions  (prestations de plus en plus chères).
Nous continuons à penser que l'hôpital de proximité doit être une priorité d'autant que la population ne cesse d'augmenter, qu'une frange  de celle-ci est vieillissante, et, que bien des soins peuvent être réalisés au sein d'un hôpital local, encore faut-il donner tous les moyens en matériels et personnels pour permettre une offre de soin à la hauteur, ce qui est encore un autre sujet...
Ainsi pour bien des raisons nous sommes opposés aux fusions d'établissements de santé, il est tristement évident de constater que de l'hôpital-hospice nous sommes passés à l'hôpital entreprise (la marchandisation de la santé, une horreur) et que nous allons de plus en plus vers un concept qui s'identifie au très mauvais exemple de la santé  outre-atlantique, là où le "rêve américain" a laissé place à bien des amertumes. 
Ceci écrit, après les GHT, les fusions, à quand les méga-fusions (là où le privé aura fait son lit) ?...
Nous rappelons aussi le rapport de l'IGAS (1) relatif aux fusions hospitalières au cas où certains auraient des pertes de mémoire.
"Ce rapport repose le contexte général des restructurations hospitalières, puis fait une série de constats : activité de fusions assez soutenue lors des 15 dernières années (90 fusions depuis 1995 dans le périmètre des EPS) mais avec un bilan qualitatif difficile à dresser et des risques qui amènent l’IGAS à recommander que « la fusion doit demeurer une opération rare à réserver aux cas où elle paraît effectivement indispensable ». Au nombre des recommandations destinées aux acteurs : une clarification du discours du ministère sur les restructurations, un renforcement du rôle de régulateur des ARS, une plus grande professionnalisation des procédures de fusion."
Pour ne pas conclure.
PG





Sources : ARS d'Île-de-France, IGAS, ANFH.

mardi 16 août 2016

La prise en charge par la sécurité sociale a augmenté et le reste à charge pour les patients diminue


Depuis 2012, les conditions d’accès aux soins sont une priorité pour ce gouvernement, qui a permis de meilleurs remboursements par la sécurité sociale, fait baisser les dépassements d’honoraires et engagé une politique qui doit permettre d’enrayer la hausse continue de certains tarifs.
Contrairement à certains propos de presse, la prise en charge des Français en matière de santé s’est améliorée. Au moment où les candidats à la primaire de la droite annoncent des franchises médicales, des baisses de remboursement par l’assurance maladie et une plus grande liberté tarifaire,
Marisol Touraine rappelle l’engagement du gouvernement à l’égal accès à la santé de tous, qui repose d’abord sur l’assurance maladie solidaire et non des assurances complémentaires qui remboursent d’autant plus qu’on les paie plus cher.
1) La prise en charge par la sécurité sociale a augmenté continûment depuis 2012, comme le montrent les comptes de la santé : la prise en charge solidaire est passée de 77,2 % en 2011 à 78 % en 2014.
Dans le même temps, la part à la charge des ménages, après intervention de l’assurance maladie et des complémentaires, a diminué : elle est passée de 9,1 % en 2011 à 8,5 % en 2014. Cela représente un gain de pouvoir d’achat de plus de 1 milliard pour les ménages.
Ainsi, les franchises médicales ont été supprimées pour les 1,2 million d’assurés modestes bénéficiaires de l’aide à la complémentaire santé. Le gouvernement a instauré la prise en charge à 100 % de plusieurs actes (contraception pour les mineures, dépistage organisé du cancer du sein, interruption volontaire de grossesse). Il a permis un accès rapide aux nouveaux traitements contre l’hépatite C.
2) Les dépassements d’honoraires ont baissé depuis 2012 alors qu’ils avaient explosé depuis 15 ans : alors que le dépassement moyen était passé de 38 % en 2000 à 56 % en 2011, il est passé à 53 % en 2015. Cela tient à la détermination forte du gouvernement et à l’engagement d’un nombre croissant de professionnels dans les contrats d’accès aux soins qui, en échange de la modération des tarifs, permettent de mieux rembourser les patients. Un tiers des médecins de secteur 2 se sont engagés dans cette démarche.
3) La mise en place des contrats responsables a deux objectifs : mieux couvrir les dépenses de tous et éviter l’escalade des tarifs pratiqués par quelques-uns. Pour la première fois, les assurances complémentaires sont obligées de proposer une prise en charge minimale pour les lunettes par exemple, et de prendre en charge le forfait journalier hospitalier sans limite de durée. Avant la réforme 34 % des contrats ne prenaient en charge ce forfait que pour une durée limitée, laissant des coûts élevés à la charge des patients en cas de séjour long à l’hôpital.
4) Mieux prendre en charge, c’est aussi limiter l’escalade de certains tarifs. Trop souvent, des patients se voient demander le montant du remboursement de leur mutuelle par un professionnel qui ajuste ses tarifs en conséquence. Pour cette raison, il faut limiter les prises en charge complémentaires les plus élevées. Seulement 12% des assurés paient des dépassements allant au-delà des plafonds de remboursements encadrés, ce qui veut dire qu’ils payent des soins à des tarifs qui sont 2, 3 voire 4 fois ceux de l’assurance maladie. Seule une partie d’entre eux de toute façon bénéficiait avant la réforme d’une couverture complémentaire allant jusqu’à ces niveaux.
Le gouvernement a la volonté de protéger l’accès à la santé de tous, en améliorant la prise en charge par l’assurance maladie et en favorisant des tarifs raisonnables et adaptés. Le débat est clairement posé face à ceux qui veulent que ceux qui ont des revenus élevés soient mieux remboursés. Pour ce gouvernement, la justice passe par l’égal accès aux soins de tous.

vendredi 12 août 2016

Le 15 septembre manifestons contre la loi travail


Le 15 septembre, les organisations syndicales (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL, FIDL...)  appellent à se mobiliser contre la loi El Khomri, pour obtenir l’abrogation de cette loi et conquérir de nouvelles garanties et protections collectives.
Rappelons que le Conseil constitutionnel a validé la loi travail globalement, et que le Premier Ministre a assuré que les mesures d’application seront prises rapidement...




Pour l'ensemble des travailleurs (des secteurs publics et privés), des retraités, des étudiants, des lycéens, des privés d'emplois... ce sera l’occasion de marquer leur vive opposition  aux mesures qui pour la plupart ne sont pas acceptables. 
On ne peut pas prétexter lutter contre le chômage et favoriser les licenciements, on ne peut pas non plus accepter la possibilité de ne payer qu'à la hauteur de 10 % les heures supplémentaires qui auparavant étaient payées à 25 % ! etc etc
Nous pouvons amener l'abrogation de la loi travail, il faut un rapport de force conséquent, n'oublions pas que le contrat première embauche (CPE)  a été retirée devant l’ampleur de la contestation nationale, ceci démontre qu'une loi peut sauter il suffit de s'en donner les moyens.

PG


L’ARS Ile-de-France définit huit territoires de santé correspondant aux huit départements de la Région


L’ARS de la région Île-de-France a définit huit territoires de santé qui correspondent aux huit départements de la Région.

Le directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France a défini huit territoires de santé correspondant aux huit départements de la région : Paris, Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val de Marne, et Val d’Oise.

Cette redéfinition du paysage de la santé publique en Île-de-France est l’aboutissement de l’examen approfondi de plusieurs scénarii, et du recueil des avis de la Conférence régionale de la santé et de l’autonomie, des Conseils généraux, du Préfet de la Région Ile-de-France, et des contributions de très nombreux partenaires et institutions régionales (Conseil régional, AP-HP…).
Cette nouvelle organisation doit permettre de mettre en œuvre au plus près des territoires les grandes priorités que l’Agence régionale de santé s’est fixées: l’amélioration de la qualité du système de santé francilien (de l’offre de soins sanitaire et médico-sociale aux activités de prévention), la réduction des inégalités de santé à l’intérieur de la région, et l’efficience des moyens consacrés à la santé.




lundi 8 août 2016

En Grèce, la santé est devenue un luxe


AUSTÉRITÉ: Il y a un an, Athènes obtenait de ses créanciers 80 Milliards d'euros d'aide en contrepartie de mesures de rigueur sans précédent. 

Les conséquences sur le système hospitalier 
ont été désastreuses.

En Grèce,il y a un avant et un après 13 juillet 2015. Ce jour-là, le pays, après s'y être pourtant opposé le 5 juillet par référendum, cédait finalement à ses créanciers, se résolvant à appliquer un énième plan d'austérité afin de pouvoir toucher une aide de 80 Milliards d'euros. Un plan de rigueur qui a impacté de nombreux services publics, dont les hôpitaux.
 Il y a un an, on a diagnostiqué à Sofia un cancer de l'estomac. Récemment, cette retraitée de 65 ans s'est rendue à Evangelismos, le plus grand hôpital d'Athènes, pour suivre l'évolution de la maladie.
Après une heure d'attente dans une salle bondée, une secrétaire l'informe que le scanner, usé, est en panne.
Un autre rendez-vous lui est proposé... trois mois plus tard, le temps de traiter les patients « plus atteints ». Sofia est dans l'impasse : « En clinique privée, l'examen me coûterait 500 euros. Je n'ai pas les moyens, ma pension retraite est de 750 euros par mois. Et je suis déjà obligée d'acheter très cher mon traitement en pharmacie car à l'hôpital les stocks sont épuisés. Tout le monde a peur de tomber malade. »
Et pour cause, l'hôpital d'Evangelismos est au bord de l'implosion. Depuis le début de la crise qui frappe le pays, son budget a diminué de moitié tandis que sa fréquentation a bondi de 25 %. L'établissement s'est converti au système D : en plus des chambres surchargées comptant jusqu'à six patients, les couloirs regorgent de brancards usés servant de lits. Les familles se voient parfois contraintes d'acheter draps, couches et compresses pour leurs malades.
 « On se croirait dans un pays du tiers-monde », juge Ilias Sioras, cardiologue et président de l'union des médecins d'Evangelismos. Dans son service, il n'a souvent d'autre choix que de priver certains patients d'examens basiques. « Nous faisons tout ce que nous pouvons, les médecins travaillent quatre-vingts heures par semaine pour un salaire dépassant péniblement les 1.500 euros. Et malgré cela, nous sommes impuissants, la santé est devenue un luxe... »
 Pour faire face à l'urgence sanitaire, une cinquantaine de cliniques sociales ont vu le jour, comme le dispensaire Kifa, au cœur de la capitale. Créé en 2012, le centre a des allures de grand appartement : deux cents mètres carrés organisés en cinq salles, pour les opérations basiques, les soins dentaires, les échographies. Le tout géré par des bénévoles. Pourtant, le service n'a rien à envier à Evangelismos. « Voici un nouvel appareil pour détecter les problèmes cardiaques, envoyé par les Allemands ! » montre fièrement Kostas Kokossis, un retraité qui administre les lieux. Le dispensaire bénéficie d'importants dons. « Des hôpitaux nous envoient des machines, des patients nous font parvenir des surplus de médicaments. »

Chaque semaine, le centre soigne plus d'une centaine de personnes, en partie dépourvues de couverture médicale, comme un quart des Grecs. Kostas Kokossis reçoit régulièrement des appels d'hôpitaux cherchant à se procurer des médicaments. « C'est le monde à l'envers, l'Etat en vient à compter sur nous. Nous ne devrions pas exister dans un pays occidental. Mais j'ai bien peur que nous ne soyons pas près de disparaître... »



Licenciement d'un représentant du personnel : Que vaut aujourd'hui l'inspection du travail face à l'autoritarisme gouvernemental ?


La ministre du travail Myriam El Khomri a validé ce lundi 8 août le licenciement d’un délégué syndical CGT d’Air France accusé d’être impliqué dans l’affaire dite de la « chemise arrachée ».
Le secrétaire général de la CGT, a estimé  « proprement scandaleux » que la ministre du Travail ait validé le licenciement d’un délégué du personnel d’Air France, y voyant une « attitude revancharde » du gouvernement après l'opposition des syndicats de salariés et d'étudiants contre la loi travail (CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL).
"La Vie Hospitalière" rappelle que l'’Inspection du travail, avait refusé en janvier le licenciement pour faute lourde du représentant du personnel. La direction  d'Air France a  formé un recours auprès du Ministère du Travail. Nous avons là la preuve que le politique outrepasse l'entendable, et, méprise les droits  des travailleurs (1), comme nous l'avons vu avec cette loi travail imposée à l'aide de l'article 49 alinéa 3 de la Constitution de 1958.
Si les citoyens et citoyennes manifestent ce n'est pas pour le plaisir de fouler les pavés des rues (au risque de prendre des mauvais coups...), c'est que tout simplement la coupe est pleine, et, que nous allons droit vers une révolte du monde du travail contre une forme d'exploitation de la masse salariale de plus en plus légitimisée par des textes dits de lois, certes, mais de plus en plus scélérats !
Voilà par qui le peuple est représenté, et, il n'y a qu'à se pencher sur le monde de la santé pour voir aussi combien il est touché par des mesures qui visent à privilégier la rentabilité du service public hospitalier dont des pans entiers tombent entre les mains de profiteurs, la loi santé est là avec ses orientations insidieuses, ses fermetures de services, ses restructurations - facilitées  par les regroupements hospitaliers (GHT) imposés par la loi santé -  (sans parler des ventes du patrimoine public à des affairistes du monde immobilier notamment), la honte est bien là, on est bien loin de l'hôpital-hospice qui il y a encore quelque années venait au secours des plus déshérités, aujourd'hui c'est le grand n'importe quoi dicté par la transformation de l'hôpital public en établissement de santé (depuis la loi HPST notamment) avec des impératifs budgétaires très éloignés de l'intérêt général...
Quand l'on voit cette déchéance (plus ou moins programmée de notre système social et de la protection même de nos droits) on est effectivement en droit de se poser bien des questions... et quand une ministre casse la décision de l'inspection du travail, alors on ne peut qu'admettre que les preuves de la vilenie de certains représentants du gouvernement sont bien omniprésentes.
Pour ne pas conclure. 
PG

1) Pire : l'Inspection du Travail voit ses décisions remises en cause, alors où l'employé peut -il faire respecter ses droits ?

vendredi 5 août 2016

Décès d’un résident de l’EHPAD du Centre hospitalier André Rosemond à Cayenne


Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales et de la Santé, et Pascale Boistard, Secrétaire d’Etat chargée des Personnes Agées et de l’Autonomie, ont appris avec une profonde tristesse le décès d’un résident de l’Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) du Centre hospitalier André Rosemond de Cayenne, dans l’incendie de sa chambre mardi soir.
Les ministres adressent leurs plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches.
Les personnes qui se trouvaient dans les chambres voisines ont été évacuées et relogées dans des chambres de l’EHPAD qui se trouvaient vacantes. Il n’y a pas eu d’autres personnes blessées par l’incendie, aussi bien parmi les résidents que parmi les personnels de l’établissement.
Les ministres expriment toute leur solidarité aux résidents, mais aussi aux équipes de l’EHPAD et du Centre hospitalier, profondément choqués par ce tragique accident. Une prise en charge psychologique a été mise en place immédiatement par les psychiatres du Centre hospitalier pour les résidents et leurs familles, ainsi que pour le personnel.
Afin de faire toute la lumière sur les circonstances de l’incendie, Marisol Touraine a demandé à l’Agence régionale de santé (ARS) de Guyane de mener une inspection sur place dans les plus brefs délais. Ses résultats seront rendus publics et la ministre prendra, sur cette base, les mesures qui s’imposent. 
La ministre veillera en outre à ce que tous les moyens soient mobilisés pour faire progresser l’enquête judiciaire ouverte à ce sujet.

"La Vie Hospitalière" adresse ses sincères condoléances à la famille du défunt et à ses proches.

jeudi 4 août 2016

Loi travail : Le Conseil Constitutionnel s'est prononcé ce jour


Le Conseil constitutionnel a censurées 5 mesures secondaires de la loi travail : 2 sur le fond consacrées au dialogue social dans les entreprises franchisées et aux locaux syndicaux, et  3 sur la forme, a-t-il annoncé ce jeudi 4 août.


La décision du Conseil Constitutionnel permet  "l’entrée en vigueur de ce texte qui vise à donner plus de place au dialogue social dans notre droit  du travail", selon un communiqué du Premier Ministre, qui souligne qu’aucune de ses dispositions les plus emblématiques a été déclarée contraire à la Constitution ...
Maintenant il reste à connaître quelles seront les retombées de cette loi, dans un temps probablement proche, pour les 3 fonctions publiques. En ce qui concerne la Fonction Publique Hospitalière (FPH) déjà bien malmenée (pertes d'effectifs, conditions de travail de plus en plus difficiles (etc) - la liste est longue - nous restons dubitatifs. 
Prétendre, de la part du gouvernement,  que cette loi sera bénéfique pour l'économie, nous laissent tout autant pensifs... ce n'est pas en réduisant les revenus des travailleurs que l'on permet une relance de l'économie, bien au contraire car les consommateurs potentiels se limitent dans leurs achats, par faute de moyens tout simplement, de fait l'augmentation des salaires, des retraites, des pensions... est la seule véritable orientation pour créer une véritable dynamique économique, tout le reste n'est que roupie de sansonnet.

mercredi 3 août 2016

Un médecin prend l’engagement de « NE PLUS VACCINER » après avoir assisté au Symposium sur l’autisme à Chicago


Quand, rarement, la réalité se heurte à des croyances de longue date, il arrive que seuls quelques rares individus  soient épargnés d’un apprentissage très douloureux. Ces réveils ne sont nulle part plus dramatiques que quand ils se produisent au sein d’une communauté médicale contrainte de modifier ses croyances invétérées. 
Les Etats-Unis et le reste du monde sont en train de vivre une évolution rapide qui les éveille à la dure réalité que les produits pharmaceutiques peuvent mettre la santé en péril, et à la prise de conscience que les vaccins ne sont pas efficaces, ni sans danger. Le mouvement qui entend traiter les causes de la maladie par un régime alimentaire et des méthodes naturelles, ainsi que par une profonde compréhension du fonctionnement du corps ne cesse de se développer. 
Ce mouvement n’en est pas moins combattu par certains. Cependant, comme c’est le cas pour le Dr Travis Stork (dans « Les médecins ») – et d’innombrables autres qui ne veulent pas faire face à la réalité – leur raisonnement égoïste, leurs éclats de crises de colère  ne servent qu’à illustrer l’absurdité du système conventionnel de santé dont le temps est révolu. 


Un appui de taille, mais aussi de pardon a été donné au coprésentateur du Dr Stork, le Dr Rachel Ross quand elle a eu le courage de déclarer publiquement ce qui suit à un public de Chicago dont les familles avaient des enfants handicapés par les vaccins :
« Regardant maintenant les choses de l’extérieur, j’ai maintenant l’impression de me sentir presque comme un âne…C’est un peu aussi comme si, un jour, vous vous réveilliez en vous imaginant être Dieu ! Je me suis évertuée à suivre aveuglément comme un robot tout ce qui concerne la vaccination sans chercher à disposer de nouvelles informations, de nouvelles données, sans même savoir ce que ces vaccins contenaient…Tout ceci fait partie des raisons qui font que les médecins sont tellement résistants à cette information parce qu’il s’agit en fait de réapprendre et digérer tout ce qu’ils avaient jadis appris, comme aussi de se réconcilier avec les dégâts qu’ils auraient possiblement causés au cours de leur carrière. »

Il n’y a pas si longtemps que la quatorzième conférence annuelle sur l’autisme (AutismOne) à Chicago s’est terminée. La marque laissée par les messages d’espoir et les échos révolutionnaires continue à résonner dans toutes les parties de la société, comme dans la communauté médicale. 
Au carrefour d’une épidémie d’autisme, l’élan grand public commence à mettre en lumière ce qu’ont annoncé les lanceurs d’alerte quant à la corruption et aux dommages causés par les vaccins. 
Toutes les personnes présentes à la conférence de Chicago ont pu sentir que quelque chose d’énorme était en train de se passer. Au fil de la conférence de cinq jours, des rapports racontant l’histoire de nombreux professionnels de santé qui avaient commencé à circuler, ont fait comprendre au public qu’on lui avait menti.

Il est possible que ce soit le succès grand public du film VAXXED qui ait attiré ces médecins, ces infirmières et ces chercheurs désireux de démystifier, une fois pour toutes, les dommages causés par les vaccins, dénoncés par tant de lanceurs d’alerte. C’est ainsi que la plupart des personnes qui assistaient à cette conférence ont, à leur corps défendant, fait l’expérience d’un douloureux et rapide apprentissage.

Il est possible que l’éveil du public se soit principalement produit quand le Dr Kalb a assisté à la conférence : Dissecting Whistleblower Documents : A Story of Corruption, (la dissection des documents des lanceurs d’alerte : une histoire de corruption) au cours de laquelle, le Dr Brian Hooker, le Dr Judy Mikovitz et Michael Hugo ont présenté des preuves accablantes et quantités de documents à une salle pratiquement debout qui n’a pas cessé  d’applaudir pendant une heure et demi. 
Il est aussi possible que quantités de personnes se soient réveillées au cours de la session « questions-réponses » qui a suivi la projection du  film documentaire VAXXED. 
Peu importe. Ce qui est certain, c’est que le Dr Kalb ne sera plus jamais le même médecin de famille. La preuve de sa transformation est le document qui a été rendu public et qui dit : « Plus jamais de vaccins à la Médecine Familiale de Cool Springs »

Dans le document, « Cool Springs Family Medicine » présente huit raisons pour lesquelles  les soignants ne feront plus vacciner leurs patients.

Le document rendu public conclut par ces mots :

« …Comme je l’ai toujours fait, et comme c’est ma responsabilité en tant que médecin de famille, je serai, le mieux que je pourrai, le défenseur de chacun de mes patients. Je continuerai toujours à respecter les choix éclairés de mes patients. »

Nous avons tous, au cours de notre vie vécu des événements si puissants qu’ils laissent une impression permanente. Dans ces cas, il y a toujours un avant et un après. 
Une fois que pareil événement est gravé dans notre âme, il nous devient impossible de comprendre pourquoi nous n’avons pas pu voir clair plus tôt. 
La communauté médicale, et toutes les personnes touchées par son influence, sont en train de connaitre un réveil rapide vers une conscience plus élevée et la véritable guérison. Il appartient à la masse critique de l’opinion publique de soutenir avec pardon et amour ceux qui se trouvent encore au sein de ce système médical étroitement contrôlé et qui veulent se lever pour sortir de ce sombre âge médical et prendre distance de toutes ces forces qui en sont responsables.

Source : Jeffereyjaxen  via initiative citoyenne