lundi 26 septembre 2016

Mobilisation des retraité(e)s le 29 septembre


Les neuf organisations de retraité(e)s CGT, FO, CFTC, CGC, FSU, Solidaires, FGR-FP, LSR, Ensemble & Solidaires-UNRPA se sont rencontrées le 7 septembre dans les locaux de Solidaires.
Cette unité d'action, sur des revendications partagées sur le pouvoir d'achat, tient bon malgré le clivage des organisations syndicales «des actifs» entre deux pôles, la contestation et le soutien de la Loi Travail, les « réformistes » et les « revendicatifs ». La confédération CFDT a vainement fait pression sur la CFTC et la CGC pour que leurs retraité(e)s changent de camp...
Un modèle de tract pour les équipes locales appelle à l'action le 29 septembre. Il porte les revendications communes :
- Pour le retour à une revalorisation annuelle des pensions au 1er janvier de l'année en prenant en compte l'évolution du salaire moyen.
- Pour une pension au moins égale au SMIC revendiqué pour une retraite complète.
- Pour le rattrapage du pouvoir d'achat perdu sur les pensions, la baisse de la CSG des retraité-e-s et l'abrogation des mesures fiscales régressives contre les retraités : la demi part fiscale et l'exonération des majorations familiales.
- Pour l'amélioration du pouvoir d'achat des retraites, le maintien des pensions de réversion et la suppression des conditions de ressources.
- Pour le développement et le renforcement de services publics de qualité indispensables au mieux vivre individuel et collectif (santé, transports, culture, sécurité, etc.).
Une lettre commune demande une rencontre à la ministre Touraine sur la perte de pouvoir d'achat et ses conséquences dramatiques, les insuffisances de la loi aide à l'autonomie et du Haut Conseil de la Famille de la Famille, de l'enfance et de l'âge, où les syndicats de retraité(e)s sont exclus.
Un colloque se prépare pour fin novembre afin de montrer et réfléchir sur la réalité des retraité'(e)s et de leur pouvoir d'achat, sur la place des retraité(e)s dans la société. Les réflexions seront précédées d'informations d'un représentant d'une organisation syndicale au COR, d'un responsable de la CNAV, d'un économiste travaillant sur les retraites...
Source : Solidaires

lundi 19 septembre 2016

Un été meurtrier pour les infirmier(e)s


Cinq infirmier(e)s ont mis fin à leurs jours au cours de l’été, certain(e)s sur leur lieu même de travail. 
Les organisations syndicales, qui dénoncent les conséquences des restructurations à l’hôpital, ont interpellé la ministre de la Santé.
Le 13 août, le funeste décompte s’est de nouveau enclenché. Une infirmière du service médical interprofessionnel de la région de Reims (SMIRR) s'est donné la mort. La deuxième de ce service en trois semaines. Le Parisien indique que « l'une des deux infirmières était revenue depuis peu de temps d'un arrêt de travail de plusieurs mois, après avoir dénoncé le harcèlement dont elle était victime ». 
En tout, cinq infirmiers se sont suicidés durant l'été
Le 30 juin, ce fut le cas d’un soignant de la Sarthe, qui a mis en cause la direction de son établissement dans une lettre, que s’est procurée la CGT, indique le site infirmier.com.

Sur le lieu de travail
Suite à la minute de silence consacrée au suicide d'une infirmière du Havre le 24 juin, son mari a lu un courrier qu'elle avait laissé. Selon France bleu, elle y dénonçait la pression exercée depuis plusieurs mois par sa hiérarchie, afin de l'obliger à quitter son service. 
Le 13 juin, un infirmier toulousain avait lui aussi mis fin à ses jours. Dans un communiqué, la CGT du CHU de la ville rose s'interroge sur « ce geste qui par le fait d'être sur le lieu de travail interroge tout le fonctionnement actuel du CHU » et exige « un moratoire sur toutes les restructurations au CHU ». 
Pour l'heure, c’est le seul de ces suicides à avoir été reconnu comme accident du travail.
« Prévenir la survenue d’autres drames »
Plus globalement, la CGT santé déplore qu'« en dépit du protocole d’accord sur la prévention des risques psychosociaux signé par le gouvernement et huit organisations syndicales de la Fonction publique, aucune mesure concrète n’est appliquée à ce jour pour prévenir toutes les violences faites aux agents sur leur lieu de travail et pour lutter contre le harcèlement moral ». Même écho du côté de la Coordination nationale des infirmiers (CNI), sur le site de l'organisation. Dans une lettre ouverte envoyée à la ministre de la Santé, le syndicat parle de « non-assistance à personnels en danger », dénonce le « mutisme » de Marisol Touraine et demande de « prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir la survenue d'autres drames ».
La ministre de la Santé a fini par se dire « profondément attristée », sur le site espaceinfirmiers.fr, et a promis pour cet automne « une série de nouvelles mesures, qui s'appuieront notamment sur les travaux actuellement menés par l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) ». Elles compléteront le travail déjà engagé depuis 2012 sur la prévention des risques psychosociaux.



Nous avons donné déjà en 2012 notre position concernant les suicides et les violences dans le milieu hospitalier, c'est de pire en pire, et les mesures engagées par le gouvernement au nom principalement de la rentabilité laissent peu de place à l'humain...

La déshumanisation des hôpitaux serait-elle engagée ?...

Notre système de santé ressemble de plus en plus à ce qu'il y a de plus mauvais outre-atlantique... mais est-ce vraiment un hasard, dans ce monde où le profit est devenu le leitmotiv... un monde à l'échelle humaine, ce n'est plus pour demain, surtout quand l'on voit de plus en plus des structures hospitalières se regrouper et devenir des groupes structurés avec des services centralisés (dont certains tombent dans le secteur privé lucratif (1)), bien éloignées de l'intérêt général, et ayant que faire des patients, de leur familles, de leurs proches... si ils ne représentent pas une source de profits...(souvent privés (2) )...

L'hôpital se vide de son essence même, un grand vide c'est l'impression laissée par les nouveaux établissements... de grands espaces où les personnels sont de moins en moins proches des malades...à quand des robots soignants ?

Pour "La Vie Hospitalière" la situation est préoccupante, d'autant que des restructurations au sein même des Groupement Hospitaliers de Territoires (GHT)  pourraient aggraver le mal être des soignants avec toutes ses conséquences...

Il y a urgence !


1) Services de gardiennage, d'espaces verts, d'entretien général, de soins (radiothérapie etc) ...
2) Parkings payants, cafétarias etc etc




Un été meurtrier pour les infirmier(e)s


Cinq infirmier(e)s ont mis fin à leurs jours au cours de l’été, certain(e)s sur leur lieu même de travail. 
Les organisations syndicales, qui dénoncent les conséquences des restructurations à l’hôpital, ont interpellé la ministre de la Santé.
Le 13 août, le funeste décompte s’est de nouveau enclenché. Une infirmière du service médical interprofessionnel de la région de Reims (SMIRR) s'est donné la mort. La deuxième de ce service en trois semaines. Le Parisien indique que « l'une des deux infirmières était revenue depuis peu de temps d'un arrêt de travail de plusieurs mois, après avoir dénoncé le harcèlement dont elle était victime ». 
En tout, cinq infirmiers se sont suicidés durant l'été
Le 30 juin, ce fut le cas d’un soignant de la Sarthe, qui a mis en cause la direction de son établissement dans une lettre, que s’est procurée la CGT, indique le site infirmier.com.
[timestamp].gifSur le lieu de travail
Suite à la minute de silence consacrée au suicide d'une infirmière du Havre le 24 juin, son mari a lu un courrier qu'elle avait laissé. Selon France bleu, elle y dénonçait la pression exercée depuis plusieurs mois par sa hiérarchie, afin de l'obliger à quitter son service. 
Le 13 juin, un infirmier toulousain avait lui aussi mis fin à ses jours. Dans un communiqué, la CGT du CHU de la ville rose s'interroge sur « ce geste qui par le fait d'être sur le lieu de travail interroge tout le fonctionnement actuel du CHU » et exige « un moratoire sur toutes les restructurations au CHU ». 
Pour l'heure, c’est le seul de ces suicides à avoir été reconnu comme accident du travail.
« Prévenir la survenue d’autres drames »
Plus globalement, la CGT santé déplore qu'« en dépit du protocole d’accord sur la prévention des risques psychosociaux signé par le gouvernement et huit organisations syndicales de la Fonction publique, aucune mesure concrète n’est appliquée à ce jour pour prévenir toutes les violences faites aux agents sur leur lieu de travail et pour lutter contre le harcèlement moral ». Même écho du côté de la Coordination nationale des infirmiers (CNI), sur le site de l'organisation. Dans une lettre ouverte envoyée à la ministre de la Santé, le syndicat parle de « non-assistance à personnels en danger », dénonce le « mutisme » de Marisol Touraine et demande de « prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir la survenue d'autres drames ».
La ministre de la Santé a fini par se dire « profondément attristée », sur le site espaceinfirmiers.fr, et a promis pour cet automne « une série de nouvelles mesures, qui s'appuieront notamment sur les travaux actuellement menés par l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) ». Elles compléteront le travail déjà engagé depuis 2012 sur la prévention des risques psychosociaux.


Voir aussi:
SUD CHU de Caen (trois suicides d'infirmiers en un mois)



vendredi 16 septembre 2016

Manifestations loi travail, une fois de plus ! La police frappe aveuglément et mutile


Hier 15 septembre, aux alentours de 16 h 45 alors que le cortège parisien de la manifestation intersyndicale contre la loi travail finissait place de la République, Laurent Theron, père de deux enfants, 46 ans, secrétaire médical à l’Hospitalisation A Domicile (HAD) de l’unité Albert Chennevier de Créteil (94), syndiqué au syndicat SUD Santé Sociaux de l’AP/HP, a vraisemblablement reçu au visage un morceau d’une grenade lancée par les forces de l’ordre.
Malheureusement, malgré les soins prodigués cette nuit à l’Hôpital Cochin, Laurent Theron a perdu l’usage de son œil.
Selon de multiples témoignages, rien ne justifiait de faire usage de la force à l’encontre de Laurent Theron. En effet, celui-ci se trouvait à côté du skate park à l’entrée de la place et discutait comme beaucoup d’autres personnes autour de lui en fin de manifestation. Il n’y avait à proximité aucune action à l’encontre des forces de police. Pourtant les forces de l’ordre ont lancé une charge accompagnée de tirs massifs de grenades lacrymogènes, de grenades désencerclantes et de flash ball. C’est à ce moment là que Laurent Theron a été blessé à l’œil, son voisin étant lui blessé aux jambes.


Dans les images disponibles, une goupille de grenade est parfaitement visible dans le sang de notre camarade. Pris en charge, notamment par les « Street Medic », Laurent a du attendre 55 minutes avant d’être pris en charge par les pompiers.

Vidéo #loitravail : touché à l’œil, un homme s'écroule - https://t.co/SqWzCcUOIE @akraland @davidperrotin @TaranisNews
— D Anthony (@AnthonyDepe) September 17, 2016
L’Union Syndicale Solidaires et la Fédération Sud Santé Sociaux apportent tout leur soutien à Laurent Théron comme aux nombreux-ses blessé(e)s d’hier et de ces derniers mois. Nous dénonçons avec force l’usage disproportionné des grenades de désencerclement, lacrymogènes et des tirs de flash ball qui ont fait des centaines de blessé(e)s, parfois très graves. L’Inspection Générale de la Police Nationale a été saisie dans de nombreux cas, notamment par des militant(e)s de Solidaires blessé(e)s alors qu’ils/elles manifestaient pacifiquement.
A ce jour, aucune sanction n’a encore été prononcée et le principal responsable de cette situation, le ministre de l’intérieur B.Cazeneuve est toujours en poste.
L’Union Syndicale Solidaires, partie prenante de l’appel Contre l’intimidation technologique des manifestants, pour la liberté d’expression et de manifestation, aux côtés de syndicalistes, avocat(e)s, écrivain(e)s, député(e)s continue à exiger l’interdiction de l’usage des lanceurs de balle et des grenades de désencerclement.
Plus largement, l’Union syndicale Solidaires, avec la CGT, la FSU, le SAF, la LDH, la FIDL et l’UNL demande l’ouverture d’une enquête parlementaire sur les choix opérés par le ministère de l’Intérieur depuis le début de la mobilisation contre la « loi travail » et que les responsables de la mutilation de Laurent Théron répondent de leurs actes.

(Communiqué de la Fédération SUD Santé-Sociaux)
Consultez le site de SUD AP-HP pour plus d'informations (dont le communiqué de presse)


Un manifestant de Solidaires blessé gravement le 15 septembre


Touché par un projectile pendant une charge policière, Laurent Theron a perdu l’usage de son œil lors de la dernière manifestation contre la loi travail, jeudi.
" Mon œil a pu être sauvé mais la vision est perdue "
Laurent Theron, un manifestant de 46 ans, a été grièvement blessé au visage jeudi à l’issue de la manifestation parisienne contre la loi travail. 
Secrétaire médical de l’AP-HP (Assistance publique des hôpitaux de Paris), il a perdu la vision à un œil. 
Son syndicat, SUD-Solidaires (1), qui a recueilli plusieurs témoignages de personnes présentes au moment des faits, affirme qu’il a « vraisemblablement reçu au visage un morceau d’une grenade lancée par les forces de l’ordre ». 
L’Inspection générale de la police nationale est saisie. Encore hospitalisé, Laurent Theron témoigne. Il sera auditionné par la police des polices demain, selon son avocat.
Pourquoi étiez-vous sur la place de la République ?
"Je participais au défilé contre la loi travail dans le cortège de mon syndicat, Solidaires. Lorsque le cortège est arrivé à République, je suis resté un peu sur la place. Il était environ 16 heures 30. Je me promenais en observateur, tout seul, pour voir ce qui se passait. Ça commençait à chauffer entre les manifestants et la police. Il y a eu des jets de grenades lacrymogènes et plusieurs jeunes cagoulés qui les renvoyaient. Puis une première charge. La situation était de plus en plus tendue, j’ai donc décidé de quitter la place avant d’être encerclé par la police ou en danger."
Est-ce que vous vous souvenez du moment ou vous avez été touché à l’œil ?
"J’étais là depuis vingt minutes et je me dirigeais vers une des rues adjacentes pour partir. Au niveau de la partie Est de la place, j’ai vu un mouvement des forces de l’ordre. J’ai entendu une forte détonation et au même même mon œil m’a fait extrêmement mal. Je me suis retrouvé par terre à quatre pattes, je sentais beaucoup de sang qui coulait et, immédiatement, que mon visage était déformé. J’ai demandé l’assitance d’un médecin car je sentais que c’était une blessure grave. J’ai attendu une heure pour que les pompiers arrivent. Pendant ce temps, je continuais à perdre beaucoup de sang. Je voulais me rendre à l’hôpital à pied mais les policiers m’ont demandé d’attendre en me disant que les secours allaient bientôt arriver."
Quel est votre état actuellement ?
"J’ai été pris en charge à l’hôpital Cochin par un chirurgien spécialiste de l’œil. J’ai plusieurs fractures des os qui entourent le globe occulaire. J’ai été opéré dans la nuit. Mon œil a pu être sauvé, mais la vision est perdue. Je vais sûrement devoir subir une nouvelle opération dans les jours qui viennent et être hospitalisé pendant cinq jours. Je vais faire un peu d’humour : j’ai eu très peur de me retrouver avec un œil de verre comme Jean-Marie Le Pen… Je veux témoigner pour que l’on sache que monsieur-tout-le-monde peut perdre son œil en manifestant à Paris. J’ai également l’intention de porter plainte."

Auteur de l'article : Ismaël Halissat

Place de la République, jeudi 15 septembre. Photo Samuel Boivin © 
Source : Libération.fr 
1) La Fédération SUD Santé-Sociaux  a diffusé un communiqué à ce sujet.

Halte aux violences policières !

Pour "La Vie hospitalière" il n'y a plus aucun doute, le gouvernement cherche à utiliser tous les moyens pour casser les manifestations en utilisant la force ! 
Ces violences sont inacceptables !
Pour nous le gouvernement est hautement responsable des violences policières car les forces de l'ordre agissent que s'ils en ont reçu l'ordre ! 
Il y a des responsables de ces actes gravissimes (qui se répètent de plus en plus)  ils doivent payer coûte que coûte !

La démission du gouvernement apparaît la seule solution pour abaisser les tensions !
Le pavé est lancé, et la démission du gouvernement serait la meilleure des réponses, car rien, absolument rien ne sera résolu dans la violence, et, puis il y a trop de personnes blessées par les armes utilisées par la police, il est temps, grand temps qu'il soit respecté le principe de la légitime défense (les coups portés ne doivent pas être supérieurs à ceux pouvant être reçus...) et, que cessent ces actes gratuits, ces actes de laches, à la limite criminels contre des manifestant(e)s qui ont pourtant le droit d'exprimer leurs mécontentements contre des "lois" qui méritent que la poubelle au même titre que toutes les ordures, que tous les déchets.
Le droit de manifester est un droit fondamental ! 
Il apparaît urgent de rappeler l'article 35 de la Constitution du 24 juin 1793 (Déclaration des droits de l'homme et du citoyen):
"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."
Pour ne pas conclure...

PG

mercredi 14 septembre 2016

Licenciements et départs en cascade à l'hôpital Pierre Rouquès !


L’hôpital Pierre Rouquès, la maternité des Bluets (3500 naissances, 1200 IVG et 1100 PMA) et aussi les centres de réadaptation professionnelle sont au cœur d’un tsunami qui n’en finit plus.

Folie managériale
Dirigés par l’Association Ambroise Croizat (émanation de la Fédération CGT de la métallurgie) l’hôpital et les centres de réadaptation professionnelle sont soumis depuis 2 ans à une folie managériale qui s’aggrave. En avril 2016, suite au licenciement du directeur embauché le 1er septembre 2015, le personnel soutenu par SUD Santé Sociaux et les usagers à travers l’Association Touche Pas Aux Bluets se sont mobilisés.
De mal...
Après la venue de l’ARS et malgré la présence de l’IGAS cet été, la situation a empiré : 
Au CRP Suzanne Masson, en avril 2016, départ du gestionnaire (32 ans d’ancienneté) pour difficulté de travail avec l’équipe du siège de l’AAC. 
Au siège de l’Association, la Directrice des Ressources Humaines en cours de licenciement depuis mars 2016. 
 Départ négocié du comptable présent depuis 13 ans dans un contexte de « harcèlement ». 
 Arrêt de travail de la chef de service depuis début juillet dans un contexte de « harcèlement 
 Départ en juin de la cadre Sage-Femme, coordinatrice des soins. 
 Départ en juin du référent Pédiatre. 
 Départ de la cadre Sage-Femme de la salle de naissance prévu en novembre.
...en pis
Et ce n’est pas fini : 
Le 8 septembre, la Direction Générale mettait fin à la période d’essai du DRH Associatif embauché 6 mois plus tôt. Son dernier acte aura été de rédiger, ce même jour, la lettre de licenciement de la DRH qu’il devait remplacer, après 25 ans dans l’établissement, pour inaptitude dans un contexte de « harcèlement ». 
Le 9 septembre à 12h30, la Direction Générale, devant les salariés médusés, limoge la Chef Comptable du siège de l’Association Ambroise Croizat, lui intimant l’ordre de quitter les lieux immédiatement et de ne plus jamais y remettre les pieds.
Cette cascade de licenciements et de départs associée à la fuite en avant financière avec emballement des dépenses inquiète fortement les personnels.
Touche pas Aux Bluets !
Le Syndicat SUD Santé Sociaux 75 et la Fédération SUD Santé Sociaux appellent l’IGAS a remettre leur rapport dans les plus brefs délais afin que la DGOS puisse prendre toutes les mesures nécessaires afin de sauver l’hôpital Pierre Rouquès dont le maintien est indispensable dans le dispositif sanitaire parisien.


contacts presse :
Virginie GOSSEZ 06 42 00 84 89
Jean VIGNES 06 58 58 96 06
Site de l’association "touche pas aux bluets" 

samedi 10 septembre 2016

La carte des mobilisations contre la loi travail


La loi travail a été promulguée le 9 août. Les mobilisations pour son abrogation se poursuivent. A l’initiative de l’intersyndicale opposée à la loi (CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL), une journée de manifestations est prévue le 15 septembre. L’intersyndicale dénonce une « logique de dumping social » qui « va engendrer davantage de précarité ». Basta ! relaie la carte nationale des mobilisations et la déclaration commune de l’intersyndicale.
La loi Travail n’est pas bonne pour les salariés et les jeunes. Elle ne le sera pas non plus pour l’économie du pays. Alors que le chômage et la précarité augmentent, en affaiblissant les conventions collectives au profit des accords d’entreprise, cette loi accroît la concurrence entre les entreprises poussant à l’alignement sur le « moins offrant » pour les salariés. Cette logique de dumping social va engendrer davantage de flexibilité et de précarité et remettre en cause nombre d’acquis sociaux.
Cette loi contrevient aux conventions 87, 98 et 158 de l’Organisation Internationale du Travail relatives à la négociation collective, aux libertés syndicales et aux licenciements.
Les organisations syndicales étudient tous les recours et moyens juridiques possibles pour s’opposer à la mise en œuvre de la loi Travail.
L’emploi, les salaires et les conditions de travail restent des préoccupations majeures pour les citoyens.
Le chômage et la précarité sont des fléaux pour notre pays. Les créations d’emplois, dans le privé comme dans le public, sont pourtant nécessaires pour répondre aux besoins de toute la société. La stabilité et la qualité des emplois sont non seulement gage de progrès social et de qualité de vie pour les salariés et les jeunes, mais sont aussi un facteur essentiel de création d’emplois. La loi Travail tourne le dos à cet enjeu ! Tous les pays qui ont fait l’expérience d’une telle réforme du droit du travail (Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Allemagne) en mesurent aujourd’hui les conséquences néfastes.
Affaiblir le code du travail, c’est affaiblir les droits de tous les salariés !
Il est clair qu’à terme la fonction publique sera aussi concernée car nombre de règles statutaires relève de la transposition de dispositions du code du travail (dialogue social, respect de la hiérarchie des normes et des droits collectifs, temps de travail, etc.).
C’est pourquoi nos organisations continueront à mener tous les débats nécessaires avec les salariés et les jeunes pour, à l’inverse de cette loi, promouvoir d’autres propositions, obtenir son abrogation et gagner de nouveaux droits pour toutes et tous.
Pendant l’été, de nombreuses initiatives locales se sont développées et la carte postale au Président de la République a été largement utilisée. Comme nous l’avons écrit au Président de la République, « on se retrouve à la rentrée... », notamment sur les meetings et débats unitaires déjà programmés.
Les organisations dénoncent les faits de répression dont sont aujourd’hui victimes des militants syndicaux, des jeunes, des salariés et des agents publics.
Les organisations syndicales de salariés et de jeunesse CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL appellent les salariés, privés d’emploi, étudiants, lycéens, retraités à se mobiliser massivement pour réussir la journée d’actions du 15 septembre contre la loi Travail, selon des modalités décidées localement (rassemblements, manifestations, grèves, etc…), pour obtenir l’abrogation de cette loi et conquérir de nouvelles garanties et protections collectives.
Les Lilas, le 31 août 2016

Pour voir la carte des manifestations (à consulter régulièrement car elle est souvent mise à jour)

Pour "La Vie Hospitalière" il est grand temps de faire un grand nettoyage et virer comme il se doit tous ceux qui mènent notre pays à la faillite (mais devrons-nous attendre 2017 ? La question est posée), ils tirent profits de tout, et pillent notre patrimoine public prétextant des besoins budgétaires et autres.
Notre système de santé n'a jamais été aussi près du gouffre c'est là un triste constat. 
Il est temps de mettre un terme aux orientations de ces décideurs qui ne représentent plus les intérêts de la France mais bien des intérêts particuliers...(les exemples ne manquent pas)...
Les regroupements hospitaliers imposés par la loi santé ne sont que des orientations permettant encore, un peu plus, de restructurations et avec elles des pertes d'emplois qui prouvent combien le gouvernement se moque bien des agents hospitaliers, ces orientations créant encore un peu plus de difficultés sur le marché du travail par la perte de milliers d'emplois toujours possible si nous ne les arrêtons pas !
Notre avenir est entre nos mains.


vendredi 9 septembre 2016

Le 15 septembre manifestons pour l'abrogation de la loi travail !


Abrogation de la loi Travail, première exigence de la rentrée sociale ! 
Cette loi passée en force à grands coups de 49.3, a été promulguée en août par le gouvernement, qui oblitère de ce fait, le débat démocratique. 
Avec la loi Travail, le gouvernement organise le dumping social, dans le privé mais aussi dans le public.

Via la contractualisation des rapports sociaux, la remise en cause des 35h et la flexibilité sont à l’oeuvre.

Avec l’inversion de la hiérarchie des normes, un accord peut primer sur une loi !
Déjà à l’AP/HP, un accord de flexibilité, remettant en cause les 35h a été conclu par la seule CFDT, représentant 17 % du personnel. La loi Travail c’est la généralisation de ce type d’accord, et cela concerne tout autant la sphère publique ! Le gouvernement organise la dérégulation des droits sociaux.

Attaques contre le statut des fonctionnaires !

La dérégulation sociale vers un moins disant social passe bien sûr par la remise en cause des garanties statutaires.
Cette dérégulation permet à l’employeur public de recruter sans contraintes, et donc sans règles. En ligne de mire dans la fonction publique, c’est la remise en cause du concours (rapport l’Horty, projet de loi Egalité et Citoyenneté, apprentissage...), qui reste le seul garant d’un recrutement selon des critères objectifs et non discriminants. Or il y a déjà près de 20% de contractuels dans la fonction publique !
La contractualisation engendre la précarisation et le clientélisme (tout particulièrement dans la fonction publique territoriale, gangrénée par la libre administration, où la moitié des agents C, est recrutée sans concours).
C’est aussi une dérive vers la fonction publique d’emploi, à l’opposée d’une fonction publique de carrière qui garantit l’indépendance et la neutralité du fonctionnaire.
Solidaires revendique au contraire des créations d’emplois de fonctionnaires titulaires, recrutés par concours.
C’est encore le Compte Personnel d’Activité individualisé, dont l’objectif est de favoriser des parcours public/privé, en passant outre les voies de recrutement par concours.
C’est aussi la mobilité forcée, la désorganisation des services due aux multiples réformes : réforme territoriale, groupements hospitaliers de territoire…

Politique salariale régressive

Le point d’indice à +1,2% dans la fonction publique, c’est un geste électoraliste, après six ans de gel. Le point d’indice est passé de 4,63 € à 4,65 € au 1er juillet puis passera à 4,68€ au 1er février (au total, +5 centimes), alors que les agents publics ont perdu 18 % de pouvoir d’achat depuis 2000 !
Dans le même temps, les personnels subissent les effets néfastes des réformes Fillon et Ayrault (hausse de cotisation retraite étalée de 2010 à 2020).
Solidaires revendique le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat et la réduction des écarts de rémunération (entre catégories, et entre les femmes et les hommes).

Pour toutes ces raisons, Solidaires fonction publique appelle tous les agents à s’inscrire dans la journée de mobilisations et de grève du 15 septembre !


jeudi 8 septembre 2016

Des partenaires de l’ISP publient un nouveau rapport sur la menace que représente l’ACS


Le jour où le gouvernement français a demandé à l’UE de se retirer des négociations sur le TTIP, deux partenaires de l’ISP dans la lutte contre cet accord, Attac Norway et Global Justice Now, ont lancé une campagne de sensibilisation baptisée « Un projet de privatisation mondiale – Pourquoi devons-nous mettre un terme à l’Accord sur le commerce des services ».
Le document, qui rappelle que l’ACS pourrait constituer une menace bien plus importante que le TTIP pour les services publics – car, contrairement à la plupart des accords commerciaux, il porte non pas sur les biens, mais sur les services –, vient s’ajouter aux publications telles que L’ACS contre les services publics et Les Vrais bons amis de l’Accord des entreprises transnationales, publiées par l’ISP en 2014.
Ce rapport, que l’ISP est fière de présenter, rappelle que l’ACS « entraînera de lourdes conséquences sur certains éléments n’entretenant aucun rapport avec le commerce, affectant des domaines tels que les droits des travailleurs, la réglementation des banques, et la gestion des services publics tels que l’accès à l’eau et à l’électricité au profit de la population, ou bien par des entreprises multinationales à but lucratif ».
Grâce aux efforts de l’ISP et de ses partenaires, l’ACS est rapidement devenu une question déterminante. La semaine dernière, l’ISP et Global Justice Now ont toutes deux été citées dans un article du journal The Independent intitulé « The new TTIP ? Meet TISA, the 'secret privatisation pact that poses a threat to democracy’ » (« Le nouveau TTIP ? Découvrez l’ACS, le “pacte secret sur la privatisation, qui représente une menace pour la démocratie” »).
« Les négociations sur l’ACS se sont tenues à huis clos pendant environ 18 mois, jusqu’à ce qu’elles soient publiquement mises au jour par la fédération syndicale mondiale, l’Internationale des Services Publics (ISP) », déclare l’article.
Cet article fait suite à la couverture médiatique des préoccupations de l’ISP par un nombre toujours plus important de médias. En 2014 et 2015, The Guardian et La Jornada se sont fait l’écho des inquiétudes de l’ISP sur la façon dont l’ACS risquait de mettre à mal la confidentialité des données en ligne des citoyen(ne)s. Par ailleurs, en amont de la COP21, L'Espresso a relayé les préoccupations majeures de l’ISP quant à la façon dont l’ACS menaçait de saper les efforts visant à lutter contre le changement climatique.
Les préoccupations de l’ISP et de ses partenaires sur les conséquences de l’ACS sur la privatisation des services publics ont en outre récemment résonné dans la presse.
Ce nouveau rapport attire l’attention sur le fait que l’ACS « ne concerne pas tant le commerce, mais autorise les multinationales à fournir des services au-delà des frontières ». En effet, « vous ne pouvez par exemple pas transporter un rendez-vous chez le coiffeur de l’autre côté de l’Atlantique, bien que vous puissiez transporter un coiffeur (ce qui caractérise l’une des façons dont l’ACS envisage le commerce des services) ».
En résumé, poursuit le rapport, « le danger de l’ACS repose en grande partie sur le fait qu’il transforme de nombreux services publics en marchandises devant être gérées dans un intérêt commercial plutôt que dans l’intérêt des citoyen(ne)s, qui ont besoin de services tels que la fourniture d’un accès à l’électricité, aux soins de santé et aux transports ».
Selon le rapport, les cinq principales sources d’inquiétude relatives à l’ACS sont les suivantes :
Il pourrait verrouiller la privatisation des services publics. L’ACS recèle des mécanismes, tels que les clauses dites « à effet de cliquet » ou de « statu quo », qui rendront beaucoup plus difficile l’inversion du processus de privatisation, et favoriseront grandement l’accès aux marchés pour les sociétés étrangères.
Il aura un impact dévastateur sur le climat. L’ACS renforce le principe de neutralité technologique au regard de la politique énergétique. Cela pourrait empêcher les pays de privilégier les énergies renouvelables par rapport au charbon, au pétrole et au gaz.
Il favorisera le capitalisme de casino. L’ACS mettra à mal les efforts visant à réglementer le secteur financier et éviter une nouvelle crise.
Il menacera la confidentialité en ligne. L’ACS promet d’accorder un pouvoir bien plus important aux entreprises telles que Google ou Microsoft, afin de leur permettre de transférer les données personnelles vers des pays disposant de lois plus laxistes en matière de protection des données.
Il nuira tout particulièrement aux pays du Sud. L’ACS inclut des pays tels que le Pakistan, dont le développement des services publics pourrait se voir entravé. Il menace également les pays ne faisant pas partie de l’accord, dans la mesure où, une fois l’ACS approuvé, les pays riches tenteront d’imposer des mesures similaires à l’échelle internationale, par l’intermédiaire de l’OMC.

 (Source ISP)

lundi 5 septembre 2016

L'hôpital malade ?


Une vidéo qui en dit long sur la dégradation de notre système de santé:
Le plan Santé de Marisol TOURAINE va probablement encore créer une fracture de plus, où allons-nous, la question est posée ?


Des regroupements hospitaliers imposés, des restrictions budgétaires, des fusions entraînant  des pertes d'emplois (suppressions des doublons... fermetures de services "non rentables" etc etc), il est vrai que pour "La Vie Hospitalière" l'hôpital est bien mal, un peu comme tout... car ceux qui dirigent notre pays ne semblent pas vraiment faire une priorité à l'intérêt général, le service public hospitalier n'est plus ce qu'il était et la France devient de moins en moins un exemple en matière de santé, c'est une évidence.
Attaquons nous aux véritables causes et bien des maux disparaîtront comme par enchantement...

Un village entre en résistance contre l'ARS de la région Auvergne-Rhône-Alpes


La mise en place de la réforme hospitalière issue de la loi de Santé ne fait pas que des heureux parmi les médecins et les usagers de l'hôpital. 
Tous les établissements hospitaliers publics de France, ils sont 850, avaient jusqu'au 1er juillet dernier, pour former des GHT (groupements hospitaliers de territoire), sous la houlette des ARS. Mais certains découpages administratifs passent mal. Comme à Brioude, en Auvergne, où les usagers de l'hôpital sont bien décidés à se battre pour faire valoir leurs arguments contre ceux de l'ARS. 

On recense aujourd'hui 130 GHT, de plus ou moins grande surface. Leur tâche consistera à  optimiser l'offre de soins dans le cadre du parcours de soins du patient et faire ainsi des économies en optimisant et mutualisant leurs offres et leurs commandes. 
Mais, en Auvergne, une commune de 7.000 habitants joue au village d'Astérix, une fronde à la main.
Patients et professionnels de santé ont fait circuler des pétitions
Les habitants de Brioude, en Haute Loire,  ne veulent pas que la mise en place de la loi de Santé, conduise leur centre hospitalier à intégrer le GHT de Puy-en-Velay, comme l'a décidé l'ARS de santé de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Ils demandent à être rattachés au GHT de Clermont-Ferrand, où ils ont leurs habitudes, plus proche et plus pratique à rejoindre par la route, surtout en hiver. 
Alors ils se sont mobilisés : patients et professionnels de santé ont fait circuler des pétitions. Ils ont manifesté, se sont rendus en délégation au ministère de la Santé. Et bien que les décisions n'aient pas tourné en leur faveur, ils semblent toujours prêts à se colleter à l'administration.
"Avec la nouvelle organisation voulue par l'ARS, le parcours de soins hospitalier des habitants de Brioude comportera trois étapes : le centre hospitalier de Brioude, le centre hospitalier Emile Roux (CHER) au Puy-en-Velay et si c'est plus grave, éventuellement, le CHU de Saint Etienne puisque le CHER ne peut accueillir tous les malades, notamment en cas d'AVC", résume François Boudet, le président du Comité de vigilance de l'hôpital de Brioude, une institution reconnue représentative depuis 2009. Cette association est coutumière de la mobilisation, et on l'a vue à l'œuvre lorsqu'elle revendiquait l'implantation d'un scanner au CH de Brioude. Décision d'implantation mutualisée mise entre parenthèse par l'ARS, le temps de constituer les GHT.
 Une route à deux voies enneigée l'hiver
"Nous n'avons aucune habitude avec l'hôpital du Puy", poursuit François Boudet. "Pour y aller, il faut emprunter une route à deux voies enneigée l'hiver. Il faut une heure un quart, alors qu'on rejoint Clermont-Ferrand en 45 minutes par l'autoroute", regrette-t-il. Mais cet argument n'a semble-t-il pas été retenu par la direction régionale de l'ARS, qui a promu un rattachement départemental au Puy.
"Depuis 2013, de nombreux protocoles ont été conclus entre les établissements de Brioude et de Clermont, poursuit-il.Nous sommes très inquiets, la Haute-Loire sera coupée en deux…Il y a eu beaucoup de pressions politiques, alors que l'hôpital de Clermont était d'accord pour nous intégrer dans son GHT", rappelle le président du comité de vigilance. Une pétition avait pourtant recueilli plus de 4 000 signatures, 50 conseils municipaux ont appuyé cette demande. En outre, 40 médecins hospitaliers et libéraux ont paraphé un texte court, spécifiant que "pour l'intérêt des patients, le CH de Brioude devait être rattaché à un GHT avec le CHU de Clermont Ferrand comme établissement support", et non au CH du Puy-en-Velay, "du fait d'un accès aux soins et d'une gradation des soins organisés selon des filières majoritairement en direction du pôle clermontois, depuis de nombreuses années, et tant dans le secteur public que privé ou participant au service public hospitalier".
Ce texte a été apporté en juillet 2015 au ministère de la Santé où la délégation a été reçue par un conseiller de Marisol Touraine. Lequel les a assuré que leurs craintes étaient infondées, la liberté de choix du patient étant garantie, comme par le passé. La rencontre s'est conclue par la promesse d'une nouvelle entrevue. Qui n'a jamais eu lieu puisque le 4 juillet dernier, dressant un constat de carence de propositions émanant de l'hôpital de Brioude, l'arrêté de la direction régionale de l'ARS, actait le rattachement de Brioude au GHT du Puy-en-Velay.
"Nous ne l'acceptons pas, nous avons voté contre", lâche François Boudet, bien décidé à entamer une guérilla juridique contre l'ARS.

"Ces décisions de l'ARS font autorité sur nous"

Fin de partie ? Du côté de l'hôpital de Brioude, on joue l'apaisement et on aimerait bien fumer le calumet de la paix (ou son équivalent vapoteur). 
"Ces décisions de l'ARS font autorité sur nous", résume sobrement le Dr Aline Bonnet, la présidente (pharmacien) de la commission médicale d'établissement. 'Nous avons eu la garantie que les coopérations existantes seront maintenues dans le cadre du parcours de soins des patients. 
Nous continuerons à travailler avec le CHU de Clermont et d'Issoire. Cette décision clôt notre démarche".
Beaucoup moins résigné, le président du comité de vigilance redoute que l'implantation d'un scanner, mutualisé avec Issoire, soit repoussée aux calendes grecques, à défaut d'études de faisabilité ad hoc. 
Se préparant à ferrailler avec l'ARS, par le dépôt d'un recours gracieux pour demander l'annulation du décret de l'ARS, qui se poursuivra par une action auprès du tribunal administratif, en cas d'échec. David contre Goliath ?...

(Source : EGORA)

samedi 3 septembre 2016

"Les infirmières en colère" appellent à la grève du zèle


APPEL NATIONAL INFIRMIER A LA GRÉVE DU ZELE A COMPTER DU 1er SEPTEMBRE 2016 

 - On ne répond plus au téléphone.

 - On ne revient plus sur nos repos: pour obliger les employeurs à embaucher les IDE au chômage. 

- On fait "juste" notre boulot infirmier et on laisse le soin aux directeurs et aux bureaucrates de brancarder et de nettoyer en cas d'absences non remplacées. 

- On ne fait plus ce qui n'est pas prescrit en bonne et due forme, c'est à dire identifié, daté et signé.

- On appelle systématiquement les cadres et directeurs de garde pour signaler la moindre anomalie, y compris entre 0 et 6 heures.



jeudi 1 septembre 2016

Hôpitaux : Les violences contre les personnels sont en augmentation


L’Observatoire national des violences en santé (ONVS) a publié un rapport sur les violences en milieu hospitalier déclarées en 2014. Il est souligné une augmentation des violences graves à l’encontre du  personnel hospitalier.
14.502 signalements d’atteintes aux personnes et aux biens, émanant de 337 établissements sanitaires et médico-sociaux, sont parvenus en 2014 à l’Observatoire national des violences en santé (ONVS).
Le rapport (de 110 pages) qu’il publie révèle que le nombre des déclarations de violences est en hausse bien que le nombre des établissements participant au dispositif soit en légère baisse : en 2013, 353 établissements avaient signalé 12.432 situations de violence.
Une déclaration sur trois émane d’un établissement de la région Ile-de-France.
Les infirmières en première ligne
En 2014, 18.143 personnes ont été victimes d’atteintes aux personnes et aux biens, ce qui représente 50 agressions quotidiennes et une victime toutes les 30 minutes ! Ce n'est pas rien, et le pire c'est que ces actes sont en augmentation "La Vie Hospitalière" s'interroge en toute légitimité car plus le temps passe et plus les problèmes d'insécurité augmentent pour les personnels, c'est une triste évidence.
En effet,  le personnel est majoritairement touché par les violences : il représente 85% des victimes d’atteintes aux personnes, parmi lesquels 46 % d’infirmières et 9 % de médecins.
Viennent ensuite les patients, mais en proportion beaucoup plus réduite (9%). Le personnel de sécurité représente  3% des cas...
Sur l’ensemble du territoire, la psychiatrie (21 %), les urgences (15 %), la médecine (9 %) et la gériatrie (9 %) sont les services hospitaliers qui sont les plus sujets aux violences.
Les patients et visiteurs, auteurs des violences dans 9 cas sur 10
L’ONVS a comptabilisé 11.835 auteurs de violences aux personnes. Dans 9 cas sur 10, les auteurs des violences étaient des patients (8.205) ou des visiteurs et accompagnants (2.372).
Violences graves en augmentation
Les violences physiques sont les plus fréquentes et elles sont à la hausse : elles représentent 48% de l’ensemble des agressions, soit 5.119 signalements (+3 % par rapport à 2013). Viennent ensuite les injures et insultes (32% soit 3452 signalements) puis les menaces d’atteinte à l’intégrité physique (18% soit 1888 signalements).
Les faits les plus graves, les violences avec arme pouvant aller jusqu’au crime, sont aussi à la hausse, et passent de 1 à 2 %. Dix viols, cinq séquestrations et une prise d’otage ont été notifiées en 2014. On constate l’usage d’armes à feu (un cas), d’armes blanches (12 cas) et de bombes lacrymogènes (un cas).
Dans les autres cas, du matériel hospitalier a été utilisé pour l’agression : un pied à perfusion, un plateau-repas, une massue en bois, des ciseaux, une chaise et un pistolet à bille sont évoqués dans les notifications.
C'est gravissime, et nous souhaitons vivement que des mesures efficaces soient prises, au niveau du Ministère, afin que le personnel ne soit plus exposé par ces diverses formes de violences. 
Les conditions de travail étant actuellement de plus en plus difficiles, il est probable aussi que l'exaspération des patients, et de leur entoiurage,  dans certains cas soit un facteur, car aujourd'hui ce qui compte c'est faire plus avec moins de moyens, du grand n'importe quoi qui ne fait que créer des complications à tous les niveaux.
Pour "La Vie Hospitalière" il est temps de changer la politique de Santé menée actuellement qui déshumanise de plus en plus le monde hospitalier, créant ainsi de multiples formes de violences, le personnel hospitalier est de plus sous pression ce qui ne peut pas être de nature à créer un environnement paisible c'est aussi une évidence,  ne l'oublions pas : les violences sont souvent générées dans un cadre propice à ces dernières...