jeudi 29 décembre 2016

Décès de Benji

C'est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de Benji, à l'âge de 44 ans, cet hospitalier, lanceur d'alerte et fondateur du blog "Les Moutons enragés", a été de ceux qui ont eu le courage de dénoncer haut et fort les abus, les manipulations et autres des "saigneurs de notre société".

Le blog continue malgré tout et nous n'oublierons pas cet homme qui a démontré combien les informations données par certains médias étaient très éloignées des réalités, courage à Volti, cofondatrice du blog, qui continue le chemin tracé.

"La Vie Hospitalière" adresse toutes ses sincères condoléances à sa famille, et ses proches, ainsi qu'à tous ceux pour qui Benji était comme un frère. 

Il nous manque déjà beaucoup, mais une chose est certaine il sera toujours présent dans nos coeurs.








Benji sera inhumé au cimetière de Martigues le 3 janvier, à 14 heures 30.


(mise à jour faite le 31 décembre 2016, à 8 heures)

jeudi 22 décembre 2016

Ehpad des Albizzias à DAX : les personnels manifestent

Le syndicat CGT (minoritaire dans l'établissement) dénonce les conditions de travail à l’Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et les menaces de réduction de la masse salariale. Il appelle à une amplification du mouvement.

Ce matin, à 11 heures, une trentaine de membres du personnel de l’Ehpad des Albizzias a débrayé, pour se réunir devant l’établissement et manifester leur mécontentement face aux conditions de travail, après un premier mouvement en mai dernier. " Les équipes travaillent en sous-effectif en permanence, les agents sont rappelés systématiquement sur leurs repos, ceci entraîne une fatigue permanente, des arrêts maladies, et une mise en danger des agents, " explique Imma Machado, secrétaire du Syndicat CGT des personnels du Centre hospitalier de Dax.

Du côté de la direction du Centre hospitalier, on reconnait que "ponctuellement, il faut faire face à de l’absentéisme à l’Ehpad et rappeler du personnel pour y faire face, mais que les conditions étaient les mêmes que dans d’autres établissement équivalents, voire meilleures. De plus, le syndicat n’est pas forcément représentatif du personnel de cet établissement et, depuis mai, beaucoup de propositions ont été formulées, puisque ces jours-ci, les remplacements sont faits. De plus, certains postes en dans cet établissement sont co-financés par l’Agence régionale de santé et le Conseil départemental, " explique Serge Roulet, le directeur des affaires financières.

Du côté du syndicat, on dénonce également le fait que les personnels de l’Ehpad étaient "assignés" ce matin, et qu’un certain nombre d’entre eux n’avaient pas pu se joindre à l’appel à la grève. Nous allons déposer un nouveau préavis, et organiser une nouvelle action en début d’année."

(Auteur de l'article : Arnauld Bernard)
Source : Sud-Ouest

jeudi 8 décembre 2016

Le Centre Hospitalier de Valenciennes a été récompensé du prix FHF/MACSF de la meilleure communication patient/soignant pour sa stratégie numérique.


La Fédération Hospitalière de France (FHF) et la Fondation MACSF ont particulièrement retenu l'exemplarité de la réflexion autour de la présence du CHV sur Internet. 
Ce prix met ainsi en avant la pertinence des outils web utilisés par l’établissement, que ce soit son site Internet ou sa présence sur les réseaux sociaux.
Pour rappel, le CHV avait déjà été récompensé par le prix de communication publique aux Trophées « Com’ en or » 2016 pour le même projet. Cette nouvelle distinction nationale vient donc confirmer le bien‐fondé des orientations stratégiques web prises par l’établissement.

(Source : Hospitalia)

CHU de Montpellier... un mois déjà !


Le 8 novembre, les syndicats CGT et SUD du CHU avaient appelé à un rassemblement devant Benech autour d’un pique-nique revendicatif rejoints par les syndicats et associations professionnelles et étudiantes infirmier(e)s (CNI, SNIA, UNAIBODE). 

Les personnels présents ont bien fait le lien entre les enjeux nationaux et locaux, et fait part de leur incompréhension face à l’absence remarquée des autres organisations syndicales du CHU :
Nous serons toujours
plus forts, ensemble, dans l’unité syndicale.

Un mur de la colère a favorisé l’expression de nombreuses revendications dont : le maintien des pointeuses, des conditions de travail qui ne sont plus en phase avec nos valeurs professionnelles, une lassitude générale, une réglementation bafouée sur le CHU : repos et K1 reportés ou supprimés, rappels à domicile, effectifs en berne. 
La précarité est en plein essor, elle touche aussi maintenant les infirmier(e)s.
Ces revendications portées par une délégation ont été entendues par la Directrice de l’ARS qui transmettra au ministère. 
Concernant le projet ministériel de suppression de 22.000 postes, la Direction espère que l’ARS tiendra compte de l’ « effort » consenti par le CHU et de ses 400 postes déjà supprimés afin de ne pas exercer de pression supplémentaire sur les personnels. De plus, les « dépenses » liées au PPCR pourraient également engendrer des réductions d’effectifs !
Pour autant, elle maintient son projet de suppression des pointeuses. Elle déclare que « tout sera fait pour rassurer les personnels et entendre leurs inquiétudes », notamment par l’organisation de réunions de concertation avec les syndicats… 
En résumé, rien ne changera sur le CHU si nos députés ne votent pas cette année pour une augmentation des budgets dans le plan de financement de la sécurité sociale.

La colère gronde au CHU comme dans toute la France. Madame Touraine a annoncé cyniquement qu’elle allait se pencher sur nos inquiétudes via la qualité de vie au travail. 
De qui se moque-t-on ? Il est urgent de faire grandir la mobilisation en cours. 
La pression ne doit pas retomber.
Nous n’attendons pas des condoléances ou des remerciements.
On ne lâche rien !
Nous voulons travailler dignement dans le respect de nos valeurs professionnelles.

(Extrait d'un communiqué CGT-SUD du CHU de Montpellier)


Pour "La Vie Hospitalière" le temps passe et les restructurations arrangent rien aux conditions de travail, bien évidement. Le service public hospitalier ne pourra pas subir longtemps encore toutes les manoeuvres dilatoires qui font que les personnels supportent des situations qui rendent leurs missions de plus en plus difficiles.

Il faut que les responsables donnent à l'Hôpital public de vrais moyens pour fonctionner correctement tout le reste est que bla bla qui démontre bien des incohérences, voire même des incompétences, le temps presse !


lundi 5 décembre 2016

Près de 40 % des français renoncent à se soigner !


Les réformes gouvernementales de Santé financière de l'eurogénéralisation de la complémentaire santé ou de multiplication des contrats responsables n’ont eu aucun effet sur les Français dont la part de ceux qui n’ont pas de mutuelle a encore augmenté.
Deux études publiées coup sur coup, la première lundi par la mutuelle Mercer (1,3 million d’assurés et 2.000 entreprises adhérentes) et la seconde mardi par la fédération nationale indépendante des mutuelles (Fnim), soulignent les limites des réformes mises en place par le gouvernement, tant pour généraliser les complémentaires santé que pour inciter à limiter les dépassements d’honoraires.
Présentées comme des réponses aux difficultés d’accès aux soins, ces réformes récentes n’ont pas porté les effets escomptés. La preuve, en 5 chiffres chocs.
92% des Français disposent d’une complémentaire santé en 2016, un taux qui n’a pas réellement progressé depuis l’Accord National Interprofessionnel (ANI) de 2013 prévoyant la généralisation de la complémentaire santé pour tous les salariés depuis janvier dernier. De fait, ce taux était de 93% en 2015 et de 94% en 2013, selon la Fnim. Il serait donc même en baisse… La renonciation à une complémentaire santé est particulièrement marquée chez les plus modestes, malgré la réforme de l’aide à la complémentaire santé (ACS). Ainsi, selon la Fnim, si les Français disposent d’une mutuelle au-delà de 50 K€ de revenus, ce taux tombe à 84% pour ceux qui gagnent moins de 20 K€. «Le phénomène récent de renoncement à une complémentaire santé semble s’installer dans la durée. La multiplication des dispositifs particuliers, que nous dénonçons, n’apporte pas de solution réelle», indique la Fnim.
37 % des Français ont renoncé à des soins pour des raisons économiques, au cours des deux dernières années. 
Un score inchangé depuis 2014. Selon le sondage réalisé par la Fnim, 49% des assurés gagnant moins de 20 K€ ont renoncé à se soigner pour des raisons financières, un chiffre qui tombe à 28% chez ceux gagnant plus de 40 K€.
Un Français sur quatre, seulement, connaît l’existence des «contrats responsables». Et deux sur trois ne savent pas si leur complémentaire santé est «responsable». Pourtant, les contrats de complémentaire santé doivent l’être depuis avril 2015.

Source et suite de l'article sur Le Figaro.fr


jeudi 1 décembre 2016

Attac transforme une agence BNP Paribas en salle d’urgence d’hôpital.


Samedi 26 novembre, 50 militant(e)s d’Attac, accompagnés de salarié(e)s du secteur de la santé, ont occupé l’agence BNP Paribas Paris Sébastopol. 

Sous les yeux des employé(e)s et des client(e)s, ils se sont installés dans la banque pour dénoncer l’impact de l’évasion fiscale sur le manque de moyens dans le secteur de la santé.

 Ils ont transformé l’agence en salle d’urgence et ont organisé l’autopsie de ce crime social et des graves maladies que sont l’hémorragie fiscale, l’insuffisance pénale, le cancer de la dette et la fracture sociale.

Alors que 60 à 80 milliards d’euros échappent chaque année au budget de l’État du fait de l’évasion fiscale, le gouvernement met un œuvre un plan triennal de 3,5 milliards d’économies sur les hôpitaux, prévoit la fermeture de 16.000 lits et la suppression de 22.000 postes dans la fonction publique hospitalière.

La fraude aux prestations sociales représente 60 fois moins que la fraude fiscale, elle est de plus en plus traquée et stigmatisée. Les fraudeurs fiscaux, quant à eux, bénéficient d’un traitement de faveur et ne sont quasiment jamais condamnés. C’est une injustice que nous ne pouvons par tolérer.

En menant des actions qui lient évasion fiscale et financement des urgences sociales et écologiques, Attac entend démontrer que des solutions crédibles existent.

(Extrait d'un communiqué d' Attac)

Les personnels des hôpitaux du 94 en ont assez !


Une délégation des syndicats CGT et SUD de trois établissements de l’AP-HP (Emile ROUX, Henri Mondor et Albert Chenevier), qui sont en grève à plusieurs reprises depuis la rentrée contre la nouvelle organisation du temps de travail, a été reçue par le président du Conseil départemental et la conseillère départementale déléguée à la santé.
L’inquiétude des personnels sur la dégradation des soins semble être partagée et par tous les moyens la ministre de la Santé, l’ARS (Agence régionale de santé) et le directeur de l’AP-HP seront alertés par le Conseil départemental afin qu’un dialogue social reprenne et puisse déboucher sur la garantie d’un maintien de la qualité et de l’offre de soin dans le Val-de-Marne.