mercredi 26 avril 2017

Le congé bonifié est un droit...Faisons-le respecter !



Le congé bonifié est un droit...Faisons-le respecter !
Lettre ouverte de la Fédération SUD Santé-Sociaux envoyé à la DGOS concernant l’application du droit à congés bonifiés dans la FPH.

Madame Katia Julienne
Directrice Générale de l’Offre de Soins
Ministère des Affaires Sociales et de la Santé
14, avenue Duquesne
75350 Paris 07 SP
Paris le 20/04/2017
Objet : Congés bonifiés
Madame la Directrice,
Depuis 1987, les fonctionnaires hospitaliers originaires des DOM et qui exercent en métropole ont droit à une bonification de 30 jours de leurs congés annuels tous les 3 ans. Depuis 2011, ce droit a été étendu à Mayotte, nouveau département d’outre-mer.
Entre réticence et dissuasion, le comportement plus qu’ambigu de certaines directions nous a été signalé par un bon nombre de nos élu-es FPH.
Les premières qui oublieraient leur devoir d’information sur le droit à congés bonifiés, en particulier vis à vis des derniers/dernières recruté-es. Les autres inventant sans cesse de nouvelles contraintes pour décourager les agents d’instruire leurs dossiers (refus d’avancer le voyage, refus de verser l’indemnité de vie chère…).
Nous vous remercions de bien vouloir rappeler à la mémoire de ces quelques dirigeant-es, l’Instruction DGOS/RH4 n° 2014-219 du 16 juillet 2014 précisant que « les agents ultramarins doivent pouvoir bénéficier pleinement de leurs droits conformément à la législation et à la réglementation, nonobstant les difficultés financières que pourraient connaître les établissements pour accorder les congés bonifiés dont le seul but est de permettre à des agents qui ont des attaches profondes avec le département d’outre-mer dont ils sont originaires de renouer régulièrement avec un environnement familial et culturel dont ils ont dû s’éloigner ».
En vous en souhaitant bonne réception, acceptez, Madame la Directrice, nos salutations syndicales.
Pour la Fédération SUD Santé Sociaux,
Jean Vignes
Secrétaire Général

mardi 25 avril 2017

Aide humanitaire et appel aux dons pour le service pédiatrique du centre de traumatologie de Donetsk


Aide humanitaire et appel aux dons pour le service pédiatrique du centre de traumatologie de Donetsk 
Fin mars, nous nous sommes rendus au service pédiatrique du centre de traumatologie de Donetsk, afin d’apporter un peu d’aide humanitaire à ce service qui traite plusieurs dizaines d’enfants de 0 à 18 ans.
Afin d’apporter des vitamines naturelles, nous avons acheté plusieurs caisses de fruits (bananes, mandarines, pommes et kiwis), pour un montant total de 4.500 roubles, et nos collègues de В Месте ont complété avec du matériel scolaire et d’éveil (crayons, feutres, albums, pâte à modeler, etc) afin d’occuper ces enfants qui sont parfois obligés de rester plusieurs mois à l’hôpital.
Après nous être brièvement entretenus avec le chef du service, nous allons à la rencontre des enfants pour leur montrer ce que nous leur avons apporté et discuter un peu avec eux. L’une des jeunes filles (qui n’est là que depuis huit jours) nous dit apprendre l’anglais à l’école, alors je l’interviewe brièvement dans la langue de Shakespeare. Elle s’en sortira avec brio.
Tous nous remercient pour ces cadeaux avant de retourner à leurs activités habituelles, pendant que nous discutons plus avant avec le chef du service de l’aide que nous pouvons lui apporter. 
Nous discutons avec lui de la possibilité de fournir régulièrement des fruits pour les enfants, mais c’est surtout un médicament bien particulier, hors de prix mais nécessaire, autour duquel vont se concentrer nos discussions.



Ce médicament est un bio-implant constitué de copeaux d’os spongieux. Les chirurgiens du service l’utilisent pour réparer les dégâts consécutifs au développement de kystes dans les os de leurs petits patients. En grandissant, ces kystes creusent l’os de l’intérieur, le fragilisant jusqu’à la fracture. Afin de réparer les dégâts après avoir cureté et nettoyé le kyste, les médecins doivent combler le trou pour éviter que l’os ne casse.
Le problème, c’est le coût de ce bio-implant : 1.000 dollars le flacon (soit environ 56.000 roubles). En sachant qu’il n’est pas rare qu’il faille plus d’un flacon pour combler les kystes les plus étendus. Au vu des niveaux de salaire ici, il est impossible à la plupart des gens de payer un tel traitement pour leur enfant.
Nous avons donc décidé de lancer un appel aux dons, en espérant réunir suffisamment pour acheter un voire deux flacons pour l’hôpital. « Ensemble nous sommes plus forts » et quelques euros peuvent faire la différence. Si vous souhaitez aider le centre de traumatologie de Donetsk, contactez-moi par e-mail pour obtenir les modalités de versement : [email protected]
Je remercie par avance ceux qui nous aideront à fournir ce traitement aux petits patients du centre de traumatologie de Donetsk.

Christelle Néant pour DoniPress

lundi 10 avril 2017

Visite médicale : la HAS renforce les règles et va analyser son impact sur les prescriptions


Visite médicale : la HAS renforce les règles et va analyser son impact sur les prescriptions
La Haute Autorité de Santé (HAS) a actualisé son référentiel concernant la visite médicale : ses règles sont étendues à toute forme d’action promotionnelle et à tous ses acteurs, et renforcées en termes de contenu des messages et d’organisation des visites. La HAS produira par ailleurs d’ici la fin de l’année, une analyse de l’impact des pratiques promotionnelles sur les prescriptions de médicaments.
Depuis 2004, une Charte de qualité de la visite médicale signée entre les pouvoirs publics et les industriels (1), encadre les pratiques promotionnelles des laboratoires pharmaceutiques concernant les médicaments remboursés. Cette charte définit notamment les principes à respecter en termes d’information délivrée aux professionnels de santé, de déontologie (interdiction des cadeaux et avantages,…) ou de formation des personnes en charge de la promotion des médicaments. Sur la base de cette charte et comme prévu par la loi, la HAS définit la procédure de certification de cette activité de promotion, à laquelle les laboratoires (2) doivent se conformer.
Suite à l’actualisation de la charte en 2014, la HAS a mis à jour son référentiel de certification et ce, en deux temps : un premier volet est paru en 2016, complété par un second aujourd’hui. Le référentiel de la HAS décrit l’organisation à mettre en place par le laboratoire, et les conditions pratiques pour garantir le respect de la charte en matière de promotion des médicaments par démarchage, tant en ville (cabinets, dispensaires, pharmacies, …) qu’en établissements de santé.
Des règles étendues à toute forme de démarchage promotionnel et à tous ses acteurs



Conformément à la charte de 2014, les exigences du nouveau référentiel de certification de la HAS concernent désormais toutes les activités de promotion :

– Quelle qu’en soit la forme (par téléphone ou courriel par exemple, et non plus uniquement en face à face) ou le lieu (partout où un échange peut se faire et non plus seulement sur le lieu d’exercice du professionnel).
– À destination de tous les professionnels de santé prescrivant, utilisant ou dispensant des médicaments (et non plus uniquement des médecins, pharmaciens d’hôpital et infirmiers à l’hôpital) ;
– Quelle que soit la personne qui les réalise, qu’il s’agisse des « visiteurs médicaux » délégués à cette activité dans les laboratoires, mais aussi de personnes pouvant faire de la promotion même occasionnellement ou de sous-traitants missionnés par les laboratoires.
Le nouveau référentiel renforce notamment la qualité de l’information communiquée aux professionnels de santé : la communication des données de sécurité des médicaments doit systématiquement leur être proposée, au moins un support validé par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) doit être présenté, et l’information scientifique et médicale ne doit pas revêtir de caractère promotionnel
Il renforce aussi les conditions d’organisation des visites de promotion dans les établissements de santé : celles-ci doivent désormais être organisées de façon formelle, cadrées et tracées et les contacts avec les professionnels en formation (internes, étudiants) sont soumis à un accord préalable ou à un accompagnement par des professionnels confirmés.

La HAS va dresser un état des lieux d’ici la fin de l’année




Pour la HAS, « la nouvelle charte et le référentiel de certification qui en découle, ne peuvent pas à eux seuls garantir une véritable maîtrise de la qualité de l’information délivrée dans un cadre promotionnel ». Elle rappelle ainsi qu’elle a, « dès 2011, accompagné les établissements et les professionnels destinataires de l’information promotionnelle en mettant à leur disposition un « Guide aux établissements de santé en matière de visite médicale » (2011) et le manuel « Comprendre la promotion pharmaceutique et y répondre » (2013) ».  

La HAS souhaite aujourd’hui aller plus loin et se baser sur la littérature internationale pour analyser l’impact de la promotion des laboratoires sur les attitudes de prescription des professionnels de santé et les résultats des politiques de régulation et de formation mises en place par les pouvoirs ou structures publics. Ce travail sera publié d’ici la fin de l’année.

[1] Signée le 22 décembre 2004 entre le Comité économique des produits de santé (CEPS) et Les entreprises du médicament (LEEM)
[2] Laboratoires signataires d’une convention avec le CEPS et réalisant la promotion d’au moins un médicament pris en charge par l’Assurance maladie
(Source : HAS)

Souffrance des soignants : la double peine



Souffrance des soignants : la double peine

Le Ministère de la Santé a récemment dévoilé sa stratégie pour améliorer la qualité de vie au travail des professionnels de santé. Ces engagements, même s’ils ont été jugés insuffisants, étaient attendus de longue date, tant les alertes concernant la progression de la souffrance des soignants ont été nombreuses ces derniers mois.
Pour agir, il semble d’abord nécessaire de bien déterminer les spécificités de cette souffrance des professionnels de santé. Président d’Honneur du Comité consultatif national d’éthique, le professeur Didier Sicard revient sur ces particularités et se concentre sur l’intéressant travail mené depuis plusieurs mois par l’association Soins aux professionnels de santé.

Par le professeur Didier Sicard, président d’Honneur du Comité Consultatif National d’Éthique
La souffrance des soignants, qu’ils soient libéraux ou salariés, est très particulière, spécifique à ce milieu en raison des causes qui créent ces vulnérabilités, ce mal-être, ce burn out mais aussi de la difficulté à trouver une solution. Plus précisément, et c’est dans l’essence même du soignant, la souffrance est quelque chose qui se cache. Celui-ci vit cette souffrance comme une double peine : d’un côté, comme tout être humain, il est dans la souffrance et la peur de la mort, de l’autre, étant lui-même la réponse à la souffrance, il se retrouve totalement démuni. En matière de vulnérabilité, c’est ce double état qui le différencie des autres professionnels.
Malades malgré eux
Cette dichotomie qui touche le soignant a un impact sur sa demande d’aide : il n’y a pas plus avare de demande d’aide qu’un soignant. Mais pourquoi demanderait-il de l’aide alors qu’il est privilégié puisque partie intégrante du circuit médical ? Alors qu’il est, lui-même, la réponse à la souffrance ? Si le soignant est dominé par cette pensée, la société considère elle aussi qu’il n’a pas besoin d’aide et, pour aller plus loin, qu’il ne peut être malade, car il a accès à tout un circuit privilégié. De ce fait, le soignant apparaît comme une espèce humaine spécifique.
Des contraintes irréconciliables
Par ailleurs, deux aspects peuvent expliquer la souffrance de plus en plus manifeste des soignants. Tout d’abord, la médecine est dans une situation de grand conflit majeur, qui s’amplifie, avec d’une part de fortes contraintes économiques et de management, de l’autre l’être l’humain qui est en face de celui qui le soigne. Il existe peu de professions aussi écartelées, aussi écrasées entre deux contraintes si contradictoires. Cet écartèlement crée une très grande violence, en particulier pour l’infirmière dont l’accompagnement psychologique est une donnée essentielle du métier mais que l’on va juger uniquement sur ses capacités techniques. Résultat : le fait de ne pas pouvoir répondre à la demande sociétale crée une sorte d’angoisse chez le soignant. Par ailleurs, un soignant qui exerce seul, dans une activité libérale par exemple, a la volonté de résister et de tenir les deux aspects en même temps, jusqu’au moment où il n’y arrive plus, avec l’impression d’effectuer un travail absurde. Le burn out n’est pas simplement un trop plein de travail, il résulte de la prise de conscience d’une certaine absurdité d’avoir à répondre à des tâches qui ne sont pas celles d’un soignant. Il est évident que l’ensemble des tâches ne peut, ne doit être accomplie par une seule personne, en l’occurrence le soignant.
La violence de l’organisation hospitalière
L’autre aspect concerne l’organisation autoritaire, pyramidale des soins dans le milieu public hospitalier. Cet aspect touche tout particulièrement les étudiants en médecine et les élèves infirmiers lors de leurs stages, lorsqu’ils se forment à leur métier. Au lieu de les encourager, on va d’emblée les pressurer, les soumettre à des horaires quasi-industriels. Ils sont ainsi exposés, dès le début, à une sorte de violence. Parce que l’on ne s’intéresse qu’à leurs performances, certains finissent par craquer. L’autoritarisme médical et infirmier est d’un autre siècle. D’autre part, dans ce milieu hospitalier clos, où la société ne pénètre pas, où le malade finit par être la seule finalité, les tensions interprofessionnelles restent cachées, traitées de façon clandestine. Ces spécificités du milieu hospitalier concourent à créer une grande souffrance.
Une association aux avant postes
D’où l’intérêt très grand de l’association Soins aux Professionnels de Santé (SPS) qui met l’accent sur cette réalité sociale, qui est assez grave en France. SPS aborde le problème du soignant à la fois en amont et en aval, en proposant des actions concrètes au niveau du repérage, de l’aide, de l’accueil. La mise en place d’une plateforme nationale d’appel (avec un numéro très simple 0 805 23 23 36) permet de répondre au besoin d’écoute et de soutien des professionnels. Le réel succès de cette structure témoigne de l’importance de la mise à disposition d’un espace où les soignants peuvent échanger et s’exprimer librement sur les problèmes qu’ils rencontrent.
De par leur métier si particulier, les soignants sont peut-être plus vulnérables que d’autres. Ils n’ont, de plus, pas les ressources, les aides comme en disposent d’autres professions à haut risque comme l’armée, la police, la gendarmerie. Pour cela, ils méritent une double attention. Il reste à trouver un écho auprès des pouvoirs publics. L’urgence est aussi de revoir l’organisation de notre système de santé en redonnant au soignant la place qu’il mérite.
(Le titre et les intertitres sont de la rédaction du JIM).
Pour plus d'informations consultez le Journal International de Médecine (JIM)

lundi 3 avril 2017

7 avril : dénoncer partout la commercialisation de la santé !


Le 7 avril : dénoncer partout la commercialisation de la santé !
Le 7 avril nous appelons à la deuxième édition de la Journée d’action européenne contre la commercialisation de la santé. En 2016, des actions ont eu lieu en Belgique, France et Espagne ainsi que des activités ailleurs en Europe partagées par les réseaux sociaux.
En 2017, l’objectif est d’avoir des actions significatives dans 7 ou 8 pays européens.
Pour les actions, il nous semble particulièrement important de :
Mobiliser les professionnels de santé.
Donner confiance dans des victoires possibles, proposer des alternatives.
Être proche des luttes/revendications locales.
Faire un travail d’éducation populaire.
Ci-dessous vous trouverez divers éléments qui permettront de rendre visible la dimension européenne de la « crise » des systèmes de soins.
Nous vous proposons :
puce.gif un cadre politique général
puce.gif un site internet des divers mécanismes de commercialisation en Europe :www.health-is-not-for-sale.org
puce.gif d’autres outils de communication : logos, facebook, twitter, carte des actions.
Ensemble, à travers toute l’Europe, nous pouvons construire une large alliance sociale portant notre message : Notre santé n’est pas à vendre ! 

#SantePourTous #health4all






Contenu politique

1. La dénonciation de l’austérité et de ses conséquences
puce.gif Conséquences directes : listes d’attentes, dégradation des conditions de travail, pertes d’emplois, effets sur les déterminants sociaux de la santé ;
puce.gif Conséquences indirectes : sous-investissement public menant à une privatisation « larvée », politiques de sous-traitance (dumping social), mise en place de PPP et PFI, baisse des remboursements et assurances privées.
2. La dénonciation du libre-échange
puce.gif Dérégulation et régulation en seule faveur des multinationales ;
puce.gif Mise en concurrence, élargissement du marché : le public/associatif ne peut pas faire concurrence ;
puce.gif Politiques au service du capital financier et des multinationales : lobby, collusion, corruption.
A ces dénonciations s’ajoute une lutte « idéologique » pour déconstruire les sens communs néolibéraux, i.e. Le privé est plus efficace, moins cher, etc.... : (Privatisation = marchandisation VS droit frondamental et démocratie, sélection des patients, privatisation des gains-socialisation des pertes, dégradation conditions de travail, inégalités, etc...)
Sur cette base politique nous souhaitons élaborer des revendications européennes (liées à des revendications locales) que nous utiliserons pour confronter des responsables politiques (plus d’informations prochainement)
Comme l’an passé, nous proposons une "action draps blancs" à travers les médias sociaux. L’idée est de demander à tous les citoyens et citoyennes, travailleurs.euses de santé, etc... de faire pendre un drap blanc à la fenêtre avec un message contre la commercialisation de la santé, de prendre une photo et de l’envoyer sur les réseaux sociaux avec le hashtag #health4all.
Voir les photos de l’an dernier

Le site internet
Le 7 avril 2016 nous avons lancé le site www.health-is-not-for-sale.org dont l’objectif est de rassembler de l’information précise et locale sur les processus de commercialisation en Europe.
Nous vous invitons à l’utiliser et le compléter (il est possible de publier de l’information de votre pays, voir guide de l’utilisateur ci-dessous)

Outils de communication
Logo
Vous pouvez utiliser ce logo pour mobiliser vers le 7 avril
download in color
English Français Español Italiano
download in B&W
English Français Español Italiano
Twitter
Suivez ces différents comptes pour être informés régulièrement
@EUHealthNetwork
@phmeurope
@EPSUnions
Plus sur twitter...
Carte des actions en Europe

Map of actions #health4all


Rassemblement des personnels soignants devant le ministère de la Santé



Rassemblement des personnels soignants devant le ministère de la Santé
Réingénierie des métiers d'Aides Soignants,  d'Auxiliaires de Puéricultures ...
Quésaco ?
C'est dans un "Tous ensemble" qu' Aides Soignant(e)s (AS), Auxiliaires de Puéricultures (AP) et Infirmièr(e)s (IDE), se rassembleront devant le ministère de la santé (Soignants et aides soignants nous partageons les mêmes valeurs et les mêmes contraintes).
Si sur la réingénierie (1) de nos métiers AS/AP, c'est de mettre enfin en adéquation notre formation et les glissements de tâches régulièrement constatés, alors banco, mais pas à n'importe quel prix, les salaires, la pénibilité et la formation de nos métiers doivent être enfin reconnus à leur juste valeur.
Pour tous les professionnels des hôpitaux, pas de salaire inférieur à 1.700 euros, pour les AS/AP : 1.900 euros en début de carrière linéaire et sans barrage.
Retraite, catégorie active  pour tous les professionnels des hôpitaux, 55 ans, c'est une mesure de justice sociale.
Une formation à la mesure des besoins de santé de la population sans aucune contrainte économique.

Le 6 avril à 10 heures nous serons devant le Ministère de la Santé !


dimanche 2 avril 2017

Pour que chaque citoyen chaque citoyenne puisse signaler sur le Web un événement sanitaire indésirable.


Pour que chaque citoyen chaque citoyenne puisse signaler sur le Web un événement sanitaire indésirable.

Pour renforcer la vigilance en matière de sécurité sanitaire et simplifier les démarches de signalement, un site vient d'être mis à la disposition des citoyens et citoyennes afin de signaler rapidement, en ligne, tout événement indésirable en matière de santé.
Prévu par la loi de modernisation de notre système de santé, ce site permet aux professionnels et aux usagers de signaler en quelques clics aux autorités sanitaires toute situation ayant un impact négatif sur la santé.


jeudi 30 mars 2017

La Guyane est le plus grand désert médical de France

La Guyane est le plus grand désert médical de France
Le département de la Guyane française entre dans une période de crise. Une inter-syndicale a appelé à la grève illimitée le 27 mars pour revendiquer la nécessité de changements profonds dans les politiques économiques et sociales mais aussi en santé. La situation sanitaire est catastrophique en Guyane : manque de professionnels de santé, maladies infectieuses, problème d'eau courante, les Guyanais réclament des mesures sérieuses.
Une offre de soins insuffisante
Selon une enquête Statiss (Statistiques et indicateurs de la santé et du social), les chiffres des professionnels de santé libéraux ou mixtes, en exercice au 1er janvier 2016, sont de 55 médecins généralistes pour 100.000 habitants en Guyane contre 104 en métropole, 27 médecins spécialistes contre 94 en métropole, 28 chirurgiens dentistes contre 57 en France métropolitaine, 134 infirmiers en Guyane contre 174 dans l'Hexagone et 47 kinésithérapeutes contre 104. Au total, la Guyane française compte 244.118 habitants (source Insee au 1er janvier 2013).
D'après une étude de l'Insee parue en 2014 "le temps théorique moyen d’accès aux structures hospitalières en Guyane n'est que de 16 minutes pour les communes du littoral. Ce temps place la Guyane juste derrière le temps de France métropolitaine qui est de 15 minutes. Plus de la moitié de la population guyanaise réside dans les lieux d'implantation des différents centres hospitaliers : Cayenne, Kourou et Saint-Laurent-du-Maroni". Ainsi, de fortes disparités existent entre les communes. Les habitants de Saint-Georges-de-l’Oyapock par exemple se trouvent à plus de deux heures de route du premier centre hospitalier.

Données complémentaires
Densité des professionnels de santé (pour 100 000 habitants)


Guyane
Métropole

2006
2012
2012
Médecins généralistes
97
126
156
Médecins spécialistes
76
74
178
Sages-femmes
29
56
29
Chirurgiens dentistes
20
22
63
Pharmaciens
41
nd
112
Source : INSEE – Tableaux économiques, 2013


Les taux d ‘équipements en lits et places



Tableaux économiques régionaux de la Guyane, 2007-2008, INSEE

Le Code du travail nouveau est arrivé


Le Code du travail nouveau est arrivé




Vingt-deux universitaires viennent de dévoiler leur proposition de Code du travail, rénové, amaigri, mais avec notamment une protection renforcée en matière de santé au travail. Ils entendent ainsi peser sur la présidentielle.


Le timing a été minutieusement choisi pour peser sur le débat public en pleine campagne électorale pour la présidentielle. En publiant le 15 mars, aux éditions Dalloz, l’ouvrage Proposition de Code du travail, avec la même couverture rouge que le « vrai », le groupe de vingt-deux universitaires en droit social à l’origine de cette initiative devrait faire mouche. 
Encore plus aujourd’hui, alors que le gouvernement vient de renoncer à mettre sur pied la commission de refondation du Code du travail, pourtant prévue par l’article 1 de la loi El Khomri.
Le texte est quatre fois plus court que celui de l’actuel code, le pari étant de simplifier le droit pour le rendre plus effectif. « Le Code actuel n’a rien d’extraordinaire, il est illisible, épouvantable, donc inapplicable », juge sévèrement Emmanuel Dockès, professeur de droit social à Nanterre et initiateur du projet. Mais « il ne s’agit pas de rogner sur les droits et la protection des salariés pour offrir plus de souplesse aux entreprises », ajoute son collègue Franck Héas, professeur de droit social à Nantes. L’initiative s’inscrit donc à rebours de la pensée dominante servie par la majorité des think tanks depuis des années.
Cette nouvelle version du Code a été envoyée en début d’année au Medef et à la CPME (ex-CGPME) ainsi qu’aux candidats à la présidence de la République, des contacts directs étant établis avec les équipes de Benoît Hamon et de Jean-Luc Mélenchon. Les universitaires organisent un colloque le 31 mars à l’université de Nanterre. Ils y présenteront leur réforme du droit du chômage, du contrat de travail « uniformisé » et des instances représentatives du personnel.
Place à la santé au sens global
Sur la partie santé au travail, il est certain que certaines de leurs propositions feront débat. Le rôle et les prérogatives du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail sont renforcés. Le CHSCT devient d’ailleurs le comité de santé et des conditions de travail (CSCT). Exit l’hygiène et la sécurité, place à la santé au sens global. Les rédacteurs s’appuient d’ailleurs pour cela sur la définition de l’Organisation mondiale de la santé, qui décrit la santé comme « un état complet de bien-être physique, mental et social [ne consistant] pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ». Le Code instaure l’élection des membres du CSCT au suffrage universel direct et augmente le temps de délégation. L’employeur doit assister à toutes les réunions du CSCT, mais il ne préside plus, ce rôle étant confié au secrétaire. L’instance dispose d’un droit de veto suspensif en cas de danger grave pour la vie ou la santé physique ou mentale d’un ou de plusieurs salariés. Le danger sera « grave » mais plus nécessairement « imminent », ce qui va dans le sens de la jurisprudence et permet de protéger les salariés en cas de risque psychosocial ou d’exposition à des cancérogènes.
Autre mesure phare : pour garantir l’indépendance des médecins du travail, les services de santé au travail autonomes sont supprimés ; tous les membres de l’équipe médicale du travail – médecins, infirmiers, ergonomes, psychologues – sont des salariés protégés. Le nouveau Code pose aussi le principe d’une nouvelle institution, le tribunal social, qui réunirait le tribunal des affaires de Sécurité sociale, le conseil de prud’hommes et le tribunal de l’incapacité, afin de rendre le droit plus effectif.
Plus d’infos dans le numéro d’avril  de "Santé & Travail" 

mercredi 29 mars 2017

La Fédération SUD Santé Sociaux Solidaires soutient et s’associe au mouvement #NouBonKeSa


La Fédération SUD Santé Sociaux Solidaires soutient et s’associe au mouvement #NouBonKeSa

La Fédération SUD Santé Sociaux Solidaires exige du gouvernement en matière de santé, comme sur toutes les autres inégalités présentes en Guyane, un plan d’urgence accompagné de “rebasage budgétaire” pour l’ensemble des activités qui y sont liées. 

La reprise par la Fonction Publique Hospitalière du Centre Médico-Chirurgical de Kourou, seule à même de garantir l’accès aux soins pour toutes et tous et la pérennité de l’activité.

Pour la Fédération SUD Santé Sociaux Solidaires, la situation pré-insurrectionnelle qui enflamme aujourd’hui la Guyane est le signe de l’abandon politique dont souffre ce département de la part des gouvernements successifs depuis de longues années. Cette politique est le fait de résidu de pensées colonialistes et ségrégationnistes.

La Fédération SUD Santé Sociaux Solidaires soutient et s’associe au mouvement #NouBonKeSa issu de l’union locale des forces syndicales.

Grève générale en Guyane, la santé en coma dépassé, ils ont raison #NouBonKeSa



Grève générale en Guyane, la santé en coma dépassé, ils ont raison #NouBonKeSa






Manifestation du 28 mars 2017 : une date historique pour la Guyane

Alors qu’en Guyane, l’espérance de vie à la naissance est de 3 ans inférieure à la métropole en 2006.
Alors qu’en Guyane, le taux de mortalité infantile est de 12,1 pour 1000 naissances vivantes contre 3,7 en métropole en 2007.
Alors qu’en Guyane, le taux par million d’habitants de découverte de l’infection par le VIH est de 140 contre 50 en métropole (en 2012...).
Alors qu’en Guyane, il existe que 39 médecins généralistes pour 100.000 habitants contre 112 en métropole.
Alors qu’en Guyane, il existe que 22 médecins spécialistes pour 100.000 habitants contre 87 en métropole.
Alors qu’en Guyane, il existe que 59 infirmiers pour 100.000 habitants contre 107 en métropole.
Alors qu’en Guyane, certaine maladie ne peuvent être prise en charge (neurologie, cancérologie...) du fait d’absence de spécialistes.
Alors qu’en Guyane, les politiques de casse de l’hôpital public ont fait des ravages.
Le Centre hospitalier de Cayenne, qui gère des centres délocalisés pour une population de 150.000 habitants, présente un déficit structurel de 45 millions d’euros et un retard de paiement de 25 millions, les fournisseurs ne veulent plus livrer…
Le Centre de St laurent du Maroni, couvre 50.000 km2  soit 60% du territoire, et 100.000 habitants, il présente un déficit de 49 millions d’euros avec un retard structurel de 15%.
Le Centre Médico Chirurgical de Kourou, souffre aussi d’un déficit chronique avec un déficit structurel de 5 Millions d’euros.
Alors qu’en Guyane, comme partout en France, le capitalisme dévore les missions de service public, ainsi le Centre Médico Chirurgical de Kourou est en passe d’être cédé au privé lucratif (Rainbow santé) ce qui accroîtra les inégalités d’accès aux soins.
Dans ce contexte début 2017, 5 prématurés sont morts d’infection nosocomiale en néonatologie en 2 mois à Cayenne, une personne âgée a brûlé dans son lit, ce qui fait dire à un sénateur socialiste en séance du Sénat (janvier 2017) que cet hôpital est considéré comme un mouroir !
Face à cette situation, après une enquête de l’inspection générale des affaires sociales, le gouvernement a choisi la fuite et la démission en ne prenant pas des mesures d’urgences et en gardant secret le rapport d’enquête.
Devant tant d’inégalités et de risques pour la population, la grève générale et l’insurrection sont légitimes et justes.
Ces discriminations dans l’accès aux soins sont le fruit de politiques conduites en matière de santé avec notamment la T2A, (tarification à l’activité), incapable de corriger les spécificités géographiques ni les surcoûts locaux. 
L’inégale répartition des richesses, la recherche permanente de la rentabilité et du profit conduisent à ce qu’une morbidité haute des classes populaires côtoie une classe de métropolitains privilégiés.