lundi 30 janvier 2017

Notre Santé En Danger

Conseils territoriaux de santé : vers plus de démocratie sanitaire



Créées par la loi Hôpital, patients, santé et territoires (HPST), les conférences de territoire (CT) constituent un véritable outil de dialogue au service de la démocratie sanitaire. En janvier 2017, elles ont été remplacées par les conseils territoriaux de santé (CTS).

Renaud Coupry, ancien président de la conférence de territoire du Val d’Oise, revient sur l’action menée ces cinq dernières années et l’installation du nouveau CTS.
 
Quel bilan peut-on dresser de l’action des conférences de territoire ?

Les conférences de territoire ont permis aux acteurs de santé d’un même territoire d’apprendre à se connaître et à dialoguer. Au sein du Val d’Oise, nous avons particulièrement veillé à ce que les représentants d’usagers puissent s’exprimer au même titre que les autres intervenants. En effet, les retours d’expériences des usagers ne correspondent pas toujours à ceux des opérateurs. Ces discussions sont précieuses pour que le système de santé évolue dans le bon sens.

Toutefois, l’assiduité aux différentes conférences s’est avérée assez fragile. Je dirais même qu’elle s’est amoindrie au fil du temps faute, probablement, de pouvoir mener des réalisations concrètes. En outre, nous avions le sentiment de ne pas avoir de réelle influence sur la politique du système local de santé. Ce qui a pu générer de la frustration chez certains participants. D’autant plus que ce type d’engagement est exigeant en temps et en investissement personnel, ce qui représente une contrainte réelle et lourde, a fortiori dans la conjoncture actuelle. On peut donc saluer l’implication de celles et ceux qui se sont investis tout au long de la mandature, et notamment les membres des bureaux.

Quels sont les changements induits par la création des conseils territoriaux de santé ?
Sur le plan administratif, nous repartons de zéro avec l’installation de ces nouvelles instances. En outre, nous avons accueilli de nouveaux membres suite à l’évolution de la représentation des acteurs de santé. Chacun doit (ré)apprendre à se connaître, ce qui ralentit le démarrage de notre action.

En revanche, nos missions ne changent pas : les conseils territoriaux de santé restent une instance de débat et de consultation. Les occasions d’alimenter le dialogue sont rares. Quand elles s’offrent à nous, il faut les saisir et, surtout, leur laisser le temps de se mettre en place. C’est pour cela que je reste prêt, si cela répond à un choix et une attente, à continuer de m’y investir activement…Peut-être faut-il y voir un vieux reste de mon engagement passé dans le scoutisme !
En quoi ces instances renforcent-elles la démocratie sanitaire ?

Les acteurs de santé (secteurs public, privé commercial, privé non lucratif…) d’un même territoire ont des modes de pensée et d’action très différents. En encourageant le dialogue, les conférences de territoire tout comme les conseils territoriaux de santé contribuent à dédiaboliser la vision que chacun peut avoir de l’autre, à créer une culture commune. Ils nous amènent à sortir de la critique systématique pour entendre et respecter la parole de nos interlocuteurs. Ce qui, selon moi, constitue une véritable une révolution.

Les conférences de territoire ont également porté le débat au-delà du périmètre des établissements. Les acteurs extérieurs aux structures de soins apportent une vision différente, déconnectée du quotidien des équipes. Ils permettent de prendre un peu de recul, quel que soit le sujet traité.
Quelles ont été les thématiques abordées au cours de la première mandature ?

Nous nous sommes beaucoup intéressés aux problématiques liées aux soins à domicile, notamment en matière d’éthique. 
Avec le développement de l’ambulatoire, il nous paraissait important de mener une solide réflexion sur le sujet. Pour nous accompagner dans notre démarche, nous avons invité des représentants de l’Espace éthique d’Île-de-France à participer à nos échanges.

Nous nous sommes également penchés sur la question de la prise en charge en urgence : désengorgement, bientraitance/maltraitance, accueil des personnes âgées… 
Nous avons rédigé, en lien avec la Délégation départementale de l’Agence régionale de santé et la préfecture, une convention relative à la prise en charge de patients souffrant de troubles psychiatriques en cas d’urgence.

Quelles étaient les relations entre la conférence de territoire et l’ARS ?

L’Agence a pris une place légitime sans chercher à imposer son hégémonie. Dans le Val d’Oise, les représentants de l’ARS avaient une réelle volonté de respecter la place de la conférence de territoire. Anne-Lise Pennel, déléguée départementale, et Tanguy Bodin, directeur de la démocratie sanitaire au sein de l’ARS, se sont montrés particulièrement ouverts au dialogue tout en suivant notre action de près. 
Leur investissement a constitué un atout pour la conférence du Val d’Oise, et a permis la construction d’une relation fondée sur le dialogue et la confiance.

(Source : ARS d'Ile-de-France)

mardi 24 janvier 2017

Nouvelle manifestation à Toulouse des agents hospitaliers

Les personnels de la fonction publique hospitalière (infirmiers, aides-soignants...), dont ceux du CHU de Toulouse  en tête de cortège, ont dénoncés les suppressions de postes (rien qu'au CHU de Toulouse, 200 postes pourraient être supprimés à l’horizon 2018 dans le cadre du Plan avenir ! ), les personnels dénonçaient aussi la dégradation des conditions de travail et revendiquaient la reconnaissance de la souffrance au travail.


Les personnels hospitaliers dénonçaient, tout autant une  marchandisation de la santé, insidieuse, qui tue petit à petit le service public hospitalier. 
Cette manifestation organisée par l’intersyndicale CGT et SUD a démarré à 14 heures  de la place intérieure Saint-Cyprien, les organisateurs ont estimé avoir rassemblé près de 5.000 agents, ce qui n'est pas rien.

Cette journée d'action prépare la grande manifestation nationale du 7 mars.

vendredi 20 janvier 2017

Les retraités soutiennent les hospitaliers en grève le 7 mars 2017 à Paris



Les organisations syndicales de retraités UCR-CGT, UCR-FO et UNIR-Solidaires ont pris connaissance de l’appel de leurs fédérations respectives de la santé et de l’action sociale pour une journée de grève et de manifestation nationale le 7 mars. 
 
Les retraités sont particulièrement sensibles à la défense des services publics et en particulier celui de l’hôpital. Dans un contexte de dégradation de leurs revenus, de hausse des coûts des complémentaires et de restrictions budgétaires, la place de l’hôpital est pour eux primordiale. 

Si la grippe annuelle est une menace pour les retraités, ce n’est pas par le manque de vaccins mais bien par l’engorgement des services hospitaliers qui découle des milliers de suppression de lits et de postes exigés par les lois de finances de ces dernières années. Cette situation est catastrophique dans le secteur hospitalier comme dans tout le secteur médico-social. 

Les organisations syndicales de retraités UCFR-FO, UCR-CGT et UNIR-Solidaires appellent l’ensemble des retraités à soutenir l’action des personnels hospitaliers et à participer à la manifestation nationale du 7 mars à Paris.
(Communiqué intersyndical du 19 janvier)

11 médecins urgentistes sur les 26 du centre hospitalier Victor-Jousselin de Dreux démissionnent

Près de la moitié du service des urgences de l'hôpital de Dreux sont démissionnaires.
Leur but: dénoncer les conditions de travail, face à une direction qu'ils estiment sourde à leurs plaintes.

Services des urgences saturés et conditions de travail jugées insupportables: onze médecins urgentistes sur les 26 du centre hospitalier Victor-Jousselin de Dreux viennent d'annoncer leur démission, comme l'a révélé Franceinfo, une information confirmée au Figaro. Ils avaient déjà écrit pour se plaindre à leur direction en novembre 2016. Un courrier resté sans réponse, selon le Dr Eddy Nicolas, de l'AMUF (Association des médecins urgentistes de France).
Pression sur la direction

«Nous avions fait grève, il y a un an et demi, pour tirer la sonnette d'alarme sur nos conditions de travail et d'accueil des patients. Nous n'avons constaté aucune réaction de la part de la direction», a affirmé à l'AFP le Dr Nicolas. Depuis, la situation s'est encore dégradée. Trois médecins sont partis fin 2016 et n'ont pas été remplacés. Cela devient difficilement supportable.»

La direction de l'hôpital de Dreux se dit surprise. «Depuis mon arrivée, nous n'avons cessé de travailler, pour moderniser l'accueil des patients, changer les équipements, renforcer les équipes par des recrutements», a affirmé au Figaro Carole Festa, la directrice de l'hôpital. Deux urgentistes auraient été embauchés en 2016.

La directrice souligne la «fatigue réelle des équipes, qui traversent une période très dense avec l'épidémie de grippe actuelle». Mais pour elle, leurs inquiétudes sont surtout dues à une circulaire de décembre 2014 sur le temps de travail: une réunion sur ce thème était déjà prévue pour le 2 février.
Déserts médicaux

«Son application dans notre établissement nécessitera le recrutement de trois postes supplémentaires, au bas mot, explique-t-elle. Or, nous sommes dans un territoire excentré, peu attractif pour les médecins.» 
Les urgentistes démissionnaires craindraient donc un sous-effectif accru. Leur démission sera effective le 1er octobre 2017. «Je ferai tout mon possible pour rassurer les plus inquiets et les dissuader de partir», assure Mme Festa.

Les établissements du Centre-Val de Loire éprouvent des difficultés à recruter des médecins. Quatre-vingt postes d'urgentistes seraient vacants, d'après la directrice, un tiers des postes, d'après le Dr Nicolas. 
C'est le cas dans plusieurs régions. Le site de Thann, dans le Haut-Rhin, a dû fermer temporairement son service d'urgence en octobre, a priori pour six mois.

Ce n'est pas non plus le premier cas de démission massive. Stressés, les médecins sont aussi parfois confrontés à des agressions verbales et physiques. En Avignon, en octobre dernier, la moitié des médecins du service d'urgence de l'hôpital Henri-Duffaut ont claqué la porte. Ils dénonçaient des conditions de travail «catastrophiques».



Pour lire la suite de cet article du Figaro.fr

lundi 16 janvier 2017

Marisol Touraine crie au loup : « La France en état de délabrement sanitaire ! »


Paris le 11 janvier 2017

Si la France a pu être considérée comme ayant le meilleur système de santé au monde à la fin du 20ème siècle, elle ne peut plus le revendiquer aujourd’hui.

La Fédération SUD Santé Sociaux alerte sur cette situation depuis des mois, des années : notre système de santé n’est plus capable de faire face à une urgence sanitaire grave et ses rouages sont « grippés » à la première attaque virale. Gastro, bronchiolite, grippe…, des épidémies prévisibles et habituellement gérables en ville deviennent des problèmes qui mettent en péril le dispositif de soin par effet de saturation

Les urgences saturent au-delà du possible. Chaque année une « surmortalité » est constatée dans la population par l’INSEE, 41.000 pour 2015 et la seule chose qui fonctionne encore, ce sont les justifications hasardeuses du Ministère pour les expliquer : «  Il a fait trop chaud, trop froid, la grippe a été précoce, plus forte etc… ad nauseam »

Si notre système est à bout de souffle, les personnels le sont aussi. Pour faire face à la situation, avec le manque de moyens dont ils souffrent, les personnels puisent  dans leurs réserves physiques et psychiques. Jusqu’à quand cette situation pourrait-elle perdurer avant qu’ils ne craquent totalement ? 
Si l’on ne prend pas soin des personnels qui prennent soin de la population, il n’y aura un jour plus personne pour répondre à personne.

La Fédération SUD Santé Sociaux exige que le gouvernement prenne les mesures pour remédier durablement à cette situation inacceptable pour un pays « riche » comme le nôtre. La Fédération SUD Santé Sociaux exige une politique propre à restaurer le « chef d’œuvre en péril » bâti sur les ruines de la seconde guerre mondiale et qui nous avait permis d’atteindre en quelques décennies un niveau d’excellence.

La Fédération SUD Santé Sociaux considère qu’il est du devoir des politiques, et notamment aujourd’hui aux candidat-es à la présidentielle, de répondre aux besoins de la population qu’ils et elles administrent et non de gonfler les dividendes des groupes qui financent leurs campagnes. Pour SUD Santé Sociaux mettre des moyens dans la santé et le social est un choix politique. 

C’est aussi un choix politique de mettre des moyens dans les déterminants sociaux de la santé, éducation, logement, nourriture, environnement et santé au travail…


C’est pourquoi la Fédération SUD Santé Sociaux dénonce les tentatives de justification après coup d’un ministère pompier pyromane niant que les dégâts cumulés sont le fait  des cures d’austérité qu’il a infligées au système de santé.  

Il y a urgence à mettre en œuvre une politique de santé préservant et développant un service public de santé sur l’ensemble du territoire, garant d’une réelle égalité d’accès aux soins, garant d’une réelle possibilité de soins, garant de la santé des personnels en charge de celle des citoyens et citoyennes…

Jean Vignes 
Secrétaire général SUD Santé Sociaux
+33140338500


(communiqué de presse)




vendredi 13 janvier 2017

La CGT, FO et SUD réclament un Conseil supérieur de la fonction publique hospitalière exceptionnel


Dans une lettre ouverte datée du 11 janvier et adressée à la ministre des Affaires sociales et de la Santé, les syndicats CGT, FO et SUD santé et action sociale lui réclament la "convocation" d'un Conseil supérieur de la fonction publique hospitalière "exceptionnel". 
La prochaine séance est aujourd'hui fixée au 9 février, étant entendu qu'aucune autre ne devrait suivre avant l'élection présidentielle à la fin avril-début mai. Dans leur courrier, les trois syndicats sollicitent l'application de l'article 1er du règlement intérieur du conseil supérieur et demandent donc "la réunion d'une séance exceptionnelle [...] dans les deux mois à compter de réception de ce courrier formulé par plus d’un tiers de ses membres". 
À l'ordre du jour, insistent-ils, il devra être question de "l'arrêt des fermetures de lits et des suppressions des postes".

La CGT, FO et SUD déplorent en effet l'absence de réponse ministérielle notamment après la journée de grève organisée le 8 novembre dernier. Le taux de mobilisation sur l'ensemble des personnels hospitaliers avait atteint 9,6% d'après la DGOS, y compris les personnels assignés, et 14,6% pour les seuls infirmiers. Pour les syndicats, les difficultés que rencontrent l'hôpital public, encore plus actuellement avec l'épidémie de grippe, sont "la conséquence de l'insuffisance des budgets (enveloppe limitative de l'objectif national des dépenses d'assurance maladie, Ondam) et de la mise en place des groupements hospitaliers de territoire (GHT), qu'il faut stopper". Et de compléter leurs propos : "Les professionnels en ont assez de la non prise en compte de leur travail et de leur implication au quotidien pour assurer leurs missions de service public ; ils ne veulent plus être réduits à des variables économiques".

Dans leur interpellation, les trois syndicats rappellent également la mobilisation qui s'annonce le 7 mars prochain, avec une journée nationale de grève des agents et salariés des établissements de santé et de l'action sociale. "Nous combattons les choix des politiques publiques actuelles, notamment en matière de santé faits par le Gouvernement avec comme seul leitmotiv de faire des économies, dégrader les conditions de travail et de vie des travailleurs", écrivent-ils dans un appel commun. 
Leur exigence, là aussi : l'abrogation de la loi de Santé ainsi que le maintien de l'ensemble des lits, des services, des établissements et des emplois. Les revendications portent également sur le renforcement des prérogatives de la médecine du travail et des comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), la résorption de l'emploi précaire, le rétablissement de la catégorie active, l'arrêt des rappels sur les temps de repos, la fin des ratios et des grilles réévaluées, etc.

Auteur : Thomas Quéguiner  © HOSPIMEDIA

Réunion publique le 19 janvier à SAINT-AFFRIQUE


Manque de médecins ?
Pourquoi et comment y remédier ?
Situation et avenir de la maternité de St Affrique Nouvel « Espace santé » (médical et paramédical) à St Affrique.

Question des « déserts médicaux » pour les médecins généralistes, les médecins hospitaliers, les spécialistes dans le sud Aveyron.

Qu'est ce que le « numerus clausus ».
Maisons médicales et Centres de santé pour la médecine de ville.
Assurer les relèves des hospitaliers de l'hôpital de St Affrique

Que se passe t il à Decazeville et Millau ?

Informations et débat

jeudi 19 janvier 2017 à 20 heures 30
Salle du Caveau à Saint-Affrique.

Happy New Year Mister President !


Monsieur le Président, elle arrive quand la relève ?

« Depuis 5 ans il y a eu 31.000 personnes qui ont été recrutées dans les hôpitaux, des soignants ».  (François Hollande / 22 décembre 2016)

Sur le terrain, dans les Hôpitaux, les EHPAD, les SSR… Nous, les personnels, avons du mal à vous croire. Les 31.000 personnes ne sont pas là. 
Elles ne sont pas là, pas là… On les remplace… Comme on peut…
Monsieur le Président, autour de nous, nos collègues qui disparaissent ne sont jamais remplacé(e)s. Au contraire, on nous rappelle sans cesse à domicile, pendant nos repos, quelquefois à peine rentré(e)s chez-nous. 
Nous ne savons jamais quand va se terminer la journée, la nuit, la semaine de travail…
Vous allez nous dire que vous aussi, vous êtes sur le pont tous les jours. Sauf que votre salaire de 13.000 euros mensuel qui sera suivi d’une retraite de 35.000 euros, comparés aux nôtres, nous donne la nausée… 


Nombre d’entre nous ne bouclent plus le mois, certains d’entre nous vont aux restos du cœur, certains d’entre nous sont SDF… 

Alors vous avez beau jeu d’attaquer dans votre discours un de vos hypothétiques successeurs quand il menace de faire disparaitre 500.000 fonctionnaires alors même que vous les avez déjà mis à la rue… Quand partout en France, vous fermez des lits dans le cadre du plan triennal de "maitrise de l’évolution des dépenses de santé".


Les hôpitaux sont assiégés par l’hôstérité
Cette hôstérité tue les patient(e)s, les soignant(e)s…

Les hôpitaux sont attaqués de tous côtés, baisse des budgets, baisse des effectifs, attaque des conquis sociaux, les économies à coup de serpe des politiques associées aux économies de bout de chandelle des DRH sapent le moral, désespèrent les « petites mains » regardant là le service public hospitalier mourir.


D’un côté les Plans de Retour à l’Equilibre, les restructurations forcées via les GHT, l’inhumanité gouvernementale au pouvoir coupable de 41.000 morts de plus en France en 2015 ! 



De l’autre, plus en détail, orchestré par la FHF, notre MEDEF à nous, l’enfer se cache, l’enfer nous mine :
La demi-heure de repas qui disparait par-là,
5 RTT soustraites par ici,
Les salaires grignotés partout (Remise en cause des NBI, remise en cause des primes dont celle d’Assistant(e) de Soins en Gérontologie…).

La liste est longue, la liste est sans fin au contraire de ce qui pointe à l’horizon, la fin du service public…

L’Hôstérité, ça suffit !

Comme il n’y a pas un jour où l’hôstérité ne frappe, comme il n’y a pas un hôpital, un EHPAD, un SSR… qui ne soit pas touché. Il n’y aura pas un jour où nous ne laisserons tranquilles vos chiens de garde, vos directeurs, vos ministres !

Dans chaque hôpital, EHPAD, SSR… nous mènerons des actions ponctuelles, des actions pérennes, des actions collectives, en intersyndicale, avec tous et toutes celles et ceux qui souhaitent en finir avec la fatalité imposée par la technocratie.

Dehors les têtes d’œuf !


Du fait de la démarche normative imposée par des cohortes de certificateurs et certificatrices, d’évaluateurs et d'évaluatrices et autres chercheurs et chercheuses d’efficience… les personnels sont déjà épuisés, à bout de souffle, alors qu’ils ont à accueillir, soigner au mieux avec des moyens diminuant une population elle-même de plus en plus précarisée, maltraitée par les mesures d’austérité et de rejet de l’état.
Dans chaque hôpital, EHPAD, SSR… nous allons en finir avec tous ces gens qui osent nous faire la leçon sur notre exercice quotidien alors qu’ils n’y connaissent rien !

Alors non, nous n’allons plus nous laisser faire.
Alors non, nous n’allons plus nous laisser endormir.

Nos revendications portent sur :

• L’abrogation de la loi travail,
• La réalisation d’une étude sur la morbidité des professionnel-les dont le ministère de la santé et de l’action sociale a la charge,
• L’abrogation du décret sur les GHT,
• Abrogation de la loi de modernisation du système de santé,
• Un processus démocratique pour une loi sanitaire et sociale, qui tienne compte des besoins de la population et respectueuse des salarié(e)s,
• Résorption effective des emplois précaires dans tous les secteurs,
• Carrière avec évolution linéaire et sans barrage pour tous les salariés, en prenant en compte l’égalité salariale femme/homme,
• Augmentation générale des salaires avec un smic à 1.700 euros net mensuel,
• Réduction du temps de travail, 32 heures en 4 jours et 30 heures en 3 nuits par semaine,
• Abandon de la politique d’austérité : de la loi NOTRe ainsi que du pacte de responsabilité…

Depuis 2016, pour tous les jours de l’année, un préavis de grève a été déposé. Pour 2017, pour tous les jours de l’année des préavis de grève continueront d’être déposés.

Dans chaque hôpital, EHPAD, SSR… nous allons nous mettre en marche pour arriver à Paris le 7 mars prochain, un premier rendez-vous national qui en appellera d’autres, tant que nous ne serons pas satisfait(e)s de nos conditions d’exercice, de nos conditions de vie, de nos conditions salariales et surtout des conditions d’accueil et de soin proposées à la population.

Vous l’avez compris Monsieur le Président, c’est en nombre que SUD Santé Sociaux va venir vous souhaiter ainsi qu’à toutes celles et ceux qui vous sont proches, une bonne année 2017 !

Source : Fédération SUD Santé-Sociaux

dimanche 8 janvier 2017

"crise humanitaire" dans les hôpitaux publics britanniques


La Croix-Rouge britannique s’inquiète d’une crise que traverse le service public de soins de santé (National Health Service) en Grande-Bretagne, où deux patients sont décédés récemment après avoir attendu longtemps des soins dans les couloirs d’un hôpital. Les services d’ambulance et les hôpitaux ne peuvent plus faire face à la demande, dénonce la Croix-Rouge dans les médias britanniques samedi, parlant de "crise humanitaire".

Plus de 30 heures d’attente aux urgences !
Le NHS a annoncé vendredi qu’il enquêtait sur le décès de deux patients la semaine dernière au département des urgences du Worcestershire Royal Hospital. L’institution ne nie pas que ces personnes sont décédées après avoir dû attendre longtemps sur des lits placés dans un couloir. Les hôpitaux publics sont confrontés à un nombre grandissant de patients, dans un contexte de financement limité. Il est question de patients qui ne sont pas lavés par manque d’aides-soignants, ou de personnes devant attendre plus de 30 heures aux urgences.
La Croix-Rouge est régulièrement appelée en renfort pour prendre en charge le transport de patients et libérer des lits, explique-t-elle. Keith Willett, du NHS, a refusé samedi de parler de "crise humanitaire", mais a admis que le personnel des hôpitaux publics était confronté à une demande qui n’avait jamais été aussi élevée. Le chef de l’opposition, le travailliste Jeremy Corbyn, a parlé de "scandale national" et appelé la Première ministre Theresa May à venir s’expliquer devant les membres du parlement.
© Agence Belga - (Publié le samedi 7 janvier 2017 sur le site de la RTBF).