jeudi 30 mars 2017

La Guyane est le plus grand désert médical de France

La Guyane est le plus grand désert médical de France
Le département de la Guyane française entre dans une période de crise. Une inter-syndicale a appelé à la grève illimitée le 27 mars pour revendiquer la nécessité de changements profonds dans les politiques économiques et sociales mais aussi en santé. La situation sanitaire est catastrophique en Guyane : manque de professionnels de santé, maladies infectieuses, problème d'eau courante, les Guyanais réclament des mesures sérieuses.
Une offre de soins insuffisante
Selon une enquête Statiss (Statistiques et indicateurs de la santé et du social), les chiffres des professionnels de santé libéraux ou mixtes, en exercice au 1er janvier 2016, sont de 55 médecins généralistes pour 100.000 habitants en Guyane contre 104 en métropole, 27 médecins spécialistes contre 94 en métropole, 28 chirurgiens dentistes contre 57 en France métropolitaine, 134 infirmiers en Guyane contre 174 dans l'Hexagone et 47 kinésithérapeutes contre 104. Au total, la Guyane française compte 244.118 habitants (source Insee au 1er janvier 2013).
D'après une étude de l'Insee parue en 2014 "le temps théorique moyen d’accès aux structures hospitalières en Guyane n'est que de 16 minutes pour les communes du littoral. Ce temps place la Guyane juste derrière le temps de France métropolitaine qui est de 15 minutes. Plus de la moitié de la population guyanaise réside dans les lieux d'implantation des différents centres hospitaliers : Cayenne, Kourou et Saint-Laurent-du-Maroni". Ainsi, de fortes disparités existent entre les communes. Les habitants de Saint-Georges-de-l’Oyapock par exemple se trouvent à plus de deux heures de route du premier centre hospitalier.

Données complémentaires
Densité des professionnels de santé (pour 100 000 habitants)


Guyane
Métropole

2006
2012
2012
Médecins généralistes
97
126
156
Médecins spécialistes
76
74
178
Sages-femmes
29
56
29
Chirurgiens dentistes
20
22
63
Pharmaciens
41
nd
112
Source : INSEE – Tableaux économiques, 2013


Les taux d ‘équipements en lits et places



Tableaux économiques régionaux de la Guyane, 2007-2008, INSEE

Le Code du travail nouveau est arrivé


Le Code du travail nouveau est arrivé




Vingt-deux universitaires viennent de dévoiler leur proposition de Code du travail, rénové, amaigri, mais avec notamment une protection renforcée en matière de santé au travail. Ils entendent ainsi peser sur la présidentielle.


Le timing a été minutieusement choisi pour peser sur le débat public en pleine campagne électorale pour la présidentielle. En publiant le 15 mars, aux éditions Dalloz, l’ouvrage Proposition de Code du travail, avec la même couverture rouge que le « vrai », le groupe de vingt-deux universitaires en droit social à l’origine de cette initiative devrait faire mouche. 
Encore plus aujourd’hui, alors que le gouvernement vient de renoncer à mettre sur pied la commission de refondation du Code du travail, pourtant prévue par l’article 1 de la loi El Khomri.
Le texte est quatre fois plus court que celui de l’actuel code, le pari étant de simplifier le droit pour le rendre plus effectif. « Le Code actuel n’a rien d’extraordinaire, il est illisible, épouvantable, donc inapplicable », juge sévèrement Emmanuel Dockès, professeur de droit social à Nanterre et initiateur du projet. Mais « il ne s’agit pas de rogner sur les droits et la protection des salariés pour offrir plus de souplesse aux entreprises », ajoute son collègue Franck Héas, professeur de droit social à Nantes. L’initiative s’inscrit donc à rebours de la pensée dominante servie par la majorité des think tanks depuis des années.
Cette nouvelle version du Code a été envoyée en début d’année au Medef et à la CPME (ex-CGPME) ainsi qu’aux candidats à la présidence de la République, des contacts directs étant établis avec les équipes de Benoît Hamon et de Jean-Luc Mélenchon. Les universitaires organisent un colloque le 31 mars à l’université de Nanterre. Ils y présenteront leur réforme du droit du chômage, du contrat de travail « uniformisé » et des instances représentatives du personnel.
Place à la santé au sens global
Sur la partie santé au travail, il est certain que certaines de leurs propositions feront débat. Le rôle et les prérogatives du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail sont renforcés. Le CHSCT devient d’ailleurs le comité de santé et des conditions de travail (CSCT). Exit l’hygiène et la sécurité, place à la santé au sens global. Les rédacteurs s’appuient d’ailleurs pour cela sur la définition de l’Organisation mondiale de la santé, qui décrit la santé comme « un état complet de bien-être physique, mental et social [ne consistant] pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ». Le Code instaure l’élection des membres du CSCT au suffrage universel direct et augmente le temps de délégation. L’employeur doit assister à toutes les réunions du CSCT, mais il ne préside plus, ce rôle étant confié au secrétaire. L’instance dispose d’un droit de veto suspensif en cas de danger grave pour la vie ou la santé physique ou mentale d’un ou de plusieurs salariés. Le danger sera « grave » mais plus nécessairement « imminent », ce qui va dans le sens de la jurisprudence et permet de protéger les salariés en cas de risque psychosocial ou d’exposition à des cancérogènes.
Autre mesure phare : pour garantir l’indépendance des médecins du travail, les services de santé au travail autonomes sont supprimés ; tous les membres de l’équipe médicale du travail – médecins, infirmiers, ergonomes, psychologues – sont des salariés protégés. Le nouveau Code pose aussi le principe d’une nouvelle institution, le tribunal social, qui réunirait le tribunal des affaires de Sécurité sociale, le conseil de prud’hommes et le tribunal de l’incapacité, afin de rendre le droit plus effectif.
Plus d’infos dans le numéro d’avril  de "Santé & Travail" 

mercredi 29 mars 2017

La Fédération SUD Santé Sociaux Solidaires soutient et s’associe au mouvement #NouBonKeSa


La Fédération SUD Santé Sociaux Solidaires soutient et s’associe au mouvement #NouBonKeSa

La Fédération SUD Santé Sociaux Solidaires exige du gouvernement en matière de santé, comme sur toutes les autres inégalités présentes en Guyane, un plan d’urgence accompagné de “rebasage budgétaire” pour l’ensemble des activités qui y sont liées. 

La reprise par la Fonction Publique Hospitalière du Centre Médico-Chirurgical de Kourou, seule à même de garantir l’accès aux soins pour toutes et tous et la pérennité de l’activité.

Pour la Fédération SUD Santé Sociaux Solidaires, la situation pré-insurrectionnelle qui enflamme aujourd’hui la Guyane est le signe de l’abandon politique dont souffre ce département de la part des gouvernements successifs depuis de longues années. Cette politique est le fait de résidu de pensées colonialistes et ségrégationnistes.

La Fédération SUD Santé Sociaux Solidaires soutient et s’associe au mouvement #NouBonKeSa issu de l’union locale des forces syndicales.

Grève générale en Guyane, la santé en coma dépassé, ils ont raison #NouBonKeSa



Grève générale en Guyane, la santé en coma dépassé, ils ont raison #NouBonKeSa






Manifestation du 28 mars 2017 : une date historique pour la Guyane

Alors qu’en Guyane, l’espérance de vie à la naissance est de 3 ans inférieure à la métropole en 2006.
Alors qu’en Guyane, le taux de mortalité infantile est de 12,1 pour 1000 naissances vivantes contre 3,7 en métropole en 2007.
Alors qu’en Guyane, le taux par million d’habitants de découverte de l’infection par le VIH est de 140 contre 50 en métropole (en 2012...).
Alors qu’en Guyane, il existe que 39 médecins généralistes pour 100.000 habitants contre 112 en métropole.
Alors qu’en Guyane, il existe que 22 médecins spécialistes pour 100.000 habitants contre 87 en métropole.
Alors qu’en Guyane, il existe que 59 infirmiers pour 100.000 habitants contre 107 en métropole.
Alors qu’en Guyane, certaine maladie ne peuvent être prise en charge (neurologie, cancérologie...) du fait d’absence de spécialistes.
Alors qu’en Guyane, les politiques de casse de l’hôpital public ont fait des ravages.
Le Centre hospitalier de Cayenne, qui gère des centres délocalisés pour une population de 150.000 habitants, présente un déficit structurel de 45 millions d’euros et un retard de paiement de 25 millions, les fournisseurs ne veulent plus livrer…
Le Centre de St laurent du Maroni, couvre 50.000 km2  soit 60% du territoire, et 100.000 habitants, il présente un déficit de 49 millions d’euros avec un retard structurel de 15%.
Le Centre Médico Chirurgical de Kourou, souffre aussi d’un déficit chronique avec un déficit structurel de 5 Millions d’euros.
Alors qu’en Guyane, comme partout en France, le capitalisme dévore les missions de service public, ainsi le Centre Médico Chirurgical de Kourou est en passe d’être cédé au privé lucratif (Rainbow santé) ce qui accroîtra les inégalités d’accès aux soins.
Dans ce contexte début 2017, 5 prématurés sont morts d’infection nosocomiale en néonatologie en 2 mois à Cayenne, une personne âgée a brûlé dans son lit, ce qui fait dire à un sénateur socialiste en séance du Sénat (janvier 2017) que cet hôpital est considéré comme un mouroir !
Face à cette situation, après une enquête de l’inspection générale des affaires sociales, le gouvernement a choisi la fuite et la démission en ne prenant pas des mesures d’urgences et en gardant secret le rapport d’enquête.
Devant tant d’inégalités et de risques pour la population, la grève générale et l’insurrection sont légitimes et justes.
Ces discriminations dans l’accès aux soins sont le fruit de politiques conduites en matière de santé avec notamment la T2A, (tarification à l’activité), incapable de corriger les spécificités géographiques ni les surcoûts locaux. 
L’inégale répartition des richesses, la recherche permanente de la rentabilité et du profit conduisent à ce qu’une morbidité haute des classes populaires côtoie une classe de métropolitains privilégiés.















































































































mardi 28 mars 2017

Soutenons la Guyane !


Soutenons la Guyane !

À Kourou,  la route qui mène au centre spatial guyanais est fermée, suite à un barrage routier, le lancement de la fusée Ariane 5, a été reporté. C'est aussi dans cette commune du littoral guyanais (de 26.000 habitants), que 13 des 22 maires du territoire se sont rassemblés samedi pour une marche de soutien au mouvement social qui bloque la Guyane depuis une semaine.

À Kourou, les revendications sont plus larges et concernent tout autant le maintien de l'hôpital local de la Croix-Rouge qui est menacé par les orientations politiques dictées par l'Europe ! 
Voir les grandes orientations de la politique économique (GOPÉ 2016-2017).





mardi 21 mars 2017

Les fédérations hospitalières s’alarment du niveau de contrainte sans précédent pesant sur la campagne budgétaire et tarifaire 2017


Les fédérations hospitalières s’alarment du niveau de contrainte sans précédent pesant sur la campagne budgétaire et tarifaire 2017
Dans quelques jours, le Gouvernement dévoilera les paramètres qui présideront au déroulement de la campagne budgétaire et tarifaire pour 2017. Si les détails pratiques et certains arbitrages sont encore en cours de discussion entre les services ministériels, les Fédérations Hospitalières et Médico-sociales, dans leur diversité, sont toutes très inquiètes de la contrainte inédite annoncée et des conséquences pour l’offre de soins des décisions qui sont en passe d’être prises.
Après trois années de très forte pression budgétaire, marquées par un niveau d’ONDAM historiquement bas et par des baisses de leurs tarifs, les établissements sanitaires et médico-sociaux de même que les centres de lutte contre le cancer apparaissent fragilisés dans leurs missions, tandis que leurs personnels voient chaque jour les conséquences et les injonctions paradoxales qui résultent du cap suivi. 
La situation de l’investissement apparaît également très préoccupante, avec une contraction inédite qui ne permet pas de préparer sereinement les établissements aux évolutions de l’offre de soins. La capacité d’innovation est également mise à mal par un système de tarification devenu inadapté aux enjeux actuels.
Dans le même temps, les années qui viennent de s’écouler ont vu s’accumuler les charges externes nouvelles et non financées, rendant toujours plus délicate la résolution de l’équation budgétaire.
Dans un contexte où les Français font face à des besoins de santé croissants et où la nécessaire évolution de l’offre de soins nécessite un accompagnement financier soutenu dans le temps, les Fédérations Hospitalières et Médico-sociales signataires de ce communiqué appellent les pouvoirs publics à ne pas faire peser sur les établissements des contraintes financières qui seraient insoutenables. 
Elles appellent ainsi à calibrer l’ensemble des financements pour leur permettre de répondre à la réalité de l’activité et des besoins (tarifs tout comme enveloppes finançant les missions d’intérêt général) et à ne pas céder à une politique de mise en réserve déraisonnable des crédits pourtant votés par la représentation nationale lors des débats sur l’ONDAM.
Dans une période de changements rapides et structurels, les établissements attendent des pouvoirs publics constance, soutien et confiance.

 Antoine Dubout, président de la FEHAP
Lamine Gharbi, président de la FHP
Frédéric Valletoux, président de la FHF
Professeur Patrice Viens, président d’Unicancer


Lettre ouverte contre la fermeture de 3 hôpitaux du Nord Essonne


Lettre ouverte à Madame Marisol Touraine, ministre de la Santé et Monsieur Christophe Devys, directeur général de l'ARS Ile de France
Demande de moratoire sur le projet de destruction de 3 hôpitaux du Nord Essonne

Madame la Ministre de la Santé,
Vous venez de décider de détruire les hôpitaux de Juvisy, Longjumeau et Orsay pour financer un nouvel établissement public à Saclay.

Cette décision est anti-démocratique et illégale puisqu’elle a été prise au mépris de la consultation des populations bien que la loi l’exige. En effet, l’ARS dit qu’il convient d’ “associer l'ensemble des acteurs du système de santé dans l'élaboration et la mise en œuvre de la politique de santé, dans un esprit de dialogue et de concertation” cf le Projet régional de santé en Île de France en matière de démocratie sanitaire.

Il s’agit de “mobiliser tous les acteurs pour lutter contre les inégalités sociales et territoriales de santé” (p. 13 du Plan Régional de Santé de l’Ile de France).
Le 22 novembre 2016, vous avez organisé des Assises de la santé en Essonne, et ce projet, qui va bouleverser la proposition de soins de santé en Essonne n’y a même pas été soumis alors que la loi exige de prendre en compte les besoins réels du territoire.

De plus, la zone du Nord Essonne, et en particulier Juvisy-sur-Orge, Viry et Savigny sont identifiées par l’ARS comme zones fragiles sous l’angle de l’accès à l’omnipraticien, de l’évolution prévisible de l’offre en médecine générale, des besoins de la population et de la complémentarité de l’offre sur le territoire.
Ainsi, fin 2016, on constate, dans les 3 villes concernées, le déficit croissant de généralistes sur nos communes : 4 sur Juvisy, à peine 12 sur Savigny sur orge, ainsi que de nombreux départs à la retraite à prévoir dans les années qui viennent.
De plus, la suppression d'environ 500 lits assortie de celle de 900 postes de professionnels va détériorer de façon dramatique la situation.
Précisons que la fréquentation actuelle est de 43 154 patients par an sur les 3 hôpitaux, que 19.000 passages aux urgences ont été décomptés sur Juvisy en 2015 y compris la nuit.
Les besoins sont donc importants.

Enfin, la construction d’un nouvel hôpital public à Saclay (directement dicté par les contraintes des offreurs), trop excentré au regard du territoire concerné, ne justifie en aucun cas la destruction des hôpitaux de Juvisy et Longjumeau, ancrés eux historiquement et géographiquement dans le territoire depuis fort longtemps.
Pour rappel, le bassin de vie qui rayonne autour de Juvisy, Longjumeau et Orsay représente
500 000 habitant(e)s. 20 kilomètres séparent Juvisy-sur-Orge de Saclay. En combien de temps cette distance peut-elle être parcourue aux heures de pointe ?
Ce projet, s’il venait à se concrétiser, se ferait au détriment de la population locale et aggraverait les inégalités sociales et territoriales de santé. L’ARS, en poursuivant ce projet, contredit son propre schéma directeur de « réorganiser et rééquilibrer l’offre de santé en réponse aux besoins des populations ».

Est-il besoin de rappeler que nous sommes sur un territoire qui présente des risques multiples: sanitaires (pollution due à l’aéroport d’Orly, la N7, l’A6…), risques d’accidents (axes routiers, gares…), de catastrophes naturelles (zones inondables sur les bords de Seine, ), industriels (zones Seveso)… qui requièrent la proximité d’hôpitaux et de services d’urgences.
Arriverons-nous, à force de restrictions et de calculs purement comptables, à une situation où les infrastructures existantes ne pourront plus accueillir les patients et leur assurer des soins décents en cas de crises sanitaires récurrentes et largement prévisibles comme une simple épidémie de grippe ou un épisode de canicule?

Par ailleurs, rien n’est dit de l’avenir des personnels soignants. Nous nous associons à leur inquiétude légitime.

Aussi, nous, Comité de Défense des Hôpitaux du Nord Essonne, avons pris l’initiative de lancer une pétition sur ce projet.
A ce jour, plus de 12 500 personnes se déclarent contre le projet de fermeture des 3 hôpitaux.

Trois communes : Savigny, Viry, Morsang, ont voté, en conseil municipal, contre ce projet à l’unanimité.
Notre députée, Eva Sas, vous a interpellé sur ce sujet le 13 juin 2016, Madame la Ministre de la Santé.
Le Conseiller régional Lamine Camara, est aussi intervenu pour défendre la cause des habitants du bassin du Nord Essonne et des salariés des hôpitaux.

Nous, Comité de Défense des Hôpitaux du Nord Essonne, exigeons qu’un moratoire sur le projet soit décidé sans attendre.

Nous souhaitons que les besoins sanitaires de la population de notre bassin de vie fassent l’objet d’une véritable consultation.
Celle-ci devra aboutir à un projet territorial pour répondre aux missions médico-sociales et de prévention de l’hôpital public auquel nous sommes attachés.

Dans l'attente d'un rendez-vous qui nous paraît extrêmement urgent, nous vous prions d'agréer, Madame la Ministre, l'expression de nos salutations citoyennes.

Michèle Plottu,
Présidente,
Pour le Comité de Défense des Hôpitaux du Nord Essonne

"La Vie Hospitalière" souhaite vivement que tous ces projets de centralisme hospitalier s'arrêtent, car ils vont à l'encontre d'un monde à l'échelle humaine. La démographie est plus ou moins galopante mais on continue à créer des espaces de vie sans aucun établissement de soins de proximité, après la désertification médicale nous avançons aussi vers la désertification paramédicale. Les disparités territoriales  s'accentuent gravement ce sont là les effets d'une politique qui ne vise que les profits sans même se soucier des conséquences qui pourront coûter bien plus cher à la collectivité dans le temps.

NB: 14.429 signataires à ce jour

jeudi 9 mars 2017

7 avril : dénoncer partout la commercialisation de la santé !



7 avril : dénoncer partout 

la commercialisation de la santé !

Le 7 avril nous appelons à la deuxième édition de la Journée d’action européenne contre la commercialisation de la santé. En 2016, des actions ont eu lieu en Belgique, France et Espagne ainsi que des activités ailleurs en Europe partagées par les réseaux sociaux.
En 2017, l’objectif est d’avoir des actions significatives dans 7 ou 8 pays européens.
Pour les actions, il nous semble particulièrement important de :
  • mobiliser les professionnels de santé ;
  • donner confiance dans des victoires possibles, proposer des alternatives ;
  • être proche des luttes/revendications locales ;
  • faire un travail d’éducation populaire.
Ci-dessous vous trouverez divers éléments qui permettront de rendre visible la dimension européenne de la « crise » des systèmes de soins.
Nous vous proposons :
- un cadre politique général
- un site internet des divers mécanismes de commercialisation en Europe :www.health-is-not-for-sale.org
- d’autres outils de communication : logos, facebook, twitter, carte des actions

Ensemble, à travers toute l’Europe, nous pouvons construire une large alliance sociale portant notre message : Notre santé n’est pas à vendre ! #SantePourTous #health4all
Contenu politique 

1. La dénonciation de l’austérité et de ses conséquences
- Conséquences directes : listes d’attentes, dégradation des conditions de travail, pertes d’emplois, effets sur les déterminants sociaux de la santé ;
- Conséquences indirectes : sous-investissement public menant à une privatisation « larvée », politiques de sous-traitance (dumping social), mise en place de PPP et PFI, baisse des remboursements et assurances privées.


2. La dénonciation du libre-échange
- Dérégulation et régulation en seule faveur des multinationales ;
- Mise en concurrence, élargissement du marché : le public/associatif ne peut pas faire concurrence ;
- Politiques au service du capital financier et des multinationales : lobby, collusion, corruption.


A ces dénonciations s’ajoute une lutte « idéologique » pour déconstruire les sens communs néolibéraux, i.e. Le privé est plus efficace, moins cher, etc.... : (Privatisation = marchandisation VS droit frondamental et démocratie, sélection des patients, privatisation des gains-socialisation des pertes, dégradation conditions de travail, inégalités, etc...)
Sur cette base politique nous souhaitons élaborer des revendications européennes (liées à des revendications locales) que nous utiliserons pour confronter des responsables politiques (plus d’informations prochainement).
Comme l’an passé, nous proposons une "action draps blancs" à travers les médias sociaux. L’idée est de demander à tous les citoyens et citoyennes, travailleurs et travailleuses de santé, etc... de faire pendre un drap blanc à la fenêtre avec un message contre la commercialisation de la santé, de prendre une photo et de l’envoyer sur les réseaux sociaux avec le dièse #health4all.
Voir les photos de l’an dernier



Le site internet
Le 7 avril 2016 nous avons lancé le site www.health-is-not-for-sale.org dont l’objectif est de rassembler de l’information précise et locale sur les processus de commercialisation en Europe.