mardi 18 juillet 2017

Suites du suicide d’une collègue le 7 mars 2017



Suites du suicide d’une collègue le 7 mars 2017

Un CHSCT s’est tenu le 11 juillet 2017,concernant la restitution du rapport d’enquête sur le suicide de notre collègue Sandrine, le 7 mars 2017 sur son lieu de travail, le Département d’Information Médicale (DIM).
Sud avait fait plusieurs alertes et demandé une expertise externe concernant les conditions de travail dans ce service et plus particulièrement le management délétère du chef de
service.
L’enquête montre clairement l’imputabilité au service du décès de madame BARA Sandrine:

Du fait de son absence du deuil de son métier d’origine soignante, IADE, par une reconversion imposée et comprise par elle comme une
injustice, jamais acceptée.

Du fait d’un environnement socio-professionnel dégradé, comme le montre particulièrement:
Le DGI (Danger grave et imminent) déposé par FO et soutenu par SUD et la CFDT.
Le diagnostique psychosocial.
Le rapport de l’expertise de SECAFI demandé par SUD et soutenu par FO et la CFDT.
L’analyse en particulier causale et systémique du rapport remis le 25 juin 2017.

Les témoignages de ses collègues sont éloquents:

VERBATIM (définition) Est constitué de l’ensemble des mots et phrases employés par une population lors d’une enquête:

«Peu de gens peuvent se targuer de connaitre Sandrine.»
«C’était une bosseuse, elle mettait un point d’honneur à être à jour dans son travail, elle était attentive à ce que son travail soit bien fait»
«Mme Bara ne trouve pas sa place dans un système qui déraille»
«Elle avait signifié ne plus pouvoir assumer la charge de travail»

Concernant le service du DIM dans son ensemble:

«C’est un vrai gâchis» dit par toutes les personnes interrogées. »
«Je viens pour que Sandrine ne soit pas morte pour rien»
«Je n’ai jamais connu ça ailleurs»
«Nous étions abandonnés livrés à nous-mêmes»
«On faisait de l’abattage»… « Je ne veux pas qu’on oublie qu’il y a une vie en moins et ce n’est pas parce qu’on nous met ailleurs que ça y est.»
Pour SUD la reconnaissance de l’imputabilité au service du décès de notre collègue ne nous fera pas oublier que nous avions tout mis en œuvre dans la cadre du CHSCT pour prévenir cet acte désespéré.
La Direction n’a pas pris ses responsabilités à la hauteur de la gravité des faits qui aujourd’hui ne sont plus contestés.
Une réorganisation du DIM a été mise en place .

Source : Sud Santé Solidaires du GHUPC

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