samedi 30 décembre 2017

Migrants: Elu, un médecin humanitaire et soutien de Macron lui rend sa Légion d'honneur


Migrants: Elu, un médecin humanitaire et soutien de Macron lui rend sa Légion d'honneur
Il n'est plus d'accord. Médecin humanitaire et élu au conseil municipal à Metz, Raphaël Pitti a annoncé vendredi avoir renoncé au titre d’officier de la Légion d’honneur décerné en juillet par Emmanuel Macron pour protester contre le désengagement de l’Etat vis-à-vis des demandeurs d’asile.
Elu en charge des urgences sanitaires et sociales à la mairie de Metz, il a publié vendredi dernier dans Libération une lettre intitulée « Pour un bon Noël, monsieur le président », expliquant pourquoi il renonçait à son titre. Il a envoyé cette lettre à Emmanuel Macron et doit rencontrer deux de ses conseillers le 3 janvier, a-t-il indiqué.
« Depuis longtemps, l’Etat est défaillant »
« Depuis longtemps, l’Etat est défaillant » dans la prise en charge des demandeurs d’asile et « la coercition envers les migrants » s’est accentuée, a-t-il constaté. « Il n’y a pas de volonté (politique), les personnes (demandant l’asile) ne sont pas les bienvenues », a-t-il déploré.
Spécialiste de la médecine de guerre, il a été promu officier de la Légion d’honneur le 14 juillet par la première promotion du quinquennat d’Emmanuel Macron, à qui il avait apporté son soutien dès septembre 2016.
Emmanuel Macron « avait un discours très humaniste, tout ça allait dans le bon sens et voilà que tout a changé mi-décembre », a regretté Raphaël Pitti. Une circulaire, dans le cadre du projet de loi sur l’immigration et l’asile, prévoit notamment le recensement des migrants dans les centres d’hébergement d’urgence.

L'organisation « d’assises nationales de l’émigration et de l’intégration »
« D’entendre le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, dire qu’un Érythréen ou un Syrien peut demander l’asile, mais pas un Sénégalais… ce n’est pas à lui de décider qui a le droit de demander l’asile », s’insurge Raphaël Pitti.
L’élu regrette que « le gouvernement ne (prenne) pas la mesure de la politique migratoire » et prône l’organisation « d’assises nationales de l’émigration et de l’intégration ». « Le mouvement migratoire s’est amorcé et va s’amplifier, il faut en faire une cause nationale », a-t-il souhaité.
Médecin de guerre
Raphaël Pitti avait dénoncé les « conditions, indignes de la France » dans lesquelles vivaient entre 800 et 1.000 adultes et enfants principalement originaires d’Albanie, du Kosovo, d’Afghanistan ou d’Afrique, dans le camp de Blida à Metz, démantelé le 15 novembre. « J’ai été en Belgique et en Allemagne, j’ai vu les conditions d’accueil et j’ai honte de mon pays », a protesté l’ancien médecin de guerre.
Ancien chef du service de réanimation dans une clinique à Nancy, il a pratiqué la médecine de guerre tout au long de sa carrière, de la Yougoslavie au Liban. Depuis 2012, il forme des personnels soignants en Syrie où il multiplie les séjours.


vendredi 22 décembre 2017

Les retraités soutiennent les personnels des EHPAD en grève !


Les retraités soutiennent les personnels des EHPAD en grève ! 
Nous, retraités, sommes inquiets et scandalisés par la situation des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). 
Alors que les dotations de fonctionnement sont en baisse, la suppression des emplois aidés va encore réduire les effectifs et augmenter les difficultés des agents en place et le stress des personnes âgées résidentes : moins de temps pour les repas, moins de temps pour la toilette, moins d’animations, etc. 
Alors que la loi mettant en place le « plan de solidarité grand âge » promettait un ratio de 1 agent par résident, la moyenne est de 0,6 pour 1, voire 0,3 dans certains cas. 
Alors que tout le monde, y compris à travers la « mission-flash » de Mme IBORRA pour l’Assemblée Nationale reconnait les besoins criants du secteur des EHPAD, le gouvernement met en place la « convergence des tarifs dépendance et soins », ce qui signifie en clair déshabiller Pierre pour habiller Paul, prendre un peu aux établissements soi-disant bien dotés pour donner peu aux établissements en déshérence. 
Et rien sur la nécessité d’avoir plus d’EHPAD publics ! 
NON à la réforme tarifaire ! 
Ce sont nos anciens qui sont ainsi maltraités ! 
Les personnels ne sont en aucun cas responsables ! 
Et alors que les équipements collectifs (écoles, collèges, lycées, terrains de sport, …) sont à la charge de la collectivité, pourquoi en matière d’hébergement, les personnes âgées doivent-elles supporter les coûts, y compris ceux de l’amortissement des prêts consentis aux gestionnaires ? 
Nous ne pouvons pas admettre que dans un pays qui se prétend la 5 ème puissance mondiale, on consacre moins de 5 euros au repas d’une personne âgée ! 
Nous ne pouvons pas admettre que nos anciens ne puissent avoir une douche chaque jour et des repas à heure régulière ! Qu’on donne aux EHPAD les moyens de fonctionner ! 
Devant cette indignité, les personnels des EHPAD, à l’appel de toutes les organisations syndicales de salariés et d’une association de directeurs, appellent à la grève : 
Le 30 janvier 2018 
Les 9 organisations nationales de retraités soussignées soutiennent le mouvement des salariés des EHPAD, appellent les pouvoirs publics à les rencontrer et participeront aux rassemblements et manifestations organisés au cours de cette journée. 

UCR-CGT, UCR-FO, UNAR-CFTC, UNIR CFE-CGC, FSU, UNIRS-Solidaires, FGR-FP, Ensemble & Solidaires - UNRPA, LSR.

(Communiqué du 21 décembre 2017 )

mercredi 20 décembre 2017

“Un document sans précédent : Réalité des victimes d’accidents vaccinaux”


“Un document sans précédent : Réalité des victimes d’accidents vaccinaux”
Les Collectifs Vaccins-Liberté et Ensemble pour une Vaccination Libre ont envoyé une lettre ouverte au Conseil constitutionnel et au Parlement français sur la “Réalité des victimes d’accidents vaccinaux” : un document de 20 pages (disponible ici www.revahb.fr    et  www.epvl.eu/dossier-conseil-constitutionnel/ )
Les victimes d’accidents vaccinaux dérangent. Les autorités ne veulent pas les reconnaître ni même les voir.
Ces personnes sont  souvent faibles, isolées et démunies. La pharmacovigilance – système de suivi des effets des médicaments ou des vaccins – est structurellement défaillante. Les considérables conflits d’intérêt dans le secteur de la santé freinent l’émergence des faits défavorables à la politique officielle et aux profits financiers. 
Aucun registre spécifique n’est disponible en France contrairement à d’autres pays comme les Etats-Unis.
La lettre précise qu’il ne s’agit pas d’un débat pour ou contre les vaccins. Il s’agit de renoncer à une obligation vaccinale étendue et systématisée, et de privilégier plutôt une médecine scientifique, indépendante et bienveillante, attentive au présent à la spécificité de chaque personne.
Le document liste des victimes réelles de divers vaccins. Il fournit notamment la liste de 294 victimes du vaccin contre l’hépatite B et il indique : “ Il aurait fallu 8 pages supplémentaires pour noter les autres victimes recensées (…)”.
Le document livre 13 griefs d’anti-constitutionnalité relatifs à l’article 49 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2018 qui rend 11 vaccins obligatoires. La critique porte sur le fond mais aussi sur le processus législatif, forcé par le Gouvernement.
Les rapports parlementaires passent sous silence la notion-même de victimes. Les Parlementaires ont été sous-informés et ont donc voté sans savoir : c’est un viol de la démocratie à l’image de l’acte d’autorité sur les corps que représentera l’obligation de 11 vaccins, dont celui contre l’hépatite B, pour 800 000 nouveau-nés par an, selon un calendrier vaccinal systématique et aveugle.
Ces Collectifs en appellent aux Sages du Conseil constitutionnel pour censurer cet article de loi.
Contacts : collectif.vaccins-liberte@laposte.net et   contact@epvl.eu

Communiqué de presse du 20 décembre 2017 des collectifs Vaccins-Liberté et EPVL 

vendredi 8 décembre 2017

Lettre ouverte à la ministre de la Santé


Lettre ouverte à la ministre de la Santé

Madame la ministre,
L’Ordre National Infirmier n’a jamais été une demande motivée de la profession.
Aujourd’hui Le service de recouvrement IJCOF, au service de l’ordre national infirmier, intensifie et inonde de relances intimidantes les professionnel(le)s qui ne demandent qu’à assurer leurs missions auprès de la population. 
Serait-ce pour combler le déficit d’un ordre infirmier qui, depuis plus de 11 ans, ne répond pas aux aspirations de la profession ?
Pour rappel, cette instance privée, avec des missions de service public, a été élue par moins de 14% des infirmier(e)s en France, du public, du privé et du libéral !!! C’est dire si cette structure est contestée par la profession.
A ce jour, seulement 225.000 / 600.000 infirmier(e)s sont inscrites à l’ordre infirmier. Et de quelle manière ? Pour la plupart sous la contrainte de directions des soins et encadrements éloignés de l’exercice professionnel des infirmier(e)s.
Cette instance n’est pas une demande des professionnels. Ils réclament la reconnaissance de leur qualification, avec un salaire à la hauteur de leurs missions et de leurs responsabilités, une évolution de leur formation initiale, de meilleures conditions de travail pour une meilleure qualité des soins.
La profession continue à refuser de s’inscrire parce qu’elle ne veut pas d’une instance disciplinaire supplémentaire et qu’elle refuse de payer pour travailler.
D’ailleurs, de nombreux députés voire ministres (Mesdames BACHELOT et TOURAINE) ne s’y sont pas trompés en proposant des projets de loi dans la continuité de celui du député Yves BUR en 2010, celui de Madame Touraine, avant qu’elle ne soit ministre de la santé, en mai 2011, et du député Jean-Marie LE GUEN en novembre 2012. Ils souhaitaient rendre facultatif l’adhésion à un ordre professionnel paramédical. Sans oublier la mission de la députée Madame Le HOUEROU qui a déposé un amendement en ce sens pendant la discussion de la loi de modernisation de notre système de santé.
Il n’est pas admissible et juridiquement contestable de faire porter le financement d’une mission de service public sur les seul(e)s professionnel(le)s. 
La seule obligation que vous devez exiger de ces professionnel(le)s, c’est qu’elles et ils aient le Diplôme d’Etat infirmier et que celui-ci soit enregistré au fichier ADELI, auprès de vos services.
Nous revendiquons le libre choix d’adhérer, conformément aux principes démocratiques et aux droits constitutionnels. 
Nous demandons que seul l’Etat contrôle l’accès à notre profession et sa régulation. 
Nous revendiquons l’abrogation de l’Ordre et la réattribution des personnels et des missions dans les services du Ministère de la santé.
L’Intersyndicale CFDT, CFTC, CGT, FO, SNICS-FSU, SUD santé sociaux, UNSA santé sociaux, majoritaire dans les établissements de santé et dans les établissements de l’Education nationale, souhaite vous entretenir rapidement sur ce sujet qui conduit la profession au sentiment d’incompréhension devant cette situation qui dure depuis 11 ans.
Veuillez recevoir, Madame la Ministre, nos salutations respectueuses.
L’Intersyndicale
CFDT Santé Sociaux, CFTC Santé Sociaux, CGT Santé Action Sociale, FO Santé, Snics-FSU, SUD Santé Sociaux, UNSA Santé Sociaux.

vendredi 1 décembre 2017

Des unités hospitalières seront créées dès 2018 afin de lutter contre les violences faites aux femmes


« La France ne doit plus être un de ces pays où les femmes ont peur », a déclaré le Président de la République Emmanuel Macron le 25 novembre, journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes, où il a fait observer une minute de silence en hommage aux 123 femmes tuées en 2016 par leur partenaire ou ex-partenaire.
Faisant état du sentiment d'« horreur et de honte » qui s'est emparé de lui devant le déferlement des témoignages de femmes harcelées, le Président a décrété l'égalité entre femmes et hommes « grande cause du quinquennat », et a fixé trois priorités : le renforcement de l'arsenal répressif, un meilleur accompagnement des victimes et le développement de l'éducation et du combat culturel en faveur de l'égalité. 
Une dizaine de structures pilotes pour la prise en charge
En 2016, 225000 femmes ont été victimes de violences physiques ou sexuelles de la part de leur conjoint; moins d'une sur cinq a déposé plainte. 
Pour accompagner les victimes, des unités spécialisées dans la prise en charge globale psychotraumatique seront créées dans les centres hospitaliers dès 2018; une dizaine de structures pilotes sont prévues dans les mois qui viennent, en métropole. 
Les soins psychotraumatiques liées aux violences subies pourront être pris en charge par la sécurité sociale. Les unités médico-judiciaire des hôpitaux pourront garder les preuves des violences, même si la victime ne souhaite pas porter plainte. 
Emmanuel Macron a promis de « traquer partout ceux qui pratiquent l'excision, cette barbarie », et a appelé à porter « une attention toute particulière pour les femmes migrantes qui fuient leur pays, car elles cherchent aussi à fuir l'excision pour elles-mêmes et leurs petites filles ». 
Délai de prescription, âge du consentement…
Le projet de loi contre « les violences sexuelles et sexistes » qui sera présenté en 2018 par Marlène Schiappa, secrétaire d'État à l'égalité entre les femmes et les hommes, et Nicole Belloubet, ministre de la Justice et garde des Sceaux, devrait comporter plusieurs mesures destinées à renforcer l'arsenal répressif.
Le délai de prescription des crimes sexuels sur les mineurs sera étendu à 30 ans, à compter la majorité de la victime, au lieu de 20 ans actuellement. La victime pourrait donc porter plainte jusqu'à l'âge de 48 ans, comme le préconisait la mission conduite par Flavie Flament et Jacques Calmettes - après une première loi doublant les délais pour les majeurs, jusqu'à 20 ans pour les crimes.  
Le projet devrait aussi fixer un âge minimal du consentement, en dessous duquel le viol est automatiquement constitué de fait. Emmanuel Macron a plaidé pour l'établir à 15 ans - celui de la majorité sexuelle - « par conviction intime » et « par souci de cohérence et de protection des mineurs ». Le Haut conseil pour l'égalité entre les hommes et les femmes proposait 13 ans, eu égard aux législations espagnoles (12 ans), britanniques (13 ans), Belges (14 ans) ou Danemark (15 ans). La garde des Sceaux Nicole Belloubet qui s'était aussi prononcée pour un seuil à 13 ans, a indiqué qu'il y aurait un débat au Parlement. 
La loi devrait créer un délit d'outrage sexiste punissant le harcèlement de rue, « verbalisable immédiatement pour un montant dissuasif ». « Une mesure qui porte une dimension symbolique puissante, et un aspect tout à fait réaliste », a commenté Nicole Belloubet.
Les victimes de violence, harcèlement ou discrimination pourront effectuer un signalement en ligne dès le début de l'année, et parler en direct avec des policiers ou gendarmes formés, quels que soient l'heure et le jour. Elles pourront aussi porter plainte dans les lieux de prise en charge, comme les hôpitaux. 
Des associations inquiètes des moyens 
Le CSA pourra intervenir sur les contenus numériques (internet, jeux vidéos, et plus seulement sur la télévision et la radio) pour lutter contre la pornographie accessible aux enfants, ou contre des contenus incitant à la violence contre les femmes. Des modifications législatives et une application pour les victimes sont attendues dès 2018 pour lutter contre le cyberharcellement ...
Les associations réclamaient un plan d'urgence. Si elles saluent l'engagement du président, elles regrettent l'insuffisance du budget interministériel de 420 millions d'euros, qui s'appuie sur l'existant, sans que des fonds supplémentaires ne soient débloqués. « Sans financement, tout plan de communication, de formation, de sensibilisation, de prise en charge des victimes sera vain » met en garde Osez le Féminisme, tandis que la militante Caroline De Haas appelle à prendre exemple sur l'Espagne et son plan d'un milliard sur cinq ans. 

Extrait d'un article de Coline Garré 
Lequotidiendumedecin.fr